Dans ce film réduit de moitié, Monty Banks et Catherine Bennett préparent un dîner, mais l'oie prévue est décidée à ne pas se laisser cuire... Elle s'enfuit, il faut donc aller la chercher...
Et pour ce faire, escalader un immeuble bien connu des amateurs du cinéma muet, car il a déjà servi dans quelques plans de Safety last! d'Harold Lloyd (dont on rappellera que l'ascension vers chaque nouvel étage a été tourné sur une façade différente pour efficacité maximale... Ce n'est pas le cas ici)! L'approche de Monty Banks est différente, dans la mesure où l'oiseau qu'il poursuit ne l'oblige pas à tout escalader. Et c'est efficace une fois qu'on aura accepté, ici, que l'hommage au grand comédien qui l'influence clairement, passe aussi par une reprise de nombreuses idées.
N'empêche, là où Lloyd et Harvey Parry se partageaient les plans afin d'obtenir un effet spectaculaire, l'acrobate Monty Banks effectue toute la séquence seul, affublé de chaussons spéciaux "maquillés" en chaussures de ville. Saine précaution, mais quelle belle performance...
Monty Banks, qui travaille dans un grand magasin, est (comme le titre l'indique subtilement) toujours en retard. On le voit d'ailleurs quitter son domicile à bicyclette, avec un dispositif qui lui permet de finir ses ablutions et de ses raser tout en pédalant! mais il arrive en retard quand même. Irrité par lui, son patron (William Blaisdell) constate en plus que la jeune employée (Catherine Bennett) qu'il convoite est en réalité bien plus intéressée par Monty. Il le congédie mais les deux jeunes gens décident de se marier...
Oui, bien sûr qu'il sera en retard à sa propre cérémonie de mariage! Ce film drôle, qui situe son sujet fermement dans la vie quotidienne d'un groupe de personnes qui travaillent, témoigne de l'influence des nouveaux thèmes partagés par Lloyd, Chase, et tant d'autres: une vie à travailler, tenter de monter les échelons, etc...
Monty Banks et Ena Gregory viennent de se marier, et c'est le bonheur total. Ils s'adorent, et chaque jour apporte ses joies... Sauf que Madame souhaite être la cuisinière aux petits soins et que Monsieur se rend vite compte qu'elle est en fait d'une incapacité absolue. Quand le père de monsieur vient à l'improviste pour un repas, c'est la panique...
L'influence évidente ici, c'est bien sûr Buster Keaton et One week dans lequel il détaillait les étapes de la catastrophe à venir dans la construction d'une maison préfabriquée dont les plans ont été sabotés, culminant dans une pendaison de crémaillère calamiteuse... La catastrophe à venir, ici, est le déjeuner auquel le père aura convié en plus son patron!
Cette capsule temporelle (j'imagine que monsieur travaille, mais on ne le verra pas... Par contre madame est supposée être aux fourneaux) se veut-elle une sorte de parodie de l'état de grâce de a société petite-bourgeoise Américaine des années 20? Quoi qu'il en soit c'est du burlesque assez fin, dans lequel le timing de Monty Banks et d'Ena Gregory fait merveille.
Monty Banks est employé par un éditeur (William Blaisdell): s'il parvient à vendre un maximum d'exemplaires d'un livre, il aura la main de sa fille (Lois Boyd)... Il sort donc avec sa mission en tête, mais c'est plus facile à dire qu'à faire...
C'est donc UNE mission, et elle motive tout le film, qui accumule les rencontres entre Banks et ses clients potentiels... C'est souvent loufoque, drôle et le personnage est assez proche d'un Charley Chase ou d'un Harold Lloyd (principale influence du film, il est évident que l'équipe tente de refaire les cascades spetaculaires de High and dizzy... sans savoir que Lloyd préparait sans doute son magistral Safety last!).
Mais le principe de s'élever par une certaine faculté à montrer des qualité d'entreprenariat dans le travail, là encore, c'est une thématique souvent présentée dans les films de Lloyd et de Chase.
Le colonel Julep (Jeff Osborne) souhaite marier sa fille (Ena Gregory): deux prétendants se présentent. D'un côté, le sympathique Monty Banks, qui la couve de son amour, de l'autre l'affreux Jenks (Ashley Cooper) qui convoite les millions potentiels de l'héritière... Ils vont s'affronter sur la piste d'équitation...
C'est à nouveau un film très physique pour Monty Banks, qui est très à l'aise dans toutes les activités qui lui permettent de montrer son exéprience d'acrobate. Il reste environ 75% du film, grâce à deux fragments: d'une part une copie complète de la première bobine, d'autre part une version réduite (en taille comme en durée) de la deuxième.
A noter, une navrante scène, quand Ena Gregory vient chercher le jeune garçon noir qui assistait à la sieste du "Colonel Julep", et l'emploie pour tirer la balançoire, comme s'il avait été un esclave. Quand on sait que le Mint Julep est une boisson d'origine Sudiste, on ne sera pas étonné.
Monty Banks incarne ici un blanchisseur qui roule avec une camionette antique, le genre avec manivelle, et auquel il arrive des aventures qui donnent au film une allure de rêve éveillé... Il improvise une partie de golf avec Florence Gilbert et William Blaisdell, et cette après-midi "sportive" tourne au grand n'importe quoi, surtout quand les golfeurs commencent à jouer avec des oeufs.
C'est l'un des quatre films crédités entre 1921 et 1966 à Jack Warner, le plus "visible" des frères Warner... Ca date des débuts difficiles du studio, quand ils avaient décidé d'engager Monty Banks pour une série de courts métrages de deux bobines. La direction de ce film semble s'être efectuée elle-même et il est probable que le véritable pilote était Monty Banks lui-même...
Il est vrai qu'avec sa dose de gags idiots, de loufoqueries, d'enchaînements délirants et d'acrobaties, le film ressemble plus à une merveilleuse occasion de rencontrer le comédien dans son style et son univers, qu'à une comédie rigoureuse. Et c'est l'atout principal ici: Monty Banks est à son affaire, et il est dans une catégorie "physique", pas très loin d'un Buster Keaton, dont il partage... la taille. Voyez la photo qui illustre cet article. a droite, le "géant" est William Blaisdell.
Afin de se faire bien voir du père (Jack Duffy de la jeune femme (Florence Gilbert) qu'ils convoitent tous les deux, Monty Banks et William Blaisdell se livrent à une partie de chasse pour débusquer un animal mythique, le woof.
C'est une fois de plus un film Warner dans lequel Monty Banks, auparavant comédien remarqué un peu partout dans des seconds rôles (auprès de Roscoe Arbuckle, dans les Billy West comedies, entre autres) interprète le premier rôle pour les deux bobines que durent la farce. Tout est en place, les comédiens sont les mêmes, dans des rôles établis: Banks en jeune premier, Florence Gilbert en personnage féminin de premier plan et William Blaisdell en rival. Rien de très nouveau, si ce n'est que déjà, Banks tranche sur les habitudes de la comédie façon Sennett. Vien qu'il fut cascadeur, et rompu, probablement comme Keaton, à toutes les turpitudes physiques, son allure le fait ressembler à yun jeune premier assez classique, et rien dans son costume ne le rend vraiment notable. C'est un des acteurs qui travaillaient, comme Charley Chase ou Harold Lloyd, à la création d'un autre univers de la comédie burlesque, plus proche de la réalité que le grotesque de la Keystone...
...Même si franchement, avec ces chasses loufoques, qui impliquent encore (on en a déjà vu dans le film Her first false hare) de pauvres lapins n'ayant rien demandé à personne, on est quand même gentiment en plein délire. A noter, l'ateur Jack Duffy, qui interprète le père: ce comédien s'était spécialisé dans les vieillards édentés, avec une barbiche de la Guerre Civile. Ca ne l'empêchait pas de n'avoir que 39 ans au moment du tournage...
Un homme riche (James Welch) décide de marier sa fille (Florence Gilbert) à un baron (William Blaisdell). Le fiancé (Monty Banks) de la jeune femme l'apprend et avec l'aide d'un copain (Syd Smith) il se met en route au volant d'un tacot antédiluvien... Ce qui ne sera pas de tout repos.
Le terme flivver désigne justement un tacot, ou en tout cas un véhicule délabré qui a dépassé sa date de péremption! Ce qui est d'ailleurs en soi un cliché: le film n'en manque pas. On peut commencer par le fait que la fiancée soit la fille d'un homme riche, et manifestement oisif. Le fait que papa n'approuve pas l'union potentielle avec le héros, et bien sûr l'idée de faire du rival un nobliau, sous-entendu un homme qui n'a pour seule richesse que son titre (c'est-à-dire rien, soyons clairs)... Et toys ces ingrédients, mis boutà bout, forment un tout clair, cohérent et dynamique...
La première partie est surtout consacrée aux aléas du voyage des deux héros, mais la deuxième partie, située dans la demeure où se situe le mariage, est la plus intéressante: c'est un ballet de quiproquos, de déguisements, de dissimulations, qui se déroulent à un rythme frénétique. Tout ce qu'on aime de la comédie burlesque Américaine, quoi. Ce film fait partie de la série de comédies de deux bobines produites par la Warner en 1920-1921 avec Monty Banks. Quant à Gil Pratt, on le connait pour ses comédies ultérieures avec Stan Laurel...
Troisième et dernier film qui ait été rescapé de la production de "Billy West comedies" sans Billy West (voir à ce sujet l'explication de cette situation dans l'article consacré à Coppers and Scents), celui-ci obéit à un type d'intrigue très répandu dans la comédie muette: une troupe d'acteurs investit un lieu de spectacle, ils sont tous mauvais et leur public est encore pire...
Priorité au gag, donc, dans ce court métrage. On retrouve Hank Mann, grimé en Chaplin, qui interprète le jeune premier de la troupe. Avec lui, Monty Banks et Leo White complètent la troupe, et James Parrott, le petit frère du réalisateur Charles Parrott également connu sous le nom de Charley Chase, fait quelques apparitions en ivrogne. Triste préfiguration, au passage...
Dans la campagne riante des collines Californiennes, un équipage de chasseurs tous moins doués les uns que les autres se lancent dans la chasse au lapin... Sans que les lapins en souffrent outre mesure: Hank Mann (déguisé en Chaplin), Mack Swain, Monty Banks et Leo White rivalisent d'inefficacité.
Pour le contexte de la présence de Hank Mann grimé en Chaplin dans ce film, je vous invite à prendre connaissance de mon article consacré à Coppers and scents, du même Charles Parrott, soit le grand Charley Chase. Et on peut ausi faire plus court et rappeler que so Chaplin était un auteur, un génie et une star, il n'avait pas pour autant eu l'idée lucrative de déposer les droits de son costume, d'où le nombre d'imitateurs...
Le film est typique de la production de Chase à l'époque: il rattrapaient en énergie et en loufoquerie ce qu'ils perdaient en subtilité et en logique. C'est idiot, et c'est parfaitement volontaire... Et les lapins, ici, se trouvent un peu partout: dans les cascades, sur les arbres, etc...