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3 août 2026 1 03 /08 /août /2026 14:39

La jeune Virginia Craig (Virginia Lee Corbin) est l'héritière d'un business qui tourne, mais... des malhonnêtes, conduits par un avocat véreux de la famille, tentent de prendre le contrôle de ses millions et de son entreprise. Elle s'enfuit, poursuivie par des hommes de main peu scrupuleux. Elle est recueillie par un de ses employés (Monty Banks), qui n'a aucune idée de qui peut bien être cette jeune personne fragile et perdue qu'il a amenée chez lui. La cohabitation est aidée et plaisante, mais de courte durée: les affreux retrouvent la trace de la jeune femme, et lui font croire que Monty était en fait un gangster qui tentait de mettre la main sur son argent...

C'est un film miraculé, qui a longtemps été disponible uniquement sous la forme d'un court métrage de deux bobines, retitré Chasing choo-choos... Il était entièrement centré sur la spectaculaire et fort belle poursuite finale. Une copie complète de la version d'exportation a été trouvée en Allemagne... C'est formidable parce que non seulement c'est une belle copie, mais le film est lui-même excellent...

Si la formule est assez classique pour un long de Monty Banks (en gros, une intrigue assez grossière qui mène à des scènes de poursuite ou de fuite, avec acrobaties partagées entre Monty Banks lui-même et le cascadeur Harvey Parry), la première partie se situe dans un cadre qui nous renvoie à tout un pan de la comédie burlesque américaine, les films faisant intervenir des cohabitations: Chaplin et The Kid, Langdon et Three's a crowd, et Harold Lloyd et The Kid Brother, sont des exemples notables. Mony Banks n'est pas en reste, établissant en plus avec Virginia Lee Corbin (qui avait seize ans, mais était déjà une comédienne très compétente) une complicité remarquable. Celle-ci se poursuit d'ailleurs jusque sur les scènes de poursuite en train, et l'actrice paie en permanence de sa personne, n'étant en aucun cas une potiche!

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Monty Banks 1927 **
2 août 2026 7 02 /08 /août /2026 23:35

Monty Banks a donc travaillé avec Clyde Bruckman, l'un des plus intéressants réalisateurs spécialisés dans la comédie burlesque (The General, qu'il a co-dirigé avec Buster Keaton, et The battle of the century, avec Laurel et Hardy... C'est dire). Ce film, hélas, est réduit à bien peu de choses: trois fragments, dont deux sont très courts. Le plus long, situé de nuit dans un train, confronte Monty Banks à Jean Arthur, et semble anticiper sur Berth Marks, de Laurel et Hardy, par certains côtés... Tout en allant assez loin dans le graveleux.

L'intrigue globale du film, selon les historiens, concerne un jeune avocat (Banks) qui est engagé par une riche famille, dont la fille est interprétée par Jean Arthur. Il va les aider dans une histoire sombre de documents les incriminant... Il gagnera un procès et le coeur de la jeune femme...

Le plus intéressant ici, est donc ce passage de 16 minutes, correspondant sans doute à l'essentiel des deux premières bobines du film: Monty et Jean Arthur sont tous les deux dans un train, ne se connaissent pas, mais vont être pris pour un couple marié par le personnel, qui fera tout pour qu'ils partagent le meme comportaiment couchette, sous le regard concupiscent de tous les voyageurs... 

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Published by François Massarelli - dans Muet Monty Banks Clyde Bruckman 1927 **
2 août 2026 7 02 /08 /août /2026 23:20

Monty Milde (Monty Banks) est un homme heureux: un collègue vient de lui annoncer qu'il était enfin reconnu par le journal qui l'emploie, comme un reporter à part entière. Il se sent pousser des ailes, promet une maison à ses grands-parents qui l'ont élevé, et demande sa fiancée (Virginia Bradford) en mariage... Sauf que c'est un canular: Craven (Ernest Wood), le sale type qui lui a annoncé ça est son rival, et un homme sans scrupules... d'ailleurs, il envoie Monty, pas encore au courant de la blague, au casse-pipe: il a vexé dans un article un homme qui est victime d'un chantage odieux, car on lui a enlevé son enfant. Pour éviter la correction, Craven envoie Monty à sa place...

Après de nombreux courts métrages, Monty Banks a suivi l'exemple des plus grands (Chaplin, Keaton, Lloyd, Langdon et Arbuckle), il est donc passé au long métrage. Ce film représente un peu la quintessence de son style: une intrigue proche de ce qu'il aurait pu utiliser pour construire un court métrage de deux bobines, mais aux gags étendus, étirés, parfois avec une grande efficacité. Un style qui rappelle un peu les idées de Stan Laurel, en fait... Mais il se veut aussi, comme tant de comédiens, le reflet de son temps, de ses contemporains, et de leurs aspirations. Ainsi le fait de devenir reporter est d'une importance capitale pour lui. Quand il comprend qu'il a té victime d'une mauvaise blague, il est effondré, et l'acteur joue sans hésitations la scène comme une tragédie intérieure...

Néanmoins, Banks a construit sa réputation sur des acrobaties invraisemblables et ce film n'est pas en reste, culminant dans une poursuite dingue, Monty étant juché sur une échelle avec un bébé dans les bras, l'échelle elle même coincée dans une voiture qui fonce sur les routes en zig-zag de la Californie du Sud! Et en disciple de Roscoe Arbuckle (avec lequel il a tourné en 1918 et 1919) il se permet un gag de très mauvais goût: pris pour un kidnappeur, poursuivi par de nombreux policiers, Monty administre une impressionnante correction (sans lâcher son volant) à une poupée baigneur, puis le jette dans une rivière pour les semer, car il sait qu'ils vont se précipiter pour le sauver...

Même Chaplin n'aurait pas osé.

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Published by François Massarelli - dans Monty Banks Muet 1926 **
19 juillet 2026 7 19 /07 /juillet /2026 16:45

Mickey Grogan (Frankie Darro) a beau navoir que neuf ans, les responsabilités s'accumulent: pour commencer, il lui faut veiller sur la petite Susan (Lassie Lou Lahern), comme lui une enfant des rues. Le principal risque qu'ils courent est de tomber dans les pattes d'un des sbires de la protection de l'enfance, qui recueillent les enfants pour les mettre dans des "institooshuns"! Il fait la rencontre d'une jeune femme, Winnie (Jobyna Ralston), qui travaille comme secrétaire, et le recueille. Il rencontre aussi Jeffrey (Carrol Nye), un architecte au chômage parce qu'il perd la vue... Il va agir en bonne fée autour de tous ces personnages, en particulier quand un affreux, le contremaître Al Nevers (William Scott), va décider que Winnie est pour lui et pour personne d'autre...

Ne nous méprenons pas: ce film n'est pas un conte pour enfant, même s'il obéit à certaines lois du genre (en les pervertissant: Mickey n'est pas, ici, la personne à sauver, mais bien le bon génie dont les initiatives seront appréciées de tous, enfants comme adultes!). Mieux: c'est un film pour les grands dont les héros sont des petits! Car Winnie, "working girl" (un rôle qui tranche sérieusement dans la filmographie de Jobyna Ralston, plus habituée à jouer les sages jeunes femmes évanescentes et les jeunes héritières), vit seule et se débrouille, mais elle doit aussi se défendre contre les tentations des hommes autour d'elle.

L'énergie des enfants dans ce film est fantastique et communicative. Ce sont tous des enfants de la balle comme en témoigne une formidable scène de danse, dans la rue, jouée par Darro, la petite Lassie Lou, et d'autres de leurs congénères... Et dès le départ, le film s'attache à eux en nous montrant l'improbable rencontre de Susan avec Mickey, sur un terrain vague, où d'emblée ils affichent une complicité qui passepar une saine et rigolote chamaillerie. Darro n'est pas un inconnu pour ceux qui aiment le cinéma classique: une fois adulte, il allait devenir un acteur secondaire important, ainsi que doublure voix et cascadeur. On l'a vu en éternel adolescent (sa petite taille et son visage lui ont permis de tricher assez longtemps sur son âge à l'écran) l'ont souvent conduit à jouer auprès de stars de la Warner dans les années 30, à commencer par James Cagney! Et il est intéressant de comparer ce film avec Wild Boys of the Road, de William Wellman, où Darro jouerait une version "vieillie" de son personnage de petit vagabond.

Quant à Jobyna Ralston, elle est une fois de plus excellente, et solaire. Ce n'est sans doute pas le meilleur film de tous les temps, mais il est sain de se dire qu'un film même mineur (produit par F.B.O., un petit studio qui s'affiche même avec humour dans une scène: on y voit une affiche géante d'une production maison avec Virginia Valli... et Frankie Darro) ait pu survivre et arriver jusqu'à nous, restauré et complet.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1927 ** Jobyna Ralston
13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 08:18

Susan (Corinne Griffith) est une aspirante actrice, qui met du coeur à l'ouvrage: son appartement est le lieu où elle répète, prépare des auditions, et mobilise généralement son entourage: son petit ami, mais aussi ses voisins... Un jour, une audition tourne court, et le retour chez elle est difficile... Pour donner le change, elle raconte à son petit ami qu'elle a été fantastique...

Le reste du film, semble-t-il, racontait la reconversion de la jeune femme vers le jazz... Le titre est typique de l'époque. Il ne reste, apparemment, que trois scènes de ce film, réduit à une seule bobine. C'est dommage, d'une part parce que Corinne Griffith, aujourd'hui, est précisément oubliée en raison de l'absence dans les archives de la plupart de ses films, d'autre part parce que ça m'a tout l'air d'être une jolie comédie, et ensuite et surtout parce que la perte de tant de films est insupportable...

La comédie, disais-je, est plaisante: en effet, ici, la farce n'est pas trop loin dans le sujet, mais dans l'exécution, on est sur un terrain bien plus subtil. Corinne Griffith ne sur-joue pas l'incompétence, on est finalement aussi surpris qu'elle de son rejet... Et le retour chez elle passe par une jolie séquence, qui offre une belle transition: d'abord on la voit sur scène après son limogeage, dans un théâtre vide que les éclairagistes plongent tout à coup dans le noir, puis on la retrouve chez elle, une silhouette dans la pénombre... 

Pour finir, le film est pour l'instant officiellement perdu, il n'en est rien puisqu'il nous reste une bobine. Mais c'est tout comme: ces 13 minutes sont bien alléchantes...

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Published by François Massarelli - dans Muet 1926 **
13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 00:06

Corinne Griffith est une actrice qui a eu sa petite heure de gloire dans les années 20, en particulier grâce à son mari, Walter Morosco : il produisait ses films un peu à la façon de William Randolph Hearst produisant Marion Davies. Miss Griffith n'avait peut-être pas le talent de cette dernière, mais entre des mains expertes, elle pouvait se révéler une actrice intéressante. En particulier dans ce film...

Toni Lebrun, orpheline Autrichienne recueillie par son oncle et sa tante pâtissiers, ne se voit pas faire des bretzels toute sa vie, et ambitionne de chanter à l'opéra. Elle a même un diplôme authentique, qui lui a ouvert les portes d'un théâtre Viennois... Auquel elle se rend, sans savoir que c'est un établissement un peu plus leste que ses désirs lui font miroiter. Tenu par la solide entremetteuse Mme Bauer (Maude George), on y vient pour voir, plutôt que pour écouter, et Toni ne tarde pas à s'en apercevoir. Tombée dans le piège de M. D'avril (Lowell Sherman), un vil séducteur à la recherche de chair fraîche, elle fuit en compagnie de l'habilleuse Rosa (Louise Dresser), sans savoir que celle-ci est une authentique baronne, qui va l'amener avec elle à Monte-Carlo... Et tant qu'à faire, elle l'adopte!

On retrouve dans cette comédie, le canevas d'un conte de fées légèrement détourné, et passé au travers du filtre de la comédie légère, plutôt du genre de celles dans lesquelles évoluait Colleen Moore, que Marion Davies : un certain glamour, plutôt que du slapstick, affleure volontiers dans le film. Il faut dire que les acteurs n'y sont pas pour rien, surtout Lowell Sherman, qui y reprend à peu près son rôle de Way Down East avec une justesse confondante. Mais Lewis Milestone, qui a sans doute conscience de tourner une bluette, laisse poindre assez souvent une certaine ironie, et dirige constamment Corinne Griffith en appuyant sur le côté naïf du personnage. De fait, le film en bénéficie souvent. Et surtout, le metteur en scène se place en maître du cadre et du champ, en utilisant toutes les ressources de décors mobiles et particulièrement bien rendus. il utilise aussi à merveille le montage, pour livrer une comédie qui trouve en permanence le rythme parfait.

On est bien sûr bien loin des autres films contemporains du metteur en scène et je pense qu'il fait considérer ce Garden of eden comme une halte bienvenue dans la carrière du prodige qu'était Milestone au temps de sa splendeur, entre Two Arabian Knights et The Racket, dont ce film ne possède ni les audaces, ni la verdeur... Au moins il ne manque ni de verve, ni d'énergie, ni de charme. Et il est une de ces gâteries dont le cinéma muet Américain avait le secret, faisant parfois penser à Lubitsch et son talent pour la suggestion légère... Il est vrai que le script du film est du à son complice Hanns Kräly.

Pour finir, la restauration récente du film, finalisée en 2026, met en lumière la présence d'un fantôme de séquence: dans la première bobine de cette charmante comédie venait, un temps, s'insérer une série de rêveries en Technicolor, selon l'habitude de l'époque d'utiliser les nuances particulières du procédé pour relever un peu certaines images d'un film. Parfois à la fin (The merry Widow, Annie Laurie), parfois au début (Seven Chances), parfois au début ET à la fin (Stagestruck), parfois au milieu (The phantom of the opera), parfois un peu partout (Ben Hur) et parfois sur tout le film (The black Pirate)! Hélas, le film qui nous occupe n'en bénéficie plus, car de cette séquence, seuls 8 images ont survécu, et à 24 i/s, ça nous fait donc un tiers de seconde. Une reconstitution, qui utilise symboliquement les huit photogrammes survivants, et pour le reste qui tente de recréer une hypothèse de ces scènes, en utilisant des photos de plateau de ces moments du film, colorisées à la manière du Technicolor, est disponible désormais, pour rappeler au moins la présence de cette petite cerise sur le gâteau.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie 1928 Lewis Milestone ** Technicolor
3 juin 2026 3 03 /06 /juin /2026 14:12

Un jeune homme (Antonio Moreno) se retrouve dépositaire d'une momie égyptienne (Edith Storey)... Qui revient à la vie! Ce qui ne va pas se passer sans heurts avec sa fiancée, bien entendu.

On le dira tout de suite: c'est un rêve! ...Ou plutôt cétait un rêve, puisque le film est perdu, et sa présence dans ces chroniques consacrées à des films vus s'explique par la présence d'une reconstruction du long métrage, en dix petites minutes, couronnées par les seules 2 minutes et 30 secondes de film restant!

Edith Storey y joue la séduction excentrique, cédant pour rire à la mode égyptienne... La même qui allait mener deux années plus tard au triomphe du Cleopatra de la Fox, avec Theda Bara, qui est encore plus perdu que ce film-ci!

 

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Published by François Massarelli - dans Edith Storey Muet 1915 Vitagraph **
14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 20:52

Ce film d'environ 80 minutes (1850 mètres de pellicule) a été perdu, mais il en subiste une bobine, probablement confectionnée avec des fragments. Elle était en possession d'Eduardo Notari, le fils de la réalisatrice, qui interprète le rôle principal, celui d'un soldat qui revient de la première guerre mondiale.

Tel quel le film n'a aucune cohérence, mais présente des fragments souvent coloriés au pochoir, qui peuvent très bien être utilisés pour illustrer le chant vaguement nationaliste qui prète son titre au film...

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Published by François Massarelli - dans 1927 Muet Elvira Notari **
14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 20:50

Ce film, un moyen métrage qui est la dernière des oeuvres conservées à peu près en entier d'Elvira Notari, est un étrange objet, qui semble mêler de façon un peu télescopée des fragments de documentaire, et des scènes de mélodrame. Le terreau, c'est un peu une vision bardée de clichés populaires de l'âme Italienne, et qui présente de façon étonnante, pou un film muet, son lot de chansons...

L'intrigue décousue est contée à travers des intertitres qui ont fait l'objet de recherches esthétiques parfois étonnantes, mélangeant vues documentaires, poésie, surimpressions, et peut-être même recyclage d'images... Un jeune homme volage se commet avec deux femmes qui sont rejetées par sa vieille maman, et la deuxième lui vole des bijoux familiaux: il se suicide, laissant la jeune femme accuser son propre frère de l'avoir tué! 

Oui, on ne fait pas dans la subtilité, maisles drames d'elvira Notari sont extrèmes, et totalement assumés... Les acteurs, toujours les mêmes (on reconnait Eduardo Notari, le fils, dans le rôle du petit frère) sont probablement tous des non-professionnels, et les films ont été assemblés avec un esprit amateur, mais qui montre une énergie impressionnante...

Toute une partie du film nous montre une passage du pett frère sous les drapeaux, rythmé par les chansons que lui et ses camarades chantent (chacun d'entre eux représente une région différente de l'Italie). Les chansons sont véhiculés par les intertitres, on imagine donc qu'il était indiqué aux spectateurs qu'ils étaient invités à participer! Un indice de la tentation nationaliste qui était dans l'air du temps depuis 1922.

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Published by François Massarelli - dans Elvira Notari Muet 1927 **
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 16:54

Naples... Au restaurant, Tore (Alberto Danza) rencontre Margaretella (Rosè Angione), la fille de l'arrogante Donna Carmela, et, malgré les mises en garde des amies de cette dernière, le jeune homme tombe amoureux. La jeune femme ne lui est d'ailleurs pas hostile...

Elle va très vite utiliser son argent, l'humilier et le pousser pour couvrir ses dépenses extravagantes à détourner de l'argent... Par ailleurs, l'amour de Tore, qui s'aveugle, déplait furieusement à d'anciens petits amis de la jeune femme.

C'est le deuxième des longs métrages intégralement conservés d'Elvira Notari, après Santanotte, et on retrouve beaucoup de motifs qui le rappellent: mêmes décors, bien entendu, la ville de Naples et ses quartiers populaires, ses terrasses de restaurant. Les mêmes acteurs, aussi, qui forment une sorte de troupe autour de la réalisatrice. C'est, enfin, le même type de mélodrame un peu extrème, qui commence dans le cliché et se finit, pour beaucoup de personnages, au cimetière. A noter: Rosè Anione, qui interprétait l'héroïne de Santanotte, meurt dans ce film exactement de la même façon.


 

 

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Published by François Massarelli - dans Elvira Notari Muet 1922 **