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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 21:26

Les préparatifs de départ de l'arche de Noé et sa famille battent leur plein, puis on rassemble les animaux, et le déluge s'accomplit... 

Le film est raconté dans cet ordre, non sans une introduction (musicale) des personnages, donc la famille de Noé, qui ont déjà apprivoisé des centaines d'animaux différents, qui jouent ici le rôle traditionnel de mère Nature chez Disney: au service de l'homme. C'est irritant, c'est surtout d'une grande cruauté, puisque tous les éléphants qui travaillent pour eux vont devoir ensuite se soumettre à une drastique sélection, le plan étant de ne sauvegarder que deux exemplaires de chaque espèce, un mâle, et une femelle!

N'empêche, même bardé de références à l'idéologie dominante chez Disny (soit très à droite!), même avec son conte biblique, le film ne manque pas de drôlerie, tant il a été décidé ici de privilégier les gags. Une approche qui manquera cruellement à l'épisode "Biblicomythologique" de Fantasia 2000...

 

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Published by François Massarelli - dans Silly symphonies Disney Animation
3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 21:13

Ce film, l'un des tous premiers "silly Symphonies" de Disney, est la preuve d'une part qu'un film peut être franchement poilant, si vous me passez l'expression, et totalement, mais alors vraiment, politiquement incorrect, comme on dit. Dès le titre, nous voilà prévenus: il sera question ici, suivez mon regard, de "tribus Africaines sauvages", trois mots considérés comme synonymes, d'ailleurs, par tout le monde, aux Etats-Unis, en 1930... Des êtres humains saisis uniquement dans leur nature profonde telle qu'on l'appréhendaiit (et bien sûr on avait tort), sans aucune considération pour leur humanité, donc. 

L'abstraction du design a beau être virtuose (même si lors de la danse initiale des personnages, on renvoie plus d'une fois à la fameuse Skeleton dance du film du même nom, sorti en 1929, et qui était le coup d'envoi de la série "Silly Symphonies"), le bât blesse quand même beaucoup ici, et au passage, il me semble qu'on n'a pas beaucoup de preuves du fait que les créatures présentées s'adonnent réellement au cannibalisme dans le film, car seul l'un d'entre eux tombe dans la grande marmite, où il trouvera d'ailleurs plusieurs fois refuge lors de l'arrivée d'un lion qui lui, sans aucune contestation, mange bien de l'homme...

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Published by François Massarelli - dans Disney Pre-code Animation Silly symphonies
3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 19:01

8 ans plus tard, une suite à Inside out (Vice-versa), de Pete Docter...? On fronce les sourcils, tant ça semble inutile. Et risqué! ...Si ça se trouve, c'est le début d'une franchise qui presserait le citron jusqu'au bout! D'ailleurs, le sujet étant justement la croissance d'une pré-adolescente, le risque en est multiplié. Espérons qu'on saura s'arrêter à temps chez Pixar. L'autre sujet propre à faire se froncer les sourcils, c'est bien sûr le fait que cette fois, Pete Docter n'est pas l'auteur du film. Il en est l'un des producteurs exécutifs, ce qui veut dire qu'a priori il n'a rien fait à part donner son accord pour la reprise et l'expansion du concept. Quelqu'un avait eu l'idée, dans le premier film, qu'il y aurait sur le tableau de bord du quartier général des "émotions", un gros bouton sur lequel était inscrit "Puberté". Donc...

Rappelons l'inrigue du premier film: à l'intérieur de Riley, une jeune fille du Minnesota, vivent ses "émotions", la pétulante Joie, Dégoût, Peur, Colère et Tristesse. Dans leur quartier général, elles gèrent chaque minute de la vie de la jeune fille, entre expérience et coups de théâtre... Quand la famille vient s'installer à San Francisco, tout va se jouer entre Joie et Tristesse, sous l'arbitrage nerveux des trois autres...

Riley a treize ans désormais. Elle va rentrer en Junior High School, où elle envisage de continuer le Hockey. mais elle apprend, alors qu'elle se rend justement à un stage d'été pour sa future école, que ses meilleures copines vont dans un autre lycée, et c'est donc leur drnière chance de jouer ensemble; la puberté de Riley, qui vient de se déclarer, fait des ravages, et dans le "quartier général", les cinq émotions font face à l'arrivée de nouveaux venus: Ennui, Envie, Embarras et surtout Anxiété sont en effet bien différents des émotions habituelles, et la cohabitation sera bien délicate...

l'essentiel se joue entre Joie et Anxiété, qui prend peu à peu le contrôle, déclenchant catastrophe sur catastrophe. Comme pour le premier film, le tout reste lisible, de façon très étonnante, et les gags abondent, sans trop qu'il s'agisse de redites. Si le film ne s'imposait pas, il s'inscrit au moins dans 'ensemble enthousiasmant des films de Pixar qui réussissent, tant bien que mal, à faire passer des messages tangibles sur des faits rarement, voire jamais explorés dans les dessins animés, surtout de Disney: quand la puberté frappe, le film utilise des métaphores pour fire passer l'idée des premières règles (Alerte rouge a sans doute été un peu plus loin en en faisant carrément le sujet du film, mais passons); et un souvenir, qui nous rappelle que le T-shirt préféré de Riley est de couleur arc-en-ciel, serait peut-être à rapprocher de sa fascination pour la belle Valentina Ortiz. Pixar, comme d'habitude, ferait-il de la résistance?

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Published by François Massarelli - dans Pixar Animation Disney
19 avril 2026 7 19 /04 /avril /2026 17:53

L'héroïne de Inside out, Riley, reçoit la visite d'un garçon, Jordan (lui aussi fait une apparition, assez franchement rigolote, dans le film de Pete Docter). Ses parents sont bouleversés... à leur façon: la maman essaie de parler comme les jeunes, et le père se sent obligé de tenter une conversation. Pendant ce temps, les "quartiers généraux" des émotions des deux adultes s'emballent...

Ces quatre minutes parfaitement hilarantes sont une variation sur le film Inside out (Vice versa), donc elles en reprennent le principe: à l'intérieur de chaque humain, une équipe formée d'humeurs (la joie, la tristesse, la colère, la peur et le dégoût) dirige les opérations pour faire en sorte que l'humain aille dans le bon sens... Mais ici, contrairement au film qui montre de l'intérieur les mécanismes d'une ado qui grandit, le propos est surtout une suite de gags qui débouchent sur... 

...AC/DC.

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Published by François Massarelli - dans Pixar Disney Animation
19 avril 2026 7 19 /04 /avril /2026 17:46

Dans le pacifique, un très vieux volcan autour duquel des dauphins et autres baleines trouvent le bonheur, chante sans relâche qu'un jour il trouvera l'amour. Pendant ce temps (très long), sous l'eau, une dame volcan entend et espère...

Oui, ça sonne bizarre écrit comme ça. C'est l'une des petites idiosyncrasies de Pixar qui nous rappellent qu'autour d'eux il y a la galaxie Disney... Donc si une fois de plus ce court métrage (exploité dans le même programme qu'Inside out, de Pete Docter) est esthétiquement impressionnant, il faut quand même le dire, ces cailloux pleins de sentiments, et ces cétacés qui vont sagement par deux (oh, tous strictement mâles et femelles, vous pouvez m'en croire) n'en finissent pas d'être gnan-gnan...

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Published by François Massarelli - dans Pixar Animation Disney
24 décembre 2024 2 24 /12 /décembre /2024 23:43

Dory, la plus oublieuse des poissons femelles, vit une petite vie tranquille en compagnie de Marlin et Nemo, ses deux amis rencontrés dans Finding Nemo... Elle vit à l'abri de son pire souvenir, puisqu'elle n'a aucune capacité à imprimer les faits qui se déroulent autour d'elle. Mais elle a quitté un jour ses parents, et les a cherchés, jusqu'à ce qu'elle ne se rappelle plus qu'elle les cherchait...

Et un jour, alors qu'elle assiste le maître d'école local, elle se souvient: elle sait qu'elle a quitté ses parents et se rappelle même, comme dans un flash, d'un nom de lieu en Californie. La voilà partie, en compagnie de ses deux amis poisson-clowns...

Les films Pixar sont tous plus ou moins consacrés à une émancipation d'un personnage, à l'intérieur de lui- ou d'elle-même. Apprendre à accepter qu'on est un jouet, accomplir son destin quand on est un robot et qu'on est presque la dernière chose qui bouge sur notre planète, accepter de vieillir, accepter à la fois de grandir et d'appartenir à une communauté spécifique... Tous les longs métrages sont tournés vers cette réalisation d'un potentiel, généralement dans un contexte ultra-positif. Ce qui devrait avoir le don de me hérisser le poil tant c'est systématique...

Mais si on accepte de bonne grâce de les suivre, la plupart du temps (donc quand il n'est pas question de donner vie à des voitures moches) c'est aussi que les équipes de ces films ont toujours su rivaliser d'invention avec eux-mêmes, en deux points si complémentaires: d'une part, l'animation est toujours d'une complexité hallucinante, jusqu'à presque nous faire oublier qu'il s'agit d'animation, justement. Et d'autre part, la construction des personnages échappe au cliché. Ce que prouve ce film, qui reprend les personnages importants de Finding nemo, mais ne se contente pas d'être une suite. La quête de Dory est justement de retrouver ce qui fait d'elle ce qu'elle est. Un personnage ultra-débrouillard, puisqu'elle doit en permanence pallier à sa mémoire qui est plus que défaillante!

Une fois qu'on aura admis qu'une "suite" du premier film est comme d'habitude, par définition même, on ne pourra que se réjouir devant cette odyssée en mouvement permanent, animée de fort belle façon, avec un humour de haute volée... Dans laquelle en plus de la qualité graphique, on reprend le principe qui faisait le sel de Nemo: une galerie haute en couleurs de personnages tous plus loufoques les uns que les autres, et qui ont tous besoin d'apprendre à surmonter leurs failles... Dory et sa mémoire, mais aussi le poulpe Hank qui souhaite tant échapper à l'immensité de l'océan, Destiny le requin baleine myope, ou encore le bélouga qui ne parvient plus à faire fonctionner son sonar depuis qu'il est en captivité... 

 

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Published by François Massarelli - dans Andrew Stanton Pixar Disney Animation Plouf!
11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 22:00

Piper est un petit pluvier (un oiseau du littoral^), qui a bien grandi. Sa maman s'apprête à le laisser vivre auprès des autres, et il va donc lui falloir quitter le confort du nid, pour aller chercher des coquillages sous le sable. Mais il y a de grosses vagues...

Côté pile, le film se conforme à la tradition Pixarienne d'évoquer un rite de passage pour un enfant amené à voler de ses propres ailes...

Côté face, un court métrage à la perfection impressionnante, dans lequel la texture, grâce au savoir-faire habituel des magiciens de Pixar, se joue de tous les écueils. Plumes, sable, vagues... Tout ici est beau. Encore un Oscar mérité...

 

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Published by François Massarelli - dans Pixar Disney Animation
5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 16:37

Si les affiches l'ont annoncé, par prudence, sous la bannière de Mickey, voici le premier film de la série Donald Duck, qui allait sans aucune difficulté obtenir un énorme succès, grâce à l'irascibilité de son personnage, avant de le prolonger d'un univers à travers films, mais aussi bandes dessinées. ce film est aussi une première avec l'apparition de Daisy Duck, sa partenaire... 

Donald souhaite donc séduire Daisy, mais monté sur un âne, il ne l'impressionne pas. Alors qu'avec une voiture ça devient tout de suite plus efficace. Mais il va y avoir désastre sur désastre...

Ces deux-là sont faits l'un pour l'autre, je veux parler de Donald et Daisy... d'une part c'est un couple de canards, ensuite ils sont colériques, impulsifs, changeants, et aussi vindicatifs l'un que l'autre. Cette comédie qui joue sur les clichés des états Mexicains arides, joue sur du velours... Et Daisy, pas la plus commode des personnages féminins, triomphe apparemment sans aucun effort...

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Published by François Massarelli - dans Donald Duck Disney Animation
5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 16:26

Le premier dessin animé de la série Mickey Mouse dans lequel Mickey n'apparaît pas a pour vedettes deux des personnages qui vont le plus se retrouver en vedettes incontournables de séries de dessins animés qui leur seront entièrement dédiés... L'idée était donc sans doute de profiter de ce film pour leur faire faire un galop d'essai...

Comme la plupart des Mickey dans lesquels apparaissaient Donald et Goofy, celui-ci divise le temps de présence des deux protagonistes en leur donnant chacun une mission différente. D'un côté, on a Donald en plombier face à un tuyau récalcitrant, et de l'autre Pluto aux prises avec un aimant qu'il avale...

Si Donald ne tardera pas à gagner ses galons de vedette à part entière, c'est Pluto qui se taille ici la part du lion, en particulier lorsque à cause d'un aimant qu'il a avalé par mégarde, il se retrouve attaqué par tous les objets métalliques possibles et imaginables, en particulier sa gamelle avec son os, bien entendu... Lorsque l'animal est ensuite compressé "à la César", on n'échappera ni à un certain sadisme, ni bien sûr à l'hilarité.

 

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Published by François Massarelli - dans Donald Duck Disney Animation
5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 16:17

Une poule et ses poussins vont ramasser du maïs, et demadent de l'aideà deux voisins, Peter le cochon, et Donald le canard... Mais les deux auront la même réaction, à la simple idée de devoir aider et donc de se fatiguer, ils simuleront une maladie! Elle va donc ramasser le maïs seule, et confectionner des gateaux et autres denrées... Au moment de partager, les deux voisins n'auront que de l'huile de foie de morue...

C'est une fable, inspirée de La Petite Poule Rousse. Le côté didactique ne fait aucun doute, et on ira plus sûrement chercher de l'intérêt dans l'animation et la façon dont Jackson crée, avec ses animateurs, un univers qui bouge dans tous les sens, sans avoir d'autre résultat qu'une totale crédibilité. A ce titre, la première séquence qui établit la famille de la poule avec ses poussins qui tous vivent leur vie, est particulièrement notable...

Et puis bien sûr, dans cette Silly Symphony, le personnage dont tout le monde se rappellera, c'est Donald Duck... La voix (Clarence Nash) est déjà là, le côté fripouille étonnera peut-être un peu, et le Technicolor rend justice au code de couleur adopté pour son costume: une étoile est née...

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Published by François Massarelli - dans Silly symphonies Disney Donald Duck Animation