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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 17:32

Paru en décembre 1917, ce film serait le neuvième de la série "à lunettes" des courts métrages de Harold Lloyd, et s'il st encore en pleine recherche et découverte de son personnage, il est clairement sur la bonne voie. Il y est un jeune homme de la bonne société, soutenu moralement par son valet (Snub Pollard) dans une entreprise délicate: il se rend à une petite fête chez Bebe Daniels (sa petite amie, bien plus délurée que lui), et doit donc affronter le regard de tout un tas de fêtards... Durant les réjouissances, il reçoit un télégramme: il lui faut prétendre être mari et père s'il veut toucher un héritage... Sitôt dit, sitôt fait, Bebe se prête au jeu et Snub se met en quête d'un bambin...

Le résultat aurait dû être une catastrophe, et je ne parle évidemment pas du film. Avec Lonesome Luke, ça aurait dégénéré tous azimuts, mais ici, le "couple" Daniels-Lloyd fait avantageusement front... Jusqu'à n certain point, car l'excès de zèle de Pollard, qui a ramené toute une garderie, met leur machination malhonnête bien en péril... Au fait, ce film anticipe sur Seven Chances de Buster Keaton, mais aussi, un peu, sur Girl Shy pour rester avec Harold Lloyd. Pas mal pour un court métrage d'une bobine!

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Muet Hal Roach Comédie
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 17:26

Un service de messagerie express envoie Lonesome Luke et Snub Pollard pour distribuer des messages, et ils vont terminer leur course (folle) dans un pensionnat de jeunes filles bien comme il faut.

Bon, je crois que tout est dit: j'ai déjà signalé ça et là à quel point les films de la série Lonesome Luke de Harold Lloyd pouvaient être basiques et grossiers... Ici, il n'est question que de vitesse, de coups de pieds mal placés, de regarder à travers le trou des serrures... On comprend que Lloyd se soit lassé, et qu'il ait aspiré à mieux... Ce film fait partie des rares courts métrages rescapés des premières années du comédien.

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Comédie Muet
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 17:15

Harold et Snub Pollard courent après la même jeune femme (Bebe Daniels), qui travaille chez le même antiquaire qu'Harold. Celui-ci apprend de son patron que, les affaires n'étant pas florissantes, il va devoir licencier la jeune femme. Harold trouve un stratagème pour renflouer les caisses...

C'est l'un des films de la période de transition, quand Lloyd s'essayait à un nouveau personnage pour se débarrasser de l'univers de Lonesome Luke. Mais c'était bien souvent Lonesome Luke avec des lunettes, d'autant que les acteurs autour de lui étaient les mêmes dans les deux séries de courts métrages... 

C'est doc assez limité, avec de gentils moments de slapstick, d'autant que le film raconte ce qui s'apparente à une véritable arnaque: si l'honnêteté de ses personnages sera souvent douteuse, Lloyd sera plus inventif à l'avenir, y compris devant des situations similaires: voyez Speedy (1928)...

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Comédie Muet Hal Roach
16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 17:24

Plus ou moins perdu et reconstruit à partir de plusieurs copies par une poignée de collectionneurs fous qui se sont aperçus qu'ils possédaient des fragments d'un court métrage inconnu de Lloyd, ce film aurait tout pour être rangé dans la catégorie des films très accessoires de l'acteur, en vérité: il date de 1917, soit la période durant laquelle l'acteur expérimentait en transposant le monde de coups de pieds aux fesses de son personnage Lonesome Luke, dans un monde un peu plus réaliste, en incarnant désormais un jeune homme un peu plus tangible, et tout ça par la grâce d'une paire de lunettes. On va même aller plus loin: ce film est répertorié dans sa filmographie comme étant le deuxième court métrage qui le voit chausser cet accessoire.

On ne sait plus vraiment comment il se fait que Lloyd s'en est affublé, en vérité: bien des protagonistes (à commencer par le comédien lui-même, et son producteur et ami Hal Roach) s'en sont attribué les mérites, mais quoi qu'il en soit, c'était une idée de génie, qui fait qu'aujourd'hui on reconnaît immédiatement « le comédien aux lunettes », alors que franchement, ce pauvre Lonesome Luke ne ressemblait pas à grand chose...

L'intrigue ? Eh bien... Lloyd, en voiture avec une petite amie (ce n'est pas Bebe Daniels, et elle va disparaître du film après un plan ou deux), perd sa casquette ; il veut la récupérer, mais elle est entre les mains d'un escroc, et Lloyd ne parvient pas à la récupérer facilement. Pire: dans l'échange houleux qui s'ensuit, un policier (Sammy Brooks) intervient, et donne raison au malfrat. Arrêté, Lloyd n'a pas d'autre ressource que... de taper sur le policier pour se libérer, puis décide de se déguiser pour échapper à la police. Et donc, il enlève son pardessus, sa casquette, et... ses lunettes.

Oui, vous avez bien lu.

Ses lunettes.

A priori, si dans un de ses films, on voyait Lloyd prendre une douche, il porterait ses lunettes: il dort avec ses lunettes. Dans certains films, on jurerait qu'il est né avec.

Mais là, non seulement il s'en débarrasse pour se déguiser (en femme), mais pire : quand un poivrot (Snub Pollard) qui a été viré de chez lui cherche à se déguiser pour retourner au bercail, il va trouver les vêtements, et les lunettes, et donc il ressemble à Harold Lloyd !

Dans le reste du film, on passe de quiproquo en poursuite, et Bebe Daniels intervient, car c'est l'épouse de Snub : elle a donc surpris chez elle un type déguisé (Snub Pollard), qui venait pour cambrioler la maison, car il avait besoin d'argent, et bien sûr elle prend désormais Lloyd, affublé de ses propres lunettes, pour le bandit.

Bien sûr, que c'est embrouillé : mais si je récapitule, on verra mieux l'intérêt du film : car quand il perd ses lunettes, Lloyd perd son identité. On a franchement moins envie de le suivre, et d'ailleurs on le perd plus ou moins de vue. Et ces lunettes finissent pas le résumer, comme le fait que lorsqu'elle souhaite décrire le cambrioleur, Bebe Daniels n'a qu'un seul détail à donner : il avait des lunettes!

Le film prouve donc par A + B que Lloyd se résume à ses lunettes, et qu'elles lui confèrent finalement ce super-pouvoir qui fait qu'on l'aime tant ! A noter dans une scène, un faux raccord : Lloyd perd ses lunettes le temps d'un plan très bref, qui me fait émettre l'hypothèse suivante : et si tout simplement une majorité du film avait été tourné avec l'acteur au naturel, puis les lunettes ajoutées parce que ça lui donnait un je-ne-sais quoi d'indicible ? Le plan en question aurait tout simplement pu être oublié dans la bataille.

Ce qui prouve, pour peu que mon hypothèse soit la bonne, que Pinched est vraiment situé au début de cette aventure optique, et que si ce n'est pas le premier film dans lequel notre comédien arbore son indispensable complément (ce serait le deuxième, voir plus haut), ce serait au moins le court métrage avec lequel il aurait pris la décision de ne plus jamais les quitter.

Et j'ai gardé le meilleur pour la fin: Snub Pollard, qui a fièrement arboré une moustache de gros morse dans tant de courts métrages, est ici glabre...

Décidément!

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Comédie Muet
21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 18:38

Après Hot water, en 1924, Harold Lloyd a pris la décision de ne plus jamais faire ce genre de film, une histoire dans laquelle il est marié. On peut toujours se perdre en conjectures sur les raisons de ce rejet pour un genre qu'il maîtrisait, et peut-être les raisons en sont-elles privées (à l'écran en 1924, c'était Jobyna Ralston, une comédienne avec laquelle les relations furent, pour faire court, compliqué, alors que Lloyd s'était marié avec son ex-leading lady Mildred Davis), ou peut-être sont-elles juste pratiques: on sait que Lloyd était non seulement le réalisateur officieux de ses films, il en était aussi souvent le financier, le producteur, et avait un certain goût pour l'efficacité... Quoi qu'il en soit, ce film est une comédie sur le quotidien, un style dans lequel décidément Lloyd excellait, et l'histoire compliquée de sa production ne l'empêche pas d'être réussie.

Nous suivons Mildred et Harold, jeune couple marié, qui se promènent avec un landau... pourtant il ne contient pas un enfant, mais une bonbonne d'un liquide dont il y a fort à parier (au vu des nombreux hommes qui courent dans tous les sens, avec exactement le même type de landau) qu'il s'agit d'un acte de résistance contre la prohibition. En tout cas, ils rentrent chez eux, où sans prévenir, le beau-frère d'Harold a apporté ses deux enfants pour que le couple les garde... C'est le début d'une nuit de cauchemar.

Le film commence par le mariage des deux héros, vu en trois plans, dont le dernier est... une animation. Les 23 minutes qui suivent concernent l'enfer quotidien du jeune marié, qui doit se coltiner le petit neveu, un insupportable garnement, et son petit frère, et la raison pour laquelle la soirée tourne à la nuit d'horreur est que les deux jeunes mariés croient la maison cambriolée par un homme patibulaire interprété par Noah Young.

Le manque d'unité de l'ensemble est assez peu problématique, mais Lloyd retentera avec succès le mélange des genres dans Hot water en 1924. Sinon, I do était à l'origine un moyen métrage, dont Lloyd a décidé de supprimer l'essentiel de la première bobine, celle qui racontait la rencontre et la cour des deux tourtereaux... Il est très probable que le reste du film a fait l'objet d'un raccourcissement net, afin de cadrer avec la durée d'un court métrage de deux bobines.

Pour finir, si Lloyd a consacré ainsi un film à l'angoisse de l'idée de devenir parent, il est à rappeler qu'il a eu des enfants, et que tous ont vécu une enfance très heureuse... Ouf.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 11:57

Un Harold Lloyd prédisposé à la déprime rencontre dans un parc d'attraction une jeune femme (Mildred Davis) hélas courtisée par un autre jeune homme (le rival est Roy Brooks). Elle leur donne une épreuve afin de les départager, qui va les pousser à beaucoup de mouvements, tricheries, et même à quelques actes illégaux.

La vitesse, le jusqu'au-boutisme, la débrouillardise de chaque instant... Tous ces éléments sont du pur Lloyd, pour le premier film co-réalisé par Fred Newmeyer, un réalisateur qui a l'oeil. Le film, qui fait appel à toute la bande habituelle (Sammy Brooks, William Gillespie, et bien sûr Noah Young en policier en civil, particulièrement menaçant), aurait du être le dernier film en deux bobines, l'acteur et son équipe se sentant pousser des ailes, mais il y en aura accidentellement un autre...

Pourtant, tout ici pousse vers une durée plus longue, à commencer par le fait que ce court est en fait en trois parties: une première dans laquelle Lloyd est à la fête et finit par fare la connaissance de Mildred, qui finit par demander à ses deux amoureux de contacter sa mère, autant dire qu'elle sonne le début officiel de la confrontation! Dans la deuxième partie, Lloyd prend pour cible le téléphone, et c'est tout un univers de communication et d'incommunicabilité qui se met en branle. Derrière cette suite de séquences formidables, à la mécanique diabolique, je soupçonne le talent de Fred Newmeyer... Enfin la dernière partie située de nouveau dans le parc d'attraction est plus conventionnelle, et plus rythmée: ce sont les déboires de Lloyd avec des policiers soupçonneux, et il y a de quoi! En effet, le jeune homme a sur lui un sac à main volé... Qui plus est, c'est celui de Mildred Harris.

Voilà, à sa façon, ce film survolté dans lequel Harold Lloyd dit adieu  à un format qui lui a permis de refaçonner son art de façon intégrale, et pour lequel il a tout donné, y compris sa main... Et il y pose déjà les bases de la suite, sans parler du fait que le parc d'attraction est un lieu propice, dans ces années 20, à faire du cinéma: l'acteur y reviendra huit années plus tard, dans le superbe Speedy.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 17:17

Quand Charley Chase (Bromo and Juliet, 1926) reçoit l'invitation par Katherine Grant de participer en public à une pièce de théâtre, c'est pour se promener en costume sur tout un court métrage, mais nous aurons quand même droit à un fragment de la pièce, qu'il marquera de son empreinte indélébile. Et justement, dans ce petit film, Mildred Davis, qu'il a l'intention d'épouser, lui demande de lui donner la réplique sur scène...

Mais ce n'est pas le même film, loin de là: ce qui compte vient, en effet, c'est que Harold Lloyd joue ici avec un accessoire typiquement associé aux années 20: la voiture individuelle. les personnages joués par Lloyd ne sont pas passés à coté de l'opportunité et du progrès, ils les ont adoptés. Dans ce film, le jeune homme a pour adversaire une voiture, généralement récalcitrante, alors qu'il est pressé: sa vie sentimentale en dépend. Du cinéma classique, qui n'adopte pas la forme que ce type de films prendra chez Laurel & Hardy, plus destructeurs...

Et cette folle équipée finit quand même par être un peu sage. Ce ne sera pas du tout le cas quand Lloyd devra empêcher le mariage de Jobyna Ralston dans le final grandiose de Girl Shy en 1924.

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Harold Lloyd Comédie
19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 16:35

Tous les comédiens de l'époque du muet, sauf Chaplin, se sont amusés à un moment ou un autre, à jouer avec la comédie de maison hantée. Mais le meilleur, c'est sans doute ce film. Keaton a plus ou moins raté le sien, et Lloyd ne se contente pas d'imaginer une intrigue de fantômes, il y place ses personnages: un jeune homme (Lloyd, bien sûr) est "engagé" pour être le mari d'une riche héritière (Mildred Davis, bien entendu), puisqu'il importe que celle-ci soit mariée pour toucher le pactole; toute la première bobine est entièrement consacrée aux déboires amoureux du jeune homme et ses tentatives pathétiques de suicide... On est loin du personnage conquérant généralement associé à l'acteur.

La deuxième bobine montre les machinations menées par l'oncle de la jeune femme (Wallace Howe) pour les éloigner de la maison familiale, et de l'héritage. On trouve ici toute une batterie de gags parfois un peu lourds, dédiés à la convention vaguement raciste des noirs qui seraient facilement superstitieux et auraient fortement peur des fantômes, mais l'avantage est que Lloyd participe lui aussi de cette peur, et qu'il a donné des rôles conséquents à Blue Washington (le majordome qui découvre le pot-aux-roses) et surtout à l'espiègle Ernest "Sunshine Sammy" Morrison...

En tout, il y a beaucoup de gags qui font mouche, dans une mise en scène très soignée. Pourtant, lorsque le tournage de ce film était en cours, Lloyd a eu un accident très grave, qui l'a éloigné des plateaux pour plusieurs mois et a rendu sa main droite quasi invalide. Ca ne se remarque pas... Et c'est donc à partir de ce film que l'acteur, imperturbable, a pris l'habitude de porter un gant spécial pour masquer son handicap... Y compris pour faire semblant d'escalader les buildings.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Harold Lloyd
16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 15:59

Le film commence lorsque une troupe de comédiens ambulants arrivent dans un trou perdu pour y donner un spectacle. L'ensemble du film va se dérouler sur une journée, et suivra les aventures d'un accessoiriste-homme à tout faire (Harold Lloyd) qui a vu l'une des danseuses (Bebe Daniels) et a clairement un faible pour elle. Mais il va surtout engendrer catastrophe sur catastrophe...

Et gag sur gag, bien sûr: comme tous les courts métrages d'une bobine de Harold Lloyd, celui-ci se sert de son cadre comme d'un prétexte à multiplier les occasions de faire rire. C'est l'un des rares à être intégralement situés dans le monde du spectacle même si d'autre titres viennent à l'esprit dans lesquels le monde de la comédie a de l'importance: Bumping into Broadway et Movie Crazy, par exemple. Les deux sont bien sûr très largement supérieurs à celui-ci...

Notons toutefois que celui-ci se termine sur une situation qui anticipe l'univers de Buster Keaton: Lloyd a vu la jeune femme, sent qu'ils ont un petit quelque chose, et c'est probablement le cas, mais... elle est déjà mariée à Snub Pollard. Et à la toute fin, le film devient encore plus Keatonesque, puisque Lloyd ouvre le gaz et se met le tuyau dans la bouche.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Comédie Muet
16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 15:50

Un hôtel, quelque part au milieu de nulle part... Il est tellement miteux qu'il faut faire quelque chose: on suggère d'amener quelqu'un de la ville afin de donner un peu de classe à l'endroit. C'est Harold Lloyd qui va devoir le faire, et s'il a des idées saugrenues pour rendre l'endroit plus attractif, il va surtout s'y consacrer à tenter de séduire la première cliente un tant soit peu présentable qui viendra y dormir: Bebe Daniels...

Voici un film qui montre assez bien les limites du court métrage d'une bobine: c'était un choix délibéré de Lloyd que de retourner, après avoir sorti quelques Lonesome Luke de deux bobines, au format plus court, afin de bien poser un univers. Mais on voit très bien ici que le comédien serait plus à l'aise dans un développement plus étendu de ce film, qui se termine quand même sérieusement en queue de poisson!

Un autre aspect apparaît clairement à qui voit ce film après avoir vu Sunnyside de Chaplin: situé à Punkville (sic), ce court métrage est la version de Lloyd d'un choc des deux mondes des Etats-Unis de 1918: la ruralité d'un côté, la ville de l'autre... Mais contrairement au film de Chaplin, qui prend son temps sur 3 solides bobines, celui de Lloyd n'est au mieux qu'une sympathique caricature.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie