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23 octobre 2023 1 23 /10 /octobre /2023 14:56

Charley Chase se fiance avec Thelma Todd, mais leur petite entrevue autour d'un bague encore plus petite, tourne court: les patrons du jeune homme lui demandent en effet de recevoir un client, et ont déjà tout arrangé, ce sera pour une joyeuse virée en ville en compagnie de deux femmes spécialement engagées pour l'occasion... Thelma voir touge et décide qu'elle sera l'une d'elles...

Forcément, le fait que la jeune femme s'incruste dans la fiesta pour surveiller son futur mari va tourner au désastre. ...Surtout quand l'autre femme du dîner (Dorothy Granger) va s'avérer si vulgaire que le client (Dell Henderson) va imposer à Charley de les échanger...

Cette situation corporatiste générique est un tel cliché (on le retrouve dans de nombreux films Roach, pas que chez Charley Chase, et cette forme de 'blind date' aux sous-entendus problématiques est parfois vue aussi dans l'univers de Laurel et Hardy) qu'on en finirait par douter que de telles pratiques (aux confins de la prostitution, donc) aient eu lieu. Mais le film restera situé dans le cadre plutôt sécurisé d'un restaurant, où comme de juste le moindre bruit de bouchon de champagne pousse les clients à jeter sur la piste de danse l'alcool qu'il dissimulent sur eux... C'est toute une époque!

Chase et Todd, parfaitement complices, jouent la carte du mélo et de la parodie du début à la fin, jouant de la plastique de leurs visages dans des mimiques exagérées, qui vont culminer dans les jeus de regard qu'ils se lancent après que Dell Henderson ait demandé à inverser les couples... C'est un excellent film.

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Charley Chase Pre-code
22 octobre 2023 7 22 /10 /octobre /2023 09:13

Charley Chase hérite... de deux millions de dollars. Son avocat (ou plutôt, l'un de ses avocats,du cabinet Quimby, Quimby, Quimby et Quimby, interprété par Edgar Kennedy) le met en garde: ça pourrait bien attirer les "chercheurses d'or", des femmes qui n'en voudraient qu'à son argent. Désireux de profiter de son pactole, il se rend dans un hôtel de luxe, où il ne tarde pas à attirer les convoitises... Mais il se méprend sur les intentions de Thelma Todd, une habituée des lieux, qui est dans la même situation que lui. Il la prend pour chasseuse de fortune, et elle lui rend cette politesse. Alors quand la direction, par un concours de circonstances, les place dans la mêle suite, ça fait des étincelles...

Le film fait 25 minutes, ce qui est inhabituel. Mais il le mérite bien... Chase, en jeune homme aux bonnes manières embarrassé de devoir "sauver" toutes les dames qui l'entourent quand elles simulent une jambe cassée, est tout à fait à l'aise dans un scénario qui repose sur SON registre. Et comme d'habitude, la collaboration avec Thelma Todd est formidable.

Le film n'a pas peur non plus de laisser les images faire tout le travail, ce qui la rgement le cas dans la partie du film qui voit Chase suivi par des dames qui essaient tout pour capter son attention, mais aussi dans un jeu de réactions entre Thtelma et Charley. C'est, donc, un excellent court métrage... Notons que c'est le deuxième après Girl schock qui débute par une idée incongrue et kitsch à l'extrême: deux jeunes femmes court vétues qui déclament le générique. ...Elles ne sont pas très douées.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 07:53

Lors d'une réception huppée chez son père, une jeune femme (Carmen Guerrero) entend ce dernier lui demander de reconsidérer ses fiançailles avec Charley Chase, en effet ce dernier est tellement timide et effarouché par les dames qu'en leur présence il se comporte en véritable andouille... Elle lui raconte la source de ce complexe, une anecdote liée à la guerre mondiale, lorsque le jeune homme s'est retrouvé coincé dans une tranchée avec un bataillon de dames Russes qui en ont fait leur dessert! attendri, le papa (Edgar Kennedy) décide d'accorder une seconde chance au jeune homme et accepte la collaboration d'un psychologue interlope (Jerry Mandy)...

C'est idiot (mais d'une façon complètement positive, bien sûr), et pour commencer ça ne tient pas debout: certes Chase est vraiment mal parti dans la vie (dès qu'une femme l'approche, il pousse des hauts cris et se débrouille pour pousser quelqu'un dans la piscine), mais le fait qu'il ne soit pas capable de séduire les femmes autour de lui n'est peut-être pas tant un inconvénient que ça dans l'hypothèse d'un mariage! Mais le film suit cette logique illogique sans trop de complexes... 

L'intérêt c'est bien sûr de voir que le sort s'acharne à confronter Chase à ses démons et sa timidité, et qu'on accumule ici les occasions de bouffonnerie liées, précisément, à cette incapacité à se teni avec les dames. ca va loin, puisque même les statues vont souffrir de son incurable maladresse... Le psy véreux est hilarant avec ses gestes exagérés, la séquence de flash-back (qui semble ignorer que durant la guerre les russes n'étaient pas encore soviétiques, et que le pays, jusqu'à son retrait du conflit mondial, était du côté des alliés!) est glorieuse dans son impeccable loufoquerie. Et Edgar Kennedy (voir photo ci-après) est bien sûr tout bonnement fantastique...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
19 octobre 2023 4 19 /10 /octobre /2023 16:53

Le titre d'abord... Fast work, en argot Américain des années 20/30, c'est la faculté qu'ont certains hommes de tirer parti de la présence de jeunes femmes, et d'attaquer la drague sans plus attendre. Ce que fait Charley Chase, qui travaille en fils à papa pour l'entreprise de transports (des taxis) de son père, lorsqu'une jeune femme v ient pour se plaindre. Mais June Marlowe '(la jeune femme, donc) ne sait pas que le héros a des circonstances atténuantes, en quelque sorte: il la connait car elle est une jeune femme de la société, proéminente dans la presse distinguée... et il est son plus grand fan.

Ensuite, la situation: les assiduités insistantes et à répétition du bohomme ont pour effet inattendu de provoquer la tendresse de la jeune femme, qui l'autorise à envisager une relation "si papa est d'accord"... Donc quand Charley rencontre un homme qui porte sur lui la carte du père en question, comment aurait-il su qu'il s'agissait en fait d'un évadé d'un asile d'aliénés (Dell Henderson, il est vrai, a travaillé chez Sennett) qui a pris au vrai père de June sa carte, mais la tend à qui veut la prendre, pour prétendre qu'il est cet éminent banquier...

Du coup, le fou (ou dingo, ou personne mentalement instable, l'argot de l'époque aurait parlé de nut) va se comporter comme le spectateur attend, mais pas comme Charley le souhaiterait, commandant au restaurant du poulet cru et trempant sa crème glacée dans du ketchup... et surtout demandant à son interlocuteur d danser avec lui. Mais le jeune homme, conscient des enjeux, va s'efforcer d'accéder à toutes les demandes...

C'est donc une parfaite illustration de la logique comportementale élémentaire appliquée à une situation loufoque, elle-même basée sur un enchaînement logique,et vaguement comportemental... Une histoire dans laquelle l'absurde crée l'obligation, et l'obligaton doit passer outre l'embarras. C'est du Charley Chase pur, donc. C'est un film qui fait, aussi, du bien, car il fait rire, et ça, c'est toujours de bon aloi.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 15:48

Charley Chase est chez lui, raisonnablement attelé à la lecture d'un ouvrage, quand son épouse l'appelle et lui rappelle qu'elle ne rentrera pas, restant chez sa maman pour la nuit. Il la rassure, il restera bien tranquille chez lui à lire... 

Du moins le croit-il. Car c'est le soir qu'a choisi Tiny Sanford, un ancien locataire du même appartement, pour venir faire un pélerinage nostalgique sur les lieux de son bonheur conjugal qui appartient au passé, désormais... Mais aussi l'épouse séparée de ce dernier, qui vient pour les mêmes raisons, puis d'autres zozos, tous avec des raisons différentes. Et évidemment, plus il y a de monde, plus l'image qui ne manquera pas d'être projetée de la soirée supposée tranquille de Charley, sera faussée, au moment où, inévitablement, son épouse rentrera!

Le film est d'une construction à la fois austère (trois décors, le salon de l'appartement, une chambre et le couloir) et savante (l'accumulation, toujours constamment logique, et de plus en plus embarrassante, de personnages tous plus décalés les uns que les autres). Le personnage de Chase n'a pas grand chose à faire, après tout il est chez lui, sinon tenter de gérer la masse des loufoques... Bref, il est dans son élément.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 10:03

Charley (Chase) est amoureux de Nina, mais celle-ci le rend éperdument jaloux en dansant avec d'autres hommes. Un copain lui suggère de la rendre jalouse à son tour, en prétendant qu'il a un rendez-vous dans un chalet à l'écart de la ville avec une jeune femme. Bien sûr, il s'y rendra seul, et la fiancée, en venant constatera qu'il s'agit d'un canular. Mais c'était compter sans le sort: quand Charley se rend au chalet, il ne sait pas qu'il le partage avec une troupe de jeunes femmes qui s'y sont réfugiées pendant un orage (sous le patronage loufoque de Gale Henry)...

Le chalet a déjà servi, dans un court métrage mémorable, The caretaker's daughter  de Leo McCarey, avec Charley Chase justement. Celui-ci étant très probablement le véritable auteur de ce film, on le voit ici jouer avec des variations de la physionomie très particulire du décor, une maison dans laquelle un escalier monte à des chambres, toutes visibles depuis le rez de chaussée, une disposition idéale pour un ballet loufoque... Et ici, pour des déambulations en nuisette de starlettes, car en 1929 et en ces débuts du cinéma parlant, c'est une manie qui commence à s'installer durablement!

Le film est typique en tous points de cette période. Pour commencer, comme la plupart des premiers films parlants des "équipes" des studios Hal Roach, son titre est inspitrée d'un son ou d'une allusion au bruit. Ensuite... le parlant, en 1929, n'est pas au point, et la bande-son montre que Elmer Raguse, qui présidait aux destinées de la dimension sonore des films Hal Roach, tatonnait encore. Du reste, Chase se fond mal dans le cinéma parlant, en effet... Pour l'instant du moins: le film n'est pas une réussite en dépit de quelques moments de loufoquerie militante.

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code Hal Roach Gale Henry
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 17:15

Avec ce film, Lloyd prend son temps dans la veine très Américaine des comédies qui tournent autour de l'illusion d'élévation sociale représentée par la tentation de singer la noblesse, voir à ce sujet le très classique Ruggles of Red gap... Il est donc groom dans un hôtel, qui a pour principale occupation de piquer les vêtements des riches qu'il côtoie pour faire semblant: il est tellement doué qu'on pourrait aisément dire que l'habit fait le moine! Il est repéré par un escroc qui essaie de l'utiliser pour s'attirer les bonnes grâces d'une nouvelle riche et épouser sa fille. Harold va donc devoir jouer les comtes en goguette et être le clou d'un week-end riche.

Après une exposition longuette consacrée à la famille Irlandaise dont la mère est décidée à imposer le régime mondain à sa fille et son mari, on a une apparition de Lloyd en trompe-l'oeil double: on le voit en gros plan, en haut de forme, parlant avec une allure très empruntée. la caméra se recule, et on s'aperçoit que le dandy est en fait seul, devant un miroir. A la fin de la séquence, il doit rendre sa veste à un aristocrate, et il se révèle un groom... C'est simple, efficace, drôle, et on sait tout sur le jeune homme en deux minutes très enlevées. La première bobine est surtout consacrée à établir les deux mondes amenés à se rejoindre: l'hôtel où travaille le jeune homme, et la famille qui se perd dans l'illusion de la richesse.

D'autres passages splendides montrent la maîtrise de l'équipe, notamment une série de gags imaginés par Lloyd alors que, passant pour un noble, il raconte ses chasses. C'est d'ailleurs l'essentiel de la deuxième bobine: Lloyd se fait passer pour le comte qui raconte ses succès à la chasse... Et la dernière bobine est surtout consacrée à une désastreuse chasse au renard durant laquelle Lloyd a perdu son pantalon. Tout mène à ce moment qui agit en qualité de catharsis: c'est par la grâce du pantalon perdu que l'humanité reviendra... 

Pas le meilleur film de Lloyd, bien sur, mais d'un niveau très solide quand même...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Harold Lloyd 1921 *
13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 18:06

Ce film n'est pas une parodie, mais... une comédie postale! Une fois de plus le script est surtout un très très vague prétexte à déchaîner le feu du gag, et à dresser James Finlayson et Stan Laurel l'un contre l'autre... une fois de plus, les deux comédiens tiennent à peu près la même place dans ce court métrage, qui met Laurel, client de la poste (Qui en ces lointaines années  semble couvrir un nombre impressionnant d'activités!), et Finlayson qui est "inspecteur des postes". Son rôle semble être de s'assurer que les clients d'un bureau de poste peuvent sans trop de problème penser à timbrer leurs lettres, et que la morale soit sauve dans le rayon "photographie" du lieu...

C'est très léger, pas toujours fin, et Laurel et Finlayson finissent par se poursuivre dans les trieuses de courrier. A ma connaissance, c'est un cas unique de ce genre de situation dans l'histoire du cinéma, mais je ne suis pas infaillible.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 16:52

James Finlayson est un vieil homme, aisé et fort bien logé, le Baron Buttontop... mais il a un regret: celui d'avoir chassé sa fille qui avait fugué en compagnie d'un goujat et bien sur celui-ci l'avait laissée enceinte... Il fait rechercher la mère et l'enfant (Stan Laurel), qui a maintenant 25 ans, et est un conducteur de calèche. Et en dépit d'une certaine aversion pour le gamin (Qui, il est vrai, n'a pas inventé l'eau chaude), il va se débrouiller pour le faire se marier avec un beau parti, miss Flavia de Lorgnette (Mae Laurel), qui pour reprendre un intertitre, dispose de trois bonnes raisons pour qu'on l'épouse: elle vaut trois millions de dollars...

Bien sur, tous ces films parodiques mettant Stan Laurel aux prises avec James Finlayson, ridiculisant du même coup les genres cinématographiques en vogue en en extrapolant tous les poncifs, finissent par revenir au même... Mais il y a là-dedans une joie enfantine de tout casser sans trop réfléchir, en ne se prenant jamais au sérieux, et une véritable recherche qui passerait inaperçue, si tous ces films n'avaient pas un jour débouché sur une oeuvre comique parée de la plus grande des richesses, et d'une rigueur à toute épreuve...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:31

Ce film inaugure une série de courts métrages en deux bobines qui sont clairement orientés vers la parodie à tout prix, et qui mettent en scène Laurel en héros improbable, le plus souvent opposé à James Finlayson. Dans Roughest Africa c'est un genre qui est parodié: le documentaire exotique, forcément riche en dangers de toutes sortes... 

Stanislaus Laurellus est donc le professeur en charge de l'expédition, parti d'Hollywood pour effectuer une reconnaissance de l'Afrique après le dangereux désert Volstead (Le Volstead Act étant la loi qui impose la prohibition aux Etats-Unis, on comprend pourquoi c'est un désert). Son caméraman/fidèle compagnon est l'infortuné Finlayson. Les figurants et acteurs de compléments (Dont George Rowe qu'on ne peut que reconnaître d'un coup d'oeil) sont grimés en "sauvages", avec blackface et guêtres, les animaux n'en demandaient pas tant, et on va le dire une bonne fois pour toutes...

C'est complètement, désespérément idiot.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy