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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 16:28
You're darn tootin' (Edgar L. Kennedy, 1928)

En deux temps, autant qu’il y a de bobines à ce chef d’oeuvre, les musiciens Laurel (Clarinette) et Hardy (Cor d’harmonie) vont provoquer au sein de leur orchestre une telle pagaille qu’ils vont se faire licencier, puis chasser de leur pension de famille suite à leur nouvelle situation économique. Dans la deuxième partie, ils se lancent dans une carrière de musiciens des rues, sans licence, et vont-forcément- échouer en raison de l’acharnement d’un policier à leur égard, d’une part, et de leur incapacité à jouer ensemble de façon synchrone. La fin est un déchaînement irrésistible et inattendu de férocité dans laquelle Stan provoque une bagarre au cours de laquelle tout le monde se donne de vigoureux coups de pied dans le tibia avant de déchirer le pantalon de l’adversaire... Selon une règle établie clairement dans Hats off, qu'on aimerait tant retrouver, la suite est donc une vague sans précédent d'attentats à la pudeur, contagieux et hilarants.

C’est beau, poétique et sublime. Sinon, voici donc la première arrivée de la musique et du son dans un de leurs films, mais la clarté de la mise en scène et la lisibilité totale de l’action sont telles que même si le film est muet, on ne questionne pas cette curieuse idée, et on en redemande… Un dernier plan, enfin, nous renseigne sur la véritable complicité entre les deux hommes : ils ne font qu’un. Voyez le film, tiens!

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Hal Roach
9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 18:02
Why girls love sailors (Fred Guiol, 1927)

Un bateau mené par un capitaine brutal et cruel est à quai, le temps pour le chef d'aller récupérer sans vergogne une petite amie particulièrement réticente, dont le fiancé (Stan Laurel) va montrer un héroïsme inattendu pour la récupérer...

Un petit film de plus, dans lequel Laurel est un marin inepte, Hardy un second brutal, et Malcolm Waite un méchant vraiment méchant. A part la toute première apparition de Anita Garvin (Méconnaissable, en blonde), pas grand-chose à glaner, les scènes se suivent de coups de pieds en coups de pieds, et Laurel et Hardy se voient assez peu. Laurel use une fois de plus de ses charmes féminins, ce sera toujours une habitude... De toutes façons, il s’agit d’une histoire de marins infidèles dans laquelle Laurel est le valeureux héros, actif et (relativement) efficace, donc on n’est pas encore chez Laurel et Hardy…

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Hal Roach
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:25

La réussite de Duck soup n’a pas poussé Roach et Laurel à continuer l'association entre les deux acteurs. Si Laurel comme Hardy sont bien tous deux de nouveau présents dans ce nouveau film, les deux acteurs sont séparés de plusieurs façons ici. La réussite de Slipping wives est réelle, et elle exploitel’interaction possible entre les deux futurs partenaires, mais sans doute pas autant qu'on l'aurait souhaité. Ce film fait partie d’une série de courts métrages dans lesquels Roach faisait tourner des has been, et c'est un mélange curieux de comédie sophistiquée et de boulevard outrancier.

Priscilla Dean, ancienne pointure de la Universal (Notamment vedette de plusieurs films de Tod Browning, dont deux films de gangsters dont elle partageait l'affiche avec Lon Chaney, The wicked darling, et Outside the law) est la "star" du film, qui interprète une dame bien sous tous rapports, une bourgeoise qui constate que son mari, un peintre (Herbert Rawlinson), ne "l'embrasse plus que les dimanches et jours fériés". Elle décide de faire quelque chose, et avec l'aide d'un ami (Albert Conti), trouve un plan: elle va faire venir un homme et le payer pour la séduire afin de susciter la jalousie du mari. C'est Laurel, innocent venu amener de la peinture, qui va s'y coller, et ça ne va pas être facile, car avec la présence de deux hommes élégants dans la maison, il ne sait pas exactement qui est le mari... Par ailleurs, le majordome (Oliver Hardy), immédiatement hostile au nouveau venu, n'arrange pas les choses...

Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais c’est du Hal Roach en bonne forme, empreint de cette folie communicative qui n’épargne pas les héros, généralement bien comme il faut, de ces films. Le grand plaisir pris par les acteurs et metteurs en scène de ces films est de mélanger les contraires: qu'on se rappelle que déjà, 45 minutes from Hollywood opposait le monde des héros à l'univers urbain et moderne de Hollywood, et ses hôtels sophistiqués. La deuxième bobine s'égare parfois (un gag de "fantôme", basé sur l'apparition d'un chat qui s'est emberlificoté dans une chemise... je rappelle que ces animaux sont plus intelligents que nous!) mais permet une série de séquences virtuoses impliquant l'animosité de Hardy envers Laurel, des poursuites et un soupçon de violence contenue...

Enfin, une remarque s'impose encore, au sujet du manque de clairvoyance de Roach qui n'avait pas compris qu'il fallait impérativement allier Laurel et hardy dans leur propre série: au moins, il les traitait à égalité: après 45 minutes from Hollywood, dans lequel Laurel jouait les utilités, et Hardy avait un rôle plus important, cette fois, c'est le contraire...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Laurel & Hardy Comédie Hal Roach