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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 16:32

Continuant d'explorer les métiers les plus divers, George Jeske dirige une fois de plus Stan Laurel dans un film ou il travaille. Il est cette fois employé dans un verger Californien, à cueillir et trier des oranges. D'où le titre... le film concentre beaucoup d'agressivité, c'est une constante du reste, dans ses 12 minutes, ainsi qu'un certaine ingéniosité de bricolo du dimanche: on fait fonctionner une trieuse à partir du pédalier d'un vélo!

Et le final de ce film a au moins le mérite d'utiliser un instrument qui est propice à rendre les poursuites intéressantes: c'est un tapis roulant. Pour le reste, on voit l'équipe habituelle autour de la "star" Laurel: Pas de Finlayson à l'horizon, mais Katherine Grant est là, ainsi que le petit George Rowe, avec son énorme moustache de traviole et son strabisme compliqué. Pour finir, mais cela va sans dire, aucun rapport même lointain entre ce film et l'album du même nom, concocté en Californie lui aussi par le groupe XTC, en 1989.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:01

Une fois de plus, Bebe Daniels est une jeune femme à marier, et son père Bud Jamison, parmi les nombreux prétendants de tous âges et de toutes tailles, lui a préféré le plus médiocre, interprété par Snub Pollard. Et une fois de plus, c'est après avoir établi cette situation que Harold Lloyd entre dans la danse. On voit très bien son apport à ce film qui serait sinon bien parti pour être un sempiternel jeu de quiproquos et de course-poursuites certes roboratives, mais dénuées d'invention: il est introduit par un plan qui joue avec le spectateur, tenant en laisse un chien qui reste longtemps hors-champ, et qui au regard de l'effort qu'il semble nécessiter, pourrait bien être énorme... Il ne l'est pas, il est même minuscule. Lloyd, qui adorait ce genre de gag, nous a bien eu.

L'intrigue est basée sur le fait que la famille de Bebe et Bud doit se rendre à un marathon, dont le départ est situé vers la fin de la bobine. Donc, l'enjeu, c'est d'être celui qui emmènera Bebe Daniels au marathon! Mais Lloyd finira, bien sur, par disputer l'épreuve à son corps défendant, non sans avoir contribué à sa façon à un gag récurrent, classique et mémorable...

Le gag dit "du miroir" fait partie de ces morceaux de bravoure qu'on trouve dans tellement de films (sans parler de ceux qui ont pu disparaître) qu'il est inutile d'en chercher l'origine. Le principe en est simple: un personnage, situé d'un côté d'un miroir brisé, va exécuter exactement les mêmes mouvements qu'un autre personnage situé lui de l'autre côté, ignorant du fait que le miroir est cassé; chaque comédien ayant eu recours à ce gags a eu à sa disposition des gagmen différents, qui ont tous contribué à personnaliser le gag, de Billy West à Charley Chase en passant par Max Linder et les frères Marx. Moins glorieusement, le film possède un gag lourdingue avec un comédien qui joue une domestique en blackface... Autre époque.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Harold Lloyd
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:21
The midnight patrol (Lloyd French, 1933)

Continuant sur la lancée de Me and my pal, voici encore un court métrage qui passe tout seul, et qui ajoute une nouvelle pierre à l'édifice de l'absurde morbide, un trait lié à Stan Laurel lui-même...

L’agent Laurel et l’agent Hardy ont été engagés le jour même, et ils sont particulièrement inefficaces, ce que les bandits eux-mêmes ne peuvent que remarquer, et ils ne se font pas prier: Stan en surprend même en train de voler les roues de leur voiture de patrouille, alors que les garçons sont au volant! Ils ne se rendent pas compte que le "commerçant" qui les accueille dans sa boutique, est en fait un cambrioleur! Ils vont enfin intervenir pour un supposé cambriolage, et arrêter le chef de la police qui avait oublié ses clés. Celui-ci trouvera à la fin du film une solution radicale pour se débarrasser d’eux... Je vous la laisse découvrir, elle est laconique, mais très efficace.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:31
Me and my pal (Charles Rogers, Lloyd French, 1933)

Après quelques retards au démarrage, dus à l’attention du studio entièrement concentrée sur The devil’s brother, les courts métrages de deux bobines ont soudainement été l'objet d'une embellie phénoménale. Les prétentions de tout le monde ont été revues à la baisse, et un certain nombre de scripts très "Laureliens" ont été développés, résultant dans quatre perles… Voici la première.

Hardy s’apprête à se marier, autant avec les millions de son futur beau-père (James Finlayson, en "Mr Cucumber!) qu’avec sa fiancée, et il a chargé Stan de prendre les mesures qui s’imposent: notamment, celui-ci a ramené un cadeau bien intentionné: un puzzle pour les longues soirées d’hiver. Au lieu de se charger des derniers préparatifs, Stan se lance dans le puzzle, et la contagion aidant, le mariage programmé a vite du plomb dans l’aile.

Dans ce film réalisé par Charles Rogers, et donc largement piloté par Stan Laurel soi-même, Laurel et Hardy démontrent que tout l’art de la comédie courte ne repose pas sur le fait de pouvoir aller d’un point A à un point B : il suffit d’avoir l’intention d'aller d'un point A à un point B, et d'en être empêché. En vérité, une fois le puzzle ouvert, non seulement ni Laurel ni Hardy ne quitteront la maison, mais le reste du monde va s’installer à domicile, happé par le puzzle. Et bien sur, la maison sera détruite au final.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 16:26
Towed in a hole (George Marshall, 1932)

Hardy et Laurel, marchands de fruits de mer, achètent durant la première minute du film un bateau à retaper, qu’ils vont saboter en voulant le réparer sur le reste du court métrage. On trouvera ici de bons gags, impliquant beaucoup d’eau et de peinture, et un mémorable Tit for tat: cette expression désigne dans le monde de Laurel et Hardy les échanges froids et agressifs, par exemple la réaction de Charlie Hall dans The battle of the century lorsqu’il prend calmement une tarte et l’envoie poliment à la tête de Hardy, déclenchant une réaction en chaîne. Dans ce film, Hardy se venge d’avoir reçu de l’eau en posant un tuyau d’arrosage dans la salopette de Laurel, le tout avec le plus grand calme et la plus grande concentration… Les échanges méthodiques se poursuivent ensuite durant 4 minutes… Un autre gag notable arrive lorsque Laurel reste à l’intérieur du bateau, sommé par Hardy de ne rien faire afin d’éviter toute catastrophe : il souffle alors dans son pouce, provoquant un mouvement de son chapeau. C’est la deuxième excentricité physique de Laurel, après ses oreilles qui bougent de Blotto et Any old port! Bientôt, The devil’s brother allait en rajouter dans ce domaine…

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 09:38
Their first mistake (George Marshall, 1932)

Parce que Mrs Hardy (Mae Busch) se plaint de voir son mari s’associer constamment avec Mr Laurel, ce dernier suggère à son ami d’adopter un enfant; Ce l'occupera, lui suggère-t-il... Mais lorsque de retour à la maison avec un bébé Hardy apprend que son épouse souhaite divorcer, il va donc devoir élever cet enfant seul, ou plutôt avec Laurel, ce qui est pire.

L’histoire ne tient pas debout, et par ailleurs, on remarquera la façon dont le bébé devient un objet pur et simple et bruyant. Quelques bons gags sauvent l’entreprise, avec en particulier le biberon que Laurel sort de sa chemise de nuit, comme s’il y était toujours caché, et diverses scènes de destruction dues à la rencontre inopinée entre la tête de Hardy et les meubles. Pour le reste, et en dépit d'une spectaculaire confrontation entre Hardy et Mae Busch qui sauve au moins le début du film, on s'ennuie quand même un peu trop pour un film de 20 minutes...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:38
Scram! (Ray McCarey, 1932)

Ce film, mis en scène (du moins officiellement) par Ray McCarey, est très bon. Il met au prises deux vagabonds, sommés de quitter la vile par un juge irascible (Richard Cramer), avec un bon samaritain saoul (Arthur Housman dans son propre état): celui-ci, jugeant qu’il ne peut laisser aller deux hommes qui l’ont aidé à récupérer sa clé par un temps aussi dégoûtant, les invite chez lui, mais se trompe de maison, et laisse Laurel et Hardy dans les mains de l’épouse (Vivian Oakland, également saoule) du véritable maître de maison, qui n’est autre que le juge.

On regrettera que le juge ressemble à Edgar Kennedy, mais qu’il ne soit que Richard cramer. Sinon, les 5 minutes durant lesquelles Vivian Oakland fait joujou avec nos deux amis sont riches de possibilités: que se passerait-il vraiment si le juge ne rentrait pas, sachant qu’elle les pousse ostensiblement vers le lit ?

Je m'en voudrais d'omettre cette dernière précision: en argot de l’époque, « Scram ! », une injonction impérative donc, veut dire en gros « Casse-toi, pauvre con » bien qu’il nous répugne d’utiliser cette expression basse et vulgaire qui n’est digne que des plus goujats parmi les goujats.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 18:26

Charles Gemora et Billy Gilbert sont les deux autres protagonistes majeurs de ce film parfois mal vu, mais dont la poésie idiote me semble trop contagieuse pour qu’on boude son plaisir. Finlayson, trop brièvement aperçu, est le patron d’un cirque auquel une intervention des deux hommes à tout faire Laurel et Hardy va mettre le feu. Le propriétaire, ruiné, n’a pas les moyens de payer tous ses collaborateurs, et il tire au sort les possessions du cirque afin d’en faire des lots pour redistribuer à tous ses employés: Laurel tire le cirque de puces, et Hardy Ethel le chimpanzé… Qui ne l’aime d’ailleurs pas, elle lui préfère Laurel. Les deux hommes, accompagnés de leur encombrant animal de compagnie, vont devoir trouver à se loger...

Ethel est jouée par Gemora, un artiste spécialisé dans les imitations de gorilles, mais qui fait aussi très bien le chimpanzé… tout ce petit monde (Laurel , Hardy, les puces, Ethel) échoue dans une pension de famille tenue par un mari jaloux dont la femme s’appelle Ethel, ce qui va donner lieu çà une série de quiproquos du meilleur mauvais goût, d’autant que le mari est joué par Billy Gilbert. Celui-ci ne va évidemment pas couper à une série de colères mémorables...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 16:39

Ce film n’est plus à présenter: vainqueur d'un Oscar, cette odyssée de deux hommes qui montent un escalier pour livrer un piano est justement célébrée. D'abord, on y massacre un piano, comme toujours, et ensuite, on y dénombre les fameuses 131 marches les plus absurdes de l’histoire du cinéma, celles qu’on utilise pour se rendre chez un professeur qui n’aime pas les pianos. C’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose d’autre dans ce film, mais les quelques 20 minutes passées à gravir ces marches sont riches par quelques gags bien placés, et l’habituel chaos né de la rencontre de Laurel et Hardy d’un coté, et du reste du monde de l’autre, ici incarné par un policier vindicatif, une bonne d’enfant moqueuse (et revancharde, voyez ce qui se passe lorsque elle reçoit un coup de pied méchant asséné par Stan Laurel), et surtout le prof. Theodore Von Schwartzenhoffen, interprété par un Billy Gilbert en belle forme.

Ces 20 minutes absurdes sont bien sûr possibles à analyser comme une métaphore d’une vie entière à contre-courant, mais il y a mieux à faire: et pour commencer, on remarque assez bien que la fin de la montée des marches dans le film correspond à un passage en studio, alors que le reste du film a été tourné « on location » : les 131 marches sont toujours visibles à Los Angeles, mais elles mènent… à un cul-de-sac. Vous avez dit absurde ?

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Pre-code
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 10:45

A nouveau, la grâce a visité le plateau pour un court métrage dans lequel Laurel et Hardy doivent, suite à une nouba bien arrosée (a laquelle n’a pas participé Laurel) arranger la maison, avant que Mrs Hardy ne rentre. Les efforts des deux hommes vont bien sur dans des sens contraires, Laurel s’arrangeant systématiquement pour saboter tous les efforts de Hardy. C’est un sommet de l’œuvre.

le film commence, après l'intertitre humoristique d'usage, par une vision de l'enfer créé dans un salon par une nuit de débauches (Essentiellement, forte consommation d'alcools, dont les bouteilles et verres jonchent le sol, mais aussi de nombreux cigares, certains encore fumants, et bien sur il est mention d'un poker qui fut fatal aux économies du héros, que nous apercevons l'air mal en point, sermonnant quelqu'un... lui-même, dans son miroir. Un télégramme lui apprend le retour de son épouse, qui n'est ni la volcanique mais charmante Linda Loredo, ou la plantureuse Thelma Todd, voire la farouche mais sculpturale Mae Busch. Non, c'est Blanche Payson, qui n'est pas une inconnue, puisque elle a joué dans The three ages, de Keaton, dans Half a man aux côtés de Laurel, et plus près de ce film dans Below zero, l'un des premiers films parlants de Parrott avec Laurel et Hardy. Et sa Mme Hardy est un vrai dragon...

Après le télégramme fatal, on peut s'étonner, grâce à notre expérience, du fait que le premier réflexe de Hardy soit de contacter Laurel, mais si on commence à questionner ce genre de choses, tout est fini... Il le réveille par téléphone, lui demande de venir, et 20 secondes plus tard, Laurel qui a une position particulière dans l'espace-temps, sonne à sa porte... Et les ennuis commencent. Le reste est irracontable, mais quel bonheur...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach