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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:02

Max veut faire du théâtre, et la belle Jane également... sauf que ces deux-là ne se connaissent pas, du moins pas encore. Mais de toute façon, leurs parents respectifs ne souhaitent en aucun cas que leur progéniture se fasse voir sur les planches. Et on veut les faire se rencontrer, afin de les marier... Comme ils ne se connaissent pas, l'un et l'autre ont la même idée: se déguiser en se rendant si repoussant que l'autre ne pourra pas être séduit, et ainsi échapper au mariage arrangé... La rencontre a bien lieu, et le jeu d'enlaidissement bat son plein... Jusqu'à ce que...

Jane Renouardt, je l'ai déjà dit ailleurs, est l'une des plus importantes rencontres de la vie de Max Linder. Comédienne, n'ayant peur ni du ridicule ni de payer de sa personne, elle a parfois eu une sorte d'égalité virtuelle en partageant e titre avec son partenaire, comme ici. Et la comédie est fort drôle dans ce film quasi totalement visuel: Même si on se doute qu'il s'agit d'un accident de préservation plutôt que d'une volonté des auteurs, le film est présenté avec en tout et pour tout un seul intertitre. Ainsi on devine la teneur de la conversation des jeunes gens avec leurs parents (Max avec son père, Jane avec sa mère) par leurs seuls gestes. Et le processus d'enlaidissement (Particulièrement difficile pour Jane Renouardt) y est laissé aux seules images. Max a choisi un fax dentier ridicule, et Jane a fait confiance à sa seule coiffure pour se ridiculiser, même si elle choisit à un moment absurde (Et fort politiquement incorrect) de faire peur à Max en se déguisant, hélas, le mot est celui qu'on utilisait à l'époque, en "négresse". La réalisation par l'un et l'autre est un moment de pur charme cinématographique, qui rappelle que max Linder, le prince du rire en Europe, avait l'ambition à peine cachée de réaliser des films sentimentaux, et l'aurait fait si le monde entier ne l'en avait empêché: Pathé ne voulait pas tenter la chance, et son public voulait que Max reste un amuseur...

La fin attendue de cette histoire (Réalisation des tourtereaux, puis début de l'idylle) est située 6 minutes avant que la bobine ne se termine, ce qui laisse penser que le film a peut-être été allongé après coup. Quoi qu'il en soit, Max Linder s'est amusé à jouer un peu avec ses spectateurs en leur montrant la vie conjugale de Max et Jane sous la forme d'un pur cauchemar: la jeune femme est restée au taudis familial pour s'occuper de leur enfant, et semble malheureuse, la robe déchirée et les cheveux sales... Quand Max rentre, les habits déchirés, il s'emporte contre elle parce que la seule bouteille de vin présente est vide. Puis il la bat, et enfin la poignarde, avant de mourir d'horreur...

Le rideau tombe, les spectateurs applaudissent à tout rompre, et Max Linder et Jane Renouardt reviennent saluer leur public, aux premiers rangs desquels leur parent respectif... Ouf. C'est la fin d'une comédie remarquablement bien troussée, qui figure aujourd'hui en HD dans la compilation de dix courts métrages sélectionnés parmi les films d'avant la première guerre mondiale par Maud Linder, dans le coffret qu'elle a consacré à son père, aux Editions Montparnasse. C'est, de loin, l'un des meilleurs.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Muet Max Linder
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:36

Linder, qui a tourné à cette époque un film dédié à son goût pour le spectaculaire intitulé Max pratique tous les sports, joue ici une version un peu plus timorée de lui-même: venu rendre visite à sa fiancée Lily (Lucie D'Orbel), ils s'adonnent aux joies du tennis, mais Lily s'ennuie. Elle propose donc d'aller se baigner, mais déchante très vite en constatant que Max est totalement effrayé à l'idée de rentrer dans l'eau. Elle lui lance un défi: elle jette une bague dans les vagues, et annonce qu'elle n'acceptera de le revoir que lorsque il aura repêché le bijou. Max décide relever le défi, et s'entraîne d'arrache-pied afin de s'accoutumer à l'élément liquide (En improvisant d'étranges douches dans son salon), mais une fois devant la mer, il perd ses moyens...

Cette énième satire de la classe oisive et de son temps libre est assez inutile. Tout au plus permet-elle de s'amuser à voir la mode des maillots de bain 1910, ce qui est, il fait l'admettre, un peu court...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:18

Max Linder interprète, dans ce film d'une bobine entière (Qui totalise 17 mn) une sorte de double de lui-même, ce qu'il fait souvent à cette époque. Le Max de l'écran habite généralement des appartements chics, est un bourgeois raffiné, et un Parisien des pieds à la tête. Et c'est un artiste, bien sur, puisque il est supposé être LE Max Linder! Et cet artiste a des amis qui sont eux aussi des artistes, tel Harry Fragson, qui est ici son partenaire. Fragson, auteur-compositeur-interprète de variétés, était un chanteur pas comme les autres, car non seulement il composait, mais en prime il s'accompagnait au piano. Habitué des planches, et mort en 1913, il n'a pas laissé d'autre trace filmique que ce court métrage...

L'argument du film commence par l'annonce faite à Max de l'arrivée à Paris de son ami Fragson. Il va le chercher à la gare (L'artiste vient de Londres), et tout va bien jusqu'à ce qu'on apporte le piano, qu'il va falloir remorquer dans les rues de Paris... Puis les deux hommes s'installent, et une jeune femme (Jane Renouardt ou Renouard, une collaboratrice très fréquente de Linder) se présente: elle vient répondre à l'annonce posée récemment par Linder, qui cherche une bonne. Les deux hommes sont tout de suite frappés par a beauté de la jeune femme, et vont se livrer une concurrence acharnée, allant jusqu'au duel! Mais la providence (Et la jeune femme, qui a déjà fait son choix entre les deux amis) veille...

C'est plaisant, d'autant qu'au milieu d'une intrigue qui fait la part belle à un certain sentimentalisme, les deux amis Linder et Fragson utilisent un gimmick idiot mais plaisant, celui de se sauter dans les bras à la moindre occasion, pour marquer leur complicité. Et le rôle dévolu à Jane Renouard (Qui inspirait aussi beaucoup les peintres et les photographes, et que voulez-vous, paris sera toujours Paris!) dépasse celui d'une potiche, ce qui est aussi une nouvelle évolution intéressante du cinéma de Linder. Et pour finir, le réalisateur a trouvé mieux que la pirouette de scénario finale (Que je vous laisse découvrir) pour ajouter une fin marquante, il a imaginé un final absurde dans lequel Fragson commence à jouer du piano, et tout le monde se met à danser à l'écran... y compris les meubles.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 17:38

Il n'y aurait pas grand chose à dire sur ce film s'il ne s'agissait en fait d'un de ces mystères filmographiques dont le muet est riche, et dont la carrière oubliée et largement perdue de Max Linder regorge de façon excessive. Je m'explique: d'une part, au visionnage, le film est embrouillé et même brouillon: alors qu'elle discute avec un homme, une lettre de Max lui donne rendez-vous dehors... avec un âne. Elle convient de quelque chose avec l'homme, qui disparaît du film. A l'extérieur, elle monte d'abord sur un âne authentique, avant de se retrouver juchée sur un homme déguisé en âne. C'est le seul animal qui restera, et en dépit du fait qu'il s'agit d'un déguisement, ce ne sera jamais soulevé dans le reste du film... Les copies Anglophones sont pourtant différentes (Dans leurs intertitres, et dans l'intrigue): bien sur, l'homme qui est caché dans le costume d'âne est le rival de Max, qui s'avère d'ailleurs être le fiancé officiel de la dame. Par contre pas plus dans les copies disponibles en Anglais que dans les originales, on ne trouve la moindre révélation de "l'identité" de l'âne! Quoi qu'il en soit, les questions soulevées par le film sont les suivantes: quel est la version originale? Le synopsis fourni sur le site de Pathé va dans le même sens que a version Anglaise, on peut donc en conclure qu'il s'agirait de la version d'origine. L'autre est tirée des collections de Maud Linder, celle-ci aurait-elle réadapté le film à sa convenance (On sait qu'elle a souvent été amenée à procéder à des petits arrangements de la sorte)? Et si oui, pourquoi? Enfin, existe-t-il une copie plus complète? Autant de questions auxquelles il est bien sur impossible de répondre, et tant pis, car avec sa poursuite sur les toits filmée poussivement dans les studios Pathé, avec ses toiles peintes, le film est un objet bien poussiéreux.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 13:35

Encore un film de Max Linder qui part d'une situation médicale: comme Max Linder ne se sent pas bien, il va voir un médecin qui lui prescrit de boire un verre de quinquina par jour. Avec son épouse, il ne trouve qu'un seul verre pour absorber le liquide, le médecin lui ayant conseillé d'utiliser "un verre à Bordeaux", ils choisissent donc un immense récipient, sur lequel est estampillé "Souvenir de Bordeaux"! Inévitablement, Max se sent bien mieux après absorption de la boisson, et part en vadrouille immédiatement. Il se rend dans un café où il se fâche avec plusieurs clients. Tous lui donnent leur carte, et il terminera la journée en revenant se coucher... mais pas chez lui, ce qui provoquera des problèmes.

C'est l'un des films les plus connus de Linder, et l'un de ses plus classiques aussi. On constatera plusieurs aspects dans cette bobine qui lient l'oeuvre de Linder à celle de Chaplin: une certaine tendance dans ce film à s'attacher avec minutie à tous les gestes d'un fêtard, dont l'enchaînement des tribulations provoque également un enchaînement des catastrophes, est à la base de One A. M., mais aussi de The Rounders (Tourné par Chaplin en collaboration avec Arbuckle), et cette veine comico-éthylique se poursuit chez Chaplin jusqu'à City lights. Pour Linder, on pense bien sur à quelques séquences de Seven years bad luck, mais aussi à Be my wife qui tourne beaucoup autour de la soûlographie à l'age de la prohibition. Mais dans Max victime du quinquina, on constatera aussi un début de prise de conscience esthétique pour Linder qui jusqu'à présent tournait ses films sans trop se préoccuper de l'image. Un plan est frappant par son côté comique: après l'absorption du liquide, une voiture est en attente devant la maison de Max. Elle est vue de l'arrière, et simultanément, Max (A gauche) et un autre monsieur (A droite) entrent dans le véhicule. Une fois dedans, ils sortent immédiatement, se retrouvent tous les deux au premier plan pour se confondre en excuses, Puis... retournent ensemble pour rejouer exactement la même scène. Une simple observation débouche ici sur un effet visuel, qui confine à l'absurde. Voilà qui place immédiatement Max à l'avant-garde des comiques Français. En même temps, au vu des films de Bosetti, Jean Durand et Georges Monca, ce n'était pas trop compliqué!

Dans le film tel qu'il se déroule, on trouve un autre lien avec Chaplin, mais qui débouche sur une curieuse absence de scrupules: là ou Chaplin aime beaucoup montrer ses personnages qui défient les moments solennels en affichant ouvertement des remontées de gaz grossières, l'artiste s'arrêtait toujours à temps: mais là ou Chaplin jouait à nous faire croire qu'il vomissait depuis le bateau de The immigrant, Linder lui vomit carrément dans le chapeau d'un de ses antagonistes, qui va en plus mettre le chapeau sur sa tête, et en recevoir l'inévitable conséquence. C'est presque choquant,..

Avec ses qualités et ses défauts, ce film montre en Max Linder un auteur décidé à forger sur les bases qu'il a installées auprès du public (Un ton, un univers et un personnage qui sont tous distinctifs, reconnaissables et appréciés) un comique qui va jouer, de plus en plus, sur la précision des gestes. Une tentation du raffinement, que ne permettait pas toujours ni l'économie particulière du cinéma comique Français dans lequel il fallait travailler vite et sans trop dépenser, ni le tempérament de Linder qui filmait tout ce qui bouge sans jamais prendre le temps de s'arrêter. En attendant, avec ce film qui s'est très bien vendu dans le monde entier à partir de sa sortie en janvier 1912, Max Linder a définitivement imprimé sa marque.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:56

En dépit de sa faible inventivité comique, ce film est intéressant à plus d'un titre. Pour commencer, le titre ne ment pas, il a été effectivement tourné par Linder durant une convalescence, qui l'a amené à rentrer provisoirement dans la propriété de sa famille. Ensuite, il y profite à fond de l'effet "carte postale", et prend plaisir à tourner au-delà de son intrigue, d'autant que les acteurs en sont en fait les membres de sa famille: ses parents Jean et Suzanne Leuvielle, et sa soeur Marcelle. Celle-ci en particulier bénéficie de l'affection de son frère, qui la filme cueillant des fruits avec soin, dans des plans lyriques et tendres. De plus, elle "joue" avec un naturel rare en cette époque...

Pour le reste, le film montre de quelle façon Linder, revenu chez lui pour se reposer, et accueilli par sa soeur, aura bien du mal à trouver le repos en raison de l'inimitié solide qui s'établit entre lui et un poney irascible, qui va bientôt tout faire pour lui nuire... Le film est assez clairement improvisé, mai il aurait pu être une vraie catastrophe. Il est, au contraire, plutôt émouvant.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:44

Ce film est un classique, mais c'est aussi un paradoxe à sa façon: réalisé durant la période qui suivit un accident de Linder, il est crédité à Lucien Nonguet, un réalisateur à tout faire de chez Pathé, qui a souvent été présent pour seconder Linder durant cette période. Et il a aussi du s'illustrer dans les pochades gentiment anarchistes de la production burlesque, qui était souvent à des années lumières de l'inspiration boulevardière de Max Linder, et qui se déclinait en des kilomètres de films courts se terminant immanquablement par une poursuite délirante... Pourtant Max prend un bain est presque une synthèse de ces deux tendances comiques.

Max Linder a un gros problème de santé: un tic envahissant dans l'épaule gauche lui mine la vie. Le médecin qu'il consulte n'a qu'une solution, apparemment simple, à lui fournir: il va lui falloir prendre un bain froid par jour! Max s'achète donc une baignoire, qui va être difficile à transporter chez lui, puis tente de se préparer un bain... Mais le robinet est mal placé, sur la palier de son appartement: Max est donc obligé d'y placer la baignoire, en espérant qu'il n'y aura pas trop de passages dans l'escalier. Bien sur, il y en a: une dame bien comme il faut, un clochard et un voisin se succèdent! Pour finir, la maréchaussée est convoquée pour l'arrêter, et tout ce petit monde se poursuit sur les toits.

On reconnait le vieux procédé si visible des murs dessinés en trompe l'oeil sur une toile mise à même le sol, donnant l'illusion que les acteurs qui évoluent dessus à l'horizontale sont en fait à la verticale. Du reste, avec une baignoire lourde sur la tête, il aurait sans doute été malaisé pour Max Linder de tenter une escalade...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:34

On a parfois l'image d'un séducteur impénitent, mais les films de Max Linder trahissent plutôt le sentimentalisme un brin voué à l'échec du personnage... Témoin ce film dans lequel non seulement Max cherche l'âme soeur, mais en prime il s'y prend bien mal! Invité chez des amis sur la côte d'azur, il fait la connaissance de deux cousines, une brune et une blonde. Elles sont aussi jolies l'une que l'autre et le héros ne peut pas choisir entre les deux... Il fait donc une tentative double, l'une puis l'autre... Et obtient dans les deux cas un franc succès, sauf que... les cousines parlent entre elles, comprennent qu'aucune n'a l'exclusivité, et décident de jouer un tour de cochon à leur hypothétique fiancé: elle se débrouillent pour l'attirer dans un tonneau qu'elles jettent ensuite d'une colline, et qui finira à la mer!

Une fois de plus, un film de Max Linder tire parti du décor spectaculaire, cette fois celui des la côte Niçoise, ou des torrents venus de montagne se jettent en mer. Et une fois de plus, le soi-disant séducteur se trouve bien en peine... Notons que les nombreux films de Linder tournés à l'écart de Paris en cette année 1911 ont surtout été effectués durant une période de convalescence, suite à une chute impressionnante qui avait résulté en une quasi-éventration, premier déboire de santé sérieux de Linder, qui n'allait guère rester à l'écart des hôpitaux durant a décennie à venir.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:46

Max Linder et son style vestimentaire, c'est un des atouts majeurs du comédien. Comme tous les comiques qui le suivront, Chaplin le premier, Linder a su construire une image liée au moins pour moitié à une apparence qui n'est pas que physique, passant par une élégance rare, et qui saura d'ailleurs se réadapter discrètement durant les vingt années de sa carrière. Même dans un film "en costumes", comme le génial et parodique The three must get theres (1922), ou Le roi du cirque (1925), l'homme joue avec cet aspect de lui-même, quitte à s'en moquer. Donc on a droit dans ses oeuvres à des films entiers construits sur des déboires vestimentaires. C'est le cas de celui-ci, dans lequel Max, le jour de son mariage, se trouve obligé d'emprunter des chaussures à un clochard, ce qui va forcément avoir des conséquences sociales. Un test intéressant pour l'amour, semble-t-il...

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Published by François Massarelli - dans Muet Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:35

Linder, durant toute sa carrière, a été intéressé par les possibilités du tournage en extérieurs, en particulier pour appuyer son portrait permanent d'une classe oisive. Comme beaucoup des artistes qui travaillaient chez Pathé, la conscience sociale n'était pas un vain mot pour lui. Non que je souhaite comparer ce petit, tout petit film de Linder avec, disons, Germinal de Capellani. Mais l'intention de Linder était bien de rendre compte de certaines vérités de la bourgeoisie, d'une façon dont ne rendraient jamais compte les films Gaumont... Et c'est donc ce que nous avons ici: Linder, en villégiature sur la côte d'Azur, y a emmené une équipe, et semble improviser un film dont il va faire une bobine entière... pour pas grand chose hélas. Le prétexte en fait long feu:

Max est sur les rochers, sur le bord de la méditerranée, et se prend d'envie de faire des photos. Mais il croise une beauté qui s'apprête à prendre un bain, et elle n'a pas envie du tout de se faire tirer le portrait. Elle négocie avec Max afin que celui-ci prenne ses photos ailleurs, mais il va tout faire pour contourner l'interdiction. Exaspérée, elle disparaît sous les flots...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder