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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 15:28

...Et donc nous allons prendre congé de Douglas Fairbanks avec ce film, certes mineur, mais c'est au moins une bonne nouvelle de se dire que la dernière rencontre de l'acteur avec son public ne se sera pas faite sur un film aussi indigent que l'était son Robinson! C'est à l'initiative de Korda que Fairbanks a incarné pour lui un Don Juan vieillissant, car le réalisateur producteur voulait prolonger les succès de ses dernières productions, dont son Private life of Henry VIII. Une bonne idée, et avec Fairbanks, un film qui ne pouvait pas laisser indifférent... Mais le public a boudé la chose, trop sophistiquée, trop spirituelle pour attirer le public. Et avec un vieil acteur dans le rôle d'un vieux séducteur, le jeu de miroirs devenait peut-être trop cruel. C'était d'ailleurs le but poursuivi, de permettre à Don Juan d'admettre sa vieillesse, avant de le voir se retirer pour vivre tranquillement une vie plus saine, et sans doute plus tendre, avec son épouse légitime (Benita Hume) après avoir flirté avec toute la gent féminine (Dont Merle Oberon, excusez du peu)... Mais ce qui reste de ce film, et qui a du demander plus de courage à Fairbanks que tous les bonds dont il était coutumier, et qui sont d'ailleurs fort peu nombreux dans ce film, c'est bien sur la scène durant laquelle Don Juan, que tout le monde croit mort, devient la risée de toute la ville en montant sur scène pour arrêter la représentation d'une pièce qui ne lui rend pas justice. Personne n'acceptera de le reconnaître, et... On lui dira en face qu'il est trop vieux, fini, passé. Le film, derrière un humour vaguement coquin, est surtout empreint de cette impression pour le personnage principal d'avoir quelque peu passé la date de péremption, et lui qui a passé sa vie à courir après le succès, puis a tout fait pour être oublié, a sans doute trop bien réussi.

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Published by François Massarelli - dans Alexander Korda