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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:24

J'accueille avec plaisir toute opportunité de voir une épopée biblique basée sur l'ancien testament, et qui ne soit pas à propos de la bisbille entre Moïse et Pharaon! Après tout on a toujours besoin de s'instruire un peu, non? 

Hélas... Le peplum, sous toutes ses formes, n'a jamais été affaire d'instruction (Ce qui en soi n'est pas un drame, après tout), ni de bon goût (Ca c'est un problème!!). Et ce film, situé tardivement dans le cycle du genre dans les années 60, est sans doute l'un des plus mauvais films Américains du canon que j'aie pu voir! On n'échappe à rien: les acteurs gâchés (David Farrar en Pharaon, raide comme un piquet, George Sanders manifestement las de tourner, tant et si bien que ça se lit sur son visage, etc), les dialogues crétins en pseudo-vieil anglais, imposés avec tellement d'emphase dans la voix qu'on croirait entendre des chèvres, des chorégraphies idiotes accompagnées de musiques martiales sonnées dans des trompes moches, par des figurants qui n'ont aucun sens du rythme, et bien sur une actrice dépêchée par la production pour en montrer un maximum, sans pour autant déclencher les foudres de la censure... un bain, peut-être? Au fait, Gina Lollobridgida est plus nulle que jamais, sans parler de sa vulgarité...

Bien sur, on se demandera quelques instants ce que le très grand cinéaste, auteur de The big parade et The crowd, allait faire dans cette galère. Et on essaiera de se rassurer en se disant, après tout, c'était la fin de sa carrière, il lui était sans doute difficile de trouver du travail, il lui fallait sans doute prendre ce qu'on lui donnait... Mais ce serait faire fausse route. D'une part, ce naufrage est du pur Vidor, dans lequel on retrouve les conflits d'égoïstes magnifiques: le roi Salomon contre la plantureuse païenne... Et on y retrouve ce subtil mélange de ferveur et de passion érotique qui parcourt toute l'oeuvre de Vidor depuis au moins Wild oranges! Quant au fait que ce soit la fin de sa carrière, c'est indéniable: comment voulez-vous confier le moindre budget au metteur en scène de Solomon and Sheba?

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Published by François Massarelli - dans King Vidor Navets