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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 15:39

Le premier film de Clouzot est un court métrage, qui porte un pedigree inattendu: le scénario est signé de Jacques de Baroncelli, qui n'était quand même pas n'importe qui au sortir de sa carrière muette distinguée par l'élégance de ses films... Justement, Clouzot et lui ont collaboré à l'occasion à l'aube de la carrière de ce dernier, mais Baroncelli y était metteur en scène et Clouzot scénariste, pas le contraire! Devant la rareté et le peu de ressources documentaires relatives à ce film, rien ne peut pour l'instant nous dire pourquoi et comment Clouzot, qui débutait une carrière de scénariste, a été amené à réaliser ces quinze minutes.

Par contre, il est intéressant de confronter cette "terreur" pour rire, avec le début soigneusement découpé de L'assassin habite au 21: ici, les premières minutes, à coup de plans muets, de lumières et d'ombres inquiétantes, donnent l'illusion d'un film à suspense, avant que par surprise, ne nous soit révélé qu'il s'agit d'une comédie. Un cambrioleur (Qui se présente lui-même comme "La terreur des Batignolles", mais il tremble un peu trop pour mériter un tel titre!) profite de l'absence d'un couple pour faire son métier dans leur appartement, quand un couple rentre, et... ne commence à mettre en scène son suicide. Depuis sa cachette, derrière un rideau, "la terreur" attend, gêné, que les deux se décident sur leur mode opératoire. Il commence à paniquer quand ils choisissent le gaz...

C'est court et l'interprétation n'est évidemment pas à noter pour sa subtilité: le cinéma n'est sonore que depuis peu, et pourtant la bande-son a été surtout travaillée afin de participer à l'illusion du début. Après, on assiste surtout à un numéro de vaudeville un peu absurde et conditionné par une fin qui vous surprendra... un peu.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Henri-Georges Clouzot