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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 10:54

"I say, there's somebody at the door"

car ce qui caractérise principalement ce film, c'est l'omniprésence poids lourd d'un dialogue standardisé à l'extrême, une marque à n'en pas douter de son origine théâtrale, origine qui se retrouve aussi dans l'abondance de passages qui sont autant de plans-séquences de scènes. Hitchcock qui aimait tant le montage et le cinéma qui respire a ici clairement laissé faire, comme il l'avait déjà fait avec Juno and the Paycock, qui est sans doute le pire de tous ses films...

Pourtant le début ne laisse aucune équivoque: British International Pictures présente un film de John Gallsworthy, suivi de Mis en scène par Alfred Hitchcock! Toujours cette conception traditionnelle au cinéma Britannique que l'auteur d'un film serait en fait l'auteur de l'oeuvre adaptée, ce qui fait d'Homère l'auteur de O Brother where art thou des frères Coen. 

Mais le fait est qu'Hitchcock n'a rien mis de lui-même, ou si peu, dans cet effroyable désastre; l'histoire ne l'a pas intéressé, et pourquoi d'ailleurs aurait-elle pu? Deux familles, des aristocrates ("I say, Dodo, what's the matter?") et une famille de parvenus qui entendent relancer l'industrie dans la région ("I know what I can buy with me money!"), se battent comme des chiffonniers à coup d'enchères, de menaces et de coups bas. Il n'y en a pas une pour rattraper l'autre et Hitch ne se réveille de sa torpeur que pour une scène d'enchères très découpée où on devine un semblant de suspense, et pour une série de plans autour d'un suicide. Sinon, circulez, rien à voir, c'est du théâtre filmé.

 

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Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock