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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 16:46
Le coeur et l'argent (Louis Feuillade, 1912)

Comme Erreur tragique de la même année, ce film est typique de la production dramatique de Feuillade: des films courts (Une ou deux bobines), austères, situés dans des décors parfaitement adéquats, et l'interprétation en est, le plus souvent, très retenue. Dans cette histoire, Suzanne (Grandais) est amoureuse d'un jeune homme (Raymond Lyon), mais sa mère (Renée Carl) préfère lui forcer la main en la faisant épouser un homme riche (Paul Manson). La jeune femme est très malheureuse, d'autant que son Raymond jure qu'il s'en souviendra. Un jour pourtant, le mari meurt... Le testament prévoit qu'il lègue sa fortune à sa jeune épouse, à une condition et une seule: qu'elle ne se remarie jamais...

Le film commence et finit dans un étang, et les plans, lumineux et estivaux, sont autant d'oeuvres d'art. Feuillade laisse surtout parler ses décors naturels ici, il y a peu de plans de la ville et les séquences tournées en intérieur sont limitées. Mais le contraste entre le destin tristounet de la jeune femme et la beauté des extérieurs fait le charme du film, qui en matière de scénario, reste un exercice très classique, contrairement à Erreur tragique et ses idées novatrices. On a longtemps attribué le film à Léonce Perret, mais il y manque une certaine utilisation de la lumière pour que cette hypothèse soit convaincante; en l'absence d'autres indices, on peut sans trop de chances de se tromper créditer la réalisation à Feuillade, en raison de l'utilisation des deux principales actrices de sa "troupe", Renée Carl et Suzanne Grandais.

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Published by François Massarelli - dans Louis Feuillade Muet