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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 17:21

Un sous marin fait surface en baie d'Hudson, et une troupe de nazis en sort pour venir remplir une mission sur le sol Canadien... Si ça ne vous rappelle rien, c'est que vous n'avez pas vu le film de Michael Powell 49th Parallel... Mais il y a de sérieuses différences: tout d'abord, le film de Powell était grave, avec le souhait affiché d'être une fable visant à encourager l'engagement, tout en prenant, ou en feignant de prendre, le point de vue de l'ennemi. Pas ce film... Ici les nazis sont des nazis, d'authentiques ordures promptes à dégainer leur arme pour se débarrasser de celui auquel ils viennent de jurer qu'ils ne lui feraient aucun mal... Des gros balourds de mirlitaires obsédés par le rang et la pureté raciale. Des nazis, quoi: des meurtriers sanguinaires et bornés. Sinon, dans le film Anglais, les nazis se rendent vers le Sud, afin de tenter de rallier les Canadiens à leur cause, pour ensuite disparaître par les Etats-Unis qui étaient encore neutres à l'époque. Dans Northern pursuit, comme l'indique le titre, la direction est plutôt toujours plus vers le nord...

Du reste la petite troupe sera vite décimée par une avalanche providentielle. Tout surhommes qu'ils se croient, les fils d'Odin ne pèsent pas lourds face aux forces de la nature! C'est donc à un seul nazi, le colonel Von Keller (Helmut Dantine) que le capitaine Wagner, de la police montée, va avoir affaire... Et réciproquement: Wagner est d'origine Allemande, et dès la rencontre entre les deux hommes, Walsh installe le doute: en raison de ses origines, Wagner est-il sensible à la cause nazie, et aux victoires Européennes dont lui parle le colonel? Bien sûr qu'il feint d'afficher une sympathie, ce qui lui permet d'avoir une mission d'espionnage à accomplir. Mais ce n'est pas à proprement parler formidable: le film fait partie de ces petites oeuvres sans envergure, tournées à la Warner par walsh, dans le cadre de son contrat. Flynn a sans doute apprécié de pouvoir jouer un peu avec son image, mais le film vaut surtout pour certains à-côtés: par exemple, si vous aimez les poursuites à chiens de traîneau, dans la neige sous les arbres, vous serez ravi...

Disons que le film se situe quand même solidement dans une tradition propre au metteur en scène, de décrire l'aventure en mouvement. Mais malgré ça, ce film soigné mais sans génie n'est ni The big trail, ni Objective Burma!

 

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Published by François Massarelli - dans Raoul Walsh