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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 10:13

Un couple juif survit tant bien que mal: lui tente de vendre ses pommes, elle veille après leur petite fille dans leur quartier défavorisé. En butte à la mesquinerie des autres, le père va devoir en plus apprendre que sa fille a été tuée par un chauffeur, un richissime personnage coiffé d'un haut-de-forme...

Après m'être plaint de l'usage dégoûtant d'un stéréotype antisémite dans The girl in the armchair, je constate que ce n'est pas une généralité. Le sujet de ce film social un tantinet exagéré (le mélodrame y est assumé jusqu'à l'insupportable) est le fait que la différence ethnique devrait être ignorée. Un vaste programme, pour lequel Alice Guy commet un film très conventionnel: elle a fait mieux...

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy
5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 10:05

Un homme et une femme souhaitent se marier, mais le fiancé n'est pas au goût du père qui va essayer de lui substituer un comte, tout ridicule avec sa moustache et sa barbichette, et sa particule. Mais les amoureux ne se laissent pas faire, et une idée toute simple va leur permettre de se marier: le garçon va se déguiser en l'autre...

D'une part, voilà un sujet en or pour une comédie, quelle qu'en soit l'origine, (on imagine aussi bien Pathé que Gaumont, Roach que Christie ou Keystone), avec son lot de gags plus ou moins drôles, plus ou moins graveleux. Et ça marche! 

D'autre part, dans la série "l'origine d'un gag", ici, les deux "doubles" se livrent à une séance de pantomime autour d'un miroir brisé, qui ne sera pas perdue pour tout le monde: Max Linder, Billy West, Charley Chase, et les Marx Brothers (entre autres!) s'en souviendront tous...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet Comédie
2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 08:44

Sur une réserve, une jeune femme (La fille d'un colonel) développe de l'amitié pour une indien solitaire, qui lui vient en aide en la transportant lors d'un hiver rigoureux. Un capitaine du fort n'apprécie pas du tout cette situation et quand l'Indien offre un bijou à la jeune femme, l'officier jaloux donne à cette dernière une version salace du présent: elle jette le bijou... Après quelques semaines, pourtant, c'est l'indien qui va la sauver du froid, au prix de sa vie...

Comme dans de nombreux films de Griffith à l'époque, le titre transcrit une bonne part de ce qui fait le suspense du film dans sa deuxième partie... Tourné dans l'Est, dans des paysages enneigés, dans un certain dénuement aussi, c'est esthétiquement très réussi, et le ton adopté, fait de simplicité directe, est emballant: n'attendons pas de révolution, je rappelle qu'à cette époque le mélange entre ce que les imbéciles appellent des races (le vilain mot) était considéré au mieux comme immoral, au pire comme un délit dans la plupart des états. Ici, pourtant, un "blanc" a le mauvais rôle... 

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Published by François Massarelli - dans Western Muet Alice Guy
2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 08:33

Les chiens qui sauvent le monde, au cinéma, c'est un cliché qui a la peau dure dans ces premières années d'existence... Mais ce film d'Alice Guy n'est pas un remake de Rescued by Rover, de Cecil Hepworth. Le chien est là dès le départ, quand on nous raconte que la famille du détective reçoit la garde d'un chien, à la grande joie de la petite fille de la maison. On nous raconte ensuite une intrigue de faux-monnayeur qui escroque son monde, et quand le héros vie t pour l'arrêter, la bande de malfrats va lui régler son compte avec une scie circulaire, sans doute l'une des premières instances de ce supplice à la Poe... 

Devinez qui va le sauver?

Mais évidemment, sauf si on est un ami de ces bêtes poilues et odorantes, l'intérêt du film est dans la montée dramatique d'une tension génératrice de suspense, qui nous confirme qu'Alice Guy s'essayait à tout et tous les genres, et le faisait, parfois, fort bien...

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy
1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 11:13

Rien à voir avec Shakespeare... Dans une ville moderne, un homme (Billy Quirk) voit en face de chez lui une femme (Blanche Cornwall) qui signale à son mari son amour en lui envoyant des baisers. C'est touchant, sauf qu'il ne voit pas le mari et il prend donc les baisers pour lui... Il saisit un prétexte (un livre qu'elle a fait tomber depuis sa fenêtre) pour s'inviter chez elle. Elle lui explique la situation, il finit par comprendre, et sort. D'autant qu'elle lui a dit que son mari (Darwin Karr) était fort baraqué... Sauf que, d'une part, le voisin dépité oublie son parapluie; et d'autre part le mari revient inopinément, ce qui enclencher une série de quiproquos car à chacun de ses allers-retours, le voisin oubliera un détail et à chacune de ses interventions le mari sera de plus en plus soupçonneux...

On n'imagine pas Griffith faire un film comme celui-là: d'une part il aurait refilé le bébé à Sennett, d'autre part même ce dernier aurait très vite choisi de jouer la carte du délire... Ici, le ton de la comédie est assumé depuis le début, mais la situation s'installe en douceur, avant que la comédie ne dégénère. On pourrait trouver des griefs: Bily Quirk, par exemple, est un peu trop enclin à utiliser la grimace comme principale forme d'expression, mais ce n'est pas grave, car c'est Blanche Cornwall qui mène (plutôt adroitement) la danse... 

 

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Comédie Muet
1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 11:02

Dans un fort situé sur la frontière, le lieutenant Sterling (James Sterling) tente de séduire la fille du colonel (Vinnie Webb). Le sergent Karr (Darwin Karr) intervient et Sterling est viré manu militari (si j'ose dire)... Mis il est déterminé à se venger, quitte à enlever la jeune femme avec sa bande de bras cassés, provoquer l'intervention du valeureux Karr, et menacer la jeune femme de pendre son petit ami si elle refuse de partir avec lui...

C'est baroque, certes, mais c'est surtout un film d'un impressionnante violence. Dans ces sous-bois qu'on devine captés quelque part dans le New Jersey (ces films de madame Guy ont été pour la plupart tournés à Fort Lee), les émotions sont grandes et il faut parfois réagir au quart de tour. Le film commence d'ailleurs par une série d'actions violentes, mais je pense que c'est parce que tout ce qui précède a probablement disparu.

En tout cas, si la qualité des films Solax d'Alice Guy varie souvent, ici on est devant l'un des meilleurs westerns qu'elle ait réalisés...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Western Muet
29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 17:19

Dans un petit village sur la Frontière, les cow-boys locaux apprennent qu'un nouveau pasteur va arriver... Ils préparent le goudron et les plumes mais sont très surpris de découvrir qu'il s'agit en réalité d'une femme: décontenancés, ils se laissent amadouer... Mais pas tous.

Alice Guy a souvent eu recours au style du western, en y mariant souvent aventure et humour. Ici, le film fonctionne très bien sur les deux tableaux, tout en étant une lecture assez affectueuse de la vie à la dure dans l'Ouest. Le ravage des ans est ici très palpable à travers les manques, en début et en fin de film...

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Published by François Massarelli - dans Western Comédie Alice Guy Muet
29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 17:09

Une femme fait boire son mari, une tante devient une suffragette folle, et toute la maisonnée est persuadée qu'une bouteille d'alcool est en réalité, soit du poison, soit du jus de citron... Le tout dans une farandole absurde et assez franchement jouissive en plus d'être rigolote.

C'est l'une des comédies de la compagnie Solax dont la maîtresse d'oeuvre était le plus souvent Madame Guy. Sa carrière de metteure en scène avait été mise de côté entre son mariage en 1907, suivi de son arrivée aux Etats-Unis, et la fondation de leur compagnie par les époux Blaché: la mission de madame Guy qui avait motivé son installation aux Etats-Unis, à savoir le fait de vanter les mérites du Chronophone Gaumont, avait été un échec total. Donc retour à ce que la dame savait le mieux faire: du cinéma...

Et du cinéma Américain, s'il vous plaît, mais avec un petit quelque chose en plus. Avec une certaine rigueur et une certaine persuasion dans le jeu des acteurs, il semble que la réalisatrice ici recycle les folles poursuites idiotes des films burlesques Gaumont et Pathé... Et le fait que le film ait souffert et que certaines séquences soient perdues à jamais, joue paradoxalement encore plus en sa faveur, ajoutant au délire...

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet Comédie
25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 16:17

Une fée au milieu d'un parterre de choux nous démontre comment naissent les bébés...

Le film La fée aux choux est passé à la postérité comme "la première fiction" du cinéma: mon oeil! Le court film des frères Lumière L'arroseur arrosé (1895) ne l'a pas attendu. Mais on s'étonne aussi en voyant ce film, car il vient au bout de quatre années d'existence de la narration cinématographique... 

Tout simplement, cette "Fée aux choux" de 1900 est un remake, l'un des premiers de l'histoire: la première version, nettement plus élaborée, a eu tellement de succès, il en a été tiré tant de copies, que le négatif n'a pas survécu... Et au passage, de copies non plus. Donc quand on vous dit que La fée aux choux est le premier film de fiction, méfiez-vous: ce n'est pas celui qu'on vous montrera! Sans parler du fait que ce remake sera refait deux ans plus tard sous un nouveau titre, avec un scénario et un découpage deux fois plus évolué (il comprendra deux plans!)

Sinon, eh bien lisez l'intrigue, là haut: à part le fait que les pauvres enfants sont bien apeurés et donc doivent brailler tout leur saoul, il ne se passe rien d'autre...

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 14:04

Ce film est probablement le dernier des films Solax de comédie d'une bobine, qui ait survécu: et on le verra, la portée de ces 15 minutes est importante. On y voit les mésaventures d'un jeune homme (Fraunie Fraunholtz) qui est très amoureux d'une jeune femme (Marian Swayn) et qui décide de la demander en mariage... Mais il rompt cet engagement suite à sa ruine. Quelques jours après, il reçoit un télégramme d'un parent inconnu, qui lui annonce un héritage imminent, à condition qu'il soit marié le jour même à midi pile. Il a douze minutes...

Je vais dévoiler le pot-aux-roses tout de suite: c'est Marian qui a fait un faux télégramme afin de forcer son petit ami à l'épouser. Mais ce qui nous intéresse, c'est quand même le reste, qui va servir de base à plusieurs films. On peut évidemment citer Le Soupirant de Pierre Etaix, mais ce sera beaucoup plus parlant (si j'ose dire) de se référer directement à Keaton, et à son Seven Chances, sorti en 1925, qui est pourtant supposé être adapté d'une pièce de théâtre. Néanmoins, c'est cet exact synopsis qui lui sert de base... 

Le court métrage partage d'ailleurs avec le long une tendance à se placer une course contre la montre, qui dégénère en situations toujours plus délirantes. Maintenant, Guy reste sage dans son développement, et nous livre en moins de 15 mn la clé de son histoire, qui une fois de plus montre que les femmes sont les plus fortes.

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Published by François Massarelli - dans Muet Alice Guy Comédie