15 juin 2016
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18:54

J'avais exprimé mes réserves sur l'opportunité de coupler Bugs Bunny et Wile E. Coyote, fameux animal malchanceux du sud-est des Etats-Unis, à l'occasion du film de Jones Operation rabbit (1952)... Il faut croire que je suis le seul que ça ait gêné, car ils sont de retour, pour une nouvelle série d'ingéniosité mal placée, et une fois de plus bien malchanceuse, de la part du canidé. Qui s'en prend bien évidemment plein la figure, une fois de plus... L'essentiel des tentatives tourne autour de l'utilisation par le coyote d'un ordinateur qui a plus d'un tour dans son sac... C'est plaisant, une fois admise l'énervante opportunité de remplir le film de monologues insupportables.
15 juin 2016
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18:50

Avide de célébrité, Bugs se fait engager à la télévision. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il va servir de faire-valoir à Elmer Fudd pour une émission en direct consacrée à la chasse au lapin.
Le film se veut une parodie de la télévision, Elmer pourchassant Bugs dans les studios, en s'inspirant à chaque fois des émissions en cours pour se sortir de la situation. Les idées sont convenues, l'animation indigente et le tout est laid et à fuir.
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Published by François Massarelli
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
15 juin 2016
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18:45

Friz Freleng a souvent laissé à Jones (la fameuse trilogie) la rivalité Daffy-Bunny, mis quand il s'y attaquait, c'était le plus souvent du point de vue du canard... Ce film en est un exemple: jaloux du succès de Bugs Bunny, Daffy Duck vient présenter ses services à la Warner... qui l'engage en tant que doublure de son ennmi juré. Bien sur, il va s'en prendre plein la figure, pour notre plus grand bonheur...
Pas grand chose à dire de plus, si ce n'est que le film progresse gentiment, de comédie de situation en gags absurdes, et que loin des expérimentations (De plus en plus stériles) de Chuck Jones, et loin de la manière de plus en plus indigente à force d'être économe de Bob McKimson, Freleng fait un classique avec trois fois rien.
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Looney Tunes
Friz Freleng
15 juin 2016
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18:39

En cette période d'appauvrissement de l'animation, ce film est une halte bienvenue, sur un format classique: Bugs subit une lourde frustration, et va se venger. Et comme il aime à se renouveler, la formule qui introduit la vengeance ne sera pas cette fois "This means war", mais une autre, plus inventive, plus percutante. Tout commence dans l'Ouest, Bugs progresse sous terre à vive allure et bute sur un caillou... jaune, doré et énorme. qu'un malfrat qui répond au doux nom de Nasty Canasta (Mais ce n'est pas le même Nasty Canasta que dans d'autres films de Jones), lui subtilise... Plus tard, Bugs arrive à San Francisco, chez Canasta qui s'est acheté un saloon sur Barbary Coast, le quartier mal famé, et envisage de se refaire... la vengeance va tourner autour du jeu...
Pas aussi ambitieux que les précédents films de Chuck jones, celui-ci frappe pourtant fort, en terme de gags, et de timing.
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Looney Tunes
15 juin 2016
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18:32

On prend les mêmes et on recommence... presque. Il faut croire que le public, ou les décideurs de la Warner, ont apprécié la confrontation de Bugs Bunny et d'Hazel la sorcière, dans Bewitched Bunny (1954). la sorcière, qui incarnait pour Jones les débordements dont lui et son équipe sont capables, allait leur permettre une fois de plus d'explorer de nouveaux styles d'animation... laids. Mission accomplie. Cela dit, le film est meilleur que le précédent, prenant prétexte d'Halloween, avec Bugs qui, déguisé en sorcière, frappe justement à la porte d'Hazel. Or, celle-ci est en pleine consultation de son miroir pour savoir qui est la plus laide, et elle n'a pas besoin de cette compétition... Mais elle peut se rassurer: elle est très moche.
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Looney Tunes
15 juin 2016
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18:25

On pourrait se contenter d'un "tout est dans le titre", pour parler de ce film de Chuck Jones, mais ce n'est sans doute pas assez... Une nouvelle fois, le réalisateur s'attache à déconstruire le mythe fondateur de Bugs Bunny, cette sempiternelle histoire de chasse au lapin qui jamais ne tournera à l'avantage d'Elmer Fudd le chasseur. Pour se faire cette fois-ci, un prologue nous parle de importance du déguisement, et en particulier du chapeau qu'on met sur la tête d'un personnage, et de l'influence dudit chapeau sur son comportement. Et donc, alors qu'Elmer chasse Bugs, un camion transportant des chapeaux destinés à des compagnies théâtrales perd son contenu et les chapeaux amenés par le vent vont changer la situation entre les deux protagonistes...
C'est amusant. Est-ce que ça remplit avantageusement un court métrage? Ma foi non, ça fait vite long feu. Pourtant, l'équipe s'en sort à a fin avec une pirouette de fort bon goût...
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Looney Tunes
31 mai 2016
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19:04

Au temps des romains, sous l'empereur Neron (Qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Charles Laughton, l'une des bonnes idées de ce film), on somme le capitaine de la Garde Prétorienne (Yosemite Sam) de trouver une victime à donner aux lions. N'en trouvant pas, il se rabat sur un lapin...
Le reste est essentiellement une course-poursuite durant laquelle quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse, Sam finit par être confronté aux lions! C'est lassant, et ça souffre d'un défaut inattendu: on jurerait que Yosemite sam est doublé par quelqu'un d'autre que Mel Blanc (Ce qui n'est heureusement pas le cas de Bugs Bunny), et même par un acteur qui imite Mel Blanc... Et Sam souffre aussi d'une animation indigente, et à l'économie. Les temps sont durs, et la WB coupe les budgets...
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Looney Tunes
Friz Freleng
31 mai 2016
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18:56

Intrigue totalement convenue: Bugs Bunny lit un livre situé en plein moyen-âge, s'endort et se retrouve en pleine époque médiévale. Face à lui, il va avoir un certain nombre d'autochtones qui vont s'exprimer dans un Anglais d'époque, le genre de dialogue qui pousse Bugs Bunny à s'amuser du reste, et va rencontrer des dragons, s'amuser dans les douves d'un château, et entendre parler d'un enchanteur. C'est très anecdotique...
...mais l'enchanteur s'appelle Merlin: Merlin of Monroe! De même, on appréciera le bon goût de Bugs Bunny (Et chuck Jones), qui entendant réciter une litanie de noms de nobliaux divers, se prenne au jeu et ne cite ses amis, le "Duke of Ellington", le "Count of Basie", le "Earl of Hines", le "Cab of Calloway" et le "Satchmo of Armstrong". Tant de référence au jazz me rendent forcément très indulgent...
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Looney Tunes
31 mai 2016
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18:34

Hyde and hare est un classique, c'est aussi un film assez moyen. Il se donne les moyens d'une certaine qualité, à laquelle l'équipe de Freleng nous a habitués... la plupart du temps. Les films à venir seront de moins en moins soignés, quand ils ne seront pas tout simplement indigents!
Ici, Bugs est aux prises avec un être humain des plus sensibles, un scientifique qui aime les animaux au point de recueillir le pauvre lapin qui semble mourir de faim devant lui (Bugs, ce grand acteur, dans ses oeuvres)... Ce que ce dernier ne sait pas, c'est que le bon Dr Jekyll a un secret: il a créé une potion (Air connu) qui le transforme en son double maléfique, plusieurs fois et de façon aléatoire. Le film repose sur une routine vite lassante: Bugs accompagné du bon docteur ne le voit pas se transformer derrière lui, etc...
Hélas, la fin est décevante, convenue, et largement oubliable.
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
Friz Freleng
22 mai 2016
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11:23

Une émission de télévision typique des années 60: Elmer Fudd présente un personnage qui va être célébré... Dans le public, assis à côté de Granny, Bugs Bunny et Daffy Duck... L'un d'entre eux va être invité à partager quelques moments en direct, afin de revenir sur sa vie, et ce n'est évidemment pas le canard. Ce sera l'occasion de revoir des extraits d'autres films, un en solo, (A hare grows in Manhattan), un autre avec Elmer (Hare do), et enfin un avec Yosemite Sam dans son incarnation de pirate (Buccaneer Bunny). Compte tenu des exactions de Bugs dans ces films, l'hommage va se transformer en vendetta.
...ou du moins aurait du parce que les animateurs ont l'air aussi fatigués que les personnages. S'il y a ici un enjeu (En gros, quand Daffy Duck va-t-il intervenir pour tirer la couverture à lui et se ridiculiser, comme d'habitude), le propos est surtout au recyclage facile et inutile.