23 avril 2016
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18:27

Si on excepte un petit détail de principe, voici un excellent film, dans lequel l'équipe de Freleng fait exactement ce qu'elle sait si bien faire: une série de variations infimes et exubérantes, très rythmées et souvent musicales, sur un gag ou deux, le tout basé sur une situation de départ en béton: Yosemite Sam est un voyou urbain, pour changer, qui un jour tombe sur un journal qui annonce qu'une veuve (La fameuse "Mammy" de Tweety et Sylvester) a hérité de plusieurs millions de dollars. Il prend la décision de la séduire, afin de pouvoir profiter des millions (Qui lui serviront, bien sur, à faire le mal).
Et c'est là que se situe le petit détail qui me chiffonne: Bugs Bunny décide de faire une bonne action, et le dit. le personnage devient assez clairement mièvre... mais on ne va pas s'en plaindre trop longtemps, parce que si les tentatives de séduction de Sam sont hilarantes (En gros, s'introduire chez la dame, l'embrasser un peu, puis lui courir après comme un fauve en rut, ce qui n'est manifestement pas pour lui déplaire!), les stratagèmes de Bugs seront assez réjouissants aussi. Notamment, il se fait passer pour un autre prétendant à l'accent Français (Il parle comme Pepe le Pew, bien sur) ou encore il va avoir recours à son astuce numéro1: le déguisement, assorti à une imitation convaincante. Donc, on assiste ici à de nombreuses scènes dans lesquelles Yosemite Sam court après Bugs Bunny dans le but de lui faire subir les derniers outrages...
Une petite note au passage, qui sert essentiellement à enfoncer le clou: je dis souvent à quel point les films de Bob McKimson sont minables. Ici, Freleng lui emprunte un gag, celui des bosses du très très très très mauvais film Rabbit's kin. Parce qu'il lui avait plu, ou pour lui montrer comment faire? Je penche personnellement pour la deuxième raison.
Published by François Massarelli
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Bugs Bunny
Animation
Looney Tunes
Friz Freleng
23 avril 2016
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18:19

Un petit Freleng routinier, dans lequel comme souvent le monde semble se résumer à l'existence d'un lapin et d'un tout petit homme... Pour continuer à faire des variations sur le personnage de Yosemite Sam sans trop le dénaturer, son créateur en fait un colonel de la guerre de sécession! Et s'amuse avec la Mason-Dixon Line, cette "frontière" qui délimitait les états du Nord de ceux du Sud avant la guerre en question, et qui divise malgré la réconciliation les deux civilisations jusqu'à aujourd'hui: Bugs Bunny, éternel nordiste, constate que la sécheresse a eu raison de la dernière carotte, il décide donc d'aller en Alabama, où paraît-il on a établi un récent record de production de carottes... Mais passer vers "Dixieland" va s'avérer difficile, compte tenu du fait que Sam est un soldat Sudiste qui n'a, depuis 90 ans, pas encore reçu l'ordre de cesser sa mission. Celle-ci consiste à empêcher tout nordiste d'entrer...
La fameuse ligne fictive est bien réelle ici. Elle est une démarcation spectaculaire entre la vert pays Sudiste, défendu par le petit énervé, et le Nord brûlé par la sécheresse...
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
23 avril 2016
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Il faut admettre que de tous les metteurs en scène qui ont pris en main le personnage de Bugs Bunny, Chuck Jones a été depuis le début le plus soucieux de varier les films, et de renouveler constamment les aventures du héros. C'est passé par toutes sortes de variations, dont celle-ci est assez unique en son genre: au début du film (sorti assez peu de temps après la guerre de Corée), Bugs Bunny reçoit pas erreur un courrier en fait adressé à un certain B. Bonny, lui annonçant son incorporation dans l'armée. Comme Daffy Duck chez Bob Clampett, cette nouvelle ne le fait pas spécialement bondir de joie... On suit donc les aventures du troufion Bugs Bunny qui devient assez rapidement le souffre-douleur de son sergent, qui va par conséquent lui-même souffrir.
Le film est moyen; bien sur il est esthétiquement intéressant avec comme toujours chez Jones un jeu de réactions très stimulant. Mais le personnage de Bugs tend à se perdre dans cet environnement qui le rend assez mal à l'aise, d'autant que beaucoup de ses bourdes seront involontaires. Quand Bugs Bunny commet des sottises sans en avoir l'intention il devient à peu près aussi passionnant que, disons, Mr Magoo. C'est à dire sans intérêt.
A noter un gag étrange: quand Bugs Bunny se présente, les officiers lui répondent des choses du genre: C'est ça, et moi je suis Porky Pig. Ca tombe complètement à plat...
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
16 avril 2016
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22:59

Mais pourquoi donc ranger ce film dans la catégorie "Bugs Bunny"? je ne peux pas répondre à cette question, surtout si vous n'avez pas vu le film. Ce serait mal...
Pour ce qui est de l'intrigue, ce film annoncé par des titres très élaborés et annonciateurs d'aventures médiévale, commence par une tentative de Daffy de se prendre pour D'artagnan: mais le décor s'en va... à partir de là, il entre dans un dialogue de plus en plus houleux avec son animateur, qui fait tout pour l'indisposer. Il va jusqu'à l'effacer, et le film est un festival de méta-gags, avec un personnage désespéré qui est prêt à se raccrocher à tout, alors qu'il est évident que chaque changement va tourner à la catastrophe. C'est une merveille, un tour de force même, et comme souvent chez Chuck Jones derrière le gag et l'éclat de rire, se cachent des tourments et une panique existentielle, indicible et parfaitement angoissante.
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Bugs Bunny
Daffy Duck
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Looney Tunes
16 avril 2016
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22:50

Un puma terrorise un lapin, qui vient se réfugier chez son voisin Bugs...
Quand Friz Freleng construit un film entier sur un gag et un seul, répété ad vitam eternam, c'est magique, et ça s'appelle High-diving hare. Si en revanche Bob McKimson le fait, c'est une catastrophe. Mais le fait d'avoir choisi un seul gag (Bugs Bunny affronte un puma stupide, auquel il demande invariablement combien de sucres, ou Lumps, en Anglais, ce qui veut aussi dire "Bosses", il veut dans son café, avant de lui asséner de nombreux coups de maillet) n'est pas le pire: ici, Bugs vient en aide à un lapin insupportable et très laid, qui parle très vite, et c'est minable. Même chez Disney on ne descendait pas aussi bas dans la vulgarité graphique.
Bref: à fuir.
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Bugs Bunny
Animation
Looney Tunes
16 avril 2016
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22:44

Et maintenant, une curiosité: ce film réalisé par Bob McKimson est bon. Il se passe au Texas, et l'histoire de Tedd Pierce est l'occasion d'un grand nombre de gags liés à l'état: la ville de Dallas a été rebaptisée Dollars, par exemple... Bugs y vit tranquille à l'ombre des derricks, mais un riche Texan qui passe par là constate qu'il y a un trou dont aucune goutte de pétrole ne sort, et décide d'y installer un derrick. On est un peu dans un sujet à la Chuck Jones/Michael Maltese, organisé autour de la défense du territoire, sauf qu'on n'y sent pas de danger réel pour Bugs. mais l'adversaire, cette fois, est un petit Texan colérique qui a des points communs avec Sam... Il est aidé d'un improbable chauffeur-homme de main, muet et ridicule, qui s'appelle Maverick, et aime à manier la dynamite. On n'est pas inquiet pour notre héros, bien sur, mais le film se laisse voir avec un réel plaisir...
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
16 avril 2016
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22:38

En cette période, marquant distinctement son territoire, Chuck Jones revisite volontiers son propre univers. On l'a vu reprendre ses parodies de films d'horreur, et expérimenter une rencontre entre Bugs Bunny et le coyote en plein désert. Ce film confronte Bugs à un ennemi déjà vu il y a quelques années: Marvin le martien. Un personnage qui est toujours prompt à voler inconsciemment la vedette, par son coté volontiers décalé, idiot même, mais d'une rare poésie. De nouveau flanqué d'un chien (Qui s'appelle K-9, à prononcer bien sûr à l'anglaise), de nouveau de passage avec une mission dangereuse; il lui faut désormais ramener de la terre un échantillon vivant...
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Animation
Bugs Bunny
Looney Tunes
16 avril 2016
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22:28

Quoi de neuf, justement? pas grand chose, et beaucoup: d'une part, ce film ne fait pas dans la grande innovation scénaristique, reprenant plusieurs ingrédients déjà explorés par Jones: Bunny échoue par hasard dans une demeure où vit un savant fou à la recherche d'un cerveau pour une expérience, et va se retrouver aux prises avec Gossamer, le gigantesque monstre manchot aux poils rouges qui porte des baskets... On l'a déjà vu dans Hair-raising hare. Il ya des variantes, notamment le fait que désormais le savant évoque plus Boris Karloff, avec un soupçon de Vincent Price dans la voix, et une enseigne lumineuse sur le château achève de démontrer que tout ça n'est que de la blague: on y lit 'savant fou', et 'Boo'!
Non, ce qui change, et ça fait quelques temps déjà en 1952, c'est le style de Jones, qui s'affine et commence à loucher vers des angles plus aigus. Et son animation est de plus en plus hachée, laissant le spectateur profiter de plus en plus des réactions, et à ce titre, Bugs Bunny est un excellent acteur. Il réagit à merveille, surtout chez Jones, où contrairement à la routine des gags de ses copains, le lapin continue à exprimer des émotions... Et rien que pour ça, le film vaut sérieusement le détour.
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Bugs Bunny
Animation
Looney Tunes
11 avril 2016
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Fidèle à sa petite manie d'adapter Yosemite Sam à toutes les circonstances du moment qu'il puisse être en position de gueuler plus fort que tous les autres protagonistes, Freleng en fait un bandit, dont la spécialité est de voler les exploitations privées des chercheurs d'or. Il fait la rencontre de Bugs Bunny, chercheur d'or sans le vouloir, qui trouve apparemment sans effort des épites énormes. Sa technique? Simple, en présence de l'or, il est soudainement agité d'une danse idiote, qui indique la présence du métal jaune, il n'y a donc qu'à creuser. Les deux vont donc s'associer, au détriment du petit excité roux. Ceci n'a rien d'un film de concours, mais c'est plaisant.
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
Friz Freleng
11 avril 2016
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16:40

Tiens donc, un film de Friz Freleng qui n'oppose pas Bugs à Sam, qu'il soit pirate ou cow-boy... Il y a une raison bien simple, qui apparaît dès qu'on constate que le film mêle deux styles d'animation radicalement différents les uns des autres. C'est un remake, et comme il n'y a pas de petites économies, Freleng a carrément repris des éléments directement du premier film, en l'occurrence Of fox and hounds, de Tex Avery (1940)... le chien Willoughby, délicieusement crétin (Avery avait un talent impressionnant pour créer des personnages au Q.I. dysfonctionnel, c'est un fait) y participait au milieu d'un tas informe de chiens tous plus canins les uns que les autres, à une chasse au renard, qui virait à une lutte d'intellects entre des chiens, et un renard nommé George. On remarque ici bien sur l'obsession de Tex Avery pour Of mice and men de Steinbeck.
Dans ce remake, le rôle de Willoughby est tenu à nouveau par un chien improbablement stupide, qui demande lui aussi en permanence "Which way did he go" à un Bugs Bunny déguisé en renard qui prend fréquemment le public à témoin. sans être totalement indigne, le film est un remake qui ne s'imposait pas.
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Bugs Bunny
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Looney Tunes
Friz Freleng