Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 09:19

Une cigogne saoule transporte un chérubin... et justement, M. et Mme Sylvester n'ont pas de petit. Sauf que ce que l'oiseau leur apporte est...

Une souris.

Dans un premier temps, Sylvester se verrait bien manger le petit, mais il se ravise, car il a craqué pour son "fils". Mais les chats du voisinage, eux, entendent bien s'emparer de la proie...

C'est un film étrange, dans lequel une vision de la situation matrimoniale qui pourrait bien être celle de Freleng nous apparaît dans toute son horreur, une vision paternaliste, machiste, et assez vieillotte, pour ne pas dire réactionnaire. Mais le réalisateur a une longue histoire de s'identifeir, justement, à ses méchants dans lesquels il disait se représenter sans aucune pudeur: Yosemite Sam ou Sylvester notamment. 

On est donc dans une auto-caricature assez poussée, où Monsieur dit être occupé alors qu'il dort toute la journée, madame est préoccupée par l'absence d'enfant alors que Monsieur s'en fout... Gonflée jusqu'à la vulgarité, la caricature est grinçante, et possède sans doute juste ce qu'il faut d'exagération pour être drôle.

Mais le plus drôle ici reste bien sûr la façon dont une armée de chats aux idées toutes plus saugrenues les unes que les autres va s'attacher à kidnapper une souris adoptive...

Et la fin, qui voit un renversement des rôles, est assez surprenante...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 09:12

Un chat qui souhaite pêcher comprend (les poissons le lui ayant expliqué) qu'il ne pourra rien obtenir sans un appat; il cherche un ver, en trouve un... mais doit se battre pour l'avoir car il a de la compétition. L'insupportable coq sudiste Forghorn Leghorn a faim... 

La faim, un ressort classique, qui reste intéressant y compris dans ce film plus que moyen. Habituellement, le coq est opposé à deux personnages de son environnement, le chat ici présent étant un personnage moins établi. Il est aussi assez repoussant, McKimson avait vraiment commencé à se laisser aller...

Le conflit repose sur l'absence totale de compréhension de ce qui se passe autour de lui, du personnage de Foghorn. Certes, on se moque de lui en le montrant engagé dans une loghorrée qui consiste essentiellement à se plaindre, avec idiomes du Kentucky, de l'incapacité à se taire d'un personnage qui lui n'arrive pas à en placer une... en soi ça peut être drôle. Mais ça ne l'est pas. Ce personnage récurrent, bien que très populaire aux Etats-Unis en raison de la connotation régionale (dans laquelle paraît-il McKimson a mis beaucoup de lui-même, et a constamment instruit Mel Blanc sur les expressions typiques et la prononciation), reste pour moi un poids lourd d'agacement...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 10:43

Dans une petite maison (au mur, un canevas: home, sweet home...), deux animaux vivent en paix... L'un est un chien, un gros bouledogue (Mike), et l'autre un chat avec un souci de diction (Sylvester)... Mais il y a un troisième animal, aussi: une souris affamée. Et comme elle a senti qu'un fromage très appétissant se trouvait sur la table du salon, elle va user de stratagèmes pour se l'approprier.

Manipulation, bricolage (notamment un gros aimant, décidément un objet très usuel dans les courts métrages animés), elle va surtout tenter de ruiner l'amitié des deux bestioles en semant la division... C'est enlevé, très drôle, et comme souvent dans les dessins animés de Friz Freleng, il se plait à inverser les codes en faisant de la proie le méchant...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 10:34

Tweety, poursuivi par Sylvester, lui-même poursuivi par un gros chien, Mike... C'est la scène qui ouvre le film, et les trois animaux provoquent un accident, hors champ bien entendu. On les retrouve donc à l'hôpital, où ils vont se remettre, pendant qu'une infirmière d'un certain âge tente d'empêcher les deux gros d'assumer leurs instincts respectifs...

C'est un film tardif, et on peut noter qu'on y crédite les deux stars (Tweety and Sylvester in...) au générique. Pourtant Tweety s'est affadi, et n'apas beaucoup le temps de se faire remarquer. Peut-être quelqu'un à la Warner s'était-il rendu compte que Clampett et Freleng, qui avaient créé le personnage, en avaient en fait fait un oiseau au comportement assez trouble, le vrai héros devant plutôt être Sylvester! 

Sinon, un autre commentaire s'impose: dans un effort de diversification, la grand-mère très "fin XIXe" des films habituels est ici une infirmière, vaguement décalée, et qui a une mission impossible: empêcher le chien d'embêter le chat, le chat de chasser l'oiseau, et bien sûr le chat de faire des coups pendables au chien... C'est quand même rigolo, une fois qu'on a compris que Tweety n'est qu'un prétexte!

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Friz Freleng Looney Tunes
18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 10:16

En 1959, Chuck Jones réalise pour la Warner des films à sa guise, et le studio a bien changé. En témoignent un certain nombre d'indices: d'une part les décors, particulièrement ceux des aventures désastreuses du Coyote (oui, vous n'imaginez quand même pas que le héros soit l'oiseau, quand même?) sont de plus en plus abstraits, et c'est frappant de voir à quel point Jones et Maurice Noble, responsable ds décors (et souvent crédité à la co-réalisation, un signe qui ne trompe pas) sont inventifs avec les paysages typiques de ce qu'on trouve en Arizona... 

Et sinon, le film continue à rendre toujours plus austère la quête du vide du Coyote, condamné à chasser pour rien un oiseau qu'il n'attrapera jamais, et mangera encore moins, tout en étant, vaguement, un reflet de son époque: la vente par correspondance, par exemple, le hobby du bricolage, sont des passe-temps qui sentent bon les années 50, quand la vie s'est allégée... Et le jet, très présent dans ce film, est lui typique d'une tentation de la modernité un peu inutile, qui allait s'exprimer un peu partout (et notamment avec le jet-pack, dans Thunderball (Opération Tonnerre)!

Et donc, je viens, sans effort apparent, de comparer James Bond et le Coyote. Il fallait le faire.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Wile E. Coyote
16 juin 2023 5 16 /06 /juin /2023 10:35

L'intrigue? Coyote, roadrunner... 

Non, en effet, rien ne distingue vraiment ce court métrage de 1958, des autres, ceux qui ont précédé et ceux qui suivront, dans la longue et fascinante filmographie de cette étonnante série. Etonnante, car uniquement basée sur l'échec d'un protagoniste et sur la sensation pure: celle du suspense qui nous fait anticiper non l'accomplissment, mais son contraire. Sensation pure aussi du rythme, un élément essentiel de la franchise!

Alors comme d'habitude, il y aura de désespérantes tentatives, toutes lamentables, d'attraper l'oiseau trop rapide pour lui, par le coyote: avec une grenade, un trapèze, un rongeur dopé, un produit miracle, et même un bateau à moteur. 

Comme toujours, cette série du coyote est soit:

...une magnifique escroquerie dans laquelle le public, son intelligence détournée par un cas bizarre de syndrôme de Stockholm un peu tordu, admire ce qu'il n'y pas lieu d'admirer, et soutient un anti-héros dans ses échecs programmés.

soit:

...une phénoménale variation sur le vide cinématographique, et la capacité à émouvoir (car oui, le rire tient de l'émotion) à partir de rien, mais alors vraiment rien. C'est fascinant.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Wile E. Coyote
16 juin 2023 5 16 /06 /juin /2023 10:24

Un chien qui s'évade de la fourrière se réfugie dans une voiture, où il se retrouve truffe à truffe avec Charlie, un chien airedale; ce dernier lui conseille de se trouver un maître, et lui raconte son histoire, comment il a sélectionné à partir de tous les maîtres potentiels, Porky Pig pour devenir son propriétaire...

Le film recycle des situations et un personnage de Porky's pooch, un court de Bob Clampett. Jones va s'intéresser au personnage de Charlie, et le développer sur une poignée de courts métrages. Il va aussi se baser sur un de ses propres films peu connus, The fresh Airedale, dans lequel un chien menait la vie dure à un pauvre chat pour garder la faveur de ses maîtres... le personnage est surtout basé sur l'accumulation  de tentatives de séduction de Porky par Charlie, toutes, bien sûr, vouées à l'échec car systématiquement agressives! Le personnage est un manipulateur particulièrement imbu de lui-même, qui tranche avec les tendances parfois disneyiennes de Jones à l'époque...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation
14 juin 2023 3 14 /06 /juin /2023 18:09

Se rappelant qu'il est un canard, Daffy Duck se rend vers le Sud. Lors d'une escale, il souhaite demander à un confrère l'hospitalité, avant de se rendre compte qu'il est devant un canard empaillé: il décide néanmoins de squatter la belle demeure, et entre en conflit avec le chien du propriétaire, qui incidemment est Porky Pig...

C'est un film assez rare et pas déplaisant du tout, mais qui a un souci d'identification du méchant: parmoments, il s'agit de Daffy Duck lui-même, aux depens d'un chien asez rigolo, qui est bien campé, mais étant doux et fataliste, il n'a pas vraiment inspiré le metteur en scène. Porky disparait aussi vite qu'il est arrivé... Et sinon, comme très souvent chez Freleng, qui partage ce trait avec William Wellman, les meilleurs gags ont lieu hors champ.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Daffy Duck Animation Looney Tunes
14 juin 2023 3 14 /06 /juin /2023 17:58

Un inquiétant personnage sévit dans la métropole de la Côte Est: il s'agit d'un méchiavélique individu qui désacralise toutes les publicités sur les murs en les parant de moustaches! Le limier Porky Pig est sur sa piste, mais nous savons, nous, très vite, que c'est Daffy Duck.

quand je grandissais, au rythme quasi-quotidien de merveilleux dessins animés de la Warner, je pensais que daffy Duck était un minable, un imbécile ou un médiocre, un râleur, et un sale type systématiquement dans l'ombre. Héros dans l'ombre des faire-valoirs, ou faire-valoir victime des héros... La faute en incombe à deux metteurs en scène qui n'avaient que faire d'un canard. Autant Chuck Jones pouvait être intéressé par, disons, l'échec élevé au rang des beaux-arts, autant Friz Freleng adorait mettre Bugs Bunny aux prises avec des méchants rigolos, autant ils sont passés à côté de daffy, au point de le dénaturer...

C'est là que l'on va, pour une fois, parler en bien de Bob McKimson: l'animateur passé réalisateur a longtemps gangréné le vivier d ela WB à coups de dessins animés de seconde zone, de mièvreries et de redondances insipides (Foghorn Leghorn)... Pourtant il a hérité de deux équipes, celle d'Avery (parti de la WB en 1941) et celle de Clampett surtout, qui lui a laissé les clés en partant en 1946, au point que McKimson a même assuré la fin de la production de quelques films. Or Avery et Clampett (ainsi que Tashlin, ce qui complète la sainte trilogie des dingos de la Warner) avaient eux tout compris à Daffy, créé il est vrai par Clampett pour un film d'Avery. Un canard dingo, justement, d'où son nom... Un irresponsable notoire, lâché dans des dessins animés pour les détruire de l'intérieur. S'en tenant à cette vision des choses, McKimson a tout bonnement réussi ce film.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Daffy Duck
11 juin 2023 7 11 /06 /juin /2023 17:20

Alors que la construction d'un chemin de fer bat son plein, Bugs Bunny va s'attacher à mener une vie infernale à un pauvre ingénieur qui n'avait pourtat rien demandé à personne (Elmer Fudd)...

Tashlin, c'était un peu le chaînon manquan entre la dimension raisonnable des dessins animés de la Warner (en gros, ceux qui vont rester plus de deux décennies, les Jones, McKimson et Freleng), et les dingos (Avery, Clampett): capable de faire sérieusement déraper ses courts métrages, mais pas de façon irrémédiable, plus vers la folie douce que la folie furieuse...

Du coup, on eest ici confornté à la tendance  l'espièglerie plus ou moins arbitraire de Bugs Bunny, un trait qui disparaîtra et avec lui, toute une gamme de fantaisie pure et poétique. Ce n'est peut-être pas le meilleur de tous les Bugs Bunny, mais c'est un gentil moment de loufoquerie assumée. Et ça, c'est toujours une bonne chose...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Frank Tashlin Animation Bugs Bunny