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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:34

Hyde and hare est un classique, c'est aussi un film assez moyen. Il se donne les moyens d'une certaine qualité, à laquelle l'équipe de Freleng nous a habitués... la plupart du temps. Les films à venir seront de moins en moins soignés, quand ils ne seront pas tout simplement indigents!

Ici, Bugs est aux prises avec un être humain des plus sensibles, un scientifique qui aime les animaux au point de recueillir le pauvre lapin qui semble mourir de faim devant lui (Bugs, ce grand acteur, dans ses oeuvres)... Ce que ce dernier ne sait pas, c'est que le bon Dr Jekyll a un secret: il a créé une potion (air connu) qui le transforme en son double maléfique, plusieurs fois et de façon aléatoire. Le film repose sur une routine vite lassante: Bugs accompagné du bon docteur ne le voit pas se transformer derrière lui, etc...

Hélas, la fin est décevante, convenue, et largement oubliable.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:23

Une émission de télévision typique des années 60: Elmer Fudd présente un personnage qui va être célébré... Dans le public, assis à côté de Granny, Bugs Bunny et Daffy Duck... L'un d'entre eux va être invité à partager quelques moments en direct, afin de revenir sur sa vie, et ce n'est évidemment pas le canard. Ce sera l'occasion de revoir des extraits d'autres films, un en solo, (A hare grows in Manhattan), un autre avec Elmer (Hare do), et enfin un avec Yosemite Sam dans son incarnation de pirate (Buccaneer Bunny). Compte tenu des exactions de Bugs dans ces films, l'hommage va se transformer en vendetta.

...ou du moins aurait du parce que les animateurs ont l'air aussi fatigués que les personnages. S'il y a ici un enjeu (En gros, quand Daffy Duck va-t-il intervenir pour tirer la couverture à lui et se ridiculiser, comme d'habitude), le propos est surtout au recyclage facile et inutile.

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:44

Bugs Bunny se réveille, et sort de chez lui... les ennuis commencent, car l'animateur est d'humeur joueuse: sa créature va souffrir de mille façons, au gré des changements d'inspiration, des crayons et des pinceaux qui vont être utilisés pour lui donner vie. Comme Bugs Bunny est plutôt râleur, il va tâcher de ne pas se laisser faire...

Bien sur, ça nous rappelle quelque chose, puisque c'est exactement le même principe que Duck Amuck, réalisé par la même unité, celle de Chuck Jones sur un scénario de Michael Maltese. c'est Daffy Duck, l'éternel insatisfait, qui avait cette fois à souffrir de l'humeur farceuse d'un animateur, qui changeait le décor, l'orientation, les couleurs de son plumage, enlevait ou remettait sa tête, le déformait... Et il était révélé à la fin que c'était Bugs Bunny. Ici, le lapin est victime de la vindicte d'Elmer Fudd. Pour le reste, c'est le même principe mais pas le même film, et s'il faut choisir entre les deux je pense que Duck Amuck est meilleur...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:37

On s'attendrait à ce que Bugs Bunny fasse allusion à une erreur de sa part, et qu'il ne regrette de ne pas avoir tourné à gauche à Albuquerque, mais ce genre de phrase est plutôt courante dans les films de Chuck Jones: ici, il s'est effectivement trompé, car il est en plein Sahara, alors qu'il croit être à Miami Beach. Il continue à se comporter en véritable touriste New Yorkais, puisqu'une fois confronté à une oasis avec une toute petite mare d'eau, il fait une remarque sur la taille trompeuse de l'Océan Atlantique... Et c'est à peu près à ce moment que sa nemesis se manifeste: l'inévitable Sam, qui se fait appeler Riff-Raff Sam, intervient à dos de dromadaire, et c'est une confrontation classique qui commence...

Bugs va se barricader dans un fort du genre de ceux qu'on trouve dans les films d'aventures des années 30, et nous allons assister à l'affligeante succession des tentatives de Sam pour entrer. On l'aura compris, il n'y aura rien de nouveau, mais ce sera vraiment drôle et parfaitement satisfaisant...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 19:17

Dans un délire à la façon des studios d'animation UPA, tout en raideur et en angles aigus, Jones nous montre un cambrioleur de banque en action. Il s'échappe, et se révèle un homme si petit qu'il peut se camoufler en bébé. Son landau, bourré de billets de banques, lui échappe, et il le retrouve trop tard: le butin est tombé... dans le terrier de Bugs Bunny. Le bandit trouve donc un stratagème: se faire de nouveau passer pour un bébé, abandonné par sa maman. Comme c'est un coeur d'or, il le recueille...

On est à des années lumières de la tendresse de Feed the kitty: le bébé est tout sauf facile, et pour cause... On notera une vision d'enfer: lorsque Bugs réalise la vérité, il se saisit du bébé, et lui fait subir des traitements indignes... Un passage qui hors contexte serait certainement aisément scandaleux! C'est un film de Chuck Jones qui se situe à lavant-garde graphique de ses possibilités...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes Chuck Jones
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 18:59

Sous influence extérieure, on appelle aussi ça la compétition, Chuck Jones va expérimenter avec les décors et avec l'animation afin d'intégrer un nouveau type d'esthétique, influencée par le style anguleux et raide des films UPA. D'où l'invention radicale de la sorcière Hazel. Un personnage qu'on aime (Ses épingles à cheveux qu'elle laisse en masse derrière elle), ou qu'on déteste (Elle est laide, à tous points de vue, animées avec des idées certes révolutionnaires mais aussi tellement arbitraires, et elle jure de façon irritante avec le personnage de Bugs Bunny)...

Donc, le film commence par une intervention de Bugs pour sauver Hansel et Gretel des griffes de la sorcière Hazel. On se demande pourquoi puisque les deux gamins sont particulièrement irritants aux aussi... Mais une fois les deux bambins enfuis, la sorcière décide de manger du lapin. Spoiler: elle n'y arrivera pas.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 18:48

On va probablement imaginer que je lui en veux personnellement... Mais que voulez-vous, je suis assez souvent alarmé, attristé, voire affligé par les efforts du réalisateur Bob McKimson, qui a beau avoir des personnages en or (Pas l'abominable coq Foghorn Leghorn, sa création, qui est d'un ennui mortel): Daffy Duck ou Bugs Bunny, chez lui, deviennent ennuyeux et verbeux. On lui reconnait par ailleurs un certain talent pour opposer Bugs à des personnages hauts en couleurs: Gruesome gorilla (Gorilla my dreams) en était un bon exemple. Sinon, il a créé ce diable de Tasmanie. Mais au final, le personnage ne va pas très loin. Une fois établi que c'est un omnivore obsédé, qui parle par grognements et autres prouts bien dégoûtants, il fait bien reconnaître que ça ne va pas très loin.

Mais le personnage, né dans ce film, est devenu l'objet d'un culte à part entière, apparaissant dans cinq films en tout. Ici, il envahit soudainement l'espace vital de Bugs Bunny qui va tout faire pour se débarrasser de lui, mais non sans jouer un peu avec lui... C'est gentil, mais il me semble difficile de faire comme tout le monde et de considérer ce film à l'animation poussive comme un chef d'oeuvre.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Bob McKimson
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 18:42

Durant l'année 1954, les choses se tassent, et Bugs Bunny est de plus en plus routinier. Il n'en reste pas moins que l'on y trouve quand même en cherchant bien des classiques. Celui-ci en fait partie, bien qu'il joue sur des éléments anachroniques: Freleng imagine une histoire de gangsters, et le duo de truands qui se retrouvent aux prises avec Bugs Bunny sont inspirés plus des films des années 30 que des films noirs des années 50! Rocky, surtout, le très ombrageux "boss", avec son chapeau disproportionné...

L'intrigue est simple, alors que Bugs Bunny, lapin citadin, se lamente d'entendre parler de l'ouverture de la chasse au lapin, qui va mettre ses congénères en danger, il se réjouit d'habiter en ville, et est témoin d'un hold-up spectaculaire, se retrouvant par erreur dans la voiture des deux cambrioleurs, Rocky et Mugsy. Le reste est classique: le lapin ne va faire qu'une bouchée des deux affreux...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 17:05

Daffy Duck n'en peut plus d'être en permanence la victime de l'humour dans des films qu'il estime indignes de lui, et s'en plaint auprès de J. L. (Warner). Pour preuve de sa bonne volonté, il amène un scénario, signé de Daffy Dumas Duck, pour un film dans lequel il interpréterait le rôle de The scarlet Pumpernickel, un bretteur de première classe. Prétexte à nous montrer bien entendu le résultat, un film de cape et d'épée avec une spectaculaire distribution...

Le casting: C'est sans doute le principal intérêt de ce film, qui est soumis à la loi des courts métrages de Jones dans lesquels Daffy Duck est en solo: c'est un minable, qui souhaite en permanence s'élever au dessus de son statut de minable... Donc, pour accompagner l'infortuné canard, on trouve une brochette de stars, dont Porky Pig, qui joue en gros le même rôle qu'aurait joué Claude Rains: le potentat local, jaloux de ses prérogatives, qui s'apprête à les consolider par un mariage arrangé. Elmer Fudd est un aubergiste local, et surtout Sylvester est le fourbe ennemi juré, sorte de shérif de Buckingham - avec un cheveu sur la langue.

C'est plaisant, comme toujours bourré de commentaires sur le cinéma, avec des remarques de Daffy sur les différences entre lui et Erroll Flynn. ON trouve aussi de nombreux clins d'oeil au style de Curtiz (Les ombres!!). Mais ce n'est pas non plus, dans l'ensemble, un chef d'oeuvre: l'animation en est, sans doute, trop sage...

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Animation Looney Tunes
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 18:49

Un peu d'histoire... dans les années cinquante, sentant venir l'age d'or de la télévision, les studios de cinéma comprennent qu'il n'est pas loin, le temps de mettre a clé sous la porte parce que les gens ne viendront plus voir dans les cinémas ce qu'ils ont chez eux. La décision est donc prise de changer les choses pour inciter les gens à se déplacer. la Fox a donc le Cinémascope, qui propose un spectacle élargi, qui sera bientôt étendu à quasiment toute la famille des studios. Et la Warner se distingue en sortant des films tournés selon un procédé de 3D assez efficace. Pour accompagner les films qui bénéficient de cette technologie, il semblait logique de prolonger l'expérience à d'autres films, bien sûr... dont les cartoons.

Logiquement, la super-star des dessins animés Warner va être le premier personnage à bénéficier de la dite technologie. Et on annonce donc, voir l'affiche, une "laugh riot" en 3D... Laugh riot, ça veut dire qu'on rigole tout le temps...

Et donc on ne rit pas beaucoup. C'est bien Bugs Bunny, puisqu'il est un carottophage à grandes oreilles, mais le film est d'une nullité absolue: Bugs s'installe en plein dans le pays du géant Paul Bunyan, et trouve des carottes géantes. Mais elles sont gardées par le chien géant de Paul Bunyan. Le film perd allègrement son temps...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Chuck Jones