
Un nobliau Anglais, Lord Harrowby (William Austin), doit se marier avec une riche héritière, Cecilia Meyrick (Ruth Dwyer)... Il prend le soin d'assurer son mariage auprès d'une compagnie Londonnienne établie à New York, mais il y a une clause importante: la Floyd's of London n'assure le mariage que dans la mesure où des événements extérieurs pourraient le faire capoter. Si c'est en raison d'une action de Harrowby lui-même, ils ne débourseront pas un centime. Ils vont donc dépêcher un homme de confiance, Dick Minot (Reginald Denny), pour s'assurer du bon fonctionnement de la chose...
A partir de là, quelques précisions: Cecilia n'est pas très motivée pour le mariage mais ses parents la poussent un peu; Dick Minot est beau garçon et Cecilia va le rencontrer avant le mariage, mais lui a en plus un défaut: il est conscient de son devoir et va donc devoir nier son amour la mort dans l'âme; Harrowby est une indéfectible andouille avec un passé chargé; en prime, il est flanqué d'un escroc qui ne manque pas une seule occasion de lui soutirer de l'argent; enfin, il y aura des obstacles: un quidam insistant qui prétend être aussi Lord Harrowby, ou encore un gentleman de la presse avec des oreilles qui traînent. La mission de Minot sera délicate...
C'est une jolie comédie très enlevée, mais sage... Un film qui tient plus de la screwball comedy que du genre burlesque: on y sent une hésitation de la production à se lancer dans le slapstick et la comédie physique, ce qui est idiot puisque la raison qui avait poussé la Universal à engager Denny était justement qu'il était un ancien boxeur! On va d'ailleurs trouver à la fin du film une résolution qui permet à Pollard d'utiliser les dons physiques de sa vedette, qui est non seulement un excellent acteur, il a aussi du charme. Le film aussi, gentiment... Et quand je lis ça et là que ce film de sept bobines est l'un des longs métrages mineurs de Denny, je me dis qu'il y a du bonheur en perspective...







Le plus ancien film conservé de John Ford fait partie d'un ensemble de westerns, produits par Universal. A la base, l'idée était de tourner des films vite faits avec Harry Carey en vedette, d'utiliser les décors (Ceux des studios Universal, mais aussi des paysages aussi naturels que possible) au maximum, et d'assembler deux bobines; mais pour ce film, Ford a été plus loin, et a obtenu un certain succès avec le résultat final, qui emmène les aventures du cowboy joué par Carey vers des hauteurs qu'on ne soupçonnait peut-être pas à l'époque. Cheyenne Harry (Carey) est un hors-la-loi engagé par un gros propriétaire, pour exproprier par la force une famille de fermiers. Harry est prêt à accomplir la mission, mais venant pour menacer, voire tuer ses cibles, il les surprend en pleine cérémonie: ils viennent d'enterrer l'un d'eux, le fils du vieux fermier, abattu de dos. Harry décide de passer de l'autre côté, et va les aider à lutter, puis à ameuter d'autres fermiers pour se défendre.

















