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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 16:33

Anna Christie (Greta Garbo), la fille d'un marin suédois alcoolique (George Marion), a été envoyée quand elle avait 5 ans dans une ferme, dans le Minnesota. Un soir, elle revient vers son père, et s'installe avec lui... Elle revient de loin, et comme on dit, "a vécu". Mais elle va profiter de son séjour pour tenter de s'amender, et en dépit de son envie de retourner à sa vie d'avant, se laisse apprivoiser par son père, qui n'a pas compris qui elle était devenue. Un soir, sur la barge de son père, Anna assiste au sauvetage de trois marins, dont Matt (Charles Bickford); il est attiré par elle. Mais pourra-t-elle lui faire comprendre ce que son passé cache?

Le film prend son temps pour installer son cadre, se reposant entièrement sur la conversation en état d'ébriété entre George Marion et Marie Dressler, qui établit tout ce qu'il y a à savoir sur lui et sa fille, leur histoire, la raison son alcoolisme) pour laquelle il l'a envoyée dans le Minnesota; la verve comique des deux acteurs est constamment au bord de virer au pathétique, entre leur alcoolisme, et leur mal-être... Une fois le cadre du café posé, 16 mn après son début, la star apparaît, en deux temps: d'abord, l'air soucieux, elle entre, puis elle s'installe et deuxième temps, elle parle... Ce qui était le principal enjeu du film, et allons même plus loin, le fait de devoir faire parler Garbo a aussi joué dans le choix de cette pièce d'Eugene O'Neill située dans le milieu des immigrants Suédois...

D'ailleurs, sa performance sera sans tâche, si ce n'est qu'à ce stade de sa vie elle parlait trop bien l'anglais, et qu'il lui aura fallu exagérer son accent Suédois pour jouer Anna... De son côté en revanche, George Marion en fait des tonnes dans l'accent "ethnique", c'en est gênant pour lui (il me fait penser à la façon dont John ford faisait systématiquement parler John Qualen en Américano-suédois dans tous les films qu'il a interprétés pour lui!).

On a un peu peur, évidemment, d'un film qui a tant misé sur le son, au point d'en être constamment délayé: la MGM est quasiment venu au parlant avec un an de retard sur la Fox, la paramount et la Warner, en moyenne. Mais l'avantage est que, même si ce film repose de façon évidente sur du théâtre, il a l'avantage au moins de ne pas trop prendre son temps... Car la technique du cinéma parlant n'était pas au point, ça non; mais au moins les aspects techniques ont su évoluer, ce que prouve le film. Clarence Brown a obtenu de ses acteurs des performances impressionnantes, Garbo en premier. D'autre part, l'utilisation d'une pièce établie permet au film d'évoquer la descente aux enfers, la prostitution ou l'alcoolisme sans trop de problème...

La conversation entre Greta Garbo et Marie Dressler, qui comprend progressivement que cette fille qui vient d'entrer et de s'enfiler un whisky, est en fait la fille de son petit ami Chris, qui attend une oie blanche de la campagne, et non une femme de 20 ans qui a vécu et qui a eu "des soucis avec les hommes"... Le film épouse la structure de la pièce, mais Clarence Brown se réserve souvent le droit de varier ses plans, et sil a tendance à construire ses séquences autour des acteurs, les choix de placement de caméra, et le montage laissent quand même le film respirer. C'est particulièrement vrai lors de la séquence des retrouvailles entre Anna et son père, qui joue sur l'attente du public, l'émotion des personnages, et un mouvement de caméra parfaitement dosé...

Et thématiquement, le film se sert de la pièce d'Eugene O'Neill comme d'une opportunité en or pour rafraîchir la carrière de Greta Garbo qui avait si souvent joué les bourgeoises adultères ou les filles de joie repenties, sous bien des formes... La confrontation entre Anna Christie, qui cache son jeu, et la vieille Mathy (Marie Dressler) qui elle sait ce que cache l'héroïne, et représente ce qui risque d'arriver plus tard à la jeune femme, est particulièrement bien représentée, sous l'oeil impitoyable de Charles Bickford qui prend les femmes déchues de haut...

Sinon, le film est célèbre pour ses nombreuses tentatives, souvent réussies, de placer les acteurs dans un cadre qui disimulait des micros qu'on peut s'attacher à repérer, comme cette affreuse lampe située à 15 cm de la tête de Garbo, lors d'une conversation avec son père à l'arrière de la péniche de ce dernier...

Il serait intéressant de faire une petite comparaison, d'ailleurs, avec la version allemande (conservée) du film, réalisée par Jacques Feyder, et dont Garbo disait qu'elle avait sa préférence. Ce pourrait être une marque de snobisme d'une contrarienne notoire...

 

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Published by François Massarelli - dans Greta Garbo Clarence Brown Pre-code
2 janvier 2024 2 02 /01 /janvier /2024 21:46

Dans aucun des romans, dans aucune des nouvelles écrites par Sir Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes n'a jamais dit "Elementary my dear watson", pas plus que "Elémentaire mon cher Watson". C'est comme ça, c'est une légende tenace, mais c'est tellement associé au personnage, qu'on a fini par l'y associer.

Me Tarzan, you Jane, c'est pareil: ni dans le livre, ni dans les bédés, ni surtout dans ce film. Ne cherchez pas, oubliez cette andouille de Christophe Lambert, le (pourtant chouette) dessin animé Disney, les livres la bédé, etc... Tarzan, c'est celui-ci: Johnny Weissmuller, accompagné de Maureen O'Sullivan, sans fils, sans langage ou presque, sans encombrant héritage Greystoke: brut de décoffrage, nu, pas dépourvu devant les dames, il ne lui faut pas longtemps pour comprendre (Et lui faire comprendre sans trop la brusquer) que sa compatibilité avec Jane est inéluctable et ne passe pas nécessairement par une grammaire parfaite.

Le projet revient de loin, totalement assujetti à la présence de tonnes de pellicule ramenées d'Afrique où le réalisateur Woody S. Van Dyke a tourné une partie de Trader Horn. La façon dont les images "authentiques" ont été intégrées à l'intrigue et au découpage de ce film par ailleurs totalement tourné aux Etats-Unis est l'un des étranges mais fascinants témoignages de ce qu'était la MGM lors de son âge d'or. Le film est une construction impressionnante, faite d'aventure sous sa forme la plus classique, dont les héros sont totalement Anglais, de fascination pour l'ailleurs exotique symbolisé par l'Afrique et ses mystères, mais aussi de notations discrètes mais insistantes sur l'esprit colonial: chacun, d'une certaine manière, y trouvera son compte: on pourra pester devant cette tendance à montrer les noirs assujettis qui se réfugient derrière le bwana pour qu'il les protège, tout comme on pourra noter que Jane Parker, qui représente une autre vision de la modernité, se tient à l'écart des comportements ouvertement racistes et apparaît plus ouverte à la différence...

Woody S. van Dyke a probablement ressenti comme une certaine forme de régression en tournant ce film de studio après son équipée délirante en Afrique. Mais en tant que responsable des kilomètres de rushes de Trader Horn, et en tant que véritable baroudeur, il n'avait pas son pareil pour mêler le factice et l'aventure: White shadows in the South Seas était là pour en témoigner. Et il a pu diriger avec une efficacité légendaire le film, qui fonctionne encore plus de quatre-vingts ans après... Les dialogues d'Ivor Novello sont impressionnants, par leur intemporalité toute Britannique, et le jeu permanent avec le non-dit... Sans parler de la simplicité des échanges entre une Anglaise qui se rend compte qu'elle n'a plus à sacrifier aux faux-semblants, face à un bon sauvage qui a tout à coup une soif d'apprendre particulièrement claire.

Et puis on joue avec le mythe, du début à la fin: les membres de l'expédition, venus chercher le cimetière des éléphants, la passe infranchissable qu'il faut ne serait-ce qu'atteindre, parce qu'elle est est tabou dans la région, les tribus versées dans le sadisme le plus cru, et enfin le bon sauvage, qui contrairement à son homologue de bande dessinée, n'est pas un lord Anglais et ne parle pas: il est nu, cru, brut. Et il représente pour Jane qui a l'âge approprié (et tout le matériel nécessaire, ce que Tarzan ne manquera pas de remarquer) l'état de nature le plus idéal qui soit. Un appel criant à la transgression... Jane abandonne tout pour le suivre (Y compris dans les peaux de bêtes de sa tanière), nous aussi. Après, on fera les lectures qu'on voudra de cette recréation d'un mythe ô combien occidental, mais peu importe: il est éternel.

Réjouissons-nous que la Warner vienne de sortir en HD une édition complète de ce film, juste introduite par un rappel: "autre temps, autre moeurs", etc... Bref: prenant les spectateurs pour des adultes responsables, ils ont sorti un film qui est inscrit dans la mémoire de beaucoup, et qui profite particulièrement bien du lifting...

 

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Woody Van Dyke Groumf Ungawa
2 janvier 2024 2 02 /01 /janvier /2024 15:22

Dans la famille Looney Tunes, je demande... le quatrième film! Avec ce nom générique, inpiré des silly Symphonies de Disney, la Warner entendait faire une concurrence frontale, et le feront encore plus ouvertement avec leurs Merrie Melodies, plus dignes du moins au début, et qui rivaliseront avec leur modèle en arborant de vives couleurs. 

Mais pour l'heure, la seule formule des Looney Tunes, c'est d'animer des personnages en musique (la marque de fabrique de l'animateur Isadore "Friz" Freleng, qui avait quitté Disney, justement, en 1928) et d'accumuler les occasions de montrer des personnages en mouvement, en s'inspirant mollement d'une chanson! 

Et ici, comment dire, ce n'est en aucun cas la sophistication qui prime... Des cochons qui sont en plein repas trouvent dans leur auge une bouteille d'alcool maison (on est, je le rappelle, en pleine prohibition). Ils se servent et la beuverie s'étend à Bosko, le personnage principal. Ce dernier en deviendrait presque un Mickey Mouse pré-code...

Vous regrettez qu'on ne voie pas souvent, dans un film de la série des Looney tunes, un personnage roter puis vomir du maïs? Ce film répond donc à ce besoin... Youpi!

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Pre-code
3 décembre 2023 7 03 /12 /décembre /2023 20:59

Dans la famille Chase, il n'y a pas que Charley... Il a, en effet, trois frères, tous nés le même jour. Il rencontre une jeune et jolie personne (Betty Mack) qui ne lui est pas indifférente, mais qui ne comprend pas pourquoi après l'avoir rencontré elle le voit, ou croit le voir partout...

C'est un petit film malin, qui repose sur des truquages adroits et une idée simple: Chase joue quatre frères (et se débrouille pour placer 5 autres interprétations par la même occasion), et ça crée de la confusion, sauf bien sûr chez le spectateur, car le film est d'une grande lisibilité. Ca n'est pas le chef d'oeuvre du comédien, mais c'est soigné... Hélas, une fois de plus on finit par une ritournelle, et décidément ça lasse.

POur la petite histoire, Chase a du raser sa moustache pour jouer certains rôles ici, et pour la grande histoire, cet attrait pour le dédoublement vient après Méliès (dans de nombreux films), mais aussi un illustre comédien (Buster Keaton dans The Playhouse) ainsi que les moins connus Lupino Lane (All alone) et Larry Semon (The show)...

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Published by François Massarelli - dans Pré-code Charley Chase Hal Roach
2 décembre 2023 6 02 /12 /décembre /2023 17:41

Le professeur Charley Chase s'apprête à prendre ses fonctions dans un établissement scolaire, mais il reçoit la visite d'un vendeur de glace (c'était avant la généralisation des réfrigérateurs, donc on mettait de la glace dans un meuble prévu à cet effet pour y entreposer des denrées périssables) qui est tellement bavard, qu'ils perdent tous deux beaucoup de temps.

En se rendant à son travail, il perd encore du temps en aidant une jeune femme (Betty Mack) en détresse: elle a laissé le canari familial s'échapper, et souhaiterait le récupérer, sans que sa mère ne se doute de quoi que ce soit.

Enfin, il arrive à son travail où son patron, le doyen (Billy Gilbert) lui confie un poste pour lequel il n'a pas la moindre qualification: la classe de maternelle, dont les enfants sont déjà particulièrement blasés.

A chaque étape de cette progression, il sera question de Cuba, et des phrases-clé, ou des situations typiques et spécifiques, seront évoquées par les protagonistes, un gag étrange souligné à chaque fois par des regards appuyés de Chase vers la caméra...

Quel film bizarre... Le ton en est souvent surréaliste, mais totalement assumé. Et derrière le côé loufoque, voire collage de ses trois parties, il montre une grande cohérence. Grâce aux conversations qui finissent toutes par glisser vers Cuba, d'abord, ensuite par le lien intrinssèque qui s'établit par la mention des graines pour canari. Et puis comme le fameux "code" de production n'est pas encore totalement en vigueur (ce sera au printemps de cette année 1934), Chase et ses copains s'en donnent à coeur joie, en particulier dans la scène du canari. Comme il s'agit de remettre le canari en cage sans que la mère de Betty ne la voie, le comédien "cache l'oiseau" dans la poche de son pantalon, et l'oiseau se débat.Sauf qu'évidemment il n'y a pas vraiment d'oiseau, et les gestes de Chase, la main qui s'agitent dans sa poche, sont tout ce qu'il y a d'équivoque...

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Charley Chase Hal Roach
29 novembre 2023 3 29 /11 /novembre /2023 13:55

Ce dernier film de Chase en 1933 est l'un de ses meilleurs films parlants. Une petite merveille de construction, qui ne faiblit qu'à la fin, lorsque sur un prétexte faiblard, tout le monde se met à chanter... Tout le reste en revanche est d'une solidité à toute épreuve, avec un prologue absurdément logique: un camion vient ramasser les cendres et autres détritus, et Charley essaie de se débarrasser du contenu de son seau, mais les agents municipaux lui résistent. 

C'est grâce à cet épisode loufoque qu'il fait la rencontre d'une jolie voisine, Betty Schmaltz (Betty Mack) dont le père se présente comme un décorateur d'intérieur... Charley s'imagine qu'il est architecte et se laisse embaucher, pour découvrir une fois qu'il aura revêtu son plus beau costume, que le bonhomme (Billy Gilbert) esten fait peintre... La première journée sera longue, et très salissante bien entendu...

La perfection comique, c'est tout un art. Ce film cousin des chefs d'oeuvres contemporains de Laurel et Hardy fait grand cas d'un certain nombre de belles choses: Gale henry en grande dame (parvenue) qui tente par tous les moyens d'afficher sa supériorité; un violoniste irritable; Charlie Hall dans une apparition éclair et musclée; Billy Gilbert et son accent Germanique à couper au couteau; et bien sûr un ballet irrésistible de pinceaux (...hum, on dit des "brosses", m'a-t-on parfois soufflé à l'oreille) qui aura raison de la classe naturelle de Charley Chase.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
29 novembre 2023 3 29 /11 /novembre /2023 13:40

Ca commence par une procession... en pleine ville, Charley et une troupe de scouts, tous en uniformes (et avec sa maigreur et ses 2m24, le moins qu'on puisse dire c'est que le comédien porte l'uniforme scout de manière bien incongrue!), déambulent dans les rues de Roach-City, mais ils sont en route vers un petit coin de nature... Après quelques interactions avec la grande ville (incarnée par un agent irascible, interprété par Eddie Baker), les voilà partis pour leur camp, en compagnie de jolies filles rencontrées en chemin...

Charley, en chef scout, est aussi peu crdible qu'on puisse l'anticiper, et se désintéresse assez rapidement de sa mission pour se consacrer aux beaux yeux de Betty Mack, mais il va souvent, très souvent même, se retrouver littéralement dans l'eau: c'est le running gag de ce film. Avec au moins une cascade mémorable, qu'étant incapable de vous décrire, je vous présente dans l'image que voici:

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
26 novembre 2023 7 26 /11 /novembre /2023 09:19

Charles Parrott, a.k.a Charley chase est donc enfin crédité après quelques films "anonymes" qui ne trompaient personne, à la réalisation de ses courts métrages, et repose ici sur un genre auquel il a beaucoup sacrifié, et le plus souvent pour des bouche-trous: le comique troupier... Ce court métrage très court (16 minutes) appartient clairement à cette catégorie tout en étant plus intéressant que les habituels prétextes à chanson et autres numéros musicaux qui sont généralement l'apanage de ce genre de production.

Le film est divisé en deux: dans une première partie, on annonce l'armisitice dans la campagne française, et les soldats Américains sont contents, lorsqu'une rafale de coups de feu retentit, et tout le monde est massacré (un gag pas trop graphique, qui donne tout le suite le ton loufoque): c'est que, galvanisé par la bataille, le bataillon du sergent Chase n'écoute plus rien et tire sur tout ce qui bouge... La deuxième partie montre le sergent et ses copains vouloir rentrer au pays: le sergent ramène un joli souvenir, une petite paysanne (Nita Pike). Mais ils sont empêchés de monter dans le bateau parce que des créanciers demandent des comptes au sergent...

Le seul lien entre les deux parties est un moment au début de la deuxième, lorsque Chase entend un tambour et qu'il redevient le soldat surexcité de la gâchette qu'il était dans la première partie, le temps d'une minute. Bon, on se contentera de dire que ça se laisse regarder, sans trop y attacher d'importance...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Pre-code Hal Roach
22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 13:50

Chase et ses copains de régiment assistent à une parade Parisienne de vétérans de la première guerre mondiale... Il rencontre Muriel Evans avec laquelle il entre dans une compétition de coups de pied bien placés, puis pour fuir un barman qui leur reproche quatre bières non payées, ils font semblant de joindre la légion. Sauf que la légion les a vraiment incorporés, les voilà donc partis pour les sables brûlants du désert...

Fidèle à sa méthode, Chase part dans toutes les irections avec un film musical, burlesque, surréaliste, aux gags parfois tellement idiots qu'ils en deviennent sublimes. A croire que tout ce petit monde était dans un état second... ce qui est d'ailleurs fort possible. Pour finir, le film vient deux ans après Beau hunks, qui voyait Laurel et Hardy dans une situation proche. Il se peut qu'il y ait ici des chutes du film de James Horne.

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code
22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 13:42

En pleine crise, c'est une période noire pour le blanchisseur James Finlayson, qui risque de mettre la clé sous la porte, et reçoit des menaces du caïd local de la mafia (vous savez, cette organisation caritative qui offre protection et douceur à des commerçants, moyennant un pourcentage conséquent)... Il va donc devoir trouver un nouveau souffle avec un associé, et engage donc Charley Chase, dont la première tâche sera de récupérer des paiements non honorés... Il va sans le savoir frapper à la mauvaise porte, celle de l'épouse de Finlayson (Anita Garvin), qui vit avec la jolie Muriel Evans (sa soeur dans le film)... 

La suite est indescriptible... Charley Chase, redevenu son propre metteur en scène sous son vrai nom, tendait à jeter le script avec leau du bain, donc ici, ça part dans tous les sens, et les gags sont du plus haut improbable. On appréciera en particulier l'explosion d'une bombe après laquelle tous les vêtements ont été intervertis: voir Finlayson en tutu était sur ma bucket list, je vais donc pouvoir le rayer. Et sinon, Anita Garvin en nymphomane prête à déambuler en nuisette devant Chase, ce n'est pas banal!

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Pre-code