Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 07:49

Un coq obsédé s'introduit dans un poulailler, où il se fait passer pour un poussin pour tromper la vigilance du surveillant, Foghorn Leghorn... 

C'est affligeant: non seulement la personnalité du "héros" a toujours été assez peu engageante, mais ce court métrage est plus mauvais que tout. Le coq qui s'invite au poulailler se comporte en référence aux beatniks de ce début des années 60, et c'est extrêmement génant, mais en prime l'animation est réduite à un minimum à peine décent. A fuir...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 14:21

Retournant sans cesse au charbon, le coyote aura-til enfin gain de cause? ...Cette question méritait-elle d'être posée?

En 1961, l'unité de Leon Schlesinger a bien changé, et l'appellation Looney Tunes est plus une convenance qu'une marque de fabrique. D'ailleurs chacun des réalisateurs impliqués a sa propre unité, et évidemment celle de Chuck Jones sort régulièrement un nouveau cartoon qui offre une série de variations en formes de gags sur l'échec absolu et programmé des initiatives du coyote pour attraper le Roadrunner...

Sauf que les temps sont durs, l'heure au recyclage et à l'économie. Por ce qui est de l'économie, le court métrage est plus raide, moins franchement animé... Ce qui est accentué par le style plus anguleux du metteur en scène. J'imagine qu'il y a des adeptes.. Mais aussi, les gags en eux-mêmes me smblent réchauffés, comme si Jones avait fait le tour des possibilités... 

Ce qui devait bien arriver un jour!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Chuck Jones Looney Tunes Animation
10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 14:10

Est-il besoin de rappeler l'intrigue? Désert, Coyote, Roadrunner, Acme... Bon, je pense que vous avez repéré l'intention, le dosage dramatique, la mission à accomplir, et ses échecs inévitables...

C'est la période durant laquelle Jones n'avait pas encore totalement opéré la transformation de son style en l'enlaidissant, et ses animaux, encore plus ou moins ronds, contrastant avec un décor de plus en plus stylisé de Maurice Noble... 

Et c'était aussi l'époque durant laquelle Jones, conscient de la répétitivité absolue de la franchise, cherchait des moyens pour surprendre le public à l'intérieur même des gags, et aussi (et surtout) en délayer de façon impressionnante la résolution: ainsi ici, un gag particulièrement élaboré... L'idée est d'écraser l'oiseau avec une grande pierre plate, jetée dans le vide à son passage. Pour l'instant la proposition est très classique... Sauf que la pierre, au lieu de tomber, reste en équilibre sur le rebord de falaise. Le coyote tente une pression, légère au début. Puis il intensifie ses gestes, jusqu'à sauter entre la pierre et le sommet de son rocher... Quand il n'y tient plus, il se place sur la pierre et saute sans arrêt... jusqu'à ce que la pierre finisse par céder, et tombe. Il ne s'en aperçoit d'abord pas du tout. Au moment de la réalisation, Jones a eu l'idée de montrer le coyote immobile sur sa pierre (durant la chute, vertigineuse, et même interminable), une expression réduite à deux points à la place des yeux. Effet garanti. Et pendant ce temps, l'attente du dénouement (inévitable) continue pour le spectateur. Non seulement le gag n'est toujours pas résolu, mais en prime, le personnage nous entraine derrière lui, avec des regards caméra de toute beauté, et un timing diabolique.

...C'est du grand art.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 23:19

Et si finalement, Chuck Jones était devenu avec l'âge le spécialiste des couples mal assortis? Un coyote lié pour l'éternité à l'oiseau qu'il n'attrapera jamais, ou un gentil bull-dog qui se met dans des situations pas possibles parce qu'il ressent une sorte d'amour paternel pour son compagnon le petit chat... Un canard qui n'en peut plus de devoir cohabiter avec un lapin beau parleur, ou ce même canard qui traine derrière lui un assistant qui n'est autre qu'un cochon... Bref, il y a une certaine tendance à vouloir explorer la dynamique de ces appariments, certains contre nature!

Claude le chat est pour moi un personnage attachant, un de ces losers magnifiques, qui ressemble à une version non bavarde, et vaguement jaunâtre, de Sylvester. Un malin, mais qui trouve toujours devant lui les pires ennemis, le pire étant ce petit chien au pedigree incertain qu'on lui colle un jour dans les pattes (il s'appelle Frisky)... Dans ce court métrage qui inaugure leur collaboration (il y aura trois films en tout), Claude qui vit une vie sans souci en seul animal de la maison, voit arrier un concurrent, un chiot qui a la faveur de son maître et de sa maîtresse. Il lui faut trouver un moyen de s'en débarrasser...

Sans que les animaux (contrairement à leurs maîtres, dont nous ne verrons jamais le visage) ne prononcent une seule réplique, nous allons assister à un festival d'expressivité, le champion toutes catégories état le chat Claude... Nous n'ignorons rien de sa duplicité, et nous pouvons quasiment lire ses pensées, dans une mise en scène magistrale qui doit beaucoup au muet, et au style radical et toujours innovateur de Jones en 1950...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 23:10

Dans ce court métrage, la dynamique entre le chat (Sylvester) et l'oiseau (Tweety Bird) est tellement installée qu'on n'a besoin de Tweety que pour lancer l'intrigue! D'humeur enjouée, Sylvester aperçoit un cirque et décide d'y faire un tour. Car il adore le cirque... Mais parmi les animaux exposés il y a un canari et il adore encore plus les canaris!

Mais il y a surtout un lion, qui va dans ce court métrage incarner toutes les facettes de l'adversité. A un certain point, on finit par en oublier le principal enjeu, à savoir cet oiseau qui se comporte ici en tous points comme d'habitude: détaché, écervelé, vaguement ironique voire sadique. 

A la fin, c'est en off que le chat succombera, sous l'ironie particulièrement noire soulignée par Tweety, mangé par une dizaine de lions et de tigres, carrément. Il n'empêche, le show et quasiment intégralement assuré par Sylvester...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Friz Freleng
5 juillet 2025 6 05 /07 /juillet /2025 22:08

L'abominable jeu de mots qui constitue le titre de ce film s'expliquera sans doute par le fait que le nom d'une race de chien remplace ici le mot terror, dans l'expression "Terror-stricken", soit pris de terreur...

C'est l'histoire d'un chien (Frisky) et d'un chat (Claude) qui cohabitent... Le chat, aspirant à la tranquillité, ne parviendra pas à la trouver car le chien est jeune et donc extrêmement agité... La tension monte pour le chat qui commence à imaginer des moyens de se débarrasser de l'animal, qui vont crescendo...

C'est extrêmement drôle: d'une part par la façon dont jones, qui n'utilise le dialogue que pour une courte séquence faisant intervenir la maîtresse des deux animaux, d'ailleurs invisible à l'écran, représente et fait vivre le caractère des deux animaux sous nos yeux. C'est formidablement observé, et servi par un timing extraordinaire...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
5 juillet 2025 6 05 /07 /juillet /2025 21:58

Tweety est tranquillement occupé à prendre son bain, quand il repère qu'il est observé par des teux mal-intentionnés... Slvester, avec des jumelles, a vu l'oiseau. Il a aussi vu le bull-dog qui monte la garde... La partie sera rude.

...Et quasiment perdue d'avance pour le pauvre chat, décidément condamné à l'échec, ce que détaille ce film de très bonne qualité, sauf en ce qui concerne l'oiseau décidément profondément irritant. Notons que Sylvestre, s'il n'a pas recours contrairement à un coyote fort malchanceux à la firme Acme, bricole beaucoup dans ce film, ce qui devient d'ailleurs le fil rouge de l'intrigue...

A noter également, l'unique réplique drôle du canari, qui au lieu du sempiternel "I think I taw a puddy-tat", dit "I think I taw a peeping Tomcat", effectuant un jeu de mot entre Tomcat (matou) et Peeping Tom (voyeur)... Toujours beaucoup plus adulte qu'on ne croit...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 18:22

Un jeune faucon, Hennery Hawk, souhaite assumer son héritage et manger du poulet... Mais le ver qu'on lui propose (et qui se passe volontiers de son destin) ne le satisfait vraiment pas... Il décide d'aller de lui-même à la conquête de ses proies dans un poulailler... Mais il est décidément bien trop petit.

Le personnage du faucon qui veut être plus grand que son âge trouvera une seconde carrière sous la patte de Bob McKimson en compagnie du coq Foghorn Leghorn, une proie désignée pour un obsédé de la viande de poulet... Mais en attendant il est ici le centre d'un court métrage réalisé par Chuck Jones, autour de son caractère qui n'est finalement contredit que par sa petite taille...

Le film est très réussi, mais il me semble quand même que c'est, sans que ce soit en rien officiel, un remake de l'intrigue de I'd love to take orders from you,  de Tex Avery, sorti en 1936...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 18:14

Trois écureuils entre enfance et adolescence jouent à Robin des Bois. Dès la distribution des rôles, le plus petit ne parviendra pas à s'imposer. Mais lors de leurs jeux, ils sont observés par un renard extrèmement futé qui va les attirer dans un piège en se faisant passer pour Lady Marian...

Pas de Robin des Bois ici, auquel Jones reviendra avec son fameux Rabbit Hood, avec Bugs Bunny, dans lequel il nous fait d'ailleurs patienter pour un Robin Hood qui n'arrive jamais! En lieu et place, donc, trois jeunes écureuils aux caractères bien différents. Les deux plus âgés briment le troisième qui ronge son frein, et le film lui offrira mieux qu'une vengeance, une affirmation de sa valeur...

C'est un excellent court métrage de la série Merrie Melodies, dans lequel Chuck Jones montre son exceptionnel talent pour construire un film sur des personnages forts et des émotions qui éclatent à l'écran, sans (du moins à cette époque) avoir recours à de trop envahissantes manies graphiques... 

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 09:04

Une petite fille qui détruit tous ses jouets (mais alors avec application) a le bonheur de voir entrer chez elle un chat qui fuit les bas instincts d'un bull-dog... Le pauvre animal va vite regretter d'avoir été sauvé de la poursuite.

Dès qu'on veut chanter les louanges de Chuck Jones, Bob Clampett ou Tex Avery, il est de bon ton de balancer sur Freleng, et d'en faire une sorte de parangon de la mièvrerie. C'est dommage, car c'est complètement faux. Non seulement ses courts métrages avec Tweety et Sylvester sont des monuments de sadisme (cet abominable canari n'est pas le héros, enfin!!!), mais il a souvent mis des infortunés personnages aux prises avec l'horreur.

C'est le cas ici, et une fois de plus, on constate que pour incarner l'ignomonie humaine, Freleng a choisi une adorable petite fille à laquelle on donnerait, selon l'expression consacrée, le bon Dieu sans confession... Les gags liés au mauvais traitement de ce pauvre chat (qui cette fois n'est pas doté de la parole ce qui le rend encore plus sympathique) se succèdent à froid, et c'est un bonheur...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation