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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 16:41

Il est probable que bien des personnages mythiques de dessin animé de court métrage ont ainsi commencé leur carrière: par une apparition dans un one-shot, soit un film à part. Il suffit de penser à One froggy evening du même Chuck Jones, ou pour quitter la Warner Bros, à Screwball Squirrel, inventé par Tex Avery pour les besoins d'une attaque virulente anti-Disney à la MGM. Marc Anthony, le gros chien, n'a pas fait bien sûr une carrière proche de celle d'un Bugs Bunny ou d'un Daffy Duck, loin s'en faut, mais son apparition dans trois Merrie melodies de la WB entre 1951 et 1953 a assuré au gros chien tendre et ami inconditionnel inattendu d'un tout petit chat, un culte durable...

Dans Feed The Kitty (1951), le plus connu, le bouledogue Marc Anthony croise la route d'un minuscule chaton, commence par se comporter en chien vis-à-vis du petit, qui n'en a cure: il adopte tout de suite le gros animal, qui fond littéralement, et le rapporte chez lui; ça tombe mal, la patronne est justement en pétard dans la mesure ou le gros chien a tellement de jouets qu'elle n'en peut plus de ranger. Il va donc falloir dissimuler la présence du petit chat...

On est donc en territoire domestique, un domaine cher à Hanna et Barbera avec leur série fétiche Tom et Jerry; le succès de celle-ci explique sans doute le fait que la WB ait demandé à Jones de revenir de temps à autre à ce couple paradoxal d'animaux. Pour autant, on peut commencer par douter que le metteur en scène soit le créateur idéal pour ce type de dessin animé, ce qui expliquerait sans doute le fait que seuls trois courts métrages aient été réalisés: Jones avait besoin d'espace, de folie, pas vraiment de quotidien et de quiétude.

Mais dès le départ, il va se livrer à une observation, en axant toute la dynamique de ces films sur l'ingéniosité muette et le dialogue gestuel permanent de Marc Anthony, l'un des personnages les plus gentils (Un terme souvent gênant!) de toute l'histoire du dessin animé. Par ailleurs, Jones mise sur le contraste entre l'hyper-conscience de Marc Anthony, devenu le narrateur de ces histoires, et l'inconscience absolue du petit chat, due autant à la jeunesse qu'à l'insouciance, un état enfantin qu'il faut maintenir coûte que coute! Et le résultat est là: ces trois films, jamais mièvres, sont parmi les films les plus tendres faits à la Warner.

Lorsque, dans Feed the kitty, Marc Anthony a caché le chaton dans la farine, et qu'il voit sa maîtresse se lancer dans la préparation de cookies, il ne sait bien sur pas que le petit a quitté sa cachette, et le film devient ensuite basé sur les réactions du chien devant l'horreur de ce qu'il imagine: il ne peut rien faire contre sa maîtresse qui utilise un robot mixeur pour la pâte à gâteaux, et s'imagine à la fin que le cookie qu'on lui donne est tout ce qu'il reste de son ami. Les réactions du chien sont drôles, inventives (Et seront d'ailleurs reprises dans Monsters Inc, de Pete Docter, en guise d'hommage appuyé), mais elles sont surtout sincères et déchirantes, au premier degré...

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:43

Le coyote tente de chasser l'oiseau, et ça ne marche pas... comment voulez-vous décrire un tel film quand on a vu tous les courts métrages de la série, et qu'aucun d'entre eux ne diffère dans ses intentions?

Le film est plaisant, mais on y sent l'évolution évidente dans deux sens bien affirmés: d'un côté, la stylisation de plus en plus poussée des décors, de l'autre l'animation de plus en plus schématique.

Pour le reste... C'est une définition de la routine affirmée! On notera l'apparition de gags à ramifications multiples, qui cassent légèrement l'impression (revendiquée et soulignée en rouge) de redite...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:37

Avant qu'il ne ralentisse considérablement le tempo, et qu'il n'affadisse son univers, Chuck Jones a été un réalisateur parfait pour Daffy Duck, qu'il ne dirigeait pourtant qu'avec parcimonie... Ici, on retrouve Daffy et Porky en protagoniste du XVIIe siècle, autour de l'hypothèse d'un repas de dinde...

Porky pourchasse une dinde, mais daffy aide cette dernière à se cacher, jusqu'à ce qu'il entrevoie les possibilités gourmandes d'un retournement de veste. Mais la dinde n'est pas prête à se laisser faire...

Je réalise à quel point il est impossible de vraiment résumer ce film: certes, l'intrigue est bien là, mais... Le style, délirant et plastiquement constamment inventif, ne peut se laisser décrire. On est face à des prouesses d'animation qui rappellent les moments les plus extrèmes des dessins animés Warner, ceux de Tex Avery bien sûr, de Bob Clampett, et rendons-lui justice, des fameux Dover Boys de Chuck Jones.

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Looney Tunes Animation Chuck Jones
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:30

Comme s'il avait l'intention d'étendre l'univers simili-Mexicain de Speedy Gonzales, Friz Freleng met en scène deux corbeaux qui se livrent à l'indolence, et en même temps à un sport très répandu dans les films qui s'évertuent à nous faire rire, qu'ils soient en prises de vues réelles ou qu'ils soient animés: mourir de faim...

Deux corbeaux, donc, sont sur un arbre à ne rien faire d'autre que de chanter en harmonie, quand l'un d'entre eux avise une sauterelle... Ils vont tout faire pour attraper la bestiole, qui j'en ai peur, est trop forte pour eux...

Bonne surprise qu'un duo qui n'a pas fait long feu, si ce n'est qu'on les verra dans un autre film (Crow's feat, 1962), et qu'ils seront réinventés en chats dans Mexicali Schmoes (1959)... ca permet d'éviter le sentiment insistant de déjà vu! Ici, la lutte inégale est proportionnelle à la bêtise des deux principaux protagonistes...

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Published by François Massarelli - dans Animation Friz Freleng Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:25

C'est l'hiver... Une vieille dame qui passe les vacances en montagne apprend avant de rentrer à son chalet, que les routes sont barrées: elle s'inquiète pour ses deux animaux de compagnie, qui n'ont rien à manger... De leur côté, le chat (Sylvester) et le canari (Tweety Bird) sont pacifiquement installés, mais le chat se rend compte qu'il convoite l'oiseau... Pour couronner le tout, un autre animal a faim: une souris rendue folle par la famine et qui s'employer à tenter de manger... le chat.

Comme toujours dans un dessin animé, la faim est un excellent moyen de commencer une intrigue! Ce qui aurait pu n'être qu'un film très moyen, avec deux animaux affamés dont un prêt à manger l'autre, devient un conte noir et sordide avec deux actions en parallèle, manger... ou être mangé!

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 15:16

Red riding hood, c'est Le petit chaperon rouge. Ici, le nom est changé pour introduire un intraduisible jeu de mots, un de plus... Ce n'est pas la première fois que chez Warner on s'amuse avec le conte.

A la base, le petit Chaperon Rouge se rend chez sa grand-mère (qui va sortir de l'histoire occasionnellement, même si elle aura le dernier mot), avec comme cadeau un canari (Tweety Bird). En chemin elle croise le loup, qui bien sûr connait l'intrigue, même s'il a parfois des soucis de mémoire... Mais on va aussi croiser un chat (Sylvester), ce qui va occasionner un double conte, avec deux intrigues similaires en parallèle...

Ce qui est une fort belle idée, mais la réalisation, avec le style de plus en plus économique de la Warner en ces années 50, laisse à désirer. Et ces dessins animés avec les deux personnages ont tendance à se répéter, quand même...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 09:25

Un écureuil qui se promène sur une branche, dans un parc, s'avise qu'un magasin vient d'ouvrir, dont le nom est sans équivoque: Nuts. Il est évident que ce que vend l'enseigne, tout simplement, ce sont des noix, de tout ordre... Donc il s'aventure, et va découvrir, toujours de plus en plus grandes, merveille après merveille...

Non seulement The ice age ("L'age de glace" pour les réfractaires à l'anglais) c'est laid comme tout, mais en prime, le principal "atout" de ce film en images de synthèse, à savoir les aventures de l'écureuilmouth Scrat, fut pompé sans vergogne sur ce film: une merveille, lui, d'abord d'animation, de la vraie, et de design. C'est Chuck Jones à son meilleur, avec un crescendo déraisonnable, l'histoire d'un gentil écureuil qui, face à la frustration (il s'attaque à une noix de coco), va devenir un monomaniaque dangereux, à la façon du premier coyote venu...

Chuck Jones démontre ici quelle était sa méthode à l'époque "classique"; partir de Disney effectivement, puis en douceur pervertir et miner son intrigue, en basant toute la narration sur les réactions d'un animal. C'est la même chose, peu ou prou, avec les aventures de Marc Anthony (le chien qui a adopté le petit chat Pussyfoot, une merveille aussi), ou avec les mésaventures du chat Claude...

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 16:38

Dans la collection erratique et peu glorieuse des films de McKimson avec le coq Foghorn Leghorn, certains films ressortent, principalement par leur casting; c'est le cas de celui-ci, qui introduit le personnage de Egghead, Jr: un poussin surdoué confié à la sagacité douteuse et la sagesse frelatée du grand coq.

Le point de départ c'est que Foghorn pense qu'il a besoin d'amour, et vient courtiser une poule, une jeune veuve; pour lui plaire, il accpte de s'occuper de son petit, qui n'a pas les mêmes conceptions que lui... Le personnage du petit, d'ailleurs réduit à l'essentiel, est formidable justemnt parce que (sans jeu de mots) c'est quasiment une coquille vide, un personnage dont on peut faire ce qu'on veut... 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 16:28

Bugs Bunny est démonstrateur dans un grand magasin: en vitrine, il fait de la figuration pour le rayon des tentes de camping et autres matériels de plein-air. Mais un employé (Un grand costaud, jaunâtre, bref un méchant mémorable) lui destine un autre poste, au rayon... taxidermie.

On note que pour la première fois de sa carrière Bugs Bunny justifie son accent New Yorkais en incarnant un lapin citadin. Un lapin, qui d'ailleurs travaille! Mais au début de ce film, il me semble complètement impensable d'anticiper sur ce qui va suivre, sur le maelström d'absurdité qui s'ensuit.

Certes, c'est un cartoon assez classique sur le fond (un malfaisant veut faire du mal à Bugs Bunny et quand ce dernier s'en aperçoit, il se joue de l'autre comme d'un yoyo), mais il y a ici tellement d'invention, de rythme, et de transgression (l'animation renvoie à l'admirable film The Dover Boys at Pimento University, or the Rivals of Roquefort Hall, lui-même un sommet): ce court métrage est sans aucun doute l'un des sommets de la carrière de Bugs Bunny, et de celle de Chuck Jones aussi!

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Bugs Bunny Animation
14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 23:40

Coyote, désert, oiseau, Acme.

Bref, vous avez compris... C'est un bon film de transition, construit de façon rigoureuse comme tous les autres films ou presque, avec les appellations latines habituelles en générique, et un ensemble de tentatives ratées. 

L'une d'entre elles mérite de rester dans l'histoire à cause de son improbabilité absolue: pour triompher de son oiseau tant convoité, le coyote a l'idée de commander un costume d'homme-chauve souris... vert.

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Published by François Massarelli - dans Wile E. Coyote Chuck Jones Looney Tunes Animation