Un gros client, le gangster E.G. Robincat, arrive à la taverne de Tuffy, spécialisé dans l'accueil des chats: il veut manger une souris. Tuffy est dans l'incapacité d'amener une souris, c'est donc au garçon (qui est particulièrement bête) de trouver une victime. C'est Sniffles qui va s'y coller...
C'est assez quelconque, on a l'impression que le film a été fait pour remplir un trou dans la progrmmation. Le personnage Sniffles a de toute façon bien vécu, il s'agit de son dernier film... Comme dans The unbearable bear, il manque de gâcher le film définitivement en parlant trop... On apprécie la tentative de caricaturer E.G. Robinson, même si Avery vait été plus efficace dans Thugs with dirty mugs en 1938...
Sniffles a grandi... Un oeuf qui est tombé d'un nid de faucon se retrouve dans sa tanière, et quand il éclôt, la petite souris se décide à élever le poussin... Qui ne tarde pas à être 10 fois plus grand que lui... Sauf que quand il décide de se documenter sur l'animal qu'il a vu grandir, Sniffles en lisant un livre s'aperçoit que la bête mange des rongeurs...
L'ouverture du film, qui nous montre le périple de l'oeuf, est magistrale, avec un timing fantastique. On sent, à travers ce prologue qui prend son temps, que la production avait besoin de remplir un peu! C'est vrai que sinon, l'argument de ce film est mince comme une feuille de papier à cigarette... Sniffles, d'une certaine manière, a bien grandi, et au débit on entend même sa voix menacer de muer! Il reste désespérément naïf, mais le film est tendre, bien fait et plein de petites surprises...
Sniffles n'a pas été mis en valeur dans un court métrage depuis 1941, et sa série de cartoons pour enfants est désormais du passé: Chuck Jones le ravive pour un court métrage (il y en aura deux autres) où il devient juste un protagoniste secondaire... Le film a tou pour être excellent... Ou presque.
Un renard s'approche d'une maison qu'il désire cambrioler. Ce qu'il ne sait pas c'est que c'est la maison d'un policier, et que ce dernier, qui est sorti pour faire la fête, va revenir alors que le coup est en cours... Et par ailleurs l'affaire a un témoin: une souris inquisitive, naïve et très, très très énervante!
Le film nous montre Chuck Jones au sommet de son art: des personnages fabuleusement campés, admirablement esthétiques, et un timing fantastique! C'est la période durant laquelle il basait son style sur l'émulation d'avoir travaillé aux côtés de Bob Clampett et Tex Avery: l'animation se met au service d'idées délirantes, magistrales et souvent hilarantes... Les décors sont stylisés et maîtrisés à l'extrême.
Alors pourquoi "presque" excellent? Sniffles, tout simplement, est un personnge qui n'a jamais pu être défini au-delà de son côté gentil, mignon, pour enfants. Ici, il reçoit la tendance à parler tout le temps, qui rendait la petite chauve-souris Batty très énervante dans le film précédent...
Sniffles se réfugie dans un petit moulin, pour se protéger de la pluie, alors que sa petite voiture méanique est timbée spectaculairement en panne... Mais sur place il rencontre une petite chauve-souris, particulièrement bavarde (voir plus bas). Et ensemble ils doivent se protéger d'un chat...
C'est un étrange film, qui louche une fois de plus du côté de Disney, avec ce personnage de Sniffles qui manque décidément de caractère. Le décor de campagne à la nuit tombante est assez intéressante mais ne sert ici qu'à justifier l'idée de Sniffles de se réfugier dans le moulin. Et si je me suis souvent plaint de la tendance de Sniffles à parler trop pour ne pas dire grand chose, la chauve-souris qu'il rencontre est à ce niveau absolument insupportable...
Une étrange entrée en scène est d'ailleurs réservée à cet animal, qui ressemble dans un premier temps à une stylisation de vraie chauve souris, avant de ressembler à une improbable caricature de souris ailée, dotée de sabots (voir illustration)... L'expérience Sniffles est donc arrivée à son terme! Le personnage n'apparaitra plus aussi régulièrement, avant de disparaître...
Sniffles a du être considéré important, pour Leon Schlesinger et probablement Chuck Jones lui-même: c'est déjà le huitième film en trois ans... Il semble bien que ce soit la dernière tentative avant longtemps, pour capter essentiellement avec la plus sage série Merrie Melodies, le public des tous-petits.
D'où, je m'en excuse, ce côté gnan-gnan qui tend à prendre un peu toute la place... Jones concentre en effet sur le personnage de Sniffles une certaine mièvrerie qui devient plus difficile à apprécier quand le personnage se met à parler!
Ici, il visite un grand magasin, au rayon des jouets, en compagnie de con sopain, le ver rencontré dans Sniffles and the bookworm (1939). Ce dernier fait toutes les gaffes possibles et imaginables, et dans le grand magasin presque déserté, les deux petits animaux rencontrent un chat...
Beaucoup de jouets mécaniques semblent vivre leur propre vie (ce qui ne nous étonne pas vraiment quand on connait l'oeuvre de Chuck Jones), et d'autre part il y a un amusant petit gag: pour échapper à son poursuivant, Sniffles se glisse dans un groupe de poupées à l'effigie de Porky Pig...
Les souris se font poursuivre par le chat... Il faut faire quelque chose. Sniffles pense tout haut: et si on lui mettait une cloche, pour pouvoir l'entendre arriver? Ses copains le poussent à le faire...
Prenant le contrepied de Bedtime for Sniffles, le précédent film de la série qui montrait Sniffles seul en piste pendant 8 minutes! Le chat, véritable menace, manque un peu de caractère même s'il effectue bien sa mission, celle d'être le très méchant animal du film... Mais le problème du film, c'est que Sniffles parle... Il parle même de plus en plus, comparé à ses premières aventures. Ca ne va pas aller en s'arrangeant.
C'est la nuit de Noël, et Sniffles attend "Santa Claus"... Il a tout prévu, car s'il est un tout petit souriceau, qui risque de tomber de sommeil, il va boire du café et s'occuper l'esprit pour rester jusqu'au moment-clé... Du moins il va essayer!
C'est un cartoon solo, dans lequel toute l'animation nous montre un personnage tentant par tous les moyens de repousser l'inévitable! C'est magistral, et c'est une fois de plus la preuve de la curiosité insatiable de Chuck Jones, et de sa virtuosité...
On retrouve l'univers de Sniffles and the bookworm: cette fois, il est établi que Sniffles et son voisin le ver, deux petits êtres qui vivent dans un étalage de bibliothèque, sont amis. Sniffles a lu un livre où il est question des collectionner des oeufs. On y parle en particulier des oeufs de hibou, et ils décident de se mettre en quête, mais les deux petits animaux ne se rendent pas compte qu'il s'agit d'un prédateur pour eux.
La naïveté des deux personnages, bien sûr, est la principale motivation du film, ainsi qu'un décalage entre eux: car tout en étant profondément naïf, Sniffles est bien plus dégourdi que son copain, qui est assurément une vraie poule mouillée... Le film est très soigné, et une fois de plus, Jones joue ici pour les enfants avec ce film bien fait, mais toujours aussi sage. Par ailleurs, on constate qu'il recycle une partie des arguments de Little brother rat.
Sniffles décide de quitter la ville pour aller trouver le repos à la campagne... Mais il y vit des aventures tellement effrayantes, qu'il préfère retourner chez lui.
C'est bien sûr une question de perception, dans ce film qui est l'un des plus "disneyiens" de son auteur (ce qui n'est pas étonnant quand on sait que la mission des Merrie melodies était précisément de cibler le public des films Disney): Sniffles ne rencontre pas des créatures horribles, il imagine qu'il est en danger... C'est soigné, et esthétiquement ça représente très bien la qualité exceptionnelle du travail de Chuck Jones... Sans le grain de folie qui allait bientôt en faire un auteur de cartoons de premier plan.
Peut-être sous l'influence de ce court métrage, Hanna et Barbera vont réaliser en 1945 Mouse in Manhattan, l'un des meilleurs films de Tom et Jerry, dans lequel Jerry va à son tour expérimenter une escapade en solitaire...
Sniffles vit dans une bibliothèque, où il se repose caché dans les étalages de livres. Un ver, qui vit dans un livre, le repère et prend peur de la (pourtant toute petite) souris... Il va solliciter l'aide de personnages de livres qui ont tout aussi peur que lui...
C'est la rencontre entre Sniffles, la souris qui vit sa troisième aventure (sur douze en tout), et un personnage qui va devenir récurrent. Contrairement à ses courts métrages en solo, les aventures de Sniffles et du ver se situent dans un monde à part, où l'univers des livres se mélange avec le monde "réel"... D'une façon qui anticipe sur l'éblouissant Book revue, de Bob Clampett... Mais en tellement plus sage!
A noter: le "bookworm" n'est pas une espèce de ver, mais bien une expression qui désigne une personne qui adore la lecture... Et comme le terme se traduit par "Rat de bibliothèque", difficile de traduire le titre de ce film sans le dénaturer.