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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 13:41

Elmer Fudd est fermier, et il a un problème: un lapin (Bugs Bunny) qui fait une razzia dans ses carottes. Il décide de faire appel à une compagnie spécialisée qui lui envoie un robot apte à éradiquer les menaces animales sur les plantations... 

Les années 50 tendent à installer les dessins animés de la Warner dans la routine, c'est vrai dans la plupart des unités, y compris celle de Friz Freleng. Et on mesue, quand on voit ce dessin animé, combien sa version de Elmer Fudd n'est déinitivement pas à la hauteur... Le robot est très générique, et le déroulement du cartoon s'effectue sans aucune anicroche, mais sans grand intérêt non plus...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Bugs Bunny Animation
4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 13:41

Le neveu de Bugs Bunny, Clyde, a un devoir à faire: il doit revoir un cours consacré à l'histoire Américaine. Son oncle lui raconte sa version des faits, notamment le rôle joué par des lapins dans la Révolution Américaine... 

Tout y passe: l'origine Native de Manhattan, la découverte de l'électricité par Benjamin Franklin, la Boston tea Party (durant laquelle le lapin confond Tax et "Tacks", soit des punaises), le départ de Washington pour la guerre, la bataille de Bunker Hill (d'ailleurs déjà revisitée par Bugs, Sam et Friz Freleng dans Bunker Hill Bunny) et l'hiver rigoureux de Valley Forge...

C'est en soi sympathique, mais ce qui frappe le plus, c'est que l'évocation des faits historiques tranche radicalement sur le style de l'évocation familiale de la vie de Bugs dans un pavillon moderne (ce qui du reste ne lui va pas, mais alors pas du tout): ces vignettes sont toutes représentées dans un style "anguleux" qu'on n'attendait pas chez Friz Freleng, et qui s'inspire beaucoup du style UPA alors très en vogue dans l'animation.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation Bugs Bunny
2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 10:14

Continuant son exploration de Bugs Bunny confronté à la vie moderne, McKimson nous présente un film dans lequel la construction d'une autoroute rencontre un obstacle de taille: un lapin et son terrier...

C'est un excellent film, entièrement dédié à la lutte sans merci de Bugs Bunny pour sa liberté... ace à lui, un ouvrier et un seul, mais typiquement chez McKimson, c'est un grand gaillard... Mais il est clair qu'il aurait du abandonner dès le départ.

C'est situé dans le décor unique d'un désert en pleine modernisation, et c'est un classique, ou du moins ce devrait l'être, tant le film est exemplaire...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 10:06

Elmer est en pleine nature, à la recherche d'une plante. Quand il la trouve, il prélève une bande de terrain afin de la ramener chezlui, ignorant qu'il emmêne avec lui, dans son appartement au sommet d'un gratte-ciel, le terrier de Bugs Bunny...

La lutte ici entre Elmer et Bug Bunny, est bien sûr inégale, mais aussi très inhabituelle pour McKimson, généralement plus à l'aise pour confronter ses héros à des grosses bêtes... Mais la dynamique aisément installée entre les deux personnages, et les réactions récurrentes d'un voisin perturbé dans sa quiétude, en font une plaisante expérience...

C'est aussi, assez clairement, un film qui s'intéresse à une certaine vision de la vie moderne et confortable des années 50, avec Elmer en riche individu qui s'intéresse aux plantes pour ses passe-temps... Et de son côté Bugs Bunny est également à sa façon, un parvenu, jaloux de son propre confort...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 09:59

Un énorme avion va être expérimenté. Bugs Bunny qui passait par là pense pouvoir le visiter: il s'introduit dans le mastodonte, et s'installe dans le cockpit pour faire semblant de piloter. Yosemite Sam, qui vient de dévaliser une banque, se réfugie à son tour dans l'avion et donne l'ordre de démarrer...

C'est très modeste, clairement. Il y a essentiellement une idée, qui permet à Freleng de mobiliser son association préférée, celle entre Bugs et Sam. Ce dernier devient toujours plus ou moins le héros des cartoons qu'il interprète. D'autant que Bugs Bunny ici est assez contradictoire, montrant d'abord de l'émotion quand il est pris en otage, puis une indifférence totale devant leur destin quand l'avion menace de s'écraser...

Le meilleur gag est probablement celui du pilote automatique (en fait un robot très 1950s) qui se précipite sur un parachute pour quitter l'avion...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Bugs Bunny Looney Tunes
2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 09:48

A ne pas confondre avec Hair-raising hare, de Chuck Jones, l'un des premiers films avec Bugs Bunny qui parodiait le fantastique. Non, c'est très éloigné même: il semble que friz Freleng était préposé aux recyclages (il avait par exemple été amené à reprendre les cellos de Porky in Wackyland pour Dough for the do-do) et aux compilations: ce film est de la deuxième catégorie...

On y assiste à ne conversation vespérale entre Bugs et son neveu Clyde. L'oncle raconte ses exploits à son neveu, un prétexte pour replacer des extraits de Base-ball Bugs (Freleng), Stage door cartoon (Freleng), Rabbit punch (Jones), Falling Hare (Clampett) et Haredevil hare (Jones)...

C'est donc inutile et parfaitement dispensable. Le coup a déjà été fait en 1944 (soit très tôt dans la carrière du lapin, d'ailleurs) par Clampett avec What's cooking doc?... Quant à Clyde Bunny, une très mauvaise idée, le personnage fait ici sa première de seulement quatre apparitions, ce qui est une indication de sa relative inutilité...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Friz Freleng Looney Tunes Animation
30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 17:45

C'est le troisième et dernier film de la trilogie de la chasse, par Chuck Jones. Dès le d"part, on se souvient que dans le précédent, Daffy avait confirmé sa duplicité en plaçant des pancartes indiquant la saison de la chasse au lapin. Et sur ces entrefaites, arrive Elmer Fudd avec son fusil...

C'est toujours le cas: dans la mesure où c'est effectivement la saison de la chasse au canard, Daffy Duck a forcément un grand besoin de détourner la conversation...

Et en parlant de conversation, tout ici est, une fois de plus, question de mots, de répétition, de timing, de détournements de l'intrigue, et bien évidemment, ce bec de canard qui subit toutes les avanies possibles...

En finissant avec ce film la "trilogie" absurde et immobile de ce triangle de personnages loufoques et énervés, Chuck Jones et son complice le scénariste Michael Maltese se doutaient-ils qu'ils venaient de changer totalement non seulement les héros du film, mais aussi les règles de la dynamique d'un cartoon? Je ne le sais pas, mais clairement, à partir de là, les rôles de Bugs Bunny et surtout de Daffy Duck ne seraient plus jamais les mêmes.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Daffy Duck Animation Looney Tunes Chuck Jones
30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 17:38

C'est la saison de la chasse, comme nous l'indiquent des dizaines de pancartes, toutes posées par Daffy Duck: il le reconnait lui-même. Sauf qu'il ajoute qu'en réalité c'est la saison de la chasse... Au canard.

C'est la saison de la chasse, et Elmer Fudd, accoutré comme il se doit, est donc de sortie avec son fidèle fusil. Il assiste presque en victime non-consentante à un dialogue absurde entre un lapin et un canard cinglés, qui jouent en permanence sur les mots, interrompent le flot du dessin animé, commentent sur leurs dialogues, le tout saupoudrés de gags impossibles impliquant le bec amovible de Daffy Duck. Bref, c'est le deuxième film de la trilogie de la chasse de Chuck Jones... Un de ces films qui auront pour conséquence de redéfinir complètement les personnages qui y apparaissent.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Daffy Duck Bugs Bunny Looney Tunes Animation
30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 17:38

Un chasseur chasse seul, et il vient pour chasser le lapin. De leurs côtés, un canard qui tente d'échapper à don destin car il sait que ce n'est pas la saison de la chasse au lapin, mais bien celle de la chasse au canard, et un lapin qui n'a pas de soucis à se faire, s'affrontent...

Certes c'est l'argument de Rabbit fire. Mais c'es aussi le scénario de trois films, tous distants d'un an dans la filmographie de Chuck Jones, et tous basés sur un script génial de Michael Maltese. S'il faut examiner chacun de très près pour en comprendre les différences, disons que ces films et leur similarité obéissent à la même loi paradoxale que, disons, Fort Apache (1948)/She wore a yellow ribbon (1949)/Rio Grande (1950), de John Ford, ou bien sûr Rio Bravo (1959)/Eldorado (1966)/Rio Lobo (1970) de Hawks: tous similaires, tous différents.

Mais c'est mieux que ça: contrairement aux deux trilogies westerniennes citées, ces trois courts métrages possèdent la même qualité, car il faut dire qu'on est avec Jones et Maltese devant une équipe qui a fait de la redite un art, avec une série de dessins animés (La série du "coyote") racontant tous une non-histoire d'échec systématique, sans jamais d'autres enjeux que de voir l'anti-héros échouer...

Et ces trois films jouent sur tous les tableaux. Celui qui en fait le moins, bien sûr, reste Bugs Bunny, qui a toujours très peu à faire de toute façon quand il "affronte" Daffy Duck. Le canard se sabote bien tout seul... Ensuite, Elmer, que Jones avait négligé durant toute sa carrière, et auquel il donne finalement une nouvelle dimension, celle d'un obsédé de la gâchette. Venu, après tout, pour tirer du lapin, il est prêt à tuer n'importe quoi du moment que ce soit la saison... Enfin, Daffy Duck est le véritable héros, pourvoyeur de gags à foison, dont les variations toute plus idiotes les unes que les autres sur le bec valseur, ou bien sûr le timing exceptionnel du dialogue...

..."You're despicable".

J'admets que cet article est valable pour les trois films...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
28 mars 2026 6 28 /03 /mars /2026 17:01

Tout commence par la vision qui va devenir habituelle de Bugs Bunny solidement installé, en confiance, dans le confort de son chez lui... Il vit sur la prairie, dans un terrier à ciel ouvert. Quand soudain, le ciel, justement, se couvre de planches: on construit une cabane en bois au-dessus de sa tête.

C'est Yosemite Sam, et il n'est as du tout désireux de partir: ne décision en justice va trancher: les deux "propriétaires vont cohabiter, jusqu'à ce que l'un d'entre eux meure... Ce que le petit bandit entend bien mettre à profit.

C'est court, et on se dit que le format empêche ici bien des choses... Les tentatives de meurtre perpétrées par Sam sont peu nombreuses, et vite expédiées. Mais la dynamique entre les deux "acteurs" reste toujours aussi explosive...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Bugs Bunny Animation