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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 15:09

Conrad Cat est un personnage intermédiaire, l'une de ces nombreuses tentatives effectuées par Chuck Jones à l'époque où il essayait de se démarquer de la triplette Porky - Daffy - Bugs, qui faisait la loi dans les années 40 chez Leon Schlesinger): d'autres héros d'un ou deux cartoons se sont retrouvés mis en avant, avant de disparaître... Conrad ne sera pas le dernier chat, du reste, puisqu'il y aura aussi Claude, plus intéressant.

Conrad, donc, tente en dépit de ses limites (physiques et autres), d'amener dans une salle de spectacle un pot contenant une petite plante, mais la porte et la plante semblent ne pas être compatibles... Après quelques minutes de jeu autour de ces accessoires, il parvient à ses fins, et entre dans la salle où il devient le jouet d'un oiseau particulièrement irascible qui souhaite conserver sa tranquillité dans un chapeau de magicien! 

C'est étonnant, et je mettrais volontiers ce court métrage dans le même panier que l'admirable The Dover Boys, avec son jeu élastique sur le timing... Et peut-être aussi pour ce plan qui nous montre les instruments tombant les uns à la suite des autres, dans la fosse d'orchestre, vus en amorce, et surtout entendus... Une expérimentation sonore qui nous rappelle qu'àcette époque, Chuck Jones ne se satisfaisait jamais de ce qui aurait pu être sa routine.

Quant au titre, il est typique de cette tendance qu'avaient les courts métrages de la Warner d'imiter les titres de longs métrages (ici, The bride came C.O.D., de Lloyd Bacon) de la firme, sans qu'il y ait le moindre rapport avec l'intrigue...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 14:46

Daffy Duck a toujours été un personnage à part, difficile à cerner, et ce cartoon de 1945 le prouve. A cette période, les dés sont déjà jetés: Bugs Bunny, apparu par intermittences à partir de 1938, puis de façon plus fréquente depuis 1941, est devenu le personnage principal des cartoons de la Warner, supplantant sans aucun effort les autres vedettes confirmées et potentielles, soit à l'époque Porky Pig, Elmer Fudd, et Daffy Duck... Pourtant le lapin est né du canard, mais sa personnalité, moins franchement cinglée, s'est imposée d'elle-même. 

Et Daffy Duck, personnnage ingérable dans Porky's duck hunt puis Daffy Duck in Hollywood, s'accommodait facilement des univers furieusement décalés de Bob Clampett, Tex Avery et Frank Tashlin, mais sa dynamique de fou furieux ne permettait pas de faire grand chose avec... Friz Freleng, ici, semble vouloir le démontrer en construisant un cartoon entier sur..

...Du vide.

Daffy Duck est donc tranquillement au bain (beaucoup de mousse dans un petit étang) quand il est dérangé par des pleurs, ceux d'un caneton. Il porte un mystérieux porte-documents... Mais aux questions de Daffy Duck, il répond par l'agression. Mais un chasseur, si poli, si précautionneux, arrive. Les deux canards tentent de lui échapper, mais très vite, d'une part Daffy devient la proie désignée du chasseur (qui ne peut raisonnablement s'attaquer à un caneton, fut-il grossier), et d'autre part les deux "adultes" finissent par se demander ce que contient le mystérieux porte-documents...

Vous le saurez à la fin.

C'est en tout cas un brillant exercice de style, de transition, qui montre Daffy Duck plus impliqué, plus au fait de l'intrigue, tout en se conduisant comme le trouble-fête qu'il était à ses débuts (il demande même à son animateur de lui dessiner un tonneau pour s'y cacher), mais qui ne se rend pas compte qu'il est au prise avec une construction savante à la façon des Bijoux de la Castafiore...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Daffy Duck Animation Looney Tunes
18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 14:33

Alors qu'il cherche des carottes, Bugs Bunny se plaint de trouver des vieux trucs inutiles dans son jardin, comme une lampe, par exemple, sur laquelle est indiquée qu'elle appartient à Aladin... La rencontre avec le génie débouche sur une question, inévitable: le lapin veut une carotte...

Le reste, parfaitement loufoque, est indescriptible: Bugs Bunny finit par profiter des opportunités sans fin offertes par le génie, qui est lui-même un cinglé de plus dans la galaxie des looney tunes. On a souvent été confronté à l'indigence des cartoons dirigés par McKimson pour se réjouir quand ils se résument à du mouvement et des gags bien placés. A ce titre, la rencontre entre Bugs Bunny (et son accent des rues de New York) et le génie (à la diction empruntée) est un moment de grande qualité...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
17 avril 2026 5 17 /04 /avril /2026 15:30

Le grand méchant loup est assez nul... Bugs Bunny le met au défi de l'attraper. Avec l'aide de son fils, le loup essaie les contes de fées.

C'est d'une absolue nullité... Aucune invention particulière, des dialogues indigents, une animation complètement mécanique et réduite à moins que l'essentiel. Rien de plus à dire...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bugs Bunny
14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 21:04

Un loup, demeuré et fainéant, se voit imposer une mission par son (acariâtre) épouse: il doit ramener un lapin... Il part donc à la chasse, et va tomber sur Bugs Bunny, qui à sa façon va l'aider...

Bien sûr, cela reste un court métrage des années 50, de la deuxième moitié, ne époque durant laquelle les compagnies réduisent les coûts pour l'animation et la qualité des courts métrages baisse de façon dramatique. Seule la maison Disney réussit à garder une certaine qualité, toute relative... 

Mais voilà, ce loup d'une absurde lenteur neuronale, il a un je-ne-sais quoi de troublant, que voulez-vous. Un bon imbécile, ça vous donne des satisfactions. Ce n'est pas moi qui le dis, mais un connaisseur: René Goscinny, qui a quand même créé des spécimens...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Bugs Bunny Friz Freleng Animation
14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 20:58

Deux bandits qui viennent d'effectuer un hold-up se réfugient dans un immeuble, où Bugs Bunny se trouve également. Comprenant qu'il s'agit de deux tristes sires, il va les monter l'un contre l'autre.

C'est partiellement un remake de Stooge for a mouse, un autre film de Freleng avec Sylvester cette fois-ci. Et typiquement pour un Looney tune de 1957, c'est fait avec une animation limitée, et des décors ultra-stylisés. Sans parler du fait qu'ici Bugs Bunny semble avoir une conscience! Bref, le génie des courts métrages des années 30 et 40 est bien loin...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Bugs Bunny Animation Looney Tunes
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 17:07

Yosemite Sam a passé vingt années en naufragé solitaire sur une minuscule île, sur laquelle seul un cocotier l'a maintenu en vie... Seulement il en a assez des noix de coco! Et un requin, depuis vingt ans, multiplie les tentatives de le manger, avec une insistance pour le moins agaçante...  Mais Sam a d'un seul coup un espoir d'améliorer son ordinaire: il repère l'arrivée d'un nouveau venu, un lapin.

Tout ici confine au systématisme assez réjouissant, de l'idée absurde qu'il ait fallu vingt ans à Yosemite Sam pour remarquer qu'il ne mangeait que de la noix de coco (il a même un gros livre de recettes qui est entièrement consacré à ce fruit), au caractère enthousiaste du requin, qui lui aussi s'acharne depuis 20 ans! Donc évidemment, Bugs Bunny sera l'esprit fort de ce film. 

Par ailleurs, la stylisation à la UPA s'étend de façon considérable avec ce film, dont l'animation reste quand même assez rudimentaire... Regardez le design du requin dans la photo située plus haut.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes Bugs Bunny
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 16:54

Dans les alpes, un village propose de donner une prime de "50 000 Cronkites" à celui qui réussira à monter jusqu'au sommet du Schmatterhorn. Sam se décide, bientôt suivi par Bugs Bunny, qui pense qu'une telle somme sera l'occasion pour lui de se fournir en carottes...

Le dessin animé est une fois de plus un terrain de jeu pour Bugs, d'un côté, qui monte sans efforts, et pour Sam, qui galère, et passe généralement son temps à tomber, glisser, etc...

C'est un bon film, s'il n'était assez peu glorieux dans son animation, de plus en plus schématique. En tout cas impossible de prendre au sérieux cette histoire, qui s'amuse de la monnaie (Walter Cronkite étéit un journaliste de la télévision), et du nom de la montagne locale (en lieu et place du Matterhorn, le Schmatterhorn...).

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Looney Tunes Friz Freleng Animation
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 16:47

Bugs Bunny apprend que le gel menace les carottes, et il se rend en train vers Chattanooga. Il se retrouve dans le même wagon que deux passagers clandestins, Ralph et Ed, qui sont aussi affamés que bêtes...

C'est assez moyen. Disons que le personnage de Bugs Bunny n'a pas forcément grand chose à faire face à deux andouilles comme les vagabonds du train... Ceux-ci sont relativement typiques de la manière de McKimson, qui adorait mettre aux prises ses personnages avec des figures à la fois fortes et idiotes. Pour le reste le film rejoint la longue liste des dessins animés accessoires et peu probants, en ces années 50...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
6 avril 2026 1 06 /04 /avril /2026 20:37

Le conseil d'entreprise des établissements Elmer J. Fudd se tient, mais les administrateurs sont inquiets: le patron est bien malade; il se prend pour...

Un wapin.

Il est donc placé dans une institution (le "Fruitcake sanitarium", rien que ça) où on va l'aider. Manifestement, il ne souhaite pas l'être: il demande à un vrai lapin qui passe par là (vous aurez deviné de qui il s'agit) de l'aider à s'enfuir... Le médecin en charge du cas arrive et trouve Bugs Bunny, s'imaginant qu'il s'agit d'une métamorphose d'Elmer due à son trouble...

Oui, tout le monde est cinglé manifestement...

Et donc voici Bugs Bunny qui, sous forte médication, est persuadé d'être Elmer Fudd, et Elmer se prenant pour Bugs Bunny... Le film atteint une glorieuse idiotie quand Bunny-Elmer se rend chasser ("Be vewy quiet, I'm hunting wabbits"), et Elmer-Bugs lui demande "What's up, doc?")...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Bugs Bunny Animation Looney Tunes