Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 juin 2026 1 01 /06 /juin /2026 22:17

Tex Avery, avant de quitter la Warner pour rejoindre la MGM, a eu le temps d'expérimenter avec le personnage de Bugs Bunny, qui chez lui préfigurerait presque son "Screwball Squirrel", l'écureuil cinglé... Même mépris pour la logique, même tendance à se situer plus en commentare de quelque intrigue que ce soit, et même suprème mépris affiché pour le bon goût... Avec toutefois un accent New Yorkais assumé.

Les historiens voudraient bien que ceci soit le dernier Bugs réalisé par Avery... Voir plus bas. Dans ce film qui est une suite de gags liés à la poursuite, Bugs a comme adversaire le chien idiot Willoughby, et c'est un plaisir de voir l'invention déployée par Avery et ses animateurs, notamment dans un concours de grimaces mémorable. Certains gags resserviront dès le Bugs suivant, celui dont on n'a à peine le droit de parler... Car il fait partie des films censurés pour raisons ethniques...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Bugs Bunny Tex Avery
27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 22:34

Porky et son chat Sylvester voyagent et ils décident (enfin, Porky décide, Sylvester n'est que le chat) de rester dans un petit hôtel pour la nuit. Porky ne remarque rien, alors que Sylvester qui est particulièrement trouillard, remarque très vite que leur lieu de villégiature n'est pas de tout repos... Des phénomnes étranges, causés par des êtres maléfiques et généralement invisibles, se produisent. Sylvester essaie de protéger son maître mais celui-ci s'acharne à ne pas voir...

C'est le deuxième film d'une trilogie, qui met aux prises la paire Porky-Sylvester avec des souris diaboliques... A chaque fois, le chat (qui jamais ne parle dans ces films) est le plusclairvoyant des deux... C'est aussi un trouillard incorrigible! Le premier était Scaredy cat, en 1948, dont le design était encore assez rond, à l'image des films des années 40 de Chuck jones. Celui-ci montre la puissance évocatrice et émotionnelle de sa direction de l'animation... 

Et c'est précisément Sylvester, victime muette mais ô combien expressive de la situation, qui est le principal protagoniste. Contrairement à Freleng, qui en a souvent fait un râleur bavard, Jones l'utilise d'abord pour son corps et pour les possibilités expressives du corps d'un chat... A ce titre c'est probablement le plus beau chat dirigé par Chuck Jones! Notons que le troisième film du genre sera Jumpin' Jupiter, sorti l'année suivante...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 15:25

Dans un grand magasin (Stacy's, et non Macy's), Sylvester a remarqué que dans une vitrine, on a agrémenté les ollections d'un canari dans une cage. A-t-on besoin de développer la suite?

Attention, ce film est un chef d'oeuvre... Dès le départ, c'est un timing monumentalement adéquat, avec les passages obligés (I tink I taw a putty tat... I did! I did taw a putty tat!) et des inventions de tous les instants: la façon dont Freleng joue sur la musique avec l'inénarrable démarche de ruse de Sylvestre, la façon dont le chat au passage exprime d'un sentiment admiratif sa satisfaction devant les silhouettes des mannequins du magasin, et la façon ensuite dont la situation dégénère, avec une construction totalement délirante d'un mannequin géant pour attraper l'oiseau... Plus que jamais, Sylvester est le héros malheureux de cette quête de l'impossible.

Ces courts métrages avec ces deux héros, avant leur embouregoisement, étaient à leur meilleur vers cette période, qui marquait plus ou moins leurs débuts. Quant au titre... C'est un abominable jeu de mots, foi de linguiste!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 21:40

Pour une fois, plaignons-nous.

...qu'on finisse par trouver, à force, que les titres des films du Coyote sont souvent le meilleur gag, et pour cause, il change à chaque fois. Leur seul point commun est de tourner autour de la vitesse... Zoom!

...Que dans ce film, plusieurs gags tournent autour du boomerang. Je sais, c'est un objet qui revient toujours, mais quand même!

...Qu'on ne se renouvelle de toute façons jamais, puisque l'idée est précisément de raconter tout le temps la même chose: l'échec, cuisant, systématique, jamais grandiose, toujours programmé, et inévitable.

...Que du coup tout changement devient, par définition, une transgression.

...Que toute transgression (je ne sais pas, moi... Le coyote gagne, par exemple) serait la mort du film, et de ses succédanés.

...Que parfois, le trait évolue, et les décors sont stylisés... Mais... C'est un changement? 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Wile E. Coyote Looney Tunes
20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 21:34

Ralph et sam commencent leur journée en pointant en bons canarades, puis s'affrontent. L'un, le loup, tente d'attraper les moutons, l'autre, le chien, l'en empêche.

J'ai tellement dit et redit tout ce qu'il y a à dire sur ces quelques cartoons mettant deux animaux l'un face à l'autre, que peut-on trouver à ajouter? Peut-être ceci: en réalisateur d'un film Warner, Jones tente-t-il une allusion, dans son final, au départ de Claude Rains et Bogart à la fin de Casablanca? Et sinon, est-il cohérent d'insister tant dans le prologue, sur le fait que Sam (le chien) devrait couper sa frange, en le montrant se cogner partout, alors qu'il met une patée à Ralph à chaque tentative de ce dernier...

Dont c'est, incidemment, le dernier film.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 21:28

Un garçon se fait punir pour avoir sans cesse tournenté un chien. Sa mère lui fait remarquer qu'il verrait les choses différemment si il était un chien et qu'on lui fasse subir le même sort. Il s'endort et se retrouve dans la peau d'un chien, tourmenté par une petite fille...

C'est moyen, et c'est surtout un ensemble qui manque parfois de cohérence, entre le style rentre-dedans économe mais généralement plaisant de Freleng, et une véritable, et insupportable, leçon éducative, qui se voit comme le nez au milieu du visage. Et entre ce garçon, avec cette insupportable voix, et la petite fille avec des tendances sadiques... Freleng n'aimait sans doute pas trop les enfants!

...Le final, en revanche, est assez drôle.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 21:20

The Mighty Angelo, la plus forte puce du monde, décide de prendre quelques jours de vacances de ses employeurs, dans le monde du spectacle: il annonce se rendre vers le soeil. Il élit domicile sur un chien de race indéterminée mais foncièrement sympathique... Mais la bestiole étant l'objet de la méchanceté bestiale du'n gros bull-dog, la puce va venir en aide à son "logeur"...

C'est un film excellent, d'une période où on ne l'attendrait pas: les films de Chuck Jones, à la fin des années 50, se perdent dans la stylisation avant de perdre leur rythme dans la décennie suivante, et ce n'est absolument pas le cas dans celui-ci... Les contrastes esthétiques (entre les deux chiens, notamment), le timing, et surtout le choix de se priver de la parole quand elle n'est pas écrite, en font un des meilleurs cartoons de la période.

...Et The Mighty Angelo, qui ne reviendra pas dans d'autres cartoons, reste une mémorable création pour un seul dessin animé...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation
16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 18:49

C'est un excellent film, qui détaille les différentes façons de traiter le conflit Sylvester / Tweety Bird: ce dernier est sans-abri, et vient s'installer chez Granny, où il y a déjà un chat (Sylvester) et un chien, qui ne s'entendent pas vraiment: le chien est soigné à la patte, et Sylvester ne rate pas une seule occasion de rappeler la douleur. De son côté, Granny s'obstine à donner au chien une abominable décoction qui a l'air très répugnante...

Quand Tweety arrive, il est vu par le chat qui ne peut s'empêcherde lâcher un "I think I saw a Tweety bird", ce qui est drôle en soi, mais aussi ça nous rappelle à quel point la dynamique entre les deux s'est imposée d'elle-même. Ici, Freleng fait appel à une mécanique de précision, et des enchaînement et autres combinaisons savantes. Un domaine qu'il maîtrise et sans surprise, qui mène généralement à toutes sortes de violence...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 18:41

Lors d'un voyage, le coq de combat Kid Banty est ejecté de la remorque qui le transporte et atterit sur la ferme où se trouvent Foghorn Leghorn et son ennemi juré Barnyard Dawg... Foghorn prend le coq sous son aile, quand il constate que ce dernier est placide, mais se transforme en une machine à punch dès qu'il entend une cloche...

De quoi inévitablement mener à un gag récurrent, l'équipe de McKimson ne s'est absolument pas gênée, évidemment. C'est un excellent film, quoi qu'on en dise. L'animation en est très soignée, et le passage par un personnage extérieur pour donner du corps au conflit (souvent irritant à cause de son aspect verbal) est une excellente idée...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 18:34

Les tribulations de Ralph, le loup (qui ressemble furieusement à un coyote, mais avec une truffe rouge), et de Sam, le cheind de berger (dont l'éternelle frange nous empêche de voir ses yeux), les deux animaux qui prennent leur fonction le matin en pointant, puis en s'affrontant sur le champ où des moutons, totalement indifférents à ce qui se trame autour d'eux (un conflit dont ils sont pourtant l'objet unique), mangent tranquillement.

Comme d'habitude, un conflit qui ne passe pas par la parole, mais par l'action, une transposition du mythe de Sisyphe, ou tout simplement un détournement des aventures de Wile E. Coyote? De toute façon, tout est dans le "Comme d'habitude"...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation