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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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11 juin 2023 7 11 /06 /juin /2023 17:20

Alors que la construction d'un chemin de fer bat son plein, Bugs Bunny va s'attacher à mener une vie infernale à un pauvre ingénieur qui n'avait pourtat rien demandé à personne (Elmer Fudd)...

Tashlin, c'était un peu le chaînon manquan entre la dimension raisonnable des dessins animés de la Warner (en gros, ceux qui vont rester plus de deux décennies, les Jones, McKimson et Freleng), et les dingos (Avery, Clampett): capable de faire sérieusement déraper ses courts métrages, mais pas de façon irrémédiable, plus vers la folie douce que la folie furieuse...

Du coup, on eest ici confornté à la tendance  l'espièglerie plus ou moins arbitraire de Bugs Bunny, un trait qui disparaîtra et avec lui, toute une gamme de fantaisie pure et poétique. Ce n'est peut-être pas le meilleur de tous les Bugs Bunny, mais c'est un gentil moment de loufoquerie assumée. Et ça, c'est toujours une bonne chose...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Frank Tashlin Animation Bugs Bunny
11 juin 2023 7 11 /06 /juin /2023 17:09

Daffy Duck répond à une annonce: une cane pleine aux as cherche la compagnie d'un canard... Les tourtereaux s'installent en ménage, et... les ennuis commencent!

C'est assez typique, d'une part de la noirceur du quotidien commune à bien de courts métrages de Freleng, en ces années 50. Peut-être le réalisateur avait-il des mauvai souvenirs et de la rancoeur à exorciser? Mais c'est aussi habituel, dans la façon dont Freleng, à partir d'un certain point, n'a pas su reprendre le personnage de Daffy Duck, râleur, lâche et souvent rsigné à la médiocrité, mais aussi souvent sans véritable but ni profondeur. Après avoir été un cinglé total, chez Clampett, Avery et aussi (ça mérite d'être souligné) McKimson, Daffy Duck s'est perdu en éternel sidekick raté, et en personnage de has-been. Il est assez désagréable dans ce film très moyen, qui nous peint une version peu politiquement correcte de l'enfer de la famille.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 17:16

Dans la même maison vivent deux oiseaux, l'un est un canari émacié, qui chante comme Frank Sinatra; l'autre un perroquet qui fume la pipe, s'intéresse aux courses de chevaux, et fait immanquablemet penser avec sa voix de baryton à Bing Crosby. Ce dernier souhaite se débarrasser de lui, il va embaucher pour cela un chat vagabond, qui est en train de fouiller les poubelles pour manger: Sylvester.

C'est l'une des premières apparitions d'un personnage qui va devenir une vedette paradoxale, un peu comme son contemporain le Coyote maudit: on l'aime justement parce qu'il est supposé être le méchant, et qu'il n'arrivera jamais à ses fins. Mais si le chat est déjà apparu ça et là (notamment dans un film de Bob Clampett, où il partageait la vedette avec d'autres chats tous plus loufoques les uns que les autres), il n'est pas encore doté de son caractère, et bien sûr il n'a encore ni sa voix ni son chuintement définitif...

Le film est entièrement basé sur les tentatives lamentables du chat de se débarrasser (de façon alimentaire) de "Frankie", et ses échecs. Le perroquet passe son temps à l'encourager pour "prendre des doses de vitamine"... Mais c'est probablement de matière grise que la pauvre bête aurait vraiment besoin.

Pour finir, il est intéressant de voir de quelle façon les animateurs de l'époque (Tex Avery et Bob Clampett s'en sont déjà donnés à coeur joie) se paient la fiole de Frank sinatra, de son côté suave, de l'amour excessif que lui témoignent ses fans, et bien sûr de sa maigreur louche... ce film ne se prive absolument pas en tout cas!

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 17:07

Daffy Duck, sous le nom de Jack, reçoit trois haricots magiques en paiement d'une vache. Il s'en débarrasse, en les jetant dans un terrier de lapin, et... ça pousse spectaculairement. Histoire de se confronter à l'inévitable (il connaît l'histoire du conte original), il escalade la plante pour aller au devant de la fortune qu'il s'imagine trouver au-delà des nuages...

C'est un de ces dessins animés génériques, réalisés dans les années 50 par Chuck Jones, dans lesquels il s'amusait à lâcher des personnages en constant décalage. Il est inévitable quand on voit le terrier de lapin, que daffy Duck se trouve nezà nez avec Bugs Bunny une fois arrivé au sommet de son arbre, et qui dit Buhhy et daffy, implique forcément Elmer, celui-ci sera donc le géant... C'est drôle, gentiment décalé, et rythmé par les constants dérapages de Daffy Duck.

Un pur moment de grâce nous montre Daffy Duck et Bugs Bunny mis ssous cloche par le géant, l'un passif et calme (Bugs) l'autre totalement excité. Pas un bruit, on ne peut pas les entendre, mais le contraste entre la froideur calme de Bugs Bunny et la panique de Daffy Duck est déjà hilarante. Et quand ce dernier se résigne (voir illustration) et adopte la même attitude de détachement, c'est le moment choisi par le lapin pour montrer qu'il a justement sur lui un ciseau spécial pour découper le verre. Les produits Acme, on peut toujours compter sur eux...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 11:13

Jerry et Nibbles ouvrent tous les robinets de la maison, et gèlent l'eau en détournant le cablage du frigo... Puis un ballet sur glace commence, jusqu'à ce que Tom s'en mêle...

C'est une structure toute simple, dans laquelle dès le départ on voit bien que les deux souris se sont fixé un objectif, celui de profiter au maximum de leur patinoire système D: pas de prétexte, pas d'exposition, on va droit dans le vif du sujet. Sinon, il s'avère très vite que même aux mains d'animateurs de concours, Jerry et Nibbles ne parviendront pas à être très intéressants visuellement dans le contexte de la danse, d'où une intervention de Tom qui lui se prête extrêmement bien aux mouvements du patinage... et bien sûr aux gags qui vont avec.

 

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
5 juin 2023 1 05 /06 /juin /2023 17:25

On sort pour une fois du cadre habituel des courts métrages de Tom et Jerry: accompagné d'une voix off (avec un accent légèrement Viennois), le film nous montre Johann Mouse (Jerry), la souris qui vivait chez Strauss, et qui aimait tant danser sur Le Danube bleu... Jusqu'à ce qu'un chat (Tom) le repère, et tente de s'en approcher. Voyant que Jerry ne résiste pas à la musique, le chat décide d'apprendre, et les résultats seront inattendus...

J'aime beaucoup le gag qui consiste à voir Tom apprendre le piano en six leçons (alors que pour maîtriser cet instrument, il convient d'en prendre au moins quinze, si ce n'est dix-sept)... Sinon, Tom et Jerry en musique, ça marche toujours, et les gags qui se déclenchent la plupart d temps quand la musique s'arrête contiennent en particulier une série de variations sur le principe de Tom s'écrasant sur un mur. Comme d'habitude, on se dit que ça doit faire mal...

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
21 mai 2023 7 21 /05 /mai /2023 09:59

Jerry vaque à ses occupations, c'est à dire pas grand-chose, quand il reçoit une visite: Nibbles, la petite souris vorace dont il s'était déjà occupé (voir le film de 1946, The milky Waif), est de retour... Son appétit ne s'arrange pas! Tom va, bien sûr, en faire les frais.

La construction du film est un crescendo diabolique dans lequel Hanna et Barbera n'hésitent pas à délayer au maximum la véritable intervention de Tom contre les deux souris, et bien sûr la construction est intégralement basée sur la faim délirante de la toute petite souris.

Comme c'est Thanksgiving, d'une part on nous détaille toutes les étapes d'un repas du genre, ce qui bien sûr va donner à la petite souris des occasions de s'empiffrer (et quelques gags visuels bien sentis, toujours dans un certain respect de la logique: par exemple, quand il avale une énorme orange, il faut l'extraire de toute urgence puisqu'elle fait trois fois sa taille...). D'autre part, Jerry et Nibbles vont incarner les "pèlerins" et Tom les "Natifs" dans une recréation rigolote de la légende de Thanksgiving... Un excellent cartoon, donc, qui a obtenu l'Oscar pour 1948.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry
19 mai 2023 5 19 /05 /mai /2023 17:57

Tom est en effet dans le rôle d'un enseignant ici, puisqu'il a pris sous son aile un chaton... Qui a bien besoin d'être coaché car il manque singulièrement d'efficacité, en particulier dans la principale tâche qui lui incombe: chasser les souris. Jerry a bien compris qu'il ne risque pas grand chose, et s'amuse beaucoup à ruiner les efforts du "professeur" en devenant l'ami du petit chat.

A nouveau ennemis, Tom et Jerry sont cette fois secondés par un petit chat: il y avait déjà eu la vorace souris Nibbles, et sinon les "compagnons" des deux héros ont la plupart du temps été des chats adultes, rivaix de Tom ou bien sûr des bull-dogs sentencieux et agressifs. Ce film avec un chaton est plutôt reposant et de bon aloi, mais il est notable pour revenir enfin à une loi fondamentale de Tom & Jerry: pas un mot ne sera prononcé, dans une bande-son une fois de plus exemplaire, où il est beaucoup question de cris (à propos, une réaction paniquée de Tom revient de film en film, et on y sent comme une tentation de recycler, qui va devenir une sale manie de Hanna et Barbera à la télévision), de coups et bien sûr de musique... Une fois de plus, The Wizard of Oz, avec un final sur We're off to see the wizard, the wonderful wizard of Oz... De l'avantage d'être à la MGM.

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry
18 mai 2023 4 18 /05 /mai /2023 18:14

Tom et Jerry vaquent à leurs occupations habituelles: Jerry terrorise Mammy Two-Shoes, qui de son côté exige de Tom qu'il fasse "son travail", c'est à dire qu'il la débarrasse de cette souris. devant l'inefficacité du chat, elle fait appel à Lightning, un nouveau venu, qui tient son surnom de sa rapidité d'exécution... Jerry est vite chassé, mais Tom ne tarde pas à le suivre, victime de la fourberie de son rival. Les deux héros décident donc de s'allier...

Ce n'est pas la première fois, ni la dernière, et c'est paradoxal. Alors qu'une grande partie de l'alchimie particulière des cartoons de Tom et Jerry sont basés justement sur cette loi naturelle selon laquelle le chat est l'ennemi de la souris, quand ces deux-là se retrouvent alliés, on n'a pas la perte d'agressivité qu'on pourrait craindre. Je parle évidemment des dessins animés classiques, pas des productions sans âme actuelles. Bon, ce film est fort sympathique, maintenant ce n'est pas l'un des chefs d'oeuvre du duo...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry
17 mai 2023 3 17 /05 /mai /2023 17:28

Tom, Jerry et un chien sont embarqués dans une spirale infernale de chicaneries, de violences et de poursuites quotidiennes. Apparemment, le chien est le plus lucide des trois: il leur propose de signer un pacte et de cohabiter tranquillement. Ils deviennent les meileurs amis du monde, s'épaulant pour contrer les attaques extérieures, qu'elles viennent d'un chat ou d'un chien. Leur amitié et leurs belles résolutions résisteront-elles à l'apparition d'une tentation particulièrement forte: une bon gros steak?

Bien sûr que non! Sinon où serait l'intérêt? Dans ce film, seul le chien parle, Tom et Jerry devenant presqu'une entité à part entière, seconds ex-aequo dans la hiérarchie derrière un chien pacifiste et idéaliste... Jusqu'à un certain point. Le film accumule, dans sa première et sa dernière partie, quelques intéressantes marques de castagne bien sentie, bien évidemment. Mais il est aussi et surtout notable pour une bande-son absolument exceptionnelle; je ne parle pas ici de la musique, dominée d'ailleurs par des extraits ciblés de The Wizard of Oz, mais bien des merveilleux effets sonores, qui ont fait l'objet d'une impressionnante recherche...

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry