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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 16:36

Avec ce film, Chuck Jones commence à utiliser son personnage de Pepe à des fins d'expérimentation: Maurice Noble, le décorateur qui commençait à la même époque à déformer le désert du fameux Coyote, y travaille à ses décors Parisiens stylisés, pendant que l'animateur Abe Levitow y installe des personnages qui eux aussi tranchent de façon impressionnante sur les habitudes de la Warner...

Mais pour le reste le script du évidemment à Michael Maltese ne diffère pas des habitudes: un personnage (ici, une chatte sauvage échappée d'un stand de l'exposition universelle de 1900) se retrouve affublée (ici volontairement, afin d'échapper à ses poursuivants) de peinture blanche et noire... et poursuivie par les avances bien lourdingues de Pepe le putois incorrigible. Le français parlé par la bête est plus massacré encore, et le plaisir, bien sûr, reste entier!

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Chuck Jones Animation
6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 15:59

Non content de truffer leurs films avec ce fameux putois d'un français de cuisine du plus mauvais goût, Jones et son scénariste Maltese ont également eu à coeur de piller le folklore français tel que vu par la moulinette d'Hollywood. Dans Scentimental Romeo, un monsieur bien comme il faut qui avait par mégarde passé un peu trop de temps à proximité de Pepe et de son odeur fatale, s'engageait dans la légion étrangère avant de s'évanouir...

Forcément, toujours condamné à rester seul au bout de ses lamentables tentatives de séduction, Pepe devait lui aussi effectuer cette demande. Les films sur la légion sont passés de mode dans les années 50, mis celui-ci agit au second degré en tant que commentaire sur le genre lui-même. Au delà de cette identité de méta-film, c'est un fort routinier cartoon qui ne renouvelle pas vraiment la série.

Par contre on y voit à travers le jeu sur les tailles des légionnaire, une trace tangible de la recherche graphique permanente des équipes successives de Chuck Jones: le patron les encourageait à se dépasser...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 15:50

Continuant sans vergogne ni scrupule à explorer toutes les possibilités odorantes de faire des jeux de mots pour trouver des titres inédits à leur série de courts métrages consacrés à un putois sentimental et un brin timbré, Chuck Jones et le scénariste Mike Maltese, déjà auteurs de la série du Coyote, n'étaient bien sûr pas des ennemis de la répétition; au risque d'en faire trop c'est ce qui arrive dans ce court métrage qui ne renouvelle pas suffisamment le canon. 

Au moins, on a la satisfaction de pouvoir profiter de cette bouillie hilarante qui est supposée être du français, et des délicieusement abominables fautes de syntaxe de Pepe quand il s'exprime... Mais sinon, cette histoire située dans un zoo tourne une fois de plus au systématique, avec une jeune chatte qui une fois de plus se retrouve déguisée en putois, avec comme inévitable conséquence le fait de se retrouver poursuivie par les assiduités du putois solitaire...

Bref, le routine.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 19:17

Sacré Maroon! Voici LE classique de pepe le Putois, ce personnage obsédé sexuel qui cache à peine son démon de 10 heures, 11 heures, midi et de toute la journée derrière le prétexte permanent du coup de foudre. Le personnage, décidément jamais en odeur de sainteté, ayant pour habitude de massacrer la langue Anglaise avec un accent français, Jones et son complice Mike Maltese lui ont concocté un univers franco-français de tout beauté (dans lequel le chat s'annonce d'un "le cat, le Purrrrrr") où pas grand chose n'est français, mais où tout est drôle.

Tout commence dans une parfumerie où un putois s'est introduit, et le seul moyen pour s'en débarrasser est d'envoyer un chat: le pauvre animal sélectionné est la chatte Penelope, qui n'avait certes rien demandé, mais à laquelle le destin joue un sale tour: en arrivant elle renverse sur elle le contenu d'un flacon de teinture blanche et se retrouve aussi belle qu'une femelle putois. Le reste? de la poésie...

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation
3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 19:05

C'est une rareté, et elle ne manque pas d'intérêts: dans ce film, un chien qui cherche par tous les moyens à se protéger du froid, finit par trouver une cabane dans le bois, où il élit domicile... Il y est bien, jusqu'à ce que le propriétaire rentre... C'est Pepe le Putois, et il va s'employer à montrer qui est le maître...

Premier intérêt, donc, Davis reprend plus ou moins un personnage qui a été créé par Chuck Jones, et lui assigne d'emblée une nouvelle identité. Mais visuellement, graphiquement, c'est bien le même putois, et puis comme c'est un putois, il possède une petite odeur curieuse... D'où le titre, formé d'un jeu de mots aussi délicieusement révoltant que les autres courts de la série.

Deuxième intérêt, l'idée d'explorer la putoititude du personnage, qui est ici libéré de son occupation habituelle, la tentation obsessionnelle de la drague sur de pauvres animaux qui n'en demandent pas tant. Donc oui, il sent mauvais, et considère ça comme une arme...

Enfin, chez Jones, le personnage est profondément bavard, et c'est même assez hilarant. Celui-ci ne l'est pas, mais alors pas du tout. Le film est donc une succession de gags visuels, plutôt efficaces... Maintenant, si vous voulez mon avis, il est quand même inférieur en terme de charmes, aux efforts de Jones avec le personnage. Mais ça valait la peine d'être essayé. ...Et il y a toujours des scènes impayables et uniques en leur genre, dans tous les films du maverick Arthur Davis.

 

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 17:26

Avec ce film, le premier dans lequel il a son nom propre de Pepe le pew, le personnage est un peu plus lui-même que dans Odor-able Kitty, mais la formule magique pour le faire apparaître reste la même, a un détail près: si un animal se déguise malencontreusement en putois, ce qui attire immédiatement le dragueur le plus obstiné des deux hémisphères, cette fois ce n'est pas un chat, mais un chihuahua... Un chien tellement nu qu'il a besoin d'un manteau, sans compter qu'il se trouve ridicule (remarquez, c'est un chihuahua, hein!). En piquant un manteau à sa patronne, il se confectionne donc... un déguisement de putois! 

Et en parlant de putois, si le personnage irrésistiblement irritant parle de nouveau avec un fort accent à la française, et pique des pans entiers de dialogue au film précédent, dont des phrases à la syntaxe massacrée qui sont devenues des étendards ("We shall make such beautiful musics together", "I'm looking somewhere for you", etc), Pepe ne parle pas encore avec la voix de Charles Boyer. Mais ça viendra!

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 08:30

L'un des rares films depuis les années 60 à porter a "marque" Looney tunes, Carrotblanca renoue avec deux traditions, d'une part la parodie bien sûr, et d'autre part le "all-stars", avec cette distribution éclatante de toutes les vedettes ou presque des courts Warner...

Chacun donc assume un rôle spécifique dans ce qui est un concentré de parodie, en 8 minutes, de Casablanca, avec Bugs Bunny dans lr rôle de Rick. Ca ne se raconte pas, et bien sûr l'irrévérencieux (le film est d'un ton libre, très libre même) le dispute au franchement idiot, dans une saine et délirante ambiance... Ma préférence va quand même au rôle d'Ugarte qui échoit à Tweety-Bird, dont j'ai toujours pensé qu'il avait très mauvais fond... Je pense que les animateurs se sont fait plaisir à lui faire imiter Peter Lorre...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Bugs Bunny
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 18:03

Situé fermement du côté des cartoons pour les plus petits, ce film propose un conte inédit et assez étrange... On y trouve un chat qui pourrait ressembler à une version "adulte" de Pussyfoot, le petit chat recueilli par le gros chien Marc Anthony dans Feed the kitty en 1951...

Un tout petit chat a été recueilli dès son plus jeune âge par une femelle rapace, et en a retenu... qu'il sait voler, d'une façon particulièrement personnelle. Il va le démontrer une fois devenu adulte et indépendant, en séduisant une femelle, et en la protégeant contre un énorme molosse...

Ce dernier n'est pas sans rappeler Marc Anthony! Derrière ce film étrange, y aurait-il une volonté de "rectifier le tir"? En tout cas, le pauvre animal (qui après tout, avait qu'à ne pas être un chien) s'en prend plein la figure.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 17:55

Ce film est un exemple de ce qui arrive quand un auteur particulièrement têtu remet dans le circuit un concept qui lui tient vraiment à coeur: dans Feed the kitty, le gros chien Marc Anthony trouvait un chat mignon tout plein qu'il ne mettait qu'une minute à adopter... Ici, on revit en une vingtaine de secondes la scènes des retrouvailles entre Marc Anthony et Pussyfoot, sept années après leur création...

Marc Anthony est cette fois le chien qui garde un chantier de construction, et la tâche va être difficile à accomplir avec le petit chat d'une part, et un autre chat qui cherche à lui subtiliser sa nourriture. Si la dynamique est plaisante entre le chien responsable, le chat totalement inconscient des dangers qui l'entourent, et l'autre chat destiné à s'en prendre plein la figure, on a le sentiment que la mayonnaise ne prend pas aussi bien que dans la série originale de trois cartoons.

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 17:49

Ce cartoon appartient à la veine "de luxe" des dessins animés Warner, soit à la série "Merrie melodies", qui bénéficiait de la couleur. Et dans les mains de Chuck Jones, ça va dans un sens assez proche de ce qui se passait chez Disney, le film étant largement un conte à destination des plus jeunes membres du public. Il introduit aussi un personnage qui ne m'a jamais vraiment emballé, la souris "Sniffles", trop jeune pour se rendre compte de ce qui l'entoure, et donc propice à pratiquer un humour en douceur, gentiment décalé, avec comme principal atout une animation qui travaille sur le détail...

Sniffles, enrhumé, se rend donc à la pharmacie pour trouver un remède, et y trouve un sirop tellement alcoolisé qu'il va avoir du mal à ne pas se mélanger entre l'ivresse et la réalité. Une bonne partie est consacrée à la complicité inattendue entre la souris ivre et... un rasoir électrique.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation