Aux tous débuts du western, d'une part il s'agit de bien comprendre qu'il n'y a aucun besoin de vernis passéiste ou de distance mythique: ce qui rend les westerns des premiers temps précieux, est le fait que nombre d'entre eux sont strictement contemporains! Ce qui n'est pas forcément le cas, mais il y a néanmoins toujours des liens avec la vérité; ce film a été produit en réaction à la multiplication des films produits par d'anciens bandits, le plus célèbre étant Al Jennings qui dans la plus pure tradition du western, avait une façon bien à lui de se mettre en avant. Des anciens hommes de loi ont donc décidé d'utiliser l'arme du cinéma eux aussi, pour rappeler les spectateurs à une certaine décence vis-à-vis de la loi!
Ainsi Bill Tilghman, qui ne se met pas trop en avant, nous montre dans ce film la façon dont les forces de l'ordre balbutiantes du territoire de l'Oklahoma ont fait face à des bandes organisées qui écumaient la région. Le film est fortement authentique, du moins dans la partie qui nous est parvenue: une seule bobine sur les six du long métrage a survécu, mais on y sent un réalisme et un besoin de règlement de comptes particulièrement marqués, comme dans cette scène finale où les bandits abattent gratuitement un passant, suivi d'un intertitre: c'est parce qu'ils sont comme ça que ce sont des bandits...
Bref, on est loin, très loin, de la vision romantique du hors-la-loi comme un Robin des Bois moderne...
Ce quatrième long métrage de Marcel Carné est un film qu'on a tendance à réduire à une seule scène et surtout un seul échange de dialogues, exactement de la même façon qu'on aura tendance à parler du "cinéma d'Audiard" en parlant des longs métrages de George Lautner. C'est gênant, c'est la raison pour laquelle il ne sera pas question de cette histoire d'atmosphère ici, ou si peu: c'est une sale manie de vouloir réduire le cinéma Français à ses dialogues... Ou ses dialoguistes.
Tiens, parlons-en: Carné voulait Prévert, comme de juste, puisque depuis Jenny, et ensuite avec Drôle de drame et Quai des brumes, le duo a été l'âme même du "réalisme poétique", et j'imagine qu'il leur était facile de travailler ensemble au vu de l'effet de leur collaboration (même s(ils sont aussi les auteurs d'un des films les plus idiots de toute l'histoire, le détestablement nunuche Les visiteurs du soir)... Seulement voilà, Prévert absent, il a fallu à Carné accepter de travailler avec Jean Aurenche et Henri Jeanson. Ce qui ne modifie en rien le talent du metteur en scène, car si on ne parle jamais que de cette sacrée réplique, ici c'est tout le film qui brille, ou presque, de par la grâce d'un réalisateur qui sait parfaitement où il va, et qui s'est fixé une mission délicate, celle de rendre compte, par l'utilisation d'un microcosme spécifique (le quartier populaire du Canal St-Martin), de ce qu'est la classe ouvrière en 1938, deux ans après l'avènement du front populaire... Mais pas que.
Depuis le début, y compris quand il dépeint avec force ricanements les exactions de William Kramps, le tueur de bouchers, Carné parle d'amour. Des yeux de Michèle Morgan, du fil des Funambules, et même des amants qui s'aiment au-delà de la mort. Ce film ne fait pas exception à la règle, mais il s'accorde malgré tout une étrange pause: car Hôtel du Nord commence par mettre en place les circonstances d'un pacte suicidaire qui se passe mal, c'est à dire qu'il rate. Renée (Anabella) a suivi Pierre (Jean-Pierre Aumont) dont le boniment est que, puisqu'ils ne seront jamais heureux sur terre, autant chercher le bonheur ensemble dans l'au-delà. Ils ont donc choisi le petit hôtel vaguement miteux des bords du canal, tenu par les Lecouvreur (Jane Marken, André Brunot), des braves gens. La preuve, ils ne jugent pas, ou si peu, et leur pension permanente abrite une fille de joie, Raymonde (Arletty) et un proxénète, Edmond (Louis Jouvet), mais aussi un jeune homme (François Périer) qui ne s'intéresse pas du tout aux femmes, et partage ses soirées avec des camarades de l'université.
Donc, le suicide ne va pas marcher, et la suite des événements va bouleverser tout ce petit monde: Renée, rescapée, va s'installer et tourner la tête de plusieurs hommes. Même les habitudes de l'éclusier (Bernard Blier) et de son épouse (Paulette Dubost) vont être changées, puisque leur meilleur ami et amant Kenel (Andrex) va quitter Madame pour s'intéresser à Renée. Mais c'est surtout Edmond qui va tomber intensément amoureux de la jeune femme.
Mais le film n'est pas qu'une collection d'histoires d'amour dysfonctionnelles, grinçantes, tendres, tristes ou ricanantes: il est aussi une paradoxale étude de moeurs qui tourne à l'avantage des femmes d'une façon impressionnante, tous les hommes finissant par être décrits comme lâches (Edmond, Pierre et l'éclusier) impuissants (L'éclusier encore, mais aussi, métaphoriquement, Pierre) et tous promènent un instinct de mort plus ou moins envahissant. Jeanson, qui n'aimait pas Jean-Pierre Aumont, a malgré lui participé à ce travail de sape des hommes en lui donnant des dialogues d'une banalité affligeante! A côté, les femmes mènent leur monde par le bout du nez, et prennent généralement les bonnes décisions. Elles agissent en mère (Jane Marken qui a recueilli un orphelin Espagnol qui a fui Franco, mais aussi Raymonde quand elle console Blier qui la traite "comme sa mère"), et elles ont plus de jugeote que les hommes (à l'instar de ce policier qui traite tout ce qui l'entoure selon des convenances bien établies). Elle portent toutes un instinct de vie, y compris quand Raymonde "donne" Edmond aux deux gangsters qui veulent le tuer; elle a compris qu'il n'irait de toute façon pas loin...
Et en même temps que cet étonnant portrait de femmes fortes et d'hommes asexués, Carné livre un tableau intéressant de la classe ouvrière en autarcie, dans son milieu, où rien ne manque: le langage, certes, puisque ça a l'air si important au point que ne parle que de ça, mais aussi l'entraide, une certaine ouverture d'esprit (qui a bien disparu, regardez autour de nous), une bienveillance donc, qui s'exprime dans une petite scène touchante, où les Lecouvreur expliquent à Renée sur le départ qu'elle va bien leur manquer... Un tableau qui ressemble un peu à celui des boutiquiers de The shop around the corner, de Lubitsch, un microcosme dont on sait fort bien que quoi qu'on fasse, il est condamné, à plus ou moins brève échéance...
Pour finir, si la seule chose qu'on retient de ce film est l'échange entre arletty et Jouvet, c'est peut-être aussi parce que ces deux créatures, qui n'étaient sans doute que deux éléments de la tapisserie dans le roman adapté par Aurenche, ont pris avec l'arrivée de ces deux acteurs géniaux une importance bien plus grande. Ils y trouvent, l'un comme l'autre, un de leurs plus beaux rôles: la fille de joie au grand coeur qui fuit toute idée de sophistication et qui cherche confusément une vengeance, et le Jules arrivé en bout de course qui cherche une porte de sortie de sa vie, qu'elle soit la mort ou une jolie fille... Ils sont extraordinaires. ...ben tiens!
Jeff Warren (Glenn Ford) est un conducteur de locomotive, qui revient de la guerre de Corée et reprend pied dans la routine de son travail: les trajets avec son meilleur copain, le bivouac chez ce dernier en compagnie de son épouse et de la charmante fille de la maison, la vie est simple et pleine de possibilités... Il croise aussi Car Buckley (Broderick Crawford), le taciturne collègue qui a pris du galon en trois ans. Il s'est aussi marié avec une jeune femme désireuse de s'élever, et qui déchante, la belle Vicky (Gloria Grahame)... Celle-ci aide son mari à conserver son boulot, mais elle le fait de la seule façon qu'elle ait jamais pu obtenir les choses, en couchant avec le patron. Pour Carl, c'est l'équation impossible: demander de l'aide à son épouse, coûte que coûte, mais refuser la méthode. Du coup, il tue son patron durant un trajet inter-cité. Mis il y a un témoin potentiel, justement: Warren, qui rentre chez lui...
Un héros peu loquace, une femme fatale, et un mari jaloux et violent. le triangle amoureux présenté en rappelle un autre, et le décor ferroviaire insiste: ce film est bien un remake de La Bête Humaine de Renoir (1938), et s'éloigne encore plus que le film Français du roman de Zola. Bien que le livre soit mentionné, on en est loin, et le script est du pur film noir Américain... Pour Jeff, l'homme comme vous et moi qui fait son boulot, nouveau brave type qui vient rejoindre les Spencer Tracy, Henry Fonda, Gary Cooper, Randolph Scott ou George Raft des films précédents de Lang, le retour à la vie civile va être le retour aux passions et aux petits matins blêmes, avec la couleur rouge sang du meurtre en prime...
Et justement, le film justifie pleinement son titre, avec une galerie de portraits formidables. Warren a beau être un brave type, il est malgré tout assez ouvert à l'aventure sous tous les sens du terme, et Vicky, qui lui met le grappin dessus, sait ou croit qu'elle n'aura pas trop à le pousser pour qu'il commette un meurtre. Pris dans le feu de passions contradictoires, Carl est piégé entre sa volonté de prestige, et le fait que sa femme est trop belle pour lui. Il souhaite à la fois utiliser cet avantage et garder la beauté de Vicky pour lui. Quant à Vicky, un rôle de garce particulièrement élaboré pour Gloria Grahame, elle a appris la vie essentiellement à travers le désir qu'elle inspire chez les hommes qui l'entourent...
Du coup, le fait que le script déplace les faits du scénario de Renoir (rappelons que dans La Bête Humaine, c'est Gabin lui-même qui était le meurtrier) essentiellement pour des raisons de censure, créée les conditions d'une vision du monde totalement pourrie par le désir et l'incapacité de certains humains de l'assumer. La façon dont Lang semble se débarrasser de la participation de son héros au meurtre et à l'adultère, dégoûté par les manigances de Vicky, permet aussi au couple homicide Carl-Vicky de terminer le film dans une escalade de violence et de mort, qui tendrait à démentir toute notion de happy-end... Tout en nous indiquant que le véritable personnage de ce film est Vicky, la femme qui n'a que sa séduction, mais sait particulièrement s'en servir. Sordide, méchant, grinçant et avec une femme fatale en cerise sur le gâteau: voilà ce qui fait d'un remake boîteux un paradoxal film noir modèle...
Ce film est le troisième rescapé des productions de Ebony Pictures de Luther Pollard, et propose une nouvelle fois un scénario de pur slapstick sur une comédie qui se situe cette fois clairement juste entre Sennett et Roach... Au début, le héros vit une situation à la Harold Lloyd: il est réveillé en sursaut par une propriétaire irascible et qui lui réclame des impayés avec l'aide d'un agent... Il s'échappe et trouve refuge dans une blanchisserie, où la police va venir le débusquer, mais entre-temps il aura eu le temps de confondre de l'opium et de la mort aux rats...
Ca fait beaucoup, ça fait même trop, et l'irruption d'une troupe de policiers en uniforme est aussi une indication que Luther Pollard et son équipe souhaitaient proposer une version Afro-Américaine des Keystone cops! Mais ce qui me semble le plus frappant dans cette comédie très moyenne, c'est de voir la façon dont les concepteurs noirs du film se sont réfugiés avec leur personnage de blanchisseur chinois dans une vision largement alimentée par une certaine forme de racisme: le cercle vicieux, assez paradoxal, d'une industrie qui est largement basée sur l'exploitation des stéréotypes pour plaire au vaste public.
Ce film de 1921 est réduit aujourd'hui à quelques disparates minutes (4 en tout!) qui ne sont que le pâle reflet d'un long métrage pourtant ambitieux, produit par Lincoln, la première compagnie dont le capital était justement Afro-Américain, au contraire de Ebony pictures détenu par des blancs. Cette histoire apparemment compliquée de détective qui enquête sur la mystérieuse disparition d'une héritière est soignée, mais évidemment aussi peu compréhensible qu'une bande-annonce...
Quoi qu'il en soit, c'est une pièce historique, une fois de plus, unique reflet d'une compagnie créée par les frères Johnson (dont nous connaissons bien Noble, celui des frères qui s'est reconverti en acteur et qui a été immortalisé par sa participation à King Kong), et qui montre comment une compagnie destinée à faire du cinéma noir pour le public noir, entendait ne pas se contenter de miettes, et comptait bien s'essayer à une certaine sophistication.
Un scientifique un peu fou a besoin d'une authentique momie égyptienne pour se livrer à des expérimentations. Un jeune homme qui souhaite se marier avec la fille du professeur, lui fournit une fausse momie, en fait un comparse sous des bandelettes. L'affaire se complique quand deux Egyptiens (en costume!) interviennent, car ils recherchent une momie sacrée qui leur a été dérobée...
Comme Two knights of Vaudeville, ce court métrage d'une bobine sauvé de l'oubli est une production de Luther Pollard pour Ebony films, qui entendaient fournir au public Afro-Américain des grandes villes des comédies taillées sur mesure pour eux, avec des acteurs noirs. L'histoire n'a pas retenu le nom des protagonistes de cette pochade, qui est bien meilleure que le film cité plus haut... Mais dont les marques irrémédiables de décomposition rendent le visionnage parfois malaisé.
Ce court métrage sauvé de l'oubli et de l'auto-destruction est historique à plus d'un titre: non qu'il soit bon, on va évacuer la question tout de suite: il est même d'une impressionnante médiocrité... mais le producteur Luther Pollard avait créé une structure destinée à concurrencer les films Blancs produits à Fort Lee et à Hollywood, pour donner aux salles fréquentées par les afro-américains des films qui les mettaient aussi en vedette. Et comme le standard contemporain des comédies de Sennett ou de Rolin, les films y voyaient des acteurs payer de leur personne et ne pas hésiter à se tourner en ridicule.
C'est d'ailleurs là que le bât blesse: les trois protagonistes principaux sont deux hommes, Jimmy Marshall et Frank Montgomery, et une femme, Florence McCain, qui après une nuit désastreuse au music-hall décident de monter un spectacle qui s'avérera une autre catastrophe. Mais comment ne pas constater que les trois héros du film sont eux-mêmes tellement au bas de l'échelle qu'on ne peut que tiquer... Ils tendent à renvoyer, cette fois à un public supposé être 100% noir, l'image de faire-valoir imbécile que les films 100% blancs avaient forgé des afro-américains. Donc si le film vaut par sa rareté iconique (en gros, le film "officiel" le plus ancien d'un cinéma destiné au public noir), il n'en reste pas moins un témoin gênant d'une tendance du cinéma des origines à forger et anticiper le racisme de ses spectateurs...
...Tout en montrant, objectivement, des héros confrontés aux deux communautés, et rejetés par l'establishment blanc du music-hall dont il se font expulser, puis rejetés par un public noir qui ne trouve pas leurs numéros à son goût.
Une série de catastrophes provoquées par l'évasion spectaculaire d'une puce savante risques de mettre en péril le mariage de Matha Sleeper, en particulier à cause du rôle joué par sa soeur et sa bande de joyeux copains, lors de la noce...
Qu'est-ce qui pourrait ressembler à un court métrage de la série Our gang, plus qu'un autre court métrage de la série Our gang? ...Mis non, ce serait justement trop simple: même si le principe de la série reste le même durant toutes les années 20, et le metteur en scène est toujours l'increvable Robert McGowan, les variations et changements d'un film à l'autre dépassent les petites différences de casting.
Parfois celles-ci contribuent, on pourra s'amuser à chercher ici les apparitions plus ou moins longues des stars de chez Hal Roach: ainsi, reconnaîtra-t-on sans problèmes Oliver Hardy et Matha Sleeper, mais il faudra être plus vigilant pour constater que ce prêtre SANS MOUSTACHE qui officie, n'est autre que le grand James Finlayson... Charlie Hall est l'un des invités de la noce et, caché lui derrière une imposante paire de bacchantes, on reconnaîtra Charley Chase. Cerise sur le gâteau dans ce film glorieusement idiot, une série d'animations survient sans crier gare pour donner vie à la puce farceuse.
En pleine "grande dépression" (la crise de 1929), Burke, un journaliste local à New Orleans (Rock Hudson) débusque une troupe d'aviateurs, qui vont de ville en ville pour y présenter des cascades spectaculaires: parmi eux se trouve, en effet, le légendaire aviateur de la première guerre mondiale Roger Shumann, qui avait abattu quatorze avions ennemis, mais qui depuis a galéré pour vivre. passionné par le personnage (Robert Stack), pourtant pas d'un abord facile, et fasciné par son épouse, Laverne (Dorothy Malone), Burke décide de leur consacrer une série d'articles, contre l'avis de son rédacteur en chef...
Autre temps, autres moeurs, si on enlève toute allusion verbale à la guerre (supposée être "14 années auparavant"), et toute référence à la culture de l'époque, rien dans le film tel qu'on peut le voir ne renvoie aux années 30; c'est même pire, il s'agit visuellement d'un film qui présente un univers totalement imprégné des années 50, habillement, coiffures, et même les avions. Ce qui pourrait être jugé comme du mépris est à prendre avec des pincettes, comme une façon pour Sirk de dire que comme d'habitude il parle des Américains contemporains...
Seulement il faut avoir le coeur bien accroché, tant le film est, j'utilise ici un adjectif ici pesé, répulsif. Ces gens qui boivent, s'engueulent, s'agressent, se disent qu'ils s'aiment en se hurlant dessus, s'envoient paître aussi souvent que possible, se haïssent et reboivent, ne me donnent aucune envie d'aller plus loin.
Le succès de Nanook a au moins permis à Flaherty de passer du temps sur des projets auxquels il croyait très fort... Tout de suite après la sortie de son film sur les Inuits, le metteur en scène est parti pour les îles Samoa, en Polynésie, pour y capter des images de la même manière et en faire un long métrage qui sera d'ailleurs un énorme succès.
Et c'est la même chose: un esprit occidental, fasciné par ce qu'il croit être "l'état de nature" des sociétés qu'on qualifiait alors de "primitives", et qui s'évertue à encapsuler dans des recréations et des actions provoquées devant la caméra tout le folklore qu'il estime le plus photogénique. C'est aussi discutable ET valable ET émouvant ET ennuyeux que pouvait l'être le premier de ses longs métrages...
...Et comme bon sang ne saurait mentir, la fille de Flaherty, Monica, a agrémenté 45 années plus tard les dites images, aujourd'hui, d'une illustration sonore pour laquelle elle a mis à contribution les indigènes locaux, lisant les dialogues du film sur leurs lèvres, recréant les circonstances sonores: c'est incroyablement bien fait et totalement, mais alors totalement inutile. Comme le film.