Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

7 octobre 2026 3 07 /10 /octobre /2026 19:16

On a perdu la plupart du métrage de ce film (adapté d'un poème), dont seule une séquence de quatre minutes a survécu. Elle a l'avantage, sinon d'être claire, de représenter particulièrement bien la dimension horrifique du film! Il y est question d'un cadavre, d'un personnage monstrueux, d'une jeune femme prise au piège lors d'une nuit d'horreur...

D'un côté, le maquillage et la scénographie renvoient de façon évdente à une certaine idée du cinéma Allemand, le jeu outré se combinant aux excès d'expressivité du masque des personnages, et aux éclairages hallucinants... 

De l'autre, le côté disjoint de ces quatre minutes me font douter: s'agit-il vraiment d'un film, et non de chutes qui seraient compilées du moyen métrage? Certains plans se répètent sans se correspondre totalement, comme des prises multiples d'un seul plan, et le tout manque singulièrement de cohérence chronologique palpable...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet 1925 **
7 octobre 2026 3 07 /10 /octobre /2026 19:07

C'est l'hiver, à Prague: Monsieur Polykarp (Franktisek Nesvadbda) se promène et en descendant du tramway pour rattraper son chapeau, il rencontre une jeune femme qui lui plait (Marie Vitkova). Il tente de lui donner un rendez-vous, mais le fiancé veille au grain. Privé de compagnie le jeune homme se met à faire à peu près n'importe quoi dans la neige...

C'est largement improvisé, sans doute, et l'intention n'est pas forcément de faire de l'art. Kolàr, qui sera quelques années plus tard, après le démantèlement de l'empire Austro-Hongrois, le fer de lance d'un cinéma Tchèque, réalise son premier film en référence évidente aux burlesque américains, mais les moyens, l'expérience et le savoir-faire attendront un peu...

Et maintenant, je partage ici une forte impression devant la toute première scène: Polykarp est étendu dans la neige, les et tout à coup il se redresse d'un coup (la séquence est passée à l'envers, de toute évidence), et comment cette soudaine irruption d'un grand gaillard tout maigre, bien qu'elle soit à vocation comique voire absurde, ne nous ferait-elle pas penser à Nosferatu?

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Jan S. Kolàr Muet
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 15:18

Un petit groupe de marins Américains rescapés d'un naufrage tentent de se rendre en Australie à l'initiative de leurs officiers, alors que l'ensemble des forces armées Américaines des Philippines ont reçu l'ordre de se rendre. Mais au fur et à mesure, les choses changent, et ils reçoivent l'ordre inverse: rester et organiser la résistance en collaboration avec les populations locales...

Il est des films dont on se dit soit qu'on ne les verra jamais, soit que si l'opportunité se présente on aura du mal à entrer dedans... C'est le cas de celui-ci, un cas plus que particulier puisque c'est apparemment le seul film de Fritz Lang qui ait été copieusement et irrémédiablement renié par son auteur! ...Et le terme d'auteur ici est à peine à prendre au pied de la lettre: ce petit film de guerre au demeurant vaguement distrayant a été commandé à Fritz Lang par Darryl F. Zanuck, et c'est sans doute un geste de bonne volonté de la part du metteur en scène... Henry King, le réalisateur attitré des grands projets (qui permettait par sa bonne volonté à Zanuck de ne pas trop en demander à John Ford, qui de toute façon n'était plus en contrat) était sans doute occupé ailleurs, et le projet a échoué sur les genoux de Lang.

Peut-être celui-ci avait-il envie de se frotter à un film de guerre moins emprunt de noirceur que ses oeuvres précédentes, peut-être était-ce la perspective de tourner en extérieurs aux Philippines, ou la perspective de bénéficier de l'aide de l'armée, une sorte de retour nostalgique à sa démesure des années 20... Peut-être qe les beaux yeux de Micheline Presle (orthographié "Prelle" au générique), ou la perspective de travailler avec Tyrone Power l'auraient décidé... Il faut de tout pour faire un monde.

Il a accepté, et a réalisé un film sans âme, sans saveur, sans surtout les saveurs parfois sadiques et sacrément salées de ces passages souterrains, ces aventures dans des tunnels, dans les tréfonds de l'inconscient... Les partisans d'un Lang psychanalytique et gothique en seront pour leurs frais, et ces aventures seront une fois le film terminé vite oubliées. Surtout si on a en tête l'admirable Objective Burma de Raoul Walsh...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Fritz Lang
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:35

Le soldat Snafu souhaite envoyer une lettre pour sa fiancée, et espère qu'elle ne passera pas par le bureau de censure... Après quelques tentatives infructueuses, il la confie à un bon génie, qui s'exécute. Mais les conséquences seront désastreuses...

Comme toujours, le didactisme de ce court métrage à vocation de propagande est entièrement soumis à l'utilisation de l'animation... L'intrigue est claire et prenante, et bien sûr les désastres provoqués par Snafu seront sans grande conséquence. Ici, c'est bien sûr la nécessité d'une censure des courriers de l'armée pour protéger le secret défense qui est mise en valeur...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:29

Dans le cadre de la propagande interne à l'armée Américaine durant la seconde guerre mondiale, ce film est particulier à plus d'un titre. D'abord parce qu'il a été dirigé par Frank Tashlin, l'un des metteurs en scène les plus oubliés (du moins pour ses cartoons) du studio de Schlesinger: ensuite, parce que sa propagande présente une certaine inversion par rapport à ce qui est généralement le lot des aventures du soldat Snafu...

En effet, dans le film, ce dernier est stationné dans un endroit extrêmement froid (il nous dit qu'il fait tellement froid, que même une jeep se gèle les noisettes), et il s'imagine qu'à l'arrière (the home front), son père, son grand-père et sa fiancée doivent se la couler douce... Le dessin animé lui apporte la preuve qu'il n'en est rien...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:23

Tourné durant la seconde guerre mondiale, ce court métrage de tashlin montre un consel donné aux soldats sous la forme d'un dessin animé... On y met les troufions en garde contre la tentation de se laisser aller, le risque étant d'être un goldbrick, un lingot d'or. Non en valeur, mais bien en poids! 

Le goldbrick est désigné comme étant celui qui ralentit le groupe, mais surtout qui met en danger tous ss petits camarades, et la mission par-dessus le marché. Comme tous les films de la série Snafu, ces quelques minutes sont extrêmement efficaces, sans filtre, et fascinantes: elles n'étaient en aucun cas destinées à être montrées hors du cadre de l'armée...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:16

Durant la seconde guerre mondiale, les réalisateurs du studio Schlesinger ont été réquisitionnés pour réaliser des films de court métrages (généralement moins de cinq minutes) qui permettaient de passer des messages de prudence de propagande, mais pas au grand public: c'étaient des oeuvres à usage interne de l'armée seule, destinés à rappeler aux mirlitaires les consignes élémentaires de prudence. 

Celui-ci, qui met en scène Mr Hook, un soldat un peu benêt, a été réalisé par Bob Clampett et nous montre comment les soldats sont invités à se méfier de la propagande Japonaise, l'occasion pour Clampett de se dépasser en matière d'humour ethnique de TRES mauvais goût...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:10

Friz Freleng a souvent laissé à Chuck Jones la rivalité Daffy-Bunny: on se souvient de la fameuse trilogie de la chasse entre 1950 et 1952, avec Elmer Fudd enarbitre... Mais quand le vétéran des Looney Tunes s'y attaquait, c'était le plus souvent du point de vue du canard... Ce film en est un exemple: jaloux du succès de Bugs Bunny, Daffy Duck vient présenter ses services à la Warner... qui l'engage en tant que doublure de son ennmi juré. Bien sûr, il va s'en prendre plein la figure, pour notre plus grand bonheur...

Pas grand chose à dire de plus, si ce n'est que le film progresse gentiment, de comédie de situation en gags absurdes, et que loin des expérimentations (souvent de plus en plus stériles) de Chuck Jones, et loin de la manière de plus en plus indigente à force d'être économe de Bob McKimson, Freleng fait un classique avec trois fois rien.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
28 septembre 2026 1 28 /09 /septembre /2026 14:18

Dans une petite maison tranquille, la maîtresse de maison rentre et s'étonne de l'absence de Dicky, l'oiseau qui normalement ne quitte jamais sa cage. Elle s'en étonne auprès de Rudolph, le chat de la maison, qui semble s'en étonner aussi, entre deux hoquets qui lui font éructer des plumes... La combine est parfaitement au point: la maîtresse est d'une impayable naïveté, les canaris vont et viennent, et le chat est fort bien nourri. Nous assistons donc à l'arrivée d'un autre oiseau, mais rien ne se déroulera comme prévu...

Le film sera refait en 1948 par Freleng, avec Tweety et Sylvester, sous le titre I taw a putty tat... Mais ce film de Frank Tashlin revêt un caractère particulièrement important et symbolique puisque c'est le dernier film produit en noir et blanc au studio Schlesinger. Le design est formidable, surtout cet incroyable chat totalement investi dans sa mission de se nourrir d'oiseaux, et qui n'avait jamais compté sur une éventuelle résistance, et encore moins sur un retournement de situation... C'est très drôle, et aussi très, très noir...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin
27 septembre 2026 7 27 /09 /septembre /2026 16:57

Tourné à la toute fin de sa vie, Balaoo est l'un des plus étranges films de Jasset, dont les films d'aventures et policiers ne manquaient pourtant que rarement d'une dimension baroque, voire inquiétante. Pour commencer, c'est une adaptation de Gaston Leroux, qui n'était pas le plus raisonnable des auteurs! Mais avec cette fable d'un genre à part, qui est prise très au sérieux par Jasset et ses interprètes, le réalisateur semble faire tout simplement le portrait d'une humanité aliénée...

Pour commencer, Balaoo le personnage est un singe-homme, plus qu'un homme-singe. Et je vus assure qu'il n'a rien d'un Tarzan! Il serait même beaucoup plus proche du monstre de Frankenstein. Singe venu en Europe à la demande de M. Coriolis, un vieux savant, il est 'transformé en homme' à la faveur d'un procédé 'connu de lui seul', nous dit un intertitre: Jasset ne s'embarrasse pas d'explications, et a une histoire à raconter, pas un exposé scientifique... Puis il est habillé, nourri (et fait de menus travaux sans noblesse). Frustré, il devient un vrai diable, semant la terreur dans tout le pays. Sévèrement grondé, il part semer la terreur en Suisse... Mais il obéit à un sale type, un braconnier qui est aussi un malfrat de la pire espèce, qui profite de lui, et qui convoite la fille de son bienfaiteur, et là, ça ne va plus...

Alors, humain, ou pas humain? C'est intéressant de constater que quand sa «créature» s'enfuit, l'homme qui l'a relégué au rang d'animal cherche à le récupérer, et feuillette les journaux à la recherche d'indices qui seraient plutôt dans la catégorie des faits divers! De son côté, Balaoo est un animal élevé en homme: il vole des œufs dans les poulaillers, mais... les déguste avec du sel! Mais dans la nature, il est un vrai acrobate et se rit du vertige...

Le film est incomplet, mais il en reste désormais une bonne portion, à travers 24 minutes conservées aux Archives du film. Manifestement, c'est un film qui aurait pu aisément ressortir de la comédie dans sa situation et son intrigue, mais dont le jeu des acteurs est résolument fait de tension dramatique. Jasset a demandé à tous ses interprètes le plus grand sérieux, ce qui fait à mon sens le prix de cet étrange film qui dépasse le cadre de la pochade (on imagine le chaos boueux qu'en aurait fait un George Monca ou un Jean Durand...) pour aborder celui de la fable ironique. Et le monsieur qui interprète Balaoo, un acrobate rompu à toutes les audaces physiques, s'appelle Lucien Bataille.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Victorin-Hyppolite Jasset Muet Comédie Eclair 1913