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30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 15:18

Un petit groupe de marins Américains rescapés d'un naufrage tentent de se rendre en Australie à l'initiative de leurs officiers, alors que l'ensemble des forces armées Américaines des Philippines ont reçu l'ordre de se rendre. Mais au fur et à mesure, les choses changent, et ils reçoivent l'ordre inverse: rester et organiser la résistance en collaboration avec les populations locales...

Il est des films dont on se dit soit qu'on ne les verra jamais, soit que si l'opportunité se présente on aura du mal à entrer dedans... C'est le cas de celui-ci, un cas plus que particulier puisque c'est apparemment le seul film de Fritz Lang qui ait été copieusement et irrémédiablement renié par son auteur! ...Et le terme d'auteur ici est à peine à prendre au pied de la lettre: ce petit film de guerre au demeurant vaguement distrayant a été commandé à Fritz Lang par Darryl F. Zanuck, et c'est sans doute un geste de bonne volonté de la part du metteur en scène... Henry King, le réalisateur attitré des grands projets (qui permettait par sa bonne volonté à Zanuck de ne pas trop en demander à John Ford, qui de toute façon n'était plus en contrat) était sans doute occupé ailleurs, et le projet a échoué sur les genoux de Lang.

Peut-être celui-ci avait-il envie de se frotter à un film de guerre moins emprunt de noirceur que ses oeuvres précédentes, peut-être était-ce la perspective de tourner en extérieurs aux Philippines, ou la perspective de bénéficier de l'aide de l'armée, une sorte de retour nostalgique à sa démesure des années 20... Peut-être qe les beaux yeux de Micheline Presle (orthographié "Prelle" au générique), ou la perspective de travailler avec Tyrone Power l'auraient décidé... Il faut de tout pour faire un monde.

Il a accepté, et a réalisé un film sans âme, sans saveur, sans surtout les saveurs parfois sadiques et sacrément salées de ces passages souterrains, ces aventures dans des tunnels, dans les tréfonds de l'inconscient... Les partisans d'un Lang psychanalytique et gothique en seront pour leurs frais, et ces aventures seront une fois le film terminé vite oubliées. Surtout si on a en tête l'admirable Objective Burma de Raoul Walsh...

 

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Published by François Massarelli - dans Fritz Lang
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:35

Le soldat Snafu souhaite envoyer une lettre pour sa fiancée, et espère qu'elle ne passera pas par le bureau de censure... Après quelques tentatives infructueuses, il la confie à un bon génie, qui s'exécute. Mais les conséquences seront désastreuses...

Comme toujours, le didactisme de ce court métrage à vocation de propagande est entièrement soumis à l'utilisation de l'animation... L'intrigue est claire et prenante, et bien sûr les désastres provoqués par Snafu seront sans grande conséquence. Ici, c'est bien sûr la nécessité d'une censure des courriers de l'armée pour protéger le secret défense qui est mise en valeur...

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Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:29

Dans le cadre de la propagande interne à l'armée Américaine durant la seconde guerre mondiale, ce film est particulier à plus d'un titre. D'abord parce qu'il a été dirigé par Frank Tashlin, l'un des metteurs en scène les plus oubliés (du moins pour ses cartoons) du studio de Schlesinger: ensuite, parce que sa propagande présente une certaine inversion par rapport à ce qui est généralement le lot des aventures du soldat Snafu...

En effet, dans le film, ce dernier est stationné dans un endroit extrêmement froid (il nous dit qu'il fait tellement froid, que même une jeep se gèle les noisettes), et il s'imagine qu'à l'arrière (the home front), son père, son grand-père et sa fiancée doivent se la couler douce... Le dessin animé lui apporte la preuve qu'il n'en est rien...

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Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:23

Tourné durant la seconde guerre mondiale, ce court métrage de tashlin montre un consel donné aux soldats sous la forme d'un dessin animé... On y met les troufions en garde contre la tentation de se laisser aller, le risque étant d'être un goldbrick, un lingot d'or. Non en valeur, mais bien en poids! 

Le goldbrick est désigné comme étant celui qui ralentit le groupe, mais surtout qui met en danger tous ss petits camarades, et la mission par-dessus le marché. Comme tous les films de la série Snafu, ces quelques minutes sont extrêmement efficaces, sans filtre, et fascinantes: elles n'étaient en aucun cas destinées à être montrées hors du cadre de l'armée...

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Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:16

Durant la seconde guerre mondiale, les réalisateurs du studio Schlesinger ont été réquisitionnés pour réaliser des films de court métrages (généralement moins de cinq minutes) qui permettaient de passer des messages de prudence de propagande, mais pas au grand public: c'étaient des oeuvres à usage interne de l'armée seule, destinés à rappeler aux mirlitaires les consignes élémentaires de prudence. 

Celui-ci, qui met en scène Mr Hook, un soldat un peu benêt, a été réalisé par Bob Clampett et nous montre comment les soldats sont invités à se méfier de la propagande Japonaise, l'occasion pour Clampett de se dépasser en matière d'humour ethnique de TRES mauvais goût...

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Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Animation
30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 14:10

Friz Freleng a souvent laissé à Chuck Jones la rivalité Daffy-Bunny: on se souvient de la fameuse trilogie de la chasse entre 1950 et 1952, avec Elmer Fudd enarbitre... Mais quand le vétéran des Looney Tunes s'y attaquait, c'était le plus souvent du point de vue du canard... Ce film en est un exemple: jaloux du succès de Bugs Bunny, Daffy Duck vient présenter ses services à la Warner... qui l'engage en tant que doublure de son ennmi juré. Bien sûr, il va s'en prendre plein la figure, pour notre plus grand bonheur...

Pas grand chose à dire de plus, si ce n'est que le film progresse gentiment, de comédie de situation en gags absurdes, et que loin des expérimentations (souvent de plus en plus stériles) de Chuck Jones, et loin de la manière de plus en plus indigente à force d'être économe de Bob McKimson, Freleng fait un classique avec trois fois rien.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
28 septembre 2026 1 28 /09 /septembre /2026 14:18

Dans une petite maison tranquille, la maîtresse de maison rentre et s'étonne de l'absence de Dicky, l'oiseau qui normalement ne quitte jamais sa cage. Elle s'en étonne auprès de Rudolph, le chat de la maison, qui semble s'en étonner aussi, entre deux hoquets qui lui font éructer des plumes... La combine est parfaitement au point: la maîtresse est d'une impayable naïveté, les canaris vont et viennent, et le chat est fort bien nourri. Nous assistons donc à l'arrivée d'un autre oiseau, mais rien ne se déroulera comme prévu...

Le film sera refait en 1948 par Freleng, avec Tweety et Sylvester, sous le titre I taw a putty tat... Mais ce film de Frank Tashlin revêt un caractère particulièrement important et symbolique puisque c'est le dernier film produit en noir et blanc au studio Schlesinger. Le design est formidable, surtout cet incroyable chat totalement investi dans sa mission de se nourrir d'oiseaux, et qui n'avait jamais compté sur une éventuelle résistance, et encore moins sur un retournement de situation... C'est très drôle, et aussi très, très noir...

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Published by François Massarelli - dans Frank Tashlin
27 septembre 2026 7 27 /09 /septembre /2026 16:57

Tourné à la toute fin de sa vie, Balaoo est l'un des plus étranges films de Jasset, dont les films d'aventures et policiers ne manquaient pourtant que rarement d'une dimension baroque, voire inquiétante. Pour commencer, c'est une adaptation de Gaston Leroux, qui n'était pas le plus raisonnable des auteurs! Mais avec cette fable d'un genre à part, qui est prise très au sérieux par Jasset et ses interprètes, le réalisateur semble faire tout simplement le portrait d'une humanité aliénée...

Pour commencer, Balaoo le personnage est un singe-homme, plus qu'un homme-singe. Et je vus assure qu'il n'a rien d'un Tarzan! Il serait même beaucoup plus proche du monstre de Frankenstein. Singe venu en Europe à la demande de M. Coriolis, un vieux savant, il est 'transformé en homme' à la faveur d'un procédé 'connu de lui seul', nous dit un intertitre: Jasset ne s'embarrasse pas d'explications, et a une histoire à raconter, pas un exposé scientifique... Puis il est habillé, nourri (et fait de menus travaux sans noblesse). Frustré, il devient un vrai diable, semant la terreur dans tout le pays. Sévèrement grondé, il part semer la terreur en Suisse... Mais il obéit à un sale type, un braconnier qui est aussi un malfrat de la pire espèce, qui profite de lui, et qui convoite la fille de son bienfaiteur, et là, ça ne va plus...

Alors, humain, ou pas humain? C'est intéressant de constater que quand sa «créature» s'enfuit, l'homme qui l'a relégué au rang d'animal cherche à le récupérer, et feuillette les journaux à la recherche d'indices qui seraient plutôt dans la catégorie des faits divers! De son côté, Balaoo est un animal élevé en homme: il vole des œufs dans les poulaillers, mais... les déguste avec du sel! Mais dans la nature, il est un vrai acrobate et se rit du vertige...

Le film est incomplet, mais il en reste désormais une bonne portion, à travers 24 minutes conservées aux Archives du film. Manifestement, c'est un film qui aurait pu aisément ressortir de la comédie dans sa situation et son intrigue, mais dont le jeu des acteurs est résolument fait de tension dramatique. Jasset a demandé à tous ses interprètes le plus grand sérieux, ce qui fait à mon sens le prix de cet étrange film qui dépasse le cadre de la pochade (on imagine le chaos boueux qu'en aurait fait un George Monca ou un Jean Durand...) pour aborder celui de la fable ironique. Et le monsieur qui interprète Balaoo, un acrobate rompu à toutes les audaces physiques, s'appelle Lucien Bataille.

 

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Published by François Massarelli - dans Victorin-Hyppolite Jasset Muet Comédie Eclair 1913
27 septembre 2026 7 27 /09 /septembre /2026 16:16

Sonoko (Kyoko Kishida), une épouse assez traditionnelle, se confie à un homme âgé, un romancier... Elle lui raconte par le menu sa rencontre avec Mitsuko (Ayako Wakao), une jeune femme assez libre, qui la fascine. Elles instaurent l'une avec l'autre un jeu de domination érotique mutuelle... Le mari de Sonoko, Kotaro (Eiji Funakoshi) s'interroge et commence à se plaindre, il dit qu'il essaie de comprendre la relation des deux femmes. Mais très vite, il se révèle que non seulement les deux jeunes femmes manipulent le mari, mais en prime, Sonoko se sent manipulée par Mitsuko, et même par d'autres...

Le film, orné de couleurs fabuleuses, se situe dans une oeuvre, celle de Masumura, qui a toujours entremêlé une certaine tendance à l'érotisme sous contrôle et des intrigues poisseuses de domination baroque. A ce titre, la domination ici, semble être celle de Mitsuko sur Sonoko, et bien sûr le témoignage qui lance le film, l'ensemble de l'intrigue étant un flash-back, va nous donner l'impression que Sonoko a besoin d'aide... Il était sans doute gonflé pour un film de se lancer dans une exploration des amours lesbiennes de deux femmes, en 1964, même si il eut sans doute été bien plus difficile à faire passer, au Japon à l'époque (mais aussi dans le reste du monde!) une intrigue entre deux hommes... 

Et pourtant, dans cette intrigue folle, où virages, tromperies, mensonges, et autres traîtrises, s'enchaînent à cent à l'heure, cette lecture d'un amour fou entre deux femmes n'est sans doute que l'élément le plus simple, le plus facile même, à avaler!

Car d'une part dans son témoignage, Sonoko nous donne à voir la façon dont chaque manipulation mène à une autre, à travers une mise en scène qui se joue du montage comme d'un rien: les champs-contrechamps, en particulier, donnent à voir un ialogue entre trois ou quatre personnes: un plan en champ nous montre Sonoko parler au romancier, le contrechamp nous montre son mari qui lui répond, et parle... ensuite au lieu de Sonoko, désormais c'est Mitsuko. Au lieu de semer la confusion, le dispositof souligne admirablement les enchaînements de manipulation.

D'autre part, cette intrigue dont Sonoko prétend être la victime, une intrigue qui se finit dans la mort inattendue de certains protagonistes, c'est, après tout, elle qui a survécu. C'est elle, aussi qui la raconte... alors?

 

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Published by François Massarelli - dans Yasuzo Masumura
27 septembre 2026 7 27 /09 /septembre /2026 15:56

On s'attendrait presque à ce que le chat du titre soit, précisément, Sylvester. Mais non: c'est un autre chat... Dans une maison ordinaire, nous dit-on, habitée par des gens ordinaires avec un chat ordinaire, il y a une souris extraordinaire: un génie du piano qui s'entraine sur un piano jouet... Croyant que le chat est un virtuose, les gens appellent la presse.

C'est fort sympathique, et c'est un peu tout: disons que Freleng, ici, a du trouver un intérêt dans l'alliance sacrée entre l'animation et la musique. Les manigances du chat pendant que la souris se lance dans une interprétation endiablée, et un final en forme de duo, génialement animé, ont du suffire à son bonheur.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng