Sur la ferme, un renard fait des incursions répétées, uniquement repéré par un jeun coq, qui tente de le signaler au chien Barnyard Dawg, mais celui-ci refuse de voir. Pendant ce temps le coq Foghorn Leghorn revient de pêcher et le renard décide de les rouler tous deux dans la farine...
Mais que ce film, laid et au rythme incertain, est mauvais, moche, long et inutile... Il n'y a rien à faire, c'est affligeant.
C'est un beau jour, sur une mare... Daffy Duck profite du calme... Mais Porky Pig est venu chasser, et c'est donc la fin de la tranquillité, pour l'un (le canard), comme pour l'autre (le chasseur)...
Déjà vu? On attendrait un autre héros, ici, tant le poste de chasseur est généralement réservé à Elmer Fudd, mais ce serait oublier un élément essentiel: la création de Daffy Duck par Bob Clampett, a eu lieu dans un film de Tex Avery (Porky's duck hunt), dont le héros était précisément Porky, faisant face au canard le plus cinglé des deux hémisphères... Alors s'il est volontiers sympathique et s'il reprend de façon assez ostensible le même argument, ce film ne fait hélas pas le poids.
Sur un destroyer de la Marine Américaine, au sein d'un équipage de chats, Conrad le marin nettoie le pont. Il prend son temps, et... Daffy Duck (qui admettons-le n'a absolument AUCUNE raison d'être présent à bord) commente sa lenteur, ainsi que la chanson qu'il chante. La situation dégénère.
Je crois avoir rarement vu un film aussi volontairement vide de sens (attention, ce n'est pas une critique), gratuit et même ouvert que celui-ci, sur ce début des années 40! C'est une variation sur de la pure animation, motivée parabsolument rien de logique. Chuck Jones sortait à peine de sa période quasi juvénile, et il expérimente ici avec un héros vide, le chat Conrad, lent et franchement décalé avec sa voix qui en rappelle une autre: c'est Pinto Colvig qui le double, soit la voix attitrée de Goofy...
Mais dur pour Conrad le chat d'exister quand on a face à soi la dynamo absurde de la première incarnation de Daffy Duck! Et comme dans The Dover boys at Pimento University or The Rivals of Roquefort Hall, les tribulations de Conrad et daffy sont souvent interrompues par l'intervention silencieuse et aburde d'un personnage inutile...
Le magicien Ala Bahma rencontre Bugs Bunny: dans un premier temps, l'escarmouche tourne à l'avantage de l'humain, mais ça ne durera pas longtemps...
L'illusionnisme peut-il être le sujet d'un dessin animé? On aurait envie de répondre non, dans la mesre où l'un et l'autre reposent sur une variation du même principe! Et pourtant... Ici, le sujet est plus l'abondance de numéros et de sabotages possibles, que la vréie quête de l'illusion!
Le personnage de Bugs Bunny se cherche encore, et Chuck Jones qui ne dirge qu'épisodiquement la bestiole, n'a pas encore adopté le design qui sera celui du lapin dans tous ses films, ou presque (seul Arthur Davis s'en écartera)... Mais une chose est sûre, il est à l'aise avec la mentalité de trouble-fête du lapin! Si ce dernier s'abstient de prononcer SA phrase fétiche, il dit par contre sa fameuse déclaration d'animosité, "This means war", qui reviendra souvent, surtout dans les films de Jones!
Une cane attend un certain nombre d'heureux événements, mais c'est compliqué: il fait froid. Très froid. Très très, très froid... Les canetons contenus dans les oeufs ne souhaitent donc pas sortir. %ais quand elle finit par les persuader, l'un d'entre eux, décidément frigorifié, fait de la résistance...
C'est d'une grande loufoquerie, tant dans le sujet (très bien traité, avec l'intervention très drôle d'un loup en état de sous-nutrition), que dans le détail: la plupart des nombreux canetons ont des noms de politiciens ou de leurs épouses... On a donc un Winston, un Eleanor, un Franklin et le "héros" malgré lui s'appelle Robespierre!
Frank Tashlin n'est pas loin, dans ce film très enlevé, de l'agitation sublime de Bob Clampett. Et c'est un sacré compliment...
Le plus souvent, une confrontation entre Bugs Bunny et Yosemite Sam est soumise à un contexte fort, et parfaitement défini: l'Ouest, bien sûr, occupe bien des courts métrages; les histoires maritimes ou de boucaniers (en Français, il est connu sous l'étrange nom de Sam Le Pirate, ce qui est plutôt étrange pour un cow-boy), etc...
Dans Ballot box Bunny, Friz Freleng oppose Sam et Bugs d'une façon inédite: ils sont tous les deux candidats au poste de maire d'une petite ville de l'ouest. On peut s'étonner de voir l'anarchisant Bugs Bunny faire de la politique, mais c'est motivé: parmi les promesses vides de sens, Sam a annoncé qu'il supprimerait tous les lapins!
Il se présente donc contre lui, et le film devient une impressionnante collection d'escarmouhes politiques, qui une fois mis de côté le contexte du dessin animé, ressemblent fort à un florilège de tous les trucs, coups bas et autres manipulations auxquels un politicien local, aux etats-Unis, pouvait s'adonner en ce début des années 50: embrasser des bébés, flatter le client, lui donner des cigares et organiser des pique-niques. Et accessoirement, tirer sur son opposant avec des armes à feu...
Rien d'étonnant à ce que cet excellent film soit devenu un authentique classique...
Avec Tweety pie et Sylvester, tout est généralement histoire de contexte. Les meilleurs films sont souvent ceux où tout est dit dès la première minute, et c'est précisément le cas de celui-ci...
Granny doit sortir, et elle ferme la porte de sa maison à clé pour éviter que Sylvester ne vienne manger Tweety Pie. Mais il était sous le paillasson... Lorsqu'elle se rend compte du danger, elle revient et indique à Sylvester que s'il touche ne serait-ce qu'à une plume de l'oiseau, il sera vendu à un luthier pour qu'on confectionne des cordes de violon avec ses boyaux...
Tout est donc dit, on sait qu'à partir de là, le chat a vraiment intérêt à filer doux... Voire à protéger le canari: quand un autre chat, et pas un tendre, vient pour manger du canari, il va devoir s'y opposer. On sait d'ailleurs fatalement comment ça va finir...
Non, pas avec la mort du canari. cette sale bête a, décidément, la peau bien dure!
A noter qu'à chaque fois qu'il est question de violon, il y a toujours un protagoniste du film pour chanter la Marche funèbre de Chopin en imitant l'instrument...
Tweety Pie vit dans un nid perché sur un poteau immense. Sylvester décide d'y grimper, mais il n'est pas seul: un autre chat a exactement la même idée. Ils font semblant d'établir une trève, sous leprétexte qu'il n'y a rien à manger sur le canari, mais ils se livrent ensuite une concurrence féroce pour attraper l'oiseau.
C'est, comme souvent, une accumulation de tentatives de l'un puis de l'autre chat, dans laquelle Tweety, de pièce de résisance (ou plat de résistance, ou du moins snack), devient finalement témoin et observateur! Le gags sont drôles et inévitablement, on se place du côté de Sylvester, l'autre chat étant peu attrayant pour tout dire!
Tout commence comme un film noir, avec en guise de voix off, non pas un détective, mais... un canari. Il nous décrit par le menu les tentatives de Sylvester ("A bwack puddy tat, wed nose, white chest. Name...'Tilvester") pour le manger, et combien elles furent lamentables...
C'est assez surréaliste, et d'une structure très libre: on s'attend à ce que Tweety soit systmatiquement coincé sur son balcon, et que tout le dessin animé ne soit qu'une liste des tentatives lamentables (au passage, on sent ici l'émulation interne du studio: ces variantes ressemblent aux mésaventures du Coyote, de Chuck Jones)... Alors qu'en vérité le court métrage sort de sa zone de confort: on retrouve le canari dans la rue, et même, poursuivi inévitablement par le chat, sur un pont en bois dans le Colorado....
Et donc, le 19 avril 1930, les écrans Amériains qui diffusaient des films Warner pouvaient projeter un film d'animation qui ne payait pas de mine, était clairement influencé par Disney, et pour cause: d'une part, Disney menait le marché du cartoon... Et d'autre part non seulement les deux animateurs avaint travaillé pour Disney, et l'animateur qui a travaillé avec eux sur Sinkin' in the bathtub, Friz Freleng, était un ancen collègue de Walt Disney à ses débuts.
Et pourtant, ce film porte tout autre chose que le simple désir de copier, ou de plagier: c'est le premier, et loin d'être le dernier, dessin animé qu'on puisse identifier comme partie intégrante des Looney Tunes. Il y en aura 1000 en tout (c'est très symbolique, il y en a eu un petit peu plus que ça, mais seuls 1000 sont comptabilisés)... Certains sortiront sous la bannière Looney Tunes, d'autres seront des Merrie Melodies. Les deux appellations font toutes deux référence aux Silly Symphonies lancées en 1929 chez Disney et qui déjà attiraient toute l'attention qui n'était pas dirigée sur les Mickey Mouse!
L'intrigue? En réalité, pas grand chose... Bosko prend un bain, et décide de se rendre chez sa petite amie. Ils sortent, et leur périple vire au grand n'importe quoi... Tout reviendra systématiquement à la baignoire, et ainsi, on pourra justifier le titre, incidemment un jeu de mots sur Singing in the bathtub.
C'est cru, par moments franchement fripon (quand il arrive chez sa petite amie, Bosko la voit dans le plus simple appareil, prenant un bain...), et le film peut s'enorgueillir dès les deux première minutes de nous présenter une salle de bains équipée de toilettes fonctionnelles, et d'ailleurs un gag est basé sur la présence de papier toilette...
C'est, pourtant, une merveilleuse histoire qui commence.