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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 23:17

Et donc, le 19 avril 1930, les écrans Amériains qui diffusaient des films Warner pouvaient projeter un film d'animation qui ne payait pas de mine, était clairement influencé par Disney, et pour cause: d'une part, Disney menait le marché du cartoon... Et d'autre part non seulement les deux animateurs avaint travaillé pour Disney, et l'animateur qui a travaillé avec eux sur Sinkin' in the bathtub, Friz Freleng, était un ancen collègue de Walt Disney à ses débuts. 

Et pourtant, ce film porte tout autre chose que le simple désir de copier, ou de plagier: c'est le premier, et loin d'être le dernier, dessin animé qu'on puisse identifier comme partie intégrante des Looney Tunes. Il y en aura 1000 en tout (c'est très symbolique, il y en a eu un petit peu plus que ça, mais seuls 1000 sont comptabilisés)... Certains sortiront sous la bannière Looney Tunes, d'autres seront des Merrie Melodies. Les deux appellations font toutes deux référence aux Silly Symphonies lancées en 1929 chez Disney et qui déjà attiraient toute l'attention qui n'était pas dirigée sur les Mickey Mouse!

L'intrigue? En réalité, pas grand chose... Bosko prend un bain, et décide de se rendre chez sa petite amie. Ils sortent, et leur périple vire au grand n'importe quoi... Tout reviendra systématiquement à la baignoire, et ainsi, on pourra justifier le titre, incidemment un jeu de mots sur Singing in the bathtub.

C'est cru, par moments franchement fripon (quand il arrive chez sa petite amie, Bosko la voit dans le plus simple appareil, prenant un bain...), et le film peut s'enorgueillir dès les deux première minutes de nous présenter une salle de bains équipée de toilettes fonctionnelles, et d'ailleurs un gag est basé sur la présence de papier toilette... 

C'est, pourtant, une merveilleuse histoire qui commence.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 23:12

Une famille d'oppossums Sudiste passe une journée normale: le père essaie de ne rien faire du tout, la mère fait tout et se lamente, et le fils est clairement un fainéant qui ne souhaite absolument rien faire d'autre que de dormir..

Circulez, il n'y a rien à voir... Ce film présente les deux péchés mignons de McKimson, à savoir d'un côté une animation présentant les créatures les plus improbables (c'est lui qui a créé Pete le Puma, et l'affreux diable de Tasmanie), et de l'autre une peinture de la vie quotidienne. Mais... Les gags, s'il y en a, ne sont pas spécialement drôles.

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Published by François Massarelli - dans Bob McKimson Animation Looney Tunes
18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 23:02

Dans un fort, dans l'ouest, les hommes de la cavalerie se lèvent. Leur général n'est autre que daffy Duck, et les indiens locaux sont sur le sentier de la guerre...

Surprenant, de voir un Daffy Duck en 1944 qui est aussi cinglé, sinon plus, que son incarnation des années 30!

Justement, voici ce que j'écrivais sur le film Scalp Trouble, de Bob Clampett (1939):

Et donc, un autre film de la série Porky Pig qui se déroule dans l'Ouest à l'époque des guerres indiennes! Clampett adorait se moquer des indiens, ou plutôt de tout le folklore que le cinéma, la littérature pour jeunes et la bande dessinée bourgeonnante véhiculaient. Il le prouve une fois de plus avec ce film qui est essentiellement une enfilade de gags, sur le mode "fort de la cavalerie assiégé par une tribu indienne"...

Mais il y a un avantage tout de même: pas ce pauvre Porky Pig, plus ou moins inepte et qui semble s'être une fois de plus trompé en venant s'installer dans un des films de sa propre série! Par contre il y est confronté à un redoutable général qui finit par faire basculer ce film moyen vers le n'importe quoi absolu, en avalant par mégarde toutes les munitions du fort, et en les recrachant de façon explosive. C'est Daffy Duck, on le reconnaît à son chapeau...

...De Napoléon. Vous savez, le chapeau à la con.

Car ce Slightly Daffy n'est rien d'autre qu'un remake assez fidèle du film précédent, ce qui arrivait parfois, le plus souvent avec des variations. L'exemple le plus célèbre est Dough for the Do-do, qui reprend l'essentiel, en technicolor par opposition au noir et blanc original, de Porky in Wackyland. Dans ce film, l'essentiel de l'animation est repris, mais la bande-son refaite; par contre on note un emprunt d'animation qui vient d'un autre film, Johnny Smith and Poker-Huntas (Tex Avery, 1938)...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Daffy Duck Animation
18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 22:52

Dans une grange, un public assez franchement rural assiste à une revue organisée par des animaux de la ferme. Pendant un numéro de chant, autour de la chanson Shake your powder puff, un membre du public qui a été vidé tente de revenir avec insistance...

C'est largement inspiré du cinéma de la période, et la chanson d'ailleurs, provient d'un film oublié de la période pre-code, Upperworld... Le film est surtout pour Freleng un prétexte à représenter des numéros de music hall interprétés par des lapins, des poules et des canards. L'ombre de Disney passe ici, et de deux façons: d'une part, le film est très musical, et la technique est la même que dans les premiers Silly Symphonies, une synchronisation musicale au métronome... D'autre part, on sent bien ici que le modèle Disney (ces canards ne portent-ils tout pas une chemise et une casquette de marin?) est largement la cible d'une parodie souvent salace...

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Looney Tunes Animation Friz Freleng
18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 22:44

Venise... Une famille Américaine (enfin, une vieille dame un peu farfelue et son canari) ont pris résidence dans un hôtel prestigieux, et face à leur chambre, un chat a vu l'oiseau. Inévitablement, cette version Vénitienne de Sylvester (qui dans un moment de lucidité, casse le "quatrième mur" avec un fort accent Italo-Américain, disant je cite "Puisque je suis Italien, cette fois, autant manger des spaghetti!"...) se met en quête d'un moyen de manger de l'oiseau. Toutes ses tentatives, évidemment, échoueront.

C'est tellement plaisant, de se dire qu'on ne sera pas forcément surpris, juste amusé de voir quelles variations les auteurs auront trouvées pour nous faire rire, sachant que de toutes façons il n'y a pas moyen que l'histoire se finisse en canari-burger... Et Venise et sa lagune, ses gondoles et même ses pâtes, tout ici inspire Freleng et sa bande...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Friz Freleng
17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 21:32

Le film commence comme un court métrage de propagande de la seconde guerre mondiale, nous présentant une impressionnante armada... Mais ce sont des moustiques: leur ennemi, l'homme. C'est un parti-pris intéressant, car les héros du film sont, justement, ces sales bêtes!

Le ton de parodie continue, avec présentation des troupes, du recrutement, de la revue de détail, des cours, et c'est drôle, enlevé, pince-sans-rire (avc la voix didactique si crédible d'un commentateur à la voix de stentor!)... C'est que Freleng, comme ses camarades Clampett et Jones, avait tâté du vrai film de propagande.

Il n'a donc aucun mal à en singer parfaitement les contours, dans un exercice très drôle... Et parfaitement maitrisé dans son animation, son timing, sa musique (toujours le principal point fort de Freleng) et ses gags.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 21:24

C'est en voyant un film comme celui-ci qu'on réalise qu'Arthur Davis, animateur passé pour une brève période à la réalisation chez Leon Schlesinger, avait repris l'unité, et une bonne part du style, des films fous de Bob Clampett...

Porky Pig y incarne un cavalier qui file vers la Californie, pour y chercher de l'or, en rencontrant sur son chemin un indien cinglé, et particulièrement timide, qui est obsédé par le fait de scalper son antagoniste... et il tentera de le faire par tous les moyens, y compris les plus idiots...

A l'ordre du jour, des gags absurdes, de la déformation physique, et un je-ne-sais quoi qui rappelle un peu le style fiévreux et incontrôlable du grand Clampett... C'est un des meilleurs films de Davis... Ou l'un des plus crétins!

 

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Animation Looney Tunes
17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 21:09

Un lapin reçoit la mission de veiller sur son frère mais ce dernier ne veut pas s'arrêter de pleurer... Le seul moyen de le distraire est pour son grand frère de porter un chapeau, un fedora vert. Un prétexte pour placer une chanson, I'm wearing my green fedora! Seulement le problème c'est que pendant que ls deux lapins se distraient, un furet s'aventure...

C'est mitigé: d'un côté, une histoire fouillée et qui permet de nombreux développements dans des décors intéréssannts (notamment souterrains), et de belles prouesses d'animation, de l'autre, un design qui souffre sérieusement de mièvrerie... Le film, incidemment, est en couleurs, le fameux procédé Technicolor deux bandes, qui vivait ses derniers instants chez Warner pendant que le concurrent Disney affichait les rutilantes nuancs du nouveau procédé en trois bandes...

Accessoirement, le film est basé sur un argument écrit par Bob Clampett, qui aux côtés de Chuck Jones, était l'un des animateurs du film. Et on retrouve un certain sadisme souvent exprimé chez Freleng, à travers le très inquiétant furet. Et la scène durant laquelle le lapin manque de se faire cuire à la poêle est assez directe...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 18:04

Foxy, le gaucho, entre dans un débit de boissons, où Roxy, une autre renarde, interprète quelques chansons. Son cheval essaie, durant ce temps, d'entrer à son tour et finit par réussir et se saoule... 

Oui, le résumé donne assez clairement l'impression qu'on n'est pas devant un film d'animation pour enfants! Alors que les premières Silly Symphonies tendaient à viser un public souvent enfantin, globalement, les Looney Tunes des premiers temps, souvent réalisés soit par Harman, soit par Ising (mais c'était la même équipe) étaient pour leur part de vrais films pre-code, souvent fous furieux et à l'animation brute de décoffrage...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Pre-code
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:40

Vers 1890, un couple d'amoureux profite d'un beau temps pour faire un pique-nique au bord de l'eau... Mais des fourmis, attirées par la nourriture, viennent se servir. L'une d'entre elles supervise d'ailleurs la confection de sandwiches, mais le monsieur, tout à son bonheur, les prend distraitement les uns après les autres...

C'est une petite merveille, qui est un peu un film cousin de l'admirable The dover boys de Chuck Jones, par la façon dont Freleng choisit de représenter une période révolue avec tendresse... Mais là où Jones s'attachait à une intrigue pour mieux la dynamiter esthétiquement, Freleng, lui, arrête le temps qui passe, pour se concentrer sur une colonie de fourmis qui vont donner une vie parallèle au pique-nique.

C'est très musical, bien entendu, car on ne se refait pas. Freleng, d'ailleurs, s'amuse à représenter tout New York se laissant aller aux joies du cakewalk, une danse qui fut à la mode, et qui nous laisse bien perplexe aujourd'hui... Pas les fourmis, car elles aussi l'ont adoptée.

Le titre est une variation de l'expression The gay nineties (les joyeuses années 90), avec "ant" substitué au chiffre...

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes