Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 18:04

Foxy, le gaucho, entre dans un débit de boissons, où Roxy, une autre renarde, interprète quelques chansons. Son cheval essaie, durant ce temps, d'entrer à son tour et finit par réussir et se saoule... 

Oui, le résumé donne assez clairement l'impression qu'on n'est pas devant un film d'animation pour enfants! Alors que les premières Silly Symphonies tendaient à viser un public souvent enfantin, globalement, les Looney Tunes des premiers temps, souvent réalisés soit par Harman, soit par Ising (mais c'était la même équipe) étaient pour leur part de vrais films pre-code, souvent fous furieux et à l'animation brute de décoffrage...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Pre-code
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:40

Vers 1890, un couple d'amoureux profite d'un beau temps pour faire un pique-nique au bord de l'eau... Mais des fourmis, attirées par la nourriture, viennent se servir. L'une d'entre elles supervise d'ailleurs la confection de sandwiches, mais le monsieur, tout à son bonheur, les prend distraitement les uns après les autres...

C'est une petite merveille, qui est un peu un film cousin de l'admirable The dover boys de Chuck Jones, par la façon dont Freleng choisit de représenter une période révolue avec tendresse... Mais là où Jones s'attachait à une intrigue pour mieux la dynamiter esthétiquement, Freleng, lui, arrête le temps qui passe, pour se concentrer sur une colonie de fourmis qui vont donner une vie parallèle au pique-nique.

C'est très musical, bien entendu, car on ne se refait pas. Freleng, d'ailleurs, s'amuse à représenter tout New York se laissant aller aux joies du cakewalk, une danse qui fut à la mode, et qui nous laisse bien perplexe aujourd'hui... Pas les fourmis, car elles aussi l'ont adoptée.

Le titre est une variation de l'expression The gay nineties (les joyeuses années 90), avec "ant" substitué au chiffre...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:31

Joe Glow, une luciole, s'introduit dans la tente d'un campeur en pleine nuit. Il ne néglige aucun détail, fait un inventaire complet de ce qu'il trouve, et bien sûr notamment la nourriture... Avant de partir après avoir hurlé "Bonne nuit!" dans l'oreille du dormeur.

C'est l'un des rares films en noir et blanc de Chuck Jones, qui quand il a commencé sa carrière de réalisateur chez Leon Schlesinger, a été principalement affilié aux films de prestige, la série des Merrie Melodies, plutôt qu'aux Looney Tunes. C'est vrai que ce film, en comparaison des Looney Tunes de Clampett de la même époque, semble bénéficier d'un plus grand budget... Ou alrs c'est le style de Jones qui donne cette impression!

Ce dernier s'est d'ailleurs immicé dans son film en donnant son visage au campeur... Pour le reste, le film avare en paroles, repose essentiellement sur le rythme lent et méthodique, et le sens de l'observation, chers à Chuck Jones.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:23

Un fort de l'armée Américaine, dans l'ouest: le commandant part en mission avec la troupe, seul Bugs Bunny gardera le camp. C'est le moment qu'ont choisi Yosemite Sam, le renégat, et sa bande d'indiens, pour attaquer...

Le film est honnête, marqué par la pauvreté de l'animation, un défaut partagé par tant de films d'animation sortis du studio Warner à cette période. On se console dans la mesure où Sam et Bugs, clairement, l'équipe est rodée et connait son boulot! Les gags récurrents, le traitement indigne infligé à Sam, et le contexte westernien qui sied à ce dernier, ça ne peut que fonctionner...

A noter, l'image du renégat, qui a toujours senteur de soufre dans le western: certes, il y a eu des bandits qui "sont passés de l'autre côté" et se sont alliés aux indiens, par appat du gain, par exemple, ou pour échapper à la justice. Mais pas tant que ça... Et le terme en lui-même, ne sent pas très bon... Loin de là.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Friz Freleng Looney Tunes Animation
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:12

Le stéréotypage ethnique, dans els dessins animés Warner, a toujours été là. Ici, c'est des Natifs Américains qu'il s'agit, et on le constate très vite. Comme souvent, nous allons l'ignorer. Non qu'il y ait prescription, loin de là, mais tout simplement, l'intention ici n'est pas de blesser, non: juste de rigoler avec une solide dose d'absurdité...

Un chasseur d'une famille amérindienne inconnue nous prévent par signe, reprenant en version modifiée la célèbre réplique d'Elmer Fudd: Be very quiet, I'm hunting rabbit... La rencontre avec Bugs Bunny est donc programmée, inéluctable... Et sera source d'un gros paquet de gags.

C'est drôle, loufoque à souhait, et ça fait un peu penser à Big-Heel-Watha, de Tex Avery... Mais ça se termine surtout sur un gag mémorable: quand l'indien dit à Bugs qu'il est le dernier des Mohicans, le lapin lui indique l'arrivée des cigognes qui lui apportent des enfants... Avant de constater que d'autres cigognes, cent fois plus nombreuses, lui apportent, à lui-même, des lapereaux. La preuve? Ils lui demandent, à l'unison, "What's up, pop?".

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Chuck Jones Looney Tunes
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 18:00

Bob McKimson ne reste pas dans l'Histoire, pour moi, comm étant un génie de l'animation. Mais je lui reconnais une qualité: contrairement à ses collègues (Chuck Jones et Friz Freleng particulièrement), il n'a jamais totalement abandonné l'animation à l'ancienne, rondouillarde, et s'est adapté à l'appauvrissement des techniques en contournant la médiocrité au moment où tout le monde adoptait une manière plus économique de faire des cartoons. C'est un fait...

Cela étant il a lui aussi succombé pour sa série des Foghorn Leghorn (le coq bavard, Sudiste et sentencieux) à la tentation de réaliser une compilation d'extraits, pour ajouter vite fait un court métrage à sa filmographie: c'est celui-ci...

Le prétexte, c'est que les deux prcinipaux protagonistes, Foghorn et le chien Barnyard dawg, sont désormais des grands-pères, et pendant qu'ils échangent des réminiscences, provoquant le visionnage d'extraits, leurs petits-enfants se chamaillent de la même façon que leurs aïeux. Ainsi, seront cités Henhouse Henery (1949), All fowled up (1955) et The high and the flighty (1956).

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob McKimson
14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 16:04

Manchester, en 1960. Un criminel très dangereux vient de s'évader: l'inspecteur Martineau (Stanley Baker) fait une affaire personnelle de mettre la main sur Don Starling (John Crawford), d'autant qu'il sait que le bonhomme n'est pas du genre à rester assis à ne rien faire. L'inspecteur a raison: le criminel a la bougeotte, et il n'attend pas longtemps avant de commettre un coup, pour se procurer de l'argent, avec trois complices. Mais durant l'affaire, une jeune femme meurt des coups qu'il lui donne. Avec le gardien de prison qui a finalement succombé aux blessures contractées pendant son évasion, ça fait deux meurtres sur les bras du malfrat...

Pour un film noir, c'est un film noir! La Hammer, ne l'oublions pas, a une longue tradition dans le genre, mais ici le studio s'est dépassé. Par bien des côtés, le film ressemble, à travers sa vision nocturne de Manchester et de ses crimes, à une version sombre et violente du film de John Ford Gideon's day! Tout le film tourne autour du lien profond entre Stanley Baker et John Crawford, et d'ailleurs le policier dit à un moment qu'il sent quand le bandit est dans les parages, depuis qu'ils ont combattu ensembles durant la seconde guerre mondiale... Si l'ancrage du film reste bien sûr du côté de la loi, on ignorera assez peu de choses de l'emploi du temps des mauvais garçons, entre leurs affaires crminelles et leur passe-temps (billard et paris sauvages, dans lesquels les criminels se mêlent à la population!), et on verra aussi beaucoup la façon dont Don Starling tente d'échapper à la police, en s'invitant chez ses anciennes conquêtes (Notamment Billie Whitelaw)...

Le film est violent, cru souvent, et d'une grande acuité humaine. Mais il fourmille aussi de caractère à travers des multitudes de détails: le langage des bandits comme celui des policiers, les préoccupations des uns (parier comme une addiction, ou encore cette serveuse de pub qui n'a pas sa langue dans sa poche, et qui a décidé qu'un jour elle aurait l'inspecteur Martineau pour elle toute seule!), et les soucis des autres (le tenancier de pub qui aimerait bien mener sa barque sans avoir à faire avec la police, ou l'inspecteur Martineau qui fuit son ménage car son épouse n'est pas décidée à avoir des enfants)...

La galerie de personnage est riche, complète, pittoresque, le tournage a eu lieu en pleines rues de Manchester, et il n'a pas l'air d'y faire bien chaud! L'usage du noir et blanc, couplé avec un scope magnifiquement utilisé, en particulier lors de scènes situées à la fin sur les toits, l'équipe a vraiment sorti les grands moyens. C'est, assurément, un modèle de film noir.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Hammer Noir
13 septembre 2026 7 13 /09 /septembre /2026 14:52

C'est un bon exemple de ce qui a bien dû être un conflit intérieur pour Tex Avery et ses collègues réalisateurs du département animation de la Warner: la série des Merrie Melodies entendait clairement faire concurrence à Disney et ses Silly Symphonies et la mièvrerie était de rigueur... Si on se contente de cette lecture, alors on verra que ce film s'acquitte bravement de cette mission:

On y croise un Cupidon qui se lèvre le jour de la St-Valentin, c'est, dit-il, son grand jour. Mais un diablotin se lève lui aussi, et pour lui la journée sera occupée à contrecarrer les plans du précédent...

Mais si Avery raconte effectivement en animation cette histoire de lutte du bien contre le mal, incarné par des poulbots un peu trop sucrés pour être honnêtes, il ne peut pas s'empêcher de s'amuser dans la marge... et le film devient un terrain de jeu pour lui et ses animateurs. 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation Looney Tunes
13 septembre 2026 7 13 /09 /septembre /2026 14:44

Sous ce titre qui nous révèle un abominable jeu de mots (pour les réfractaires à la langue de Shakespeare, "to axe", c'est donner un coup de hâche, et le titre joue sur sa proximité avec "don't ask me"), se cache un film éminemment rural, ce qui était quand même un peu l'obsession de McKimson, comme en témoigne sa série autour de Foghorn Leghorn, dont on retrouve ici un "partenaire", le chien Barnyard dawg...

Elmer est fermier, et il nourrit ses bêtes: le canard daffy Duck essaie de manger plus que de raison... Il est en concurrence avec le chien de la ferme, qui décide de frapper un grand coup: quand un invité s'annonce il propose au couple (oui, Elmer est marié) de préparer un canard rôti...

C'est très moyen, même si beaucoup de dessins animés de la warner à l'époque sont bien plus laids dans leur design et leur animation! On retrouve un peu, ici, le Daffy incontrôlable et partfaitement immoral de ses débuts.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Daffy Duck
13 septembre 2026 7 13 /09 /septembre /2026 14:35

Deux chiens, dont un très jeune, s'approchent d'une maison modèle, où sont démontrées les vertus des technologies modernes, dans chaque domaine de la vie quotidienne...

Ce court métrage doit sans doute beaucoup à un film de la série des Donald Duck: Modern inventions, sorti l'année précédente. On en retrouve d'ailleurs un cag récurrent, celui d'un robot nettoyeur qui vient contrecarrer les plans du plus jeune des deux chiens: à chaque fois qu'il trouve un os, le nettoyeur vient l'en priver...

Pour le reste, c'est du cartoon de slapstick, du pur comique visuel, avec deux personnages (assez franchement mièvres) qui nous invitent à suivre leur naïveté. Chuck Jones, encore un peu vert, fait ses classes de réalisateur.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes