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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 17:19

Ce film d'après-guerre, totalisant 24 minutes, réalisé sur un coup de tête par une cinéaste qui avait été virée de son école de cinéma, est donc le premier film de Yannick Bellon, qui se place de fait dans le sillage d'autres cinéastes, qui ont eux aussi commencé par des documentaires: Dréville, Grémillon, Carné... 

Elle a posé ses caméras à Béniguet (Finistère), un îlot à peu près nu où pourtant, à l'époque, vivaient à l'année des hommes et une femme: la seule activité économique était le ramassage des goëmons...

La vie est austère, mais curieusement le film, des images prises sur le vif (et pour au moins une séquence, à la façon de Flaherty, une reconstitution quasi dramatique, celle d'un départ volontaire d'un ouvrier qui a en a eu assez, mais cela ne le mènera nulle part) et mises en son par un commentaire, dit d'une voix presque cassante par Michel Vitold, qui insiste sur le manque absolu de perspective, d'avenir ou de distractions pour les ouvriers, dont nous partageons l'ordinaire et l'intimité... Et c'est effrayant. 

Bien sûr on pense à Epstein qui a tant filmé la Bretagne, et en particulier à Finis Terrae filmé en 1928 à Ouessant; mais on pense aussi, inévitablement, à Terre sans pain de Bunuel, et son commentaire impitoyable. Le film a été restauré, et est désormais disponible en bonne place sur le Blu-ray de Finis Terrae de Jean Epstein.

 

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Published by François Massarelli - dans Documentaire
25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 13:19

En 2013, donc, même si leur précédent long métrage Lucky Luke: tous à l'Ouest s'était avéré un échec public (et de façon incompréhensible si vous voulez mon avis), les studios Xilam de Marc Du Pontavice et Olivier Jean-Marie se sont lancés dans une nouvelle aventure pour le plus grand bien de l'humanité...

Car il y a pour moi un effort salutaire à vouloir conter les mésaventures du chat bleu aux prises avec les cafards punks Dee, Joey et Marky (les prénoms de trois des membres originaux des Ramones, on a sagement laissé de côté Johnny, le sale con Républicain et pro-NRA): une sorte de mission de tous les jours pour les employés du gag de chez Xilam. Parce que c'est drôle, inventif, et qu'on ne s'en lasse absolument pas.

Certes, un long métrage c'est une autre paire de manches... Mais disons que l'équipe a eu la sagesse de se couvrir en en faisant une anthologie, en trois épisodes très développés, un prologue, un épilogue et une séquence de transition, la seule à être entièrement en images de synthèse... Et donc, on revisite l'histoire du monde, depuis l'évolution vers la terre, l'âge de pierre (revisité selon Jean-Jacques Annaud), le moyen-âge (avec un grand nombre de références à Sleeping beauty, une preuve de goût) et enfin le tournant du XXe siècle à Londres, en compagnie de Sherlock Holmes...

La meilleure des trois parties à narration longue est la première, où on accumule les gags et où en quarante minutes on se tient à l'écart de toute lassitude... Mais on est surpris de voir qu'un héros aussi inepte qu'Oggy puisse fonctionner aussi bien dans des intrigues qui non seulement lui donnent le beau rôle, mais en prime lui permettent de vivre le grand amour!

Enfin, si l'animation, toute en nervosité contrôlée, est impeccable, je m'en voudrais de ne pas mentionner l'excellence de la bande-son de ce film sans aucun dialogue, qui est une merveille hilarante à elle toute seule...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation
25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 13:12

En 1946, Clampett devait être sur le départ, car il s'accommodait mal de la supervision de Leon Schlesinger: celui-ci avait beau ne pas être très envahissant, au point de laisser les coudées franches à "ses" réalisateurs, mais contrairement à Jones et Freleng (et McKimson, celui qui n'avait pas un gramme de talent), Clampett était décidément trop extrême dans ses films...

Et celui-ci, qui part pourtant d'une situation inoffensive (Porky souhaite faire comme ses voisins, et sortir les chats avant de se coucher, mais il rencontre une résistance inattendue), est parmi les plus extrêmes... Il est intéressant de constater que Sylvester, le chat bafouilleur qui sera à l'affiche de tant de dessins animés des plus présentables, a en fait commencé sa carrière dans ce court métrage d'une grande sauvagerie, où l'animation extrême vous donnera soit des fous rires incontrôlables, soit des maux de tête assortis d'une forte fièvre...

 

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Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Animation Looney Tunes
25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 13:02

Daffy Duck, obsédé par la bande dessinée Dick Tracy, attend comme le gamin Américain moyen des années 40 sa parution mensuelle du comic... Et finit par en rêver: il devient Duck Twacy, détective à la recherche de la tirelire volée...

C'est un tour de force, l'un de ces dessins animés de Bob Clampett qui vont tellement loin à l'écart des entiers battus des Merrie Melodies et des Looney Tunes, qu'il y a un certain nombre de personnes pour lesquelles ça ne passe tout simplement pas! Daffy Duck, livré par Clampett aux animateurs qui disposent d'une immense liberté créative (Rod Scribner, Bob Melendez et d'autres) attendait d'eux qu'ils s'en donnent à coeur joie. Il n'a sans doute jamais été déçu.

Si le point de fort des films de Clampett est l'émotion, alors il faut considérer ce film, qui projette Daffy en quasi solo dans une sombre affaire au milieu des étranges créatures du dessinateur Chester Gould, comme un sommet. ...On est loin, très loin, du Daffy Duck affadi des années 50...

 

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Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Animation Looney Tunes
23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 16:45

Une femme a perdu son mari, enlevé par une société secrète, des gens fortement interlopes masqués de noir... elle fait donc appel au plus grand détective: Sherlock Holmes en personne!

Le film totalisait à l'origine 388m, en une bobine: de quoi durer près de 20 minutes, dont il ne subsiste dans la copie disponible au Danske Film Institut, que 7 minutes. Le fragment ressemble d'ailleurs à un condensé à peu près logique, sans pour autant être d'une grande cohérence.

Le film confirme deux choses: d'une part, l'étendue des styles pratiqués par les cinéastes Danois à l'époque de leur splendeur et de leur rayonnement international, dont la guerre allait avoir raison. Ensuite, dès 1911, tous les prétextes étaient bons pour voler un peu de Holmes à Conan Doyle, et quand je dis "un peu", ce n'est pas peu dire, parce que ce Holmes-là, il n'est quand même pas très Sherlock...

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/den-sorte-haette

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Published by François Massarelli - dans Muet DFI Sherlock Holmes
23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 09:17

La Fille de la Nuit (Emilie Sannom), la mystérieuse et troublante intrigante, commence le film en étant, une fois de plus, en prison... Mais elle n'y restera pas, car elle a un complice dévoué, et ils ont un plan. Une fois évadée, elle s'intéresse de près à un mariage entre deux personnes, parmi les plus riches de tout le continent. Mais quel rôle joue cette petite tzigane qui les espionne?

L'un des disciples de Feuillade, donc, Kay van der Aa Kühle (oui, c'était bien son patronyme!) s'était fait une spécialité de mettre en scène des films d'aventures en série, et a même été l'un des premiers, sinon le premier, à nommer carrément le produit de ses tournages, en ajoutant tout bonnement un numéro au titre. Ce quatrième opus de la série (ont on voit assez vite qu'il repose sur la familiarité du public avec les personnages) est tout ce qui subsiste d'une série manifestement basée sur tous les trucs les plus réjouissants du genre: évasion spectaculaire, déguisements, décors appropriés, personnages mystérieux... C'est soigné, plaisant... Et incomplet: on n'a pas le temps d'en profiter longtemps car seules les deux premières bobines (dont les intertitres proposent quatre langues...) ont survécu.

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/nattens-datter-iv

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Published by François Massarelli - dans 1917 DFI Muet
23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 08:53

Avant de devenir le metteur en scène visionnaire qui a eu l'idée (ou auquel on a confié la mission, soyons prudent) de "coupler" Harald madsen et Carl Schenstrtröm, les deux magnifiques acteurs complémentaires, Lauritzen avait déjà roulé sa bosse dans la comédie de slapstick... Ceci est un exemple, datant des premières années de sa carrière, et mettant en vedette le rondouillard Oscar Stribolt dans son rôle favori: le mari bourgeois fêtard et tricheur...

Alors que se prépare son déménagement, le héros (Stribolt, donc) se sent de trop dans la maison où tout le monde s'énerve, et il choisit de prendre le large... Quelques heures et quelques liqueurs plus tard, quand il revient, il a juste oublié un détail: il n'habite plus dans cette maison... C'est la panique pour les nouveaux locataires...

C'est très anecdotique, et on sent que tout le monde s'est fixé comme mission d'aller à l'essentiel. Tout au moins peut-on apprécier que dans une filmographie aussi généralement austère que celle du Danemark, on ait pu avoir des films aussi frivoles. Incidemment, Stribolt (1872 - 1927) n'est pas un inconnu, c'était même, à sa façon, une star: non seulement il a souvent joué les bourgeois bons vivants chez Lauritzen, mais il apparaît dans Afgrunden (L'Abysse, 1910) d'Urban Gad, avec Asta Nielsen, et Benjamin Christensen, pour Häxan, a pensé à lui pour un ou deux rôles, dont un mémorable curé libidineux...

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/flyttedags-kvaler

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Published by François Massarelli - dans Muet Lau Lauritzen DFI Comédie
22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 16:50

Le DFI a mis en ligne Atlantis, en HD, et c'est une sacrée nouvelle! D'autant que le film propose des intertitres à la fois en danois et en anglais, pour ceux qui peuvent déchiffrer l'une de ces deux langues... Le film est à tous points de vue une grande date, et son accessibilité doit donc être fêtée comme il se doit! Tourné en 1913, il est un démarquage partiel de l'histoire du Titanic, en même temps que l'un des premiers très longs métrages, avec 114 minutes de spectacle.

Le Dr Von Kammacher (Olaf Fonss) est doublement affligé de malchance: non seulement son traité de biologie est refusé partout où il le présente, mais son épouse Angèle souffre de démence précoce et va devoir être internée. Pour fuir cette réalité, le scientifique s'embarque pour les Etats-Unis sur un caprice: il sait qu'une artiste qu'il a vue sur scène, la danseuse Ingigerd Hahlstrom (Ida Orloff), sera sur le bateau... Mauvaise idée, car le bateau va faire naufrage, et s'il vont survivre tous les deux, la suite ne sera pas de tout repos pour la belle danseuse volage et pour son amant ombrageux...

Côté pile, on a un film adapté d'un roman à succès de Gerhard Hauptmann, semble capitaliser sur le destin tragique du Titanic pour dresser un portrait apocalyptique de toute velléité de se rendre aux Etats-Unis (la première guerre mondiale se profile à l'horizon), et les mésaventures du Professeur Von Kammacher confirment que ce n'était pas une bonne idée en effet. En quittant le Danemark et sa famille, pour suivre la belle danseuse, il a clairement lâché la proie pour l'ombre. Cela étant dit, le bon docteur, si il est tombé sous l'influence vénéneuse d'une intrigante capricieuse, a un comportement souvent équivoque avec les dames, comme en témoignent deux scènes situées sur le bateau, et curieusement dépourvues de résolution: Von Kammacher a aperçu une femme, dans les cabines populaires, qu'il a désirée de suite. Quand elle est amenée chez le docteur pour traiter son mal de mer, le professeur qui rendait visite à son collègue séduit la jeune femme...

Côté face, le film est impressionnant par son étendue, et les moyens déployés par Blom: à l'opposé d'un cinéma mondial qui reste souvent strictement frontal, il joue en permanence avec la composition, contraste avec adresse les personnages situés en gros plan, avec des arrière-plans dynamiques; il place sa caméra au milieu des scènes de panique, et toute la séquence du naufrage est un tour de force, qui a du être difficile pour les acteurs, parce que la Mer Du Nord, où le film a été tourné, n'est pas à proprement parler un endroit riant et chaud... Et la façon dont Blom choisit une narration assez volontiers énergique, suivant son héros qui fait presque le tour du monde, se rendant à Berlin, puis décidant sur un coup de tête de prendre un avion pour Souhampton, et d'y attraper le bateau fatal... Il en ressort l'impression que Blom, tout en délivrant un message hostile aux pays étrangers, plaide en quelque sorte pour un cinéma international. Et le résultat, qui sera un énorme succès dans le monde entier, lui donne raison.

Pour finir, citons par acquis de conscience qu'un jeune acteur Hongrois était présent sur le tournage, qu'il joue un personnage secondaire, et qu'il était à l'aube d'une belle carrière, qui allait le voir, lui aussi, voyager... Michael Curtiz, alias Mihaly Kertersz, joue en effet un jeune médecin ami de Fonss dans les séquences Berlinoises...

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/atlantis

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1913 August Blom Danemark DFI
22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 16:38

Mis en ligne récemment par l'excellent site de streaming du DFI (allez y voir, et munissez vous de patience devant ces films danois qui ne parlent ni Français ni Anglais, d'autant qu'ils sont muets), ce court métrage incomplet est l'un des films pionniers, à la fois du pays et du genre: on se souvient du mémorable Histoire d'un crime de Ferdinand Zecca... Ce film Danois, dont il ne reste que 3 petites minutes, adoptait un angle différent, tout en étant éminemment dramatique: il contait l'exécution, narrée par le menu, d'une femme. Une infanticide, mais il m'est impossible de juger d'après les fragments que j'ai visionnés, si le film adoptait une vision morale, pour ou contre l'exécution...

Par contre, deux aspects doivent attirer notre attention: si le metteur en scène, par ailleurs photographe, s'évertue à garder sa caméra statique de bout en bout, d'une part il varie les angles de prise de vue d'une manière fort adéquate, et peu habituelle: la composition de ces plans fait penser à des films plus ultérieurs... Et puis malgré cette position statique, il demande à se s acteurs de jouer en fonction de ce qui se passe hors-champ, ce qui occasionne une impression très forte d'assister à quelque chose d'authentique. Pour le reste, on ne sera pas surpris d'apprendre que dans ce film qui conte l'exécution d'une femme, l'émotion est au rendez-vous, avec l'un des bourreaux qui détourne le regard d'une façon désespérée au moment où la jeune femme sort du champ et va à la rencontre de son destin...

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/henrettelsen

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Published by François Massarelli - dans Muet Danemark DFI
21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 15:52

De tous les films du metteur en scène Afro-Américain Micheaux, ceci, son troisième et dernier film muet conservé (sur une vingtaine!), est son plus célèbre. Et pour cause(s): d'une part, c'est son film le plus direct et le plus simple; ensuite, c'est celui qui a longtemps été la seule trace viable de son oeuvre... Enfin, il y a, et c'est une exception dans son oeuvre, un acteur de premier plan, le comédien Paul Robeson, personnalité du théâtre légitime qui en dépit de sérieuses réserves quant au contenu du film, a fini par accepter d'y jouer un intéressant double rôle...

Robeson y est donc "Body" and "Soul", corps et âme, encore qu'il y ait une ambiguité quant au sens à attribuer à chaque terme, car l'un des deux personnages joués par l'acteur est un clergyman, doc on serait tenté de le considérer comme l'âme... Mais le pasteur Jenkins, ou celui qui se fait passer pour le pasteur tant il apparaît comme un escroc, est un sale type peu recommandable: menteur, ancien condamné, voleur, et même, dans la pure tradition du mélodrame, violeur!

A côté de lui, Sylvester, l'autre homme interprété par Robeson, a tout du gendre parfait, ce qui nous amène à nous demander ce qui motive la mère (Mercedes Gilbert) de la jeune Isabelle (Julia Theresa Russel) à refuser que sa fille convole en justes noces avec lui! C'est sans doute d'une part parce que bien que travailleur et sobre il n'est pas aisé; et puis, il y a le charisme du faux prêtre, sa capacité à envoyer toute la paroisse en pâmoison! Lors d'un rêve qui sonnera comme une descente aux enfers, finalement, la maman verra enfin la vérité sur celui dont elle voulait faire son gendre...

Jamais personne ne semble remarquer que dans ce film, les deux personnages masculins, celui qui pourrait accompagner Isabelle vers le bonheur, Sylvester (soul) et celui qui l'emporterait avec lui en enfer, le pasteur (body) sont ressemblants comme deux gouttes d'eau! On échappe même au terrible coup de théâtre qui nous révélerait qu'il s'agit de la même personne! Pourtant, les appels du pied à l'histoire marécageuse du mélo sont nombreux dans le film, mais son principal intérêt repose dans l'obstination remarquable de Micheaux de faire un pamphlet dans lequel il accuse la religion de faire le jeu de la ségrégation en laissant les noirs dans l'ignorance...

Un message rare, et probablement précieux au regard du fait qu'il ait fallu attendre l'arrivée en 1955 sur le devant de la scène de Martin Luther King pour qu'enfin une possibilité de fédérer les Afro-Américains derrière leurs leaders religieux ait, enfin, du poids... A travers ce mélo boiteux mais énergique, plus concentré et plus soigné que les deux autres films muets qu'il nous a laissé, Micheaux aurait-il vu juste?

 

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Published by François Massarelli - dans Oscar Micheaux Muet 1925 **