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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 10:06

Ce film d'une bobine est l'une des rares comédies de la série Lonesome Luke à survivre à peu près intacte... Ce qui nous permet de bien comprendre le mécanisme de ces films qui se situaient entre anarchie totale et planification, entre tournage organisé en studio, et improvisation joyeuse dans la rue. 

L'intrigue, si on peut dire, tourne autour d'une journée de travail dans une salle de cinéma. Luke (Harold Lloyd) est le gérant (?) des lieux, et s'occupe de tout, sauf du piano (un musicien anonyme, et vu très peu dans le film, s'en occupe), ni de la projection (c'est Snub Pollard qui s'y colle et il finira bien sûr emmêlé dans une forêt de celluloïd...). Son rôle est d'ouvrir et de placer les spectateurs, de façon d'ailleurs fort cavalière. Il s'intéresse beaucoup aux spectatrices, notamment à Bebe Daniels.

Et puis voilà: agitez dans tous les sens, secouez un bon coup, et vous avez un film, ni pire ni meilleur que les Sennett de consommation courante. Le principal problème, et Lloyd et Roach finiront par le comprendre heureusement, c'est qu'on a besoin que tous ces gens, ces agités du bocal, se posent un peu. Mais il va se passer quelque chose: la légende veut que ce soit en revoyant les rushes de ce film que Lloyd ait pris LA décision de sa vie: l'acteur Earl Mohan y porte en effet des lunettes rondes; mouais... On dit tellement de choses, vous savez...

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Muet Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 12:22

Dans la longue carrière de Harold Lloyd, les premiers films de la série 'The winkle' (Avec lunettes, donc) sont quand même plus élaborés, drôles et inventifs que n'étaient les "Lonesome Luke". C'est non seulement Lloyd qui faisait ses gammes, mais aussi Roach.

Ces quelques échantillons, dont certains sont en piteux état, possèdent ça et là des moments de grâce, en particulier dans Don't shove, un film clairement concurrent de The rink, la comédie de Chaplin elle aussi sise dans une patinoire : Lloyd, qui s'apprêtait à fêter avec des amis l'anniversaire de Bebe Daniels, a été évincé. Mais il retrouve toute l'assemblée à la patinoire, où il décide de jouer le tout pour le tout, en épatant la jeune femme avec des patins...

Le film possède quelques moments de bonheur, mon préféré étant comme de juste cette scène durant laquelle Bud Jamison se retrouve face au grand (littéralement) Noah Young: mais alors qu'on attend que celui-ci transforme son adversaire en bouillie, c'est Jamison qui l'emporte. Young fond en larmes...

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Published by François Massarelli - dans Muet Harold Lloyd Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 12:16

Ce film de 1917 est l'un des premiers courts métrages de la série brièvement appelée "The Winckle", mettant en scène le nouveau personnage de Lloyd, un gandin à lunettes. Comme chacun sait, le déguisement était enfin le bon, et le personnage comme l'acteur sont finalement passés à la postérité. Avec Bud Jamison, Snub Pollard et surtout sa petite amie Bebe Daniels, Lloyd y prolongeait l'humour débridé et un peu improvisé de ses courts métrages "Lonesome Luke".

By the sad sea waves fait donc partie de ces oeuvres vite faites à la plage, comme tant de films de l'écurie Sennett, mais avec le charme et le dynamisme de Lloyd en plus. Ici, il y est un jeune homme qui se fait passer pour un maître-nageur, au risque de se noyer d'ailleurs... Ca n'a rien de révolutionnaire, mais c'est malgré tout un fragment intéressant d'un film d'une bobine. Il prouve que l'acteur-gagman avait encore beaucoup à apprendre: mais pour ça, l'histoire a prouvé qu'il allait le faire.

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Published by François Massarelli - dans Muet Harold Lloyd Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 12:04

Harold Lloyd a lui-même construit son mausolée, un peu comme Chaplin, mais en plus radical; longtemps après la gloire, de certains films, il a montré tout ou presque; d'autres se sont vus réduits à des extraits. D'autres enfin ont disparu... littéralement. Malgré un effort pour acquérir, puis conserver les courts métrages de ses débuts, peu ont survécu. Et ceux qui sont toujours là sont rarement montrés.

Avant tout, Lloyd était un acteur. C'est donc en tant qu'acteur qu'il a cherché à inventer un personnage de films burlesques. Après un mystérieux "Willie Work", dont je n'ai jamais vu le seul film survivant (Just nuts), Lloyd est donc devenu Lonesome Luke, une imitation de Chaplin, pour une cinquantaine de courts métrages entre 1915 et 1917. Une quinzaine d'entre eux ont survécu sous la forme de fragments ou de copies plus ou moins complètes. Les films de la série "Lonesome Luke" laissent entrevoir un peu de ce que Harold Lloyd allait devenir, disons, dans l'énergie dépensée. Notamment, ils présentent, réalisées par Hal Roach pour beaucoup d'entre eux, les aventures de l'équipe qui allait perdurer une fois la recréation à lunettes du personnage effectuée : Lloyd, certes portant moustache, y est secondé par Snub Pollard, et y rivalise avec Bud Jamison pour les beaux yeux de Bebe Daniels.

Mais au-delà, il s'agit principalement de comédies lourdes et peu inspirées, dont le grotesque allait vite devenir encombrant aussi bien pour Hal Roach que pour Lloyd lui-même. Et ce n'est pas peu dire que ce Luke joins the Navy, dont les quatre minutes survivantes se contentent d'illustrer le titre, ne sont pas très inspirées en effet. Bien difficile de juger bien sûr, puisqu'il en reste trop peu. Mais on voit bien que le bateau qui accueille les clowneries de Snub Pollard et Harold « Luke » Lloyd, est en fait un véritable vaisseau de la marine, dont les hommes sont ici des figurants de luxe, venus à l'oeil pour être aux premières loges d'un tournage vaguement improvisé...

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Published by François Massarelli - dans Muet Harold Lloyd Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 09:23

C'est en voyant le film La coquille et le clergyman, de Germaine Dulac sur un scénario d'Antonin Artaud, que le BBFC (The British Board of Film Censors, le distingué organisme de Censure de sa gracieuse Majesté) a rendu un bilan historique: arguant du fait qu'on n'y comprenait rien, le compte-rendu de visionnage cachait une phrase historique: "If there is a meaning, it is doubtless objectionable"... En d'autres termes, on n'y avait rien compris, mais alors rien, mais une chose était sûre: si dans ce film étrange (il l'est, en effet), se cachait un sens, alors il fallait l'interdire, car il ne faisait pas de doute qu'il soit immoral...

C'est contre ce genre de comportements, je pense, que Bunuel et son copain Dali ont eu l'idée de faire ce court métrage. Probablement avaient-ils une furieuse envie de participer à ce qu'Alain et Odette Virmaux appellent, dans leur Anthologie du cinéma Surréaliste, la "Fête": dans la deuxième moitié des années 20, des dizaines de films plus ou moins inspirés du groupe d'André Breton sont sortis, des bons, des moins bons, et des formidables... Bunuel et Dali se sont sans doute demandé: pourquoi pas eux?

Mais contrairement à beaucoup de ces cinéastes d'une saison qui sont des poètes, des photographes (Man Ray a réalisé une poignée de films devenus des classiques), des écrivains, Bunuel lui est un cinéaste, un vrai: passé par la décoration, le poste d'assistant-réalisateur, et même, sous la supervision de Benito Perojo notamment, des réalisations non créditées... Et le métier du bonhomme se voit rudement, dans un film qui n'est pas que l'accumulation rigolarde d'images pour emm... les bourgeois: il y a de la rigueur dans Un chien andalou

On ne tentera pas d'y apposer un quelconque résumé, tant la gratuité revendiquée des liens y est évidente: le film use et abuse des intertitres du genre 'pendant ce temps', 'vingt ans avant', et le fait probablement en hommage à Buster Keaton (qui s'amusait souvent à détourner ces conventions narratives en début et en fin de ses courts métrages). Buster Keaton auquel pour moi le visage ombrageux et la gestuelle de Pierre Batcheff renvoient de façon évidente; c'était l'un des meilleurs acteurs Français, quel dommage que sa carrière ait été si courte... Ici, il se prête avec une joie évidente au jeu, participant à ce conte de transgression, dont les première images sont restées si célèbres: Bunuel y tranche l'oeil d'une femme avec une lame de rasoir dans une séquence au découpage étudié. C'est cette rigueur dans le montage, la construction du film et celle des séquences, qui fait que le film marche si bien, au-delà de ses idées visuelles parfois impressionnantes (une femme habillée en homme, en contre-plongée, bouge avec sa canne une main coupée recouverte de fourmis), salaces (Batcheff se précipitant la bave littéralement aux lèvres sur les seins de Simonne Mareuil), voire carrément ouvertement vulgaire (les poils des aisselles qui se retrouvent en barbiche). La bienséance, la morale, les codes, et bien sûr la religion en prennent pour leur grade. Mais ce qui importe, c'est que cette mystérieuse boîte de Pandore que Batcheff porte à son cou, ait été ouverte, inaugurant enfin d'une introduction digne de ce nom des idées surréalistes dans le cinéma.

La "fête" du cinéma surréaliste, avant Un chien Andalou, était surtout une beuverie joyeuse mais un brin désorganisée. Avec ce film, le cinéma va considérablement changer.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Parapluie Machine à coudre Table de dissection Luis Bunuel
8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 13:10

On ne présente plus Alan Crosland, un vétéran de chez Griffith qui a roulé sa bosse avant de finir par entrer de façon inattendue dans la cour des noms souvent mentionnés du cinéma muet, en devenant le metteur en scène de The Jazz Singer pour la Warner, en 1927... Un poste qu'il a eu en étant, avant l'intronisation de Michael Curtiz à ce poste, LE metteur en scène des grands projets de la firme: il avait, l'année précédente, réalisé le superbe Don Juan pour la WB. Mais si Crosland est un vétéran, c'est aussi et surtout un artisan, un home de métier qui ne s'embarrasse pas de passer pour un artiste.

Le film, une production Selznick de 1920, n'est donc pas une révélation ni une révolution, juste une excellente comédie dans laquelle Olive Thomas incarne une adolescente un peu pressée de sortir de sa minorité et de jouer dans la cour des grands. Il est vrai qu'il n'y a pas grand chose à faire à Orange Springs, la petite ville de Floride où elle vit avec ses (riches) parents. Alors quand elle va se retrouver en pension, elle va tout faire pour apprendre la vie, le plus vite possible...

C'est une comédie charmante, pétillante, menée par une actrice adorable et dynamique, qui est une préfiguration de Clara Bow, en bien moins prolétaire bien entendu. Et surtout, c'est presque un chaînon manquant: en 1920, les "flappers", ces jeunes femmes en quête d'indépendance qui se plongeaient avec délices dans ce que leurs parents considéraient comme une vide débauche, sont encore une curiosité, elles ne sont pas encore une mode... Et Olive Thomas, qui dans vraie vie n'avait sans doute pas attendu très longtemps avant de s'encanailler, a le second degré nécessaire pour le rôle. Elle est vraiment excellente, et sa mort cette année là, a vraiment été une grande perte... Sinon, au rayon des curiosités, on fait grand cas de la présence de la jeune Norma Shearer (voir photo en haut) dans les figurantes, mais on pourrait aussi signaler le fait que ce film nous présente dans le rôle sobre d'un malfrat, le grand Arthur Housman, avant qu'il ne devienne un ivrogne professionnel...

 

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Published by François Massarelli - dans 1920 Alan Crosland Muet Comédie *
7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 11:55

Nancy et Georgina Brent, deux jumelles, sont les filles d'une solide et prospère famille du Devon. Autant Nancy est volage, capricieuse, dynamique et incapable de rester en place, autant Georgina est calme, posée et pleine de retenue. Un jour qu'elle revient de Paris où on imagine qu'elle a été faire les quatre cent coups, Nancy rencontre sur le bateau Robin, un bel Américain. Mais ce serait trop simple u'elle laisse ce dernier faire sa cour comme il l'entend, alors Nancy décide de lui mettre sa soeur dans les pattes sans le prévenir. De quiproquo en quiproquo, le père qui se désespère et la fille qui s'ennuie vont tous deux partir pour changer de vie, laissant Georgina assumer l'identité de sa soeur auprès de Robin... Sauf que bien sûr, Nancy, qui a une vie dissolue à Paris, ne parviendra pas tout à fait à se faire oublier...

C'est un scénario de Hitchcock, le deuxième pour Cutts après Woman to woman, dont la particularité est d'avoir exactement la même équipe: même réalisateur bien sûr, même assistant/décorateur/scénariste (Hitchcock), mêmes stars (Betty Compson et Clive Brook)... Sauf que ce premier film, qui est hélas totalement perdu, a été un énorme succès aussi bien en Grande-Bretagne qu'aux Etats-Unis... L'idée de Cutts, qui allait ensuite la transmettre à son génial assistant, était de considérer que si la plupart des films Américains étaient meilleurs que les films Britanniques, alors il fallait voir et savoir comment ils étaient confectionnés. Et de fait ce deuxième film est dans la droite lignée d'un solide mélodrame Américain, et pas les pires: on pourrait aisément, dans cette histoire mélodramatique de deux jumelles dont l'une seulement est dotée d'une âme, voir un film de Rex Ingram, dont le style fait de touches esthétiques et de flamboyance visuelle, est assez proche de celui de Cutts. Mais le scénario, lui, est fermement ancré dans le mélo, et pas de la première fraîcheur!

Mais la mise en scène, sur les trois bobines qui nous restent (les deux premières et la quatrième, sur un total de six), nous montre une certaine assurance, un don pour les ambiances variées (avec un goût affirmé pour les scènes nocturnes bellement éclairées) et une envie de dynamisme, qui placent ce film largement au-dessus de la production Anglaise contemporaine.

Et maintenant, venons-en à la question qui fâche: on passe le plus souvent sous silence la contribution de Cutts, pour faire de ce film "le plus ancien film d'Hitchcock conservé"... Les sites les plus divers mentionnent Hitchcock comme co-réalisateur: de quel droit? J'ai vu deux films de Cutts: celui-ci, du moins les bobines qui restent, et The Rat. Ce dernier film, une comédie policière avec Ivor Novello, a été fait sans la moindre intervention d'Hitchcock. Et surprise: il est bon, voire très bon... Truffaut a fait beaucoup de mal à l'histoire du cinéma, au point de donner des oeillères à à peu près tout le monde et en particulier sur l'histoire du cinéma Britannique. Certes, la place d'Hitchcock est celle d'un géant, pas celle de Cutts. Mis de là à penser que le futur petit génie se soit fait engager par un metteur en scène aguerri auquel il aurait tout appris, c'est un peu fort de café...

Une dernière note en forme de clin d'oeil à un ami: il y a un jeune premier dans ce film, and he's one of us.

 

 

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Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock Graham Cutts 1923 Muet * Betty Compson
6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 17:50

Ronit Krushka (Rachel Weisz), photographe Anglaise qui vit à New York, apprend la mort de son père, qu'elle n'a pas vu depuis bien longtemps. Il était rabbin et est décédé des suites d'une pneumonie, en plein office... Elle se rend donc à Londres, pour retrouver sa communauté, où clairement, elle n'est pas la bienvenue. Elle y retrouve ses deux amis d'enfance: Dovid (Alessandro Nivola) et Esti (Rachel McAdams). Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'ils sont mariés. Ce que nous ne savons pas tout de suite, mais que nous apprendrons bien vite, c'est qu'avant de se fâcher avec son père, Ronit a eu une liaison avec Esti, et que celle-ci, tout en restant intégrée à la communauté Juive Orthodoxe, ne s'en est jamais vraiment remise...

C'est un film enthousiasmant, dont le projet a été dans un premier temps porté par Rachel Weisz, avant d'être revendiqué par Lelio qui a non seulement effectué la réalisation, mais a en prime participé à l'adaptation du roman de Naomi Alderman. Le propos du metteur en scène, immédiatement, a été de tout centrer sur le triangle amoureux particulier, dans lequel tout le monde a beaucoup à perdre: Ronit a quitté la communauté qui ne lui pardonnait pas de vouloir être une femme libre; et elle est revenue presque en contrebande, sans avoir pu dire à son père combien elle l'aimait. Dovid, qui en bon étudiant de la Torah va reprendre les rênes de la communauté à la suite du rabbin Krushka, sait combien il est risqué pour son couple d'héberger Ronit, il a pour autant une véritable affection pour son amie. Et esti qui revendique son judaïsme orthodoxe souffrira d'autant plus de retrouver face à elle celle dont elle n'a jamais cessé de revendiquer l'affection, tout en se refusant à diaboliser son mari...

Et d'ailleurs, c'est l'un des aspects les plus notables du film, à aucun moment on ne cherche à diaboliser la communauté qui nous est présentée, dans son rigorisme le plus cru pourtant. Lelio, choisissant de favoriser le combat intérieur, organise sa mise en scène sur des plans assez longs, au déplacement assez lents, et laisse libre cours à ses acteurs et actrices. Les deux Rachel, dans un exercice qui risquerait volontiers de devenir une enfilade de moments pour les Oscars, rivalisent de subtilité, et Nivola qui a tout pour jouer le méchant du film, est touchant dans son combat pour sauver son mariage.

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Published by François Massarelli
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 17:07

Le film est une adaptation d'une pièce de Labiche, et je tiens à le dire: tout en étant quand même vaguement médiocre, c'est le meilleur des six films de Diamant-Berger disponibles avec Maurice Chevalier dans leur distribution... On y trouve une verve, un jeu avec le public (et, mais oui, une certaine forme de flash-back!), qui pour une fois emportent l'adhésion...

Chevalier joue le mari d'une adorable créature qui est aussi un incorrigible noceur, et passe une nuit en douce à faire la fête avec des copains. le lendemain, non seulement il se réveille en compagnie d'un des autres joyeux lurons, mais en prime il a les mains pleines de charbon... A table son épouse évoque un crime qui s'est perpétré Rue de Lourcine, où on a retrouvé un mystérieux cadavre dans un tas de charbon...

C'est non seulement marqué d'une intrigue qui pour une fois n'est pas une suite de claquage (silencieux) de portes à la façon boulevardière, mais il y a un quiproquo conséquent, qui prouve que décidément, quatre années plus tard, Clair avait parfaitement raison d'adapter lui aussi Labiche. Et Diamant-Berger et son équipe, tout en restant à mon goût à trop grande distance, tentent au moins l'aventure de la comédie physique, et cette fois-ci avec de vrais gags!

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Henri Diamant-Berger
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 17:02

Maurice Chevalier interprète un oisif qui habite dans un petit nid douillet, à deux pas de sa petite amie, et qui est couvé par une femme de chambre qui n'est autre que la grande Pauline Carton. Sans grandes explications, il sous-loue son appartement, part faire la noce avec un copain (En l'occurrence George Milton, représenté sur la photo), et revient tellement saoul qu'il a oublié qu'il n'est plus le bienvenu chez lui.

Je jure que c'est vrai: le résumé qui précède est en soi un chef d'oeuvre à côté de ce film sans aucun intérêt. Mais alors, vraiment aucun...

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Published by François Massarelli - dans Henri Diamant-Berger Muet Comédie