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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 17:26

Avec ce film, le premier dans lequel il a son nom propre de Pepe le pew, le personnage est un peu plus lui-même que dans Odor-able Kitty, mais la formule magique pour le faire apparaître reste la même, a un détail près: si un animal se déguise malencontreusement en putois, ce qui attire immédiatement le dragueur le plus obstiné des deux hémisphères, cette fois ce n'est pas un chat, mais un chihuahua... Un chien tellement nu qu'il a besoin d'un manteau, sans compter qu'il se trouve ridicule. En piquant un manteau à sa patronne, il se confectionne donc... un déguisement de putois! 

Et en parlant de putois, si le personnage irrésistiblement irritant parle de nouveau avec un fort accent à la française, et pique des pans entiers de dialogue au film précédent, dont des phrases à la syntaxe massacrée qui sont devenues des étendards ("We shall make such beautiful musics together", "I'm looking somewhere for you", etc), Pepe ne parle pas encore avec la voix de Charles Boyer. Mais ça viendra!

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 12:02

Charley a inventé une machine, une fois de plus... et ça énerve tout le monde dans la pension où il habite. Mais elle va lui apporter de grandes choses, pense-t-il, la preuve: il hérite d'une somme fabuleuse, à une condition: celle de rendre publique son invention. Il va donc devoir se déplacer jusque chez un vieil oncle, lequel a par ailleurs intérêt à ce que Charley échoue dans son entreprise...

La machine inventée par Bowers est une fois de plus totalement farfelue, mais le film inverse la structure des films précédents: la première bobine démontre l'invention (avec 8 minutes très douloureuses durant laquelle la scène particulièrement inutile de la confection d'une poupée par les bras articulés du machin tendrait à nous démotiver sérieusement), puis une deuxième bobine consacrée à l'intrigue, et à la contrainte d'amener le machin très encombrant à bon port.

Et au final: anecdotique. Une fois acceptée la différence des films de Bowers, force est de constater qu'il n'est pas Keaton. Mais alors pas du tout...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Animation Comédie Charley Bowers
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 11:39

Une jeune femme de New Orleans se retrouve changée en grenouille après avoir croisé la route d'un Prince vain et dragueur, qui a subi le même sort. Les deux créatures vont devoir cohabiter (hi hi) afin de rétablir la situation, et pour cela affronter le maléfique vaudou de Facilier le shadow man...

Ceci est l'avant-dernier film de vraie animation proposé par les studios Disney (le dernier est Winnie the pooh), et comme on est chez Disney, je propose de régler un détail tout de suite: ce qui fâche...

Alors, cette manie de truffer le film de chansons, cette sur-simplification culturelle dans laquelle toutes les cases sont cochées (c'est la Louisiane, alors... accent, check, gumbo, check, vaudou, check... etc), cette cohabitation si harmonieuse entre les noirs et les blancs, non je vous assure il n'y a pas le moindre problème, et d'ailleurs les noirs sont pauvres, et les blancs sont riches et ils emploient les noirs, l'obsession soulignée à gros traits des filles pour devenir princesses, les personnages d'animaux copains-grotesques-mais-plein-de-ressources-même-si-zut-il-y-en-a-un-qui-meurt-à-la-fin, les jeunes gens qui forcément ont tous un talent fou pour chanter/danser, et enfin, bien sûr, un monde dans lequel tout est bien rangé: certes, la jeune noire tombe amoureuse du prince... mais ouf: celui-ci n'est pas blanc.

Voilà, je pense qu'on a fait le tour. C'était important, parce qu'une fois évacués tous ces menus défauts énervants, je pense que ce film ultra-distrayant est le plus réussi, le plus réjouissant, le plus drôle, le mieux animé, le plus inspiré, le mieux composé (Randy Newman!), le plus riche, et enfin celui doté de la plus riche vie intérieure que les studios Disney ont pu réaliser depuis Sleeping beauty. Carrément. Comme en plus l'idée était (voir plus haut) d'explorer et exploiter le folklore de la Lousiane, il y a nécessairement de la matière. le personnage principal, celui de Tiana, est une jeune femme née du très mauvais côté de la barrière et s'il n'y a pas un gramme de présence du racisme ambiant dans le film, on peut aussi lire entre les lignes... Le casting est inspiré, et si on profite assez peu de l'interprétation de John Goodman, on a en Keith David, qui joue le Shadow man Facilier, un méchant de toute beauté. 

Bref: un classique, dont je suppose qu'il sera peut-être refait un jour en fausse live-action pour oblitérer un peu plus l'héritage d'animation d'un des fleurons du cinéma mondial. Plutôt de d'aller voir le remake par John Favreau de l'infect dessin animé qu'était The lion King (suis-je le seul à y trouver une interprétation fasciste?), repassez-vous celui-ci, il swingue.

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 08:30

L'un des rares films depuis les années 60 à porter a "marque" Looney tunes, Carrotblanca renoue avec deux traditions, d'une part la parodie bien sûr, et d'autre part le "all-stars", avec cette distribution éclatante de toutes les vedettes ou presque des courts Warner...

Chacun donc assume un rôle spécifique dans ce qui est un concentré de parodie, en 8 minutes, de Casablanca, avec Bugs Bunny dans lr rôle de Rick. Ca ne se raconte pas, et bien sûr l'irrévérencieux (le film est d'un ton libre, très libre même) le dispute au franchement idiot, dans une saine et délirante ambiance... Ma préférence va quand même au rôle d'Ugarte qui échoit à Tweety-Bird, dont j'ai toujours pensé qu'il avait très mauvais fond... Je pense que les animateurs se sont fait plaisir à lui faire imiter Peter Lorre...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Bugs Bunny
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 09:19

Dernier des films de compilation des années 40, ceci n'est crédité qu'à trios metteurs en scène, et pour cause: d'une part, après tout il n'y a que deux segments qui tirent en longueur là où Melody time le film précédent en proposait sept, et d'autre part il est probable qu'en 1949 le gros des troupes chez Disney devait être très occupé à soigner le film Cinderella qui était programmé pour 1950 et devait voir le studio retourner à sa splendeur passée... Ce film basé sur deux contes Anglo-saxons très connus dans leurs pays respectifs, est clairement un film mineur, et c'est l'un des rares films de long métrage pour lesquels Jack Kinney, qui était par ailleurs un excellent réalisateur de courts métrages (Goofy et Donald lui doivent quelques chefs d'oeuvre) est crédité au générique.

Deux segments donc, le premier, Britannique, est adapté de The wind in the willows (Du vent dans les saules) adapté du roman pour enfants de Kenneth Grahame (1908): mr Toad (Crapaud) est un incorrigible excentrique, qui dilapide sa fortune dans des lubies, au point de finir un jour en prison. Mais ses amis Ratty, Mole (Taupe) et McBadger (Blaireau) lui viennent en aide. 

C'est le principal attrait de ce long métrage, avec sa narration tout en flegme de Basil Rathbone, un jeu d'accents très réussi, et une bonne mesure entre animation (cette fois totalement traditionnelle), gags et rythmes. Les fouines-malfaiteurs sont très réussis, et la légèreté de l'ensemble fait merveille. 

Le deuxième segment résonne désormais de façon particulière, puisque si la nouvelle The legend of Sleepy Hollow n'a jamais été très connue ou appréciée en France, le film de Tim Burton de 1999 a au moins eu pour effet de nous en faire connaître les contours... Oui, certes, même si le film n'a plus grand chose à voir avec la nouvelle de Washington Irving telle qu'elle est parue en 1820: c'était essentiellement de l'observation sociale à caractère comique, et non un conte horrifique. Sans rien dévoiler, dans la nouvelle il était évident que ce conte à dormir debout, de cavalier sans tête, était faux. Le fillm reprend cet aspect mais avec subtilité...

L'essentiel de ce deuxième segment est constitué par la description d'Ichabod Crane, vaniteux pédagogue coureur de dot, et le film rend justice à la description par Irving: les animateurs s'en sont donnés à coeur joie, et on reconnait ici la patte de Wolfgang Reithermann dans le personnage. Mais c'est très probablement Jack Kinney qui a le plus donné dans cette partie, car on retrouve le style de sa direction des Goofy. Cette deuxième partie est de toute façon trop longue à mon avis, et ce pour donner de la place au narrateur Bing Crosby et à ses chansons. 

Cela étant, il est intéressant de se replonger dans des films assez clairement oubliés et qui restaient dans l'ombre des classiques Disney. Quels que soient leurs défauts, ils ne manquent pas de charme, et leur fantaisie est une vraie qualité.

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 18:23

Après Bambi, il y a eu une assez longue période pour les studios Disney, qui nous est finalement assez peu connue: autant les longs métrages d'avant (Snow White, Pinocchio, Dumbo) ont été sortis et ressortis de génération en génération, ainsi que Fantasia qui avait forcément un statut très particulier, autant les films qui ont suivi jusqu'à 1950 ont été ignorés des ressorties de fin d'année, et pour cause: c'était tous des compilations assez disparates, pour ne rien dire de Victory through air power, film de propagande, et The reluctant dragon film d'auto-promotion au pedigree incertain...

Il y a pourtant beaucoup à prendre dans ces films, et pour commencer je pense qu'ils sont beaucoup plus libres que ne l'étaient les longs métrages qui devaient toujours subir un formatage: l'intrigue devait satisfaire aussi bien le grand chef, que les animateurs, que le public visé... Avec des films à sketches, l'aventure et l'expérimentation restaient tout à fait possibles, et c'est précisément ce qui fait le sel de ces étranges films, avec leurs hauts et leurs bas.

J'ai déjà dit le bien que je pensais des oeuvres liées à l'Amérique du Sud avec lesquelles les studios Disney entendaient s'adapter à la drôle de situation née de la guerre, les privant du marché Européen. C'était en 1942-1943, et le mode de fonctionnement des longs métrages était donc devenu cette tendance à compiler les histoires liées plus ou moins par une thématique, soit musicale soit culturelle, et de laisser les équipes assemblées autour de chaque projet faire leur travail. Comme Make mine music de 1946, ce nouveau long métrage est centré sur la musique, et construit afin de donner de plus en plus satisfaction au fur et à mesure de son visionnage...

Sept séquences se suivent, toutes plus ou moins axées sur une chanson. Once upon a wintertime joue sur la fibre nostalgique en s'amusant avec la tendance la plus marquée chez Disney, celle d'associer les animaux aux humeurs des humains dans l'ombre desquels ils vivent. L'animation est inventive et illustre bien la façon dont le style Disney devient légèrement plus anguleux sans rien perdre de son harmonie (ce qui se retrouvera bientôt dans Cinderella, le grand retour au conte unique). Bumble Boogie est presque abstrait et se situerait presque dans une optique "jazz" de Fantasia avec son interprétation du Vol du bourdon par le pianiste soliste Jack Fina. Johnny Appleseed est un conte Américain, un brin lénifiant, dont l'animation est soignée mais classique. Little Toot, conte pour enfants avec des objets anthropomorphiques (cette fois des remorqueurs) est l'instant hautement édifiant du film, avec un retour assumé à l'animation "ronde" des années 30.  

Trees est ce que j'appellerais volontiers une pause-pipi, suivie des deux meilleurs moments du film: tout d'abord, dans la grande tradition instaurée par Fantasia avec L'apprenti sorcier, une "star" Disney vient contribuer à Blame it on the samba, il s'agit de Donald pour une nouvelle aventure en compagnie de Joe Carioca, cette fois ils nous entraînent de nouveau au pays de la Samba. C'est époustouflant, et l'animation se mélange sans dommage à un film de la multi-instrumentiste Ethel Smith. Le dernier segment est assez long, et consacré à la légende de Pecos Bill qui non seulement tient très bien la route en dépit de l'apparition inutile d'authentiques cow-boys chanteurs aseptisés avec d'insupportables enfants blonds, mais en prime est une fête d'animation qui prouve que les gens de chez Disney étaient très attentifs à ce qui se faisait chez la concurrence... 

Sans surprise, les segments ont ensuite été exploités de façon séparée, à la télévision notamment, ou sur des vidéos jusqu'à l'ère du DVD. Il n'empêche, ce format ingrat a beau être la porte ouverte à du remplissage occasionnel, il a au moins l'avantage de libérer complètement les animateurs, qui se livrent ici à une fête d'expérimentation permanente sur la texture, le jeu des couleurs, les incrustations d'images filmées avec des acteurs, etc... On rêverait d'avoir autant d'idées sur les films des années 50, qui a une exception près m'ont toujours parus plus insipides que ce genre de film-compilation...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Disney
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 17:28

En langage mirlitaire, A.W.O.L. signifie Absent WithOut Leave, soit absent sans permission... Le but ici était pour l'armée, au retour d'un conflit traumatisant, d'éduquer les troufions qui avaient tendance à devancer l'appel de la liberté... 

On y suit donc les aventures d'un soldat qui suit les tentations d'une jeune femme qui l'emmène avec insistance faire des tours en bolide, et l'animateur s'en donne à coeur joie à jouer avec les ois de la physique dans une séquence éblouissante, qui hélas ne bénéficie pas d'une très grande visibilité à cause du style schématique de l'animation de l'époque...

 

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Bowers Muet Animation
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 17:19

Ce film serait (attention à ce conditionnel, il a son importance, vu l'état des connaissances sur l'animateur) le seul court métrage consacré par Charles Bowers à Mutt and Jeff, deux héros de comic strip particulièrement populaires et qui ont eu droit à leur propre série de cartoons animés entre 1916 et 1926. L'animation en est rudimentaire, et selon les pratiques alors en vigueur dans le dessin animé, totalement calqué sur la bande dessinée...

Les deux héros y tiennent un restaurant, et pendant que l'un cuisine, de façon, disons, inventive, l'autre sert les clients; et bien sûr, les repas sont éminemment folkloriques...

Je suppose qu'il n'y a pas grand chose de plus à attendre des Mutt and Jeff, que ce que propose ce film rudimentaire. C'est soigné mais c'est un univers austère, fait de trait noir sur fond blanc... Bowers y raffine un monde très personnel où l'ingénierie a son importance, et peut-être ronge-t- son frein...

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Published by François Massarelli - dans Muet Charley Bowers Animation
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 08:10

Existe-t-il quelque part un film plus influent que celui-ci? ...car quand on pense à la façon dont ce premier long métrage Disney a laissé une marque sur le cinéma, on est face à du vertigineux! Comme on dit, il y a un avant et un après...

Avant, c'est un fonctionnement du système cinématographique dans lequel l'animation est reléguée, cantonnée dans les compléments de programme, et laissée à l'écart des longs métrages; à de très rares exceptions près: certes, en Allemagne (Lotte Reiniger et ses ombres chinoises) et en France (Ladislas Starewicz et ses poupées manipulées en stop-motion) il y a eu des longs métrages mais leur succès et leur portée n'a rien de comparable. Dans le cinéma Américain, il y a eu essentiellement les tentatives de Willis O'Brien (The lost World, King Kong...); pour le reste...

Mais Snow White inaugure une sorte de domination par l'évidence de Disney et ses équipes sur le cinéma familial mondial, qui finira par passer par des oeuvres aujourd'hui mythiques. Et pour couronner le tout, certains sont magnifiques!

Maintenant il est de coutume de dire "oh oui, mais Blanche-Neige a bien vieilli quand même": c'est indéniablement un film de 1937... Dans lequel l'intrigue est une épure, simplifiée à l'extrême: la reine maléfique est jalouse, Blanche Neige échappe à la mort, se réfugie chez les nains, la reine comprend la situation, intervient de nouveau, les nains arrivent trop tard, mais le Prince qui passait par là fait son travail, fin! Des balises qui de plus sont truffées de chansons, mon impression est que le film est pour moitié occupé par ces interludes musicaux, dont je vous avouerai qu'on peut très bien couper le son: même s'ils font partie intégrante du film...

Non, c'est l'animation qui m'enthousiasme: même si j'avoue une certaine irritation devant ce qui était déjà une tradition fermement établie chez Disney, à savoir cette assimilation systématique du monde animal et des petits animaux de la forêt aux héroïnes pures, la façon dont durant trois ans les studios Disney ont tout sacrifié au long métrage qu'ils préparaient, et chaque court métrage (notamment le fameux The old mill) devenait un chantier expérimental pour telle ou telle technique, et l'implication de chaque responsable de l'animation dans chaque séquence, tout porte ses fruits, et le résultat est toujours aussi exceptionnel tant d'années après. Ce film porte en germe tout ce que Disney fera, et plus encore, car il date d'une époque où l'économie (réutilisation systématique de cellos, répétition de gestes, etc) n'était pas encore la règle. Bref, l'animation coûtait cher, c'était un luxe même. Mais quel résultat!

Et quelles frayeurs aussi, car je pense que ce qui mettra toujours les productions Disney au sommet, c'est ce monde intérieur effrayant qui y est étalé de façon presque indécente, dans lequel de pures jeunes filles sont soumises aux pires cauchemars dans de sombres forêts. Ici, c'est le prototype...

Pour finir, n'ayant que peu de place pour mentionner dans le bandeau-titre les nombreux metteurs en scènes officiels (car pas vraiment crédités de façon très claire au générique), j'ai décidé d'y placer le nom du superviseur David Hand. Car pour tous les documents d'époque qui nous montrent un certain Walt venant sur le plateau pour y visiter ses employés, il convient quand même de rappeler que chez Disney, s'il y a un homme qui n'était absolument pas impliqué dans la partie artistique, autrement que pour la supervision des travaux déjà finis, c'était Walt. Et ce n'est pas parce que le bonhomme a déplu à Disney au point d'être écarté de l'histoire du studio, qu'il faut oublier l'importance de David Hand, qui lui a passé beaucoup de temps sur le plateau... Il a été réintégré au générique, incidemment, dans la version actuellement disponible en Blu-ray...

 

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Published by François Massarelli - dans Disney Animation
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 18:03

Situé fermement du côté des cartoons pour les plus petits, ce film propose un conte inédit et assez étrange... On y trouve un chat qui pourrait ressembler à une version "adulte" de Pussyfoot, le petit chat recueilli par le gros chien Marc Anthony dans Feed the kitty en 1951...

Un tout petit chat a été recueilli dès son plus jeune âge par une femelle rapace, et en a retenu... qu'il sait voler, d'une façon particulièrement personnelle. Il va le démontrer une fois devenu adulte et indépendant, en séduisant une femelle, et en la protégeant contre un énorme molosse...

Ce dernier n'est pas sans rappeler Marc Anthony! Derrière ce film étrange, y aurait-il une volonté de "rectifier le tir" et renvoyer le bouledogue à son destin de méchant de dessin animé? En tout cas, le pauvre animal s'en prend plein la figure.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes