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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 17:03

Ce film est le quatrième court métrage de Arbuckle réalisé lors de l'absence de Buster Keaton à la fin de la première guerre mondiale. On a le sentiment, d'une part, que Buster manque sérieusement, son rôle étant pris par Monty Banks, et d'autre part que Arbuckle revient à ses premières amours, en réalisant un film qui prend sa source dans le même comique rural que, disons, l'admirable moyen métrage Fatty and Mabel adrift, de 1916. C'est un fort bon film, et il est, de toute façon, aussi rendu essentiel par le fait que, des six films effectués lors de la période, seuls deux ont été conservés: l'autre est Camping out.

Roscoe se rend dans un improbable chariot (Une caisse à savon, littéralement), à la ferme de ses voisins, retrouver la femme de sa vie, la jolie Winnie (Winnifred Westover). Son rival Al aussi! Et celui-ci a un atout, comme il le prouve au rude père (Frank Hayes), car il vient avec des terres... La concurrence est rude, et passe dans un premier temps par des bourre-pifs, avant de dévier en ruse, lorsque Arbuckle arrive à la ferme déguisé en nouvelle cuisinière, pour contrecarrer le mariage arrangé ultra-rapidement entre Al et sa belle...

Le film est organisé autour d'une intrigue classique, après tout, et si Monty Banks manque singulièrement de substance (Il joue le garçon de ferme, antagoniste, puis ami, du héros), la lutte entre Al St-John et Arbuckle est comme il sied particulièrement féroce. L'ombre de Keaton plane sur le film, lorsque une bagarre de balais dégénère en n'importe quoi généralisé, mais un gag répétitif de cinq minutes durant lesquelles l'opération qui consiste à repêcher Frank Hayes (Le futur Grannis de Greed) tombé dans le puits, se transforme en une série sans fin de chutes du dit acteur, au fond du puits sus-mentionné... Et c'est tout bêtement drôle. Pour finir, comme dans Fatty and Mabel adrift, Arbuckle se laisse aller à un peu de poésie cinématographique en montrant un très joli gros plan de sa très jolie leading lady...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Muet Roscoe Arbuckle Monty Banks
5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 09:36

Buffy, c'est non seulement une série à succès, c'est aussi et surtout le point de départ de la partie vraiment intéressante de la carrière de Joss Whedon. De là, vont venir non seulement 144 épisodes de la série en sept saisons sur sept années, mais aussi un formidable spin-off (Angel) qui aura autant de succès, reprenant une partie de l'univers et des personnages sans jamais donner l'impression de répéter une formule, et élargissant le cadre de la série initiale à un monde plus adulte. Et puis il y a eu les autres séries, Firefly et Dollhouse, puis le cinéma, puis Marvel...

Joss Whedon a tout gagné dans Buffy: sa crédibilité de scénariste, bien sûr, en écrivant un nombre conséquent d'épisodes, mais aussi en supervisant les arcs de ce qui reste SA série, et à personne d'autre. Il a également fait ses premières armes de metteur en scène, en supervisant également la direction de ses petits camarades, étant constamment sur le plateau, mais aussi en dirigeant le 12e et dernier épisode de cette première saison: le meilleur, justement. Et il s'impose comme un dialoguiste virtuose, ce qui me rappelle un impératif absolu: à voir en VO. Pas d'autre solution si on veut véritablement en profiter!

Buffy the vampire slayer (Fran Rubel Kuzui, 1992) est supposé être l'acte de naissance du concept, mais le film Fox, mal foutu et mal vendu, n'a pas grand intérêt. Il conte quand même ce qui reste la base de la série: afin que le monde dans lequel les forces occultes existent à notre insu, puisse tourner, chaque génération voit la naissance d'une jeune femme, dont le destin est de combattre les vampires et autres démons, en secret. Sa vie est tout le contraire d'une partie de plaisir, d'autant qu'elle ne vit généralement pas longtemps. Elle est aidée dans sa tâche ingrate par un "Observateur", un spécialiste tous terrains des forces du mal, tout aussi dévoué à une vie obscure et austère, et l'un et l'autre sont remplaçables en cas de mort subite... Mais Buffy, dans le film comme la série, est une adolescente Américaine dont la vocation primale reste justement d'être une ado, et elle supporte assez mal la charge de responsabilité qui lui incombe. Le film était prévu pour être une parodie, c'est un navet, on ne va pas en parler.

Par contre, la série en reprend les contours, et permet à Whedon de vraiment s'amuser avec les personnages, tout en créant un univers de bande dessinée qui semble pénétrer notre monde de façon convaincante. Donc Buffy (Sarah Michelle Gellar) a seize ans, elle vient de déménager de L.A. (Son action occulte devant rester secrète, elle n'avait aucune bonne raison officielle de brûler le gymnase de son lycée!) et elle vient s'installer dans une nouvelle ville, la fictive Sunnydale; nouveau lycée, nouvelle ville, nouveaux amis, elle est naïve et s'imagine qu'elle est sortie de ce cauchemar... Mais non: d'une part, le nouveau documentaliste du lycée est son observateur, le Britannique Rupert Giles (Britannique jusqu'à la caricature, mais un personnage essentiel, attachant, et dont l'acteur Anthony Stewart Head saura faire évoluer les zones d'ombre, vers lesquelles Whedon aime tant que ses personnages se dirigent), et d'autre part, le déménagement à Sunnydale a une raison cosmique: c'est un endroit qui a la réputation d'être la bouche de l'enfer, l'activité démoniaque y est donc phénoménale... Il y a du boulot! Et la cerise sur le gâteau, c'est la façon dont Whedon dès le départ rappelle que le pouvoir est aux femmes. Un élément essentiel, et un véritable arc sur l'ensemble des sept saisons, et un "féminisme" Whedonien qu'on retrouvera aussi dans Angel, Firefly, Dollhouse et dans les longs métrages.

La première saison installe donc la situation, qui mêle joyeusement tout cet univers fantastique singulier, et une atmosphère de série adolescente typique: pour Buffy, la super-héroïne qui commence à comprendre que ses super-pouvoirs sont une tare, comment vivre une vie normale, avoir des amis, un petit ami, etc... Comment vivre une vie de famille dans laquelle sa mère (Kristine Sutherland), séparée de son père, peut avoir pour elle des espoirs d'avenir, même si elle ne se doute absolument pas de la vraie vie de sa fille. Comment concilier une vie de bagarre intense et de sorties nocturnes à chasser les créatures interlopes, avec les devoirs, et enfin, le pire: dans un univers aussi dégueulasse que le lycée Américain, comment ne pas passer pour une folle, et ne pas se faire rejeter de partout par tous, quand on passe son temps à donner des bourre-pifs aux vampires que personne ne semble voir? La série développe aussi une métaphore de la société, vue comme une jungle dans laquelle les gens doivent s'organiser en familles pour survivre. Un thème qui reste très présent dans le reste de la carrière de Whedon.

Cette première saison est courte, 12 épisodes seulement. C'était un galop d'essai, qui permet à Whedon d'installer ses pions, et de développer quelques personnages, outre Buffy, et Giles déjà mentionnés, on découvre les amis proches de Buffy, la très intelligente Willow Rosenberg (Alyson Hannigan), élève surdouée, mais sans aucun talent pour s'insérer dans le monde ingrat de son lycée, et Xander (Nicholas Brendon), un ado assez typique, mais considéré lui aussi comme un loser. Son obsession de garçon, il a seize ans après tout, l'empêche de se focaliser sur autre chose que le fait de séduire Buffy, et le fait qu'elle soit plus forte que lui n'arrange pas les choses. Willow est amoureuse de lui, sans succès. A noter, les deux acteurs sont plutôt versés vers la comédie, un choix que Whedon privilégiera constamment. Joyce Summers, la maman de Buffy, est une mère inquiète pour l'avenir de sa fille, et totalement ignorante de la vérité. Ca ne durera pas... Deux personnages seulement pour l'instant complètent ce panorama: une lycéenne, Cordelia Chase (Charisma Carpenter), bourgeoise, hautaine, belle et sure de sa supériorité. Elle aussi sait que le lycée est une jungle dans laquelle il fait manger les autres, elle a choisi de se placer au sommet. Pour elle, Buffy et les autres ne sont que des losers, mais elle aura une autre utilité que celle de n'être qu'une caricature, et le personnage aura une évolution formidable dans la série Angel... Angel, justement, apparaît dès le premier épisode, c'est un mystérieux allié qui vient parfois en aide à Buffy avant de disparaître. Qui est-il? d'où vient-il? que veut-il? ...et pourquoi est-il si attirant, pourrait-on ajouter: c'est David Boreanaz qui interprète le garçon qui doit faire chavirer le coeur de Buffy, et qui va amener un certain nombre de péripéties...

Comme toutes les autres saisons, celle-ci est organisée autour d'une année scolaire, et apporte un aspect de la vie de Buffy: dans ce cas, concilier le fait d'avoir seize ans et des amis, et la responsabilité de défendre le monde contre le mal.

1. Welcome to the hellmouth (Ecrit par Joss Whedon, dirigé par Charles Martin Smith)

Le pilote voit Buffy s'installer dans sa nouvelle vie, découvrir que celle-ci n'est pas si éloignée de l'ancienne, et commencer à se battre contre les vampires de Sunnydale, parmi lesquels le Maître (Mark Metcalf), un vieux vampire coincé dans sa dimension, qui a besoin de destruction et de la mort des adolescents pour sortir et continuer le massacre. C'est l'enjeu de la saison, et le fil rouge des douze épisodes. Il fallait bien commencer, pourrait-on dire! Sinon, Buffy rencontre ses amis, et tente de les préserver de la vérité, ce qui ne durera pas longtemps... Elle fait aussi sa première rencontre avec Angel, ainsi qu'avec Darla (Julie Benz), une vampire qui mourra assez rapidement dans la série, mais reviendra d'une certaine façon... Symboliquement, c'est elle qui ouvre le bal dans le pré-générique: jeune femme séduisante en accoutrement de lycéenne, elle nous prend par surprise lorsqu'elle se révèle être une vampire, installant la métaphore essentielle de cette série: l'adolescence, c'est la jungle. Et par ailleurs, on devra prendre l'habitude de ces surprises...

2. The harvest (Ecrit par Joss Whedon, dirigé par John Kretchmer)

La suite du précédent, qui clôt la première salve de rencontres avec les vampires, et finit d'installer le dispositif: Buffy, Willow et Xander passent le plus clair de leur temps au lycée à la bibliothèque, l'endroit que personne ne vient jamais visiter, et s'y préparent à sauver le monde.

3. Witch (Ecrit par Dana Reston, dirigé par Stephen Cragg)

Buffy, et Cordelia aussi, affrontent une autre lycéenne qui comme elle a décidé de tenter de joindre l'équipe des cheerleaders. Mais elle utilise à cet effet de la sorcellerie. La compétition entre les jeunes femmes, très réaliste finalement, permet donc la première apparition du thème de la sorcellerie dans Buffy, qui reviendra et permettra toutes les métaphores... Un personnage ici aussi aura des répercussions sur l'avenir de la série, celui d'Amy (Elisabeth Anne Allen), qui illustrera plus tard le précepte Whedonien selon lequel il ne fait jamais se fier à un ami...

4. Teacher's pet (Ecrit par David Greenwalt, dirigé par Bruce Seth Green)

Premier épisode dans lequel l'intrigue repose sur les hormones, celles-là même qui seront le principal enjeu de la seconde saison. Un professeur a disparu, il est remplacée par une jeune femme tellement séduisante que tous les adolescents sont motivés pour faire des heures supplémentaires... Mais elle est en fait une prédatrice particulièrement dangereuse. C'est Xander qui va prendre un gros risque ici...

5. Never kill a boy on a first date (Ecrit par Rob Des Hotel & Dean Batali, dirigé par David Semel)

La question essentielle de l'univers de l'adolescente Buffy, comment concilier une vie d'expérimentation amoureuse avec la responsabilité de sauver le monde; obtient une réponse cinglante ici: on ne peut pas.

6. The pack (Ecrit par Matt Kiene & Joe Reinkemeyer, dirigé par Bruce Seth Green)

Un présupposé faiblard (Des hyènes ensorcelées possèdent l'esprit de lycéens) donne au moins lieu à deux idées de génie: une parfaite métaphore du mode de fonctionnement rendu possible et même encouragé par la société Aéricaine au lycée: exclure, rejeter les autres afin d'exister soi-même. C'est troublant que ce soit le gentil Xander qui tout à coup se mette à rejeter sa meilleure amie Willow. D'autre part il est question ici d'un proviseur de lycée qui se fait bouffer. Cruel.

7. Angel (Ecrit par David Greenwalt, dirigé par Scott Brazil)

Dans lequel on découvre un élément essentiel de l'histoire, à savoir l'identité réelle de l'étrange Angel. Et cette découverte a lieu à un moment crucial, alors que Buffy et lui échangeaient un baiser passionné. Et la découverte a le résultat infortuné de gâcher le plaisir, je peux vous le dire... Ce ne sera pas la dernière fois. Un épisode dans lequel le groupe constitué autour de Buffy et Giles remet bien des choses en question... C'est aussi le premier épisode 7, un passage qui traditionnellement sera systématiquement l'occasion de jeter un défi particulier au spectateur dans toutes les saisons qui suivront. Un autre élément notable ici, est le fait qu'en dépit des efforts de l'héroïne pur compartimenter sa vie, sa mère rencontre aussi bien Giles que le mystérieux Angel.

8. I robot, you Jane (Ecrit par Ashley Gable & Thomas A. Swyden, dirigé par Stephen Posey)

Willow se fait un ami sur internet, et il y a des chances que ça devienne sérieux, mais... C'est un démon qui possède l'ordinateur, et elle est en danger. Un épisode très faiblard, qui permet au moins de sacrifier à une tendance de la série: en cas de panne d'inspiration, mettre Willow en danger ça marche toujours! Et on découvre ici un nouveau personnage attachant, Jenny Calendar (Robia La Morte), une prof d'informatique adepte par ailleurs du paganisme, et d'autres joyeusetés proches de la sorcellerie. Elle va vite devenir une alliée, ainsi qu'une preuve du fait que toutes ces horreurs et phénomènes surnaturels, ça se voit quand même comme le nez au milieu de la figure.

9. The puppet show (Ecrit par David Greenwalt, dirigé par Bruce Seth Green)

Un nouveau venu, le principal Snyder (Armin Shimerman) qui remplace l'infortuné Flutie, mangé par des élèves (Je ne m'en lasse pas) a charge d'incarner ce que ni Giles ni Joyce Summers ne sont: la menace adulte. L'incompréhension, l'impossibilité de se mettre dans la peau d'un ado pour le comprendre... Et il est un fabuleux personnage de comédie, qui aura très peu de zones d'ombre, c'est suffisamment rare pour être souligné. Pour le reste, un épisode amusant dans lequel le nouveau proviseur organise une journée des talents qui se transforme en une série de punitions. La relation difficile entre Snyder et Buffy, Willow et Xander commence ici...

10. Nightmares (Ecrit par David Greenwalt d'après Joss Whedon, dirigé par Bruce Seth Green)

Un petit garçon dans le coma communique via ses cauchemars avec Buffy et se amis pour les appeler au secours. Un épisode de X-Files dans Buffy! Beaucoup d'humour ici, qui sauve un peu le tout. On est clairement dans la partie molle de la saison...

11. Out of mind, out of sight (Ecrit par Ashley Gable & Thomas A. Swyden d'après Joss Whedon, dirigé par Reza Badiyi)

Encore une métaphore riche; une étudiante a été tellement rejetée qu'elle est devenue invisible...Avant de devenir homicide. Evidemment, Cordelia Chase, la fille la plus populaire du lycée, va en faire les frais... Premier rapprochement significatif de cette dernière avec les héros.

12. Prophecy girl (Ecrit et dirigé par Joss Whedon)

Pour le dernier épisode, Whedon accède à la réalisation, et fait en sorte que tous les petits cailloux qu'il a plantés sur le chemin arrivent à bon port. Et il le fait dans le cadre logique d'une fin d'année: les jeunes s'apprêtent à partir en vacances, et il y a une célébration de fin des cours... Il y a aussi une apocalypse à venir: tremblements de terre, robinets qui crachent du sang... la maître est sur le point de gagner sa liberté, et Buffy qui n'en peut plus de la pression, apprend en entendant Giles et Angel discuter qu'elle est supposée mourir des mains du vieux vampire. elle démissionne donc...

Ca ne durera pas, mais il se passe un événement significatif, et qui aura des répercussions. Buffy meurt.

Ce n'est, après tout, que la première fois... Fidèle à ce qui deviendra une manie chez lui, Whedon casse ses jouets, la seule façon pour lui de renouveler son univers... La aussi ce ne sera pas la dernière fois!

On notera que cet épisode sert de conclusion à la première saison, mais aurait tout aussi bien pu être la fin de la série entière si celle-ci n'avait pas été renouvelée. En ce cas, on aurait perdu des occasions mémorables... A suivre, donc.

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Published by François Massarelli - dans Joss Whedon Télévision
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 16:19

Avec ce nouveau film, Arbuckle reprend partiellement son sérieux, qu'il avait totalement jeté aux orties lors de la réalisation du chaotiquement sauvage Moonshine. Ce qui n'empêche pas le réalisateur et son équipe d'avoir recours à des clowneries, des gags idiots et des trucs... Dont le plus ancien au monde, celui du rêve. Keaton prend de plus en plus d'importance sur ce film, aussi, dans lequel comme d'ailleurs Al St-John, il a deux rôles: une petite apparition de rien du tout, totalement déguisé, mais aisément reconnaissable à ses acrobaties, puis dans le rôle important du directeur d'une clinique...

Tout commence par une de ces journées dont le sud de la Californie semble avoir le secret dans les comédies burlesques muettes: il y pleut énormément... Mais Roscoe "Fatty" Arbuckle n'en a cure: il est déjà trempé à l'intérieur... imbibé, saoul, quoi! Il rentre chez lui après deux ou trois bêtises, et son épouse qui n'en peut plus décide de le faire soigner dans le sanatorium du bon Dr Hampton (Buster Keaton). L'endroit est intéressant (...Et s'appelle la Clinique "No Hope", soit "sans espoir"!), sitôt arrivé, Arbuckle y est accueilli par une patiente (Alice Lake) que le médecin lui présente comme étant folle, et qui se jette à son cou pour l'embrasser. Mais ce n'est qu'après qu'on ait endormi Roscoe que la fête commence vraiment...

L'intrigue, il fait bien le reconnaître, vole en éclats après l'arrivée de notre héros à la clinique, et on y assistera à des gags joyeux, orchestrés avec la complicité non seulement de Keaton, de Al St-John en infirmier avec une incroyable coupe en brosse, mais aussi de Katie Price, la future partenaire de Keaton dans Our relations. Ce n'est certes pas la meilleure comédie du monde, mais ne boudons pas notre plaisir...

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Published by François Massarelli - dans Muet Buster Keaton Comédie Roscoe Arbuckle
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 12:12

Izzy, une jeune femme au fort accent de Brooklyn (Imogen Poots) est interviewée sur ce qui a changé sa vie, et elle raconte sa rencontre avec un homme qui a changé sa vie, Dereck (Owen Wilson), en réalité Arnold, un metteur en scène venu à New York pour lancer la production d'une pièce, et qui en attendant l'arrivée de son épouse, a décidé de passer du bon temps avec une cal-girl. ... Car Izzy, ou Isabella, sous le pseudonyme de Glo Stick, est en réalité une prostituée de luxe. On apprend que Arnold a des habitudes auprès de cette profession et quand son épouse (Kathryn Hahn) l'apprendra, ça va faire des étincelles... Parallèlement, le reste de l'intrigue implique également l'acteur Seth (Rhys Ifans) et une thérapeute pète-sec (Jenifer Aniston. Le film nous montre aussi l'un des plus beaux cameos de l'histoire du cinéma: Joanna Lumley. Sans oublier un apparition de Tarantino lui-même qui tente de nous faire croire qu'il s'y connait en cinéma.

Quand un historien du cinéma/réalisateur fait un film, il y a souvent un lien avec le cinéma, et le dernier film de Peter Bogdanovitch en est une nouvelle preuve. Non que ça se situe dans les milieux du cinéma, mais il y a un lien appuyé avec la cinéphilie du personnage principal, et une partie de l'intrigue nous montre un metteur en scène de théâtre... Sans oublier qu'une bonne part du scénario fait appel au mensonge élaboré, et le dernier mot reste au cinéma. Mais surtout, il est question ici de rendre hommage à la screwball comedy, un genre qui est circonscrit dans les années 1934-1949, et illustré par Preston Sturges, Capra, Lubitsch, hawks et consorts... Izzy est une fan de cinéma d'avant, et s'y connait... Et une allusion à Cluny Brown, de Lubitsch, est l'un des ressorts de l'intrigue. Le principal enjeu pour le connaisseur Bogdanovitch, bien sur, était sans doute de transcrire ce genre codifié, à l'âge du téléphone portable... Contrairement aux Frères Coen qui eux auraient fait le choix, à n'en pas douter, de laisser l'intrigue revisiter les années 40.

Du coup, c'est parfois réussi... Mais ps complètement: il manque une résolution qui soit autre chose qu'une pirouette, et le charme des acteurs prend souvent le pas sur la caractérisation. On apprécie au moins que le metteur en scène se soit amusé à demander à ses acteurs de jouer sans se priver des scènes boulevardière avec une belle énergie. IL a aussi ménagé des scènes construites sur des quiproquos multiples, qui donnent lieu à des moments réjouissants, et comme il dispose d'Owen Wilson et de Rhys Ifans, on ne boude pas son plaisir. Mais le cinéma de Bogdanovitch, comme d'habitude, a un petit relent d'amateurisme. Au moins, contrairement à Woody Allen, il ne se contente pas de tourner une intention de film...

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Published by François Massarelli - dans Comédie
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 09:42

Un paradoxe impressionnant que ce film: c'est le compte-rendu documentaire, minutieusement préparé, planifié, d'un échec. Glorieux, certes, mais un échec tout de même, du reste plus ou moins inévitable. C'est en tout cas la version actuelle des événements, avant qu'une hypothétique découverte sur les lieux de l'action ne vienne le démentir... Rappel du contexte: après une expédition vers le sommet de l'Everest qui s'était soldée par un autre échec, assorti de la mort plus qu'embarrassante de sept sherpas, le montagnard George Mallory avait pris la décision de retenter, en mettant toutes les chances de son côté: apport scientifique (Avec le concours du jeune Andrew Irvine, 22 ans, un montagnard novice mais prometteur, mais surtout un prodige en matière de mécanique et d'ingénierie, spécialiste de l'apport d'oxygène), prudence calculée, et équipe rodée à éviter justement les drames, et comme l'expédition précédente, la présence de John Noel, un membre dont le rôle serait d'immortaliser par des photos et un film le périlleux voyage. L'expédition avait commencé par attaquer, comme l'autre expédition déjà tentée, la route vers l'Everest par le Nord, donc par le Tibet (L'Everest faisant partie de la barrière montagneuse qui sépare ce pays du Népal), et des prometteuses avancées ont été effectuées, deux membres ayant été jusqu'à tenter une ascension décisive... Mais sans apport d'oxygène (Atteignant quand même 8570 m, ce qui restera un record longtemps). C'est donc avec des bouteilles encombrantes que Irvine et Mallory ont tenté le tout pour le tout, s'éloignant du camp de base au matin du 8 juin 1924.

L'histoire s'arrête, car si on sait bien sûr qu'ils sont morts quelque part là-haut, on ne sait pas, et on ne saura sans doute jamais s'ils ont atteint leur but. C'est du reste peu probable, la découverte du corps bien conservé de Mallory en 1999 ayant confirmé qu'ils avaient eu des difficultés matérielles, la pire étant que les précieuses bouteilles de gaz, avec leurs 15 kg, les ralentissaient plus qu'autre chose... Mais le mystère demeure. Ce n'est de toute façon pas le propos du film, gardien de leur légende, qui tente de rendre compte tout en préservant l'héroïsme des membres de l'expédition, tous d'ailleurs: sauf les Sherpas, qui ne sont pas nommés, bien sûr: on est en 1924, et l'Angleterre n'oublie pas ses traditions coloniales. On les voit, lors d'un plan, et pour le reste ils sont le plus souvent absents du voyage, du moins sur la pellicule.

Mais le film est fascinant, et par bien des égards assez représentatif d'un genre alors en pleine ébullition... Noel avait reçu des instructions très strictes de Mallory qui voulait d'une part que l'attention de chacun soit concentrée sur les dangers, par sur une caméra ou un appareil photo, et qui souhaitait noblement sacrifier son ego (Si tant est qu'il soit possible de le faire quand on dirige une expédition sur l'Everest!), et donc lui avait demandé de filmer les exploits, pas les hommes, a pu quand même structurer son film en trois parties, et a réussi à faire tant bien que mal un peu de cinéma avec le peu d'images que les circonstances lui ont permis de prendre des tentatives les plus spectaculaires. Du reste, le matériel cinématographique a été confiné sur un des camps à la base de l'Everest. Mais Noel l'avait prévu, ayant déjà vécu la tentative précédente: il avait amené un téléobjectif puissant, bricolé par ses soins...

La première partie concerne donc l'approche, la traversée du Tibet, qui est une prouesse en soi, le pays faisant partie à cette époque des endroits les plus reculés de la planète. On y voit assez facilement la fascination de Noel pour les gens rencontrés, leur joie, et il est amusant de constater que la condescendance de rigueur dans les intertitres (L'ironie malsaine de ces commentaires sur ces gens simples, pas lavés et ignorants) contraste avec les images radieuses des autochtones qui viennent apporter leur joie de vivre aux montagnards... Qu'on verra peu lors de ces scènes: la volonté de Mallory était très claire. En attendant, Noel a aussi à sa disposition des images de la nature, qui sont magnifiques.

Le deuxième partie prend acte du suspense naturel inhérent à ce genre d'entreprise, et comme le but de cette portion du film est d'atteindre le pied de l'Everest, ce suspense a l'avantage, contrairement à ce qui se passera dans la troisième partie, d'aboutir à son but. Les scènes les plus marquantes voient les membres de l'expédition traverser des paysages hallucinants de glaciers gigantesques et menaçants. L'Everest est souvent présent dans le champ, bien entendu... la promesse objective du film est bien sûr qu'on y va!

Et la troisième partie contient donc les images des hommes qui installent leur camp en bas de l'impressionnante montagne, avec ces trois mille mètres de quasi-falaise; on y verra quelques tentatives, des images aussi absurdes, parfois: Noel a essayé de filmer au téléobjectif une opération d'ailleurs réussie (Ce que nous disent les intertitres) de sauvetage de membres coincés sur une paroi, mais ce qu'on voit est tout simplement réduit à des points noirs qui se déplacent au loin sur un fond blanc. C'est hélas lors de cette partie que le film montre ses limites...

Mais une certaine magie demeure, sans doute parce que le film est l'un des morceaux du puzzle, et que ce puzzle reste un mystère aujourd'hui. Après tout, la découverte du corps de Mallory n'a rien résolu, rien prouvé, confirmé, ni infirmé; mais le film a au moins l'avantage de fournir de précieuses images qui prouvent au moins que si Mallory était obsédé par l'Everest (La fameuse phrase pour justifier l'ascension, "Because it's there!", c'est de lui) au point d'y donner sa vie, Noel était lui fasciné par la montagne, ça oui, mais il n'avait pas oublié en consacrant, une partie de son film à ce qui précède l'ascension, de rendre compte de sa propre passion pour la région, et sa fascination tendre pour ses habitants. Il nous donne à voir avec les moyens du bord, une nature vertigineuse, magnifiée par les éléments (Noel s'amuse à reproduire du mieux qu'il peut l'impression de miraculeuse beauté des effets de l'ombre et de la lumière sur la montagne, et c'est beau à pleurer). Et aussi bancal qu'il soit en raison de sa résolution en forme de point d'interrogation amer, ce film reste touchant, émouvant, et superbement incomplet plus de quatre-vingt-dix années plus tard.

The epic of Everest (John Noel, 1924)
The epic of Everest (John Noel, 1924)
The epic of Everest (John Noel, 1924)
The epic of Everest (John Noel, 1924)
The epic of Everest (John Noel, 1924)
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Published by François Massarelli - dans Muet 1924 **
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:40

Ce film de deux bobines fait partie de l'ensemble de comédies réalisées pour la Paramount par la Comique film Corp, soit le producteur Joseph Schenck, allié à la vedette Arbuckle, qui interprétait également le premier rôle de tous ces films. Il est sans doute moins connu que les autres (The Butcher Boy, Coney Island,...) car les deux bobines ont connu des avanies sérieuses: il ne subsiste aucune copie 35mm satisfaisante (Mis bout à bout, les seuls fragments 35 connus totalisent 6mn), et les copies les plus complètes étaient jusqu'à la restauration récente par Lobster films des 16mm délavés. Pour couronner le tout, c'est le plus Keatonien des films d'Arbuckle, tendance dure: c'est donc une fête ininterrompue de surréalisme idiot et revendiqué.

Roscoe y est un agent de la lutte anti-contrebande, en pleine prohibition, dans les montagnes de Virginie. Il lui faut lutter contre les habitudes sordides d'une famille de bootleggers sauvages, dont Alice Lake et Al St-John sont des représentants. Il est aidé dans sa tâche par Buster Keaton, et les deux compères n'ont pas résisté à la tentation d'inventer un gag à la fois coûteux, absurde, inutile et grandiose: non seulement à la suite de Buster, une quarantaine de policiers en armes sortent de la voiture qui a amené Roscoe dans les montagnes, mais en plus ce dernier après qu'ils se soient tous déployés dit à son lieutenant qu'il n'aura pas besoin d'eux... Et tout le film est de cet acabit, en gags douteux et qui ne nous cachent jamais que le film est un film. Comme le dit un des trafiquants à Arbuckle, "C'est ton film, après tout, tu fais ce que tu veux...". Et comme d'habitude, Al St-John en fait des tonnes, et Alice Lake se comporte d'une façon qui tranche sur les rôles habituellement dévolus aux stars féminines à Hollywood en ces glorieuses années muettes.

Bref, cette entrée mineure et rare dans l'oeuvre Arbucklo-Keatonnienne est certes un plaisir coupable, mais c'est un plaisir quand même. Et comment ne pas imaginer que dans ce plan menaçant d'Al St John qui s'avance vers la caméra, jusqu'à emplir le champ de sa tête grimaçante, Buster Keaton n'ait pas trouvé une inspiration pour ses films futurs, aux gags si frontaux?

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Published by François Massarelli - dans Buster Keaton Muet Comédie Western Roscoe Arbuckle
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 16:37

Harry Callahan rempile pour la troisième de ses aventures, et une fois de plus, Eastwood confie la réalisation à un de ses proches collaborateurs, James Fargo: ancien assistant réalisateur, ayant par ailleurs dirigé des secondes équipes sur des films d'Eastwood. Il accomplit un travail efficace, nerveux, et on sent toute l'équipe à l'aise. Eastwood aura beau démentir, ses film sont plus politiques qu'il le prétend: encore une fois, Harry Callahan part en guerre contre son administration autant sinon plus que contre les criminels. En cause? L'inefficacité et le décalage entre les beaux discours d'une part et les actes de l'autre, notamment concernant les minorités. Mais Harry s'en prend aussi à la discrimination positive, qui impose un quota de femmes dans la police. Si on pense dans un premier temps qu'Harry Callahan est mécontent de voir confier un travail de police à des femmes, en réalité, c'est le principe de la discrimination positive qui le rend irritable...

L'intrigue est posée rapidement: son partenaire ayant été tué par un groupe de terroristes, Harry fait une affaire personnelle de retrouver ces derniers; mais son nouveau binôme est une femme, l'inspecteur Moore (Tyne Daly), et il va être dur à cette dernière de faire ses preuves auprès de quelqu'un qui a du mal à la voir comme autre chose qu'un simple caprice de politicien...

Il est intéressant de se pencher sur l'histoire politique de San Francisco, la ville dont Callahan et ses collègues semblent nous dire en leur temps qu'elle est un repaire du crime. Les notations et les remarques sur l'administration, fustigée par tous ces gens, désapprouvée par Callahan, et que des flics d'extrême droite ont décidé de remplacer par leur propre milice dans le film précédent, nous mettent la puce à l'oreille: la ville et son administration ont été dominées par les Démocrates, en coalition avec les Verts et la gauche progressiste depuis 1960. Du coup, les films de cette série, qui montre une police émasculée, et une administration plus attachée à défendre les droits des criminels qu'à protéger les honnêtes gens, sentent quand même un tantinet le pamphlet politique. Mais on peut aussi, une fois su cet état de fait, y prendre du plaisir: tout ça, c'est du western...

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Noir
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 16:28

De retour en Californie, avec encore une fois une très bonne comédie en deux bobines, Arbuckle applique un principe qui était aussi celui de Chaplin: établir un lieu, qui à y faire allusion dans le titre, et définir les personnages, leurs rapports de force, et l'intrigue en fonction. Le lieu est donc un hôtel d'un petit trou perdu Californien, qui est un établissement "de troisième ordre" pratiquant des "prix de première classe". Buster Keaton y est groom, Al St-John cuisinier et préposé aux ascenseurs, et Roscoe y fait tout le reste, y compris tenir le salon de coiffure (Un panneau y annonce fièrement qu'on y rase sans douleur!). Une nouvelle manucure (Alice Lake) vient d'arriver, et les trois hommes vont se mettre en quatre pour l'épater, y compris en simulant un cambriolage dans lequel Arbuckle pourrait être le héros...

Le film est extrêmement bien tenu, en dépit de ses digressions multiples. Les gags liés à de la mécanique étrange, notamment l'ascenseur le plus stupide qui puisse être imaginé (Il est actionné avec un cheval...) et les cascades perpétrées par Keaton père et fils, font merveille. Bon, ce film n'a sans doute pas révolutionné e septième art, mais il est un plaisir constant.

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Published by François Massarelli - dans Muet Buster Keaton Comédie Roscoe Arbuckle
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:03
The people vs Larry Flynt (Milos Forman, 1996)

Un pornographe (Editeur du magazine cochon Hustler) en lutte contre l'establishment Reganien, devient le champion de la liberté d'expression. Intéressant de voir ce film après les problèmes causés par le terroriste antisémite Dieudonné, soit-disant héraut de la liberté d'expression en France, interdit (Avec raison) de meeting en Belgique et Grande-Bretagne: la liberté de parole, il l'a violée à plusieurs reprises pour faire passer des idées nauséabondes, en subvertissant de façon odieuse un droit acquis de haute lutte envers et contre les idées mêmes qu'il défend.

Que penser alors d'un vieux cochon comme Flynt, qui réclame alors le droit à la liberté de la presse, pour mieux asséner des horreurs (Des photos essentiellement, mais toutes dévouées à la cause de la pornographie assumée)? Mais voilà, que ce soit dû à Forman, qui est un très grand cinéaste, ou à Flynt lui-même, importe peu: l'amalgame ne tient, heureusement, pas, et le film reste une épopée réjouissante comme Amadeus a pu l'être. Maintenant, on tend un peu à perdre de vue, tout au long du film, l'exploitation vile, mercantile et ô combien vulgaire de la gent féminine. Ce n'était pas le propos de Forman, qui a aucun moment ne cherche à atténuer la vulgarité triomphale de son héros. Disons que le message passe, mais ça ne donne pas envie de se vautrer dans le porno pour autant...

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Published by François Massarelli - dans Milos Forman
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:01
Iron man 2 (Jon Favreau, 2010)

Tout concept cinématographique valide possède ses risques. Iron man, c'est donc un excellent film; doté hélas d'une suite dont l'indigence navrante est due à un certain nombre de facteurs: pas de scénario, l'acteur a le melon, le metteur en scène a le melon, l'esbroufe est considérée comme une vraie bonne idée, la structure joue en permanence au clin d'oeil au mépris de l'intrigue et du spectateur, le personnage hyperactif est filmé de façon hyper-active, le film devenant un pur film d'action, c'est-à-dire pas grand chose d'intéressant. Restent quelques moments de flottement, décalage apaisant, répliques qui partent en délire (Merci, Sam Rockwell), salutaire prestation de Don Cheadle et... non, c'est tout.

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Published by François Massarelli - dans Marvel Navets