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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:18

Après Les Tontons flingueurs, George Lautner était prudent. Impossible de juger avant la sortie du film de l'effet de cette parodie de film de gangsters sur le public, d'où l'idée de réaliser une comédie loufoque plus traditionnelle, plus noire aussi, avec des acteurs chevronnés plus estampillés "comiques": Francis Blanche, Michel Serrault, Louis de Funès viennent donc s'ajouter avec bonheur à l'univers Lautner-Audiard, et on a en prime l'irremplaçable Maurice Biraud, l'homme qui a sans doute le privilège, avec Blier, de dire au mieux les répliques ciselées d'Audiard.

L'histoire tourne autour de Jack et Jérome, deux cousins. le premier est une petite frappe, qui tue un homme qui veut sa peau, le deuxième est un musicien, propriétaire d'une contrebasse dont l'étui va servir à contenir le cadavre de Pomme-chips, le malfrat éliminé par Jack. L'équipée va virer au burlesque, avec moult échange de bourre-pifs et de bons mots bien sentis... et la recherche d'un sésame vers le paradis: un billet de tiercé gagnant de plusieurs millions, qui a le malheur de se trouver dans la veste d'un mort.

C'est loufoque, moins bien tenu que Les Tontons flingueurs, mais ce film à l'ancienne est toujours plaisant. Louis de Funès a beau ne pas être à l'écran en permanence, il assure une large part du spectacle à lui tout seul, en improvisant une grand proportion de son dialogue dans un yaourt délirant... Et puis il y a Mireille Darc, et les aphorismes de Biraud-Audiard... le personnage de Serrault est formidable, en homme parfaitement décalé en toutes circonstances: il jure sérieusement au milieu des truands avec ses discussions sur la pédagogie musicale, et il ne trouve pas sa place dans la haute société. C'est le cave ultime, celui qui finira d'ailleurs par prendre sa revanche (car c'est bien connu: le cave se rebiffe...) sur toute la société: ceux qui travaillent... et ceux qui travaillent en prison à confectionner des espadrilles.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Georges Lautner Michel Audiard
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:14

Au moment de commencer la critique de ce non-chef d'oeuvre, un certain nombre de choses:

-Non, il n'y aucun complot à Hollywood, visant à déformer les esprits des spectateurs de la planète et à les inféoder aux Etats-Unis. Donc il faut arrêter de considérer Hollywood comme une personne visant à asseoir la domination d'Arnold Schwarzenegger sur le reste du monde.

-Non, il n'y a aucun message dans ce film, les Mayas ne pouvaient pas prévoir l'avenir, et si ça avait été le cas, ils auraient réagi différemment à l'arivée des Espagnols, au lieu d'aller vers eux les bras ouverts, comme des imbéciles.

-Enfin, Roland Emmerich a réalisé Independence Day, Godzilla, The day after tomorrow, et 10,000. c'est donc un con, ou alors je ne comprends pas.

Donc , si on veut critiquer tranquillement ce film, il convient de commencer par le fait que les Zeffespéciaux, ces trucs devenus indispensables dans un film parce que les gens sont à la recherche de sensations pures (comme les enfants), sont très très réussis, et méritent le détour. Donc le film est assurément bien fait, et interprété avec coeur par des acteurs compétents qui ne sont sans doute pas sans second degré: je pense que Woody Harrelson et John Cusack ont du bien rigoler, autant en voyant le film qu'en le faisant. L'histoire est compréhensible par tous, pas de problèmes, je crois que ce brave Roland a le même principe que Cecil B. DeMille: il faut que le public comprenne, et le public, ce ne sont que des gens pas intelligents. Oui, je pense qu'il nous méprise (Sinon, il n'aurait pas réalisé les bouses sus-mentionnées).

Bon, maintenant, le film est un drame humain, il convient de le juger comme tel: les premières scènes sont remarquables, dans la mesure ou elle ne disent rien, sinon 'on va tous crever'. Voilà. pourquoi? On s'en fout.

Ensuite, les choses sérieuses commencent avec la destruction specatculaire et franchement fun de la Californie. Pourquoi la Californie? on s'en fout.

Après, l'intérêt s'émousse. Pourquoi? disons qu'on se doute que la famille de braves gens va survivre, et que sinon on sait que le monde va au cataclysme. a partir de là, toutes les scènes confirmant ce double postulat, il n'y a aucun enjeu, et du coup, on s'en fout.

2012? On s'en fout.

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Published by François Massarelli - dans Navets
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:09

Le premier film du cycle "Fantastique, farces et attrapes" de Shyamalan, et peut-être son unique film reconnu par le public est un étrange objet. Tout se passe comme si le réalisateur fuyait le rythme, s'interdisait la pulsion, et se refusait à la moindre vitesse, dans ce qui reste un attrape-nigaud de grande classe: Cole Sears, tout petit bonhomme, cache un secret lourd à porter tout seul, il communique avec les morts. Ce don l'apparente non seulement à une sorte de médium, mais fait de lui aussi le souffre-douleur parfait d'une Amérique qui n'aime que ceux qui sont conformes à ce qu'elle désire. Il est donc rejeté, et à du mal à assumer une différence qu'il ne peut en aucun cas revendiquer ni maîtriser. C'est là qu'intervient un psychologue, auquel la vie a réservé un coup dur: blessé au bas-ventre, tombé un beau jour victime d'un gamin comme Cole justement, mais qu'il n'avait pas su aider, il est désormais obsédé par la seconde chance: intervenir sur un autre cas similaire, mais réussir à aider l'enfant cette fois. d'autant que Malcolm, le psy interprété par Bruce Willis, a des loisirs: sa femme ne communique plus avec lui et semble chercher une nouvelle vie dans son travail et avec un beau jeune homme...

Shyamalan, en fait, est un menteur. il aime à raconter des histoires, et son péché mignon, c'est de faire tomber le spectateur dans un piège. Il fait ça très bien dans ce film (Vous pouvez oublier tous les autres), et convoque habilement les ressources du cinéma fantastique, en particulier l'ellipse, pour enchâsser le visionneur consentant dans son dispositif et ne pas le lâcher. Je dois dire qu'en prime, la réflexion sur la différence de la part d'un cinéaste qui réalisait des courts métrages à 6 ans, à de l'intérêt. D'une certaine façon, The sixth sense est aussi un film sur l'autisme. Ce n'est pas si répandu...

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Published by François Massarelli - dans Le coin du bizarre
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:02

Sous la forme d'une comédie légère, voici un film d'une grande originalité. Matt Damon y interprète un ingénieur agronome, étoile montante de son entreprise, qui prend contact avec le FBI pour dénoncer ce qu'il considère comme une fraude caractérisée. Mais le FBI n'est pas au bout de ses surprises. Le spectateur non plus. J'ai menti en ouvrant cette chronique, mais il est impossible de parler de ce film et de son déroulement sans en trahir les aspects les plus inattendus. Je vais donc m'arrêter rapidement...

Au moins, Steven Soderbergh ne nous ménage pas. Peu de temps après son étrange Che et son très ennuyeux Girlfriend experience, il nous brosse l'attachant et marrant portrait d'un homme qui a une conception toute personnelle du rêve Américain. L'image signée de l'inévitable et fictif chef opérateur Peter Andrews, est très belle et riche, et le film est hallucinant par sa construction. Très attachant, et assez révélateur malgré tout sur les conflits intérieurs d'une société en proie à sa propre auto-destruction. Sous la forme d'une comédie, oui, mais au final The informant! est autant facteur d'indignation que pouvait l'être Traffic en son temps. Mais sur un sujet aussi inattendu que ses surprises...

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Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh Le coin du bizarre
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 08:57

On peut sans aucun risque de se tromper et sans commettre la moindre injustice taxer Finding Neverland de classicisme et d’académisme. Voilà qui est fait, attachons-nous maintenant à parler du film à présent qu’il a été dit qu’il n’était ni novateur ni révolutionnaire. A la vérité, quelle importance : il atteint le but qu’il s’est fixé: parler de l’imaginaire comme d’un processus de création indispensable à l’enfance… et à la vie d’un adulte. Et par là même parler aussi de l’importance de laisser le processus de création intégrer l’imaginaire. Et pour ce faire, Forster a choisi de se consacrer à la création de la fameuse pièce Peter Pan, de James Barrie, un chef d’œuvre s’il en est.

Barrie, c’est Johnny Depp. En Ecossais lunaire qui sent son métier de dramaturge le quitter alors qu’une pièce vient de se prendre un monumental bide, il est parfait, jusqu’à l’accent Ecossais absolument maîtrisé. Mal marié, il se voit reprocher par son épouse (Très matérielle) de ne pas l’avoir laissée entrer dans son univers. Il rencontre par hasard une famille ; Sylvia, une jeune veuve malade (La tuberculose ou quelque chose du même genre, en tout cas une maladie qui la ronge de l’intérieur), Interprétée par Kate Winslet, et ses quatre garçons, dont le jeune Peter, très affecté par la mort de son père, et qui reproche aux adultes de lui mentir en permanence. C’est pourtant à une variation du mensonge que va se consacrer Barrie, en apprenant aux enfants à vivre leurs jeux intensément. Il en résultera bien sur un grand succès théâtral… Et beaucoup de moments d’émotion pour les spectateurs. Ceux du film comme ceux qui ont vu tous les Peter Pan possibles.

Le film évolue dans trois mondes qui s’interpénètrent de belle façon ; le monde de la réalité, dans lequel Barrie-Depp vit sans vraiment sans rendre compte, mais qui est incarné par le monde de la belle société Londonienne, mais aussi Mrs Du Maurier, la mère de Sylvia, et Mrs Barrie. Le monde de l’imagination, des jeux des enfants et de Barrie est mis en image de façon très colorée avec une palette de tons saturés et primaires, souvent rehaussés de décors sublimement début XXe, c’est chatoyant ; les limites abolies de l’espace cinématographiques sont franchies bien des fois, sur un bateau pirate en peine tempête, en plein désert de l’ouest Américain, ou vont se dérouler les jeux toujours plus délirants orchestrés par Barrie. Enfin, le monde du théâtre, évoqué principalement vers la fin, et pour lequel Forster s’est plu à montrer le spectacle rigoureusement tel qu’il était sur scène, sans en rajouter de façon délirante. Seule une représentation privée, vers la fin du film, voit les spectateurs de la pièce abolir les murs de leur maison pour se retrouver à Neverland. C’est un point culminant !

Le message du film, car oui il y en a un, c’est bien sur de laisser l’imagination prendre le pouvoir. C’est ce qu’a fait Barrie nous dit-on en substance, en créant le spectacle le plus populaire de tous les temps ; c’est aussi ce qui nous permet de vivre, de respirer, et d’être plus armé pour combattre les vicissitudes de la vie. Alors une fois de plus, un message comme celui-ci n’a rien d’extraordinaire, c’est parfaitement exact ; cela n’empêche pas d’y croire, après tout ; on peut aussi l’appliquer, et en tout cas voir ce film. Si on n’aime pas ça, on peut toujours mettre un navet cosmique après, ce n’est pas ça qui manque. Ce sera toujours de l’imaginaire, donc…

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Published by François Massarelli - dans Le coin du bizarre
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:56

Ce film très bizarre est de temps en temps extirpé des poubelles de l’histoire ou il végète en temps normal. Les amateurs de curiosités, les collectionneurs de films Z, les curieux qui veulent voir une grande star (Spencer Tracy) des années 30 se faire humilier dans un film qu’il déteste… les mauvaises raisons de voir ce film ne manquent pas. On aimerait dire : « Et pourtant…. » ; Et pourtant rien du tout : c’est purement et simplement une curiosité, et c’est tout.

Spencer Tracy joue un ancien mécanicien, travaillant à la chaufferie d’un bateau, qui jure de s’élever le jour ou il aperçoit des riches passagers qui viennent visiter la chaufferie comme on visite un zoo. Il va passer par une foire, ou il va construire patiemment un empire à partir d’un poste d’ »aboyeur » pour un attraction autour de l’Enfer de Dante. Mais l’appât du gain, puis la décision de sa femme de le quitter vont mettre son échafaudage en péril.

Gros mélodrame social, donc, rehaussé d’allusions à Dante. Pourquoi ? Parce que c’était le seul argument pour faire le film. Lachman, peintre, voulait traduire en images modernes la visite de Dante des enfers, et utiliser le baroque des décors, et la nudité des corps, pour créer un effet fantasmatique. En 1935, ce prétexte «artistique» était la dernière arme de la Fox pour essayer de présenter des images plus adultes.

Curieux, oui, mais surtout ridicule.

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Published by François Massarelli - dans Le coin du bizarre
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:53

Le road-movie, c'est un cliché tellement vivace qu'on s'imagine ne plus pouvoir en supporter. A plus forte raison lorsqu'on touche à ce qu'on appelle le "cinéma indépendant" américain, qui sacrifie particulièrement à cette mode. Et pourtant.... ca fait des films qui sont souvent très attachants, promenant leur petit monde de route en route, et à supposer que les personnages en valent la peine, on y prend souvent du plaisir: cette équipée d'une famille mal fichue (Père à l'ouest, Grand-père cocaïnomane et obsédé sexuel, fils en crise de silence, et mère un peu dépassée par les événements, flanquée de son frère, homosexuel suicidaire), qui va accompagner la petite dernière (Olive), à un concours de beauté pour fille de 7 à 8 ans en Californie, est irrésistible; on rit, on a d'autres émotions, et en plus on a une attaque au vitriol contre les concours de beauté et autres formes de normalisation excessive des Etats-Unis: le traitement infligé à ce type de manifestation est franchement punk, vengeance d'outre-tombe d'un grand-père mort trop tôt, au champ d'honneur. Petite sucrerie indispensable, donc.

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Published by François Massarelli - dans Comédie
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:51

A l'origine de ce court film (39 mn), se trouve une nouvelle de Tchekhov, Le roman à la contrebasse, publié en 1886. Dans l'austère Russie Tsariste, on y sent souffler une petite brise pré-révolutionnaire, avec ce rapprochement, par la nudité corporelle, d'une princesse sur le point de se marier, et d'un moins-que-rien... Bien qu'on puisse imaginer que son adaptation cinématographique ait pu ne se faire que dans les libérales années 70, il y a en a eu une adaptation dès les années 1910... Mais venons-en à celle qui nous occupe aujourd'hui...

Smitchkoff (John Cleese) joue de la contrebasse. Il est musicien professionnel, et doit se rendre au château local, où les parents d'une jeune et jolie princesse (Connie Booth) donnent un bal, en l'honneur des fiançailles de cette dernière. En attendant, Smitchkoff va se baigner, et la princesse va pêcher. Elle doit se jeter à l'eau pour rattraper son bouchon: un voleur passe et vole aussi bien les vêtements du musicien que ceux de la princesse. Ils doivent donc, nus comme des vers l'un et l'autre, retourner au château en plein jour, et faire en sorte de redresser la situation, sans pour autant que jamais leur nudité respective n'apparaisse au regard de l'autre, ni que qui que ce soit les voie. Bien sur, la princesse mène, et Smitchkoff, respectueux, obéit et fait tout pour regarder ailleurs, mais une complicité commence à se faire sentir, d'autant qu'il fait chaud, et, bien sur qu'ils sont nus.

L'imposant étui de la contrebasse va devenir un étui à princesse, et il faut voir le grand John Cleese (1m95) totalement nu, courir dans la campagne avec un objet terriblement encombrant, et un chapeau haut de forme sur la tête. Ce moyen métrage (40 mn) est souvent drôle, léger et surtout, jamais vulgaire, contrairement à ce que son sujet aurait pu permettre... La poésie estivale de ces mésaventures, dans lesquelles il s'agit de rejoindre un château sans être vu, ni se voir, permet un burlesque de situation que John Cleese, éternel embarrassé, joue à merveille, et comme il excelle aussi dans le burlesque physique, il s'en donne à coeur joie. On ne sera pas surpris d'apprendre qu'il est aussi responsable, avec Robert Young, de la dernière version du script...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Mettons-nous tous tout nus Le coin du bizarre John Cleese
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:47

Le film préféré de James Stewart!

Il y incarne Elwood P. Dowd, un homme d'une cinquantaine d'années qui fait le cauchemar de sa soeur et de sa nièces, qui vivent avec lui. Non qu'il soit odieux, méchant, stupide ou tout simplement infréquentable; c'est au contraire un homme doux, attentif, un peu lent aussi. A croire que ce qui gêne ces dames, c'est Harvey, le lapin imaginaire de deux mètres qui va partout ou Elwood se rend, et qu'il présente à tout le monde...

Bref, un film sur la différence, sur le fait aussi de savoir s'arrêter et regarder le monde passer avec calme en sirotant un petit truc bien frais, sans oublier d'écouter les autres, et de les aider. Rain Man, de Barry Levinson, est bien pâle à coté de ce film tendre.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Le coin du bizarre
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:40

Luis a trouvé comment empêcher ses cinq soeurs et sa maman d'arrêter de l'embêter avec des perspectives de mariage: il leur monte un bateau avec une jeune femme qui se fait passer pour sa fiancée, mais doit le laisser tomber le jour de son mariage, afin de créer l'impression qu'il sera dégoûté à vie de la possibilité de se marier. Eh bien, ça marche pas.

Joli petit film, avec Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg, bref des acteurs rares: ils sont Français et ils ne jouent pas comme des huîtres, et ils sont même bons. Le film est rigolo comme tout, touchant, plein de bons mots (Prononcés avec tact par un Alain Chabat qui se retient) et de petits moments de bonheur: Alain Chabat se rappelant les années 80, avec une coiffure à la Robert Smith qui ravivera des souvenirs romantiques cuisants chez plus d'un quadra, bon, si on parlait d'autre chose? Alain Chabat, véritable maître d'oeuvre de la chose, est touchant, quel gros romantique, quand même, y compris dans une scène en bas, cuir, harnachement et talons haut, il réussit à émouvoir. Si.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Alain Chabat