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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 07:33

Est-ce délibéré? ans doute pas, car même si le studio de Termite Terrace n'a rien d'un gigantesque building, les équipes qui travaillent sur des courts métrages différents ne communiquaient pas entre elles, et gardaient le silence sur leur production. C'est donc un miraculeux hasard si ce film et le suivant dans la filmographie de Porky Pig sont sur le même sujet...

La première partie du film est en forme de visite d'un lieu, évidemment peuplé de choses et de gens bizarres: un hôpital... Les références aux films (Du Dr Kildare, une série de longs métrages de la MGM), les anecdotes idiotes, les gags visuels, et même l'apparition riche en descendance d'un lapin perturbateur, encore dessiné de façon primitive, et doté de la même excentricité que le proto-Daffy Duck de Clampett, tout nous fait patienter pour ce qui n'arrive qu'à la 4e minute, à savoir l'arrivée d'un patient: Porky Pig lui même vient se faire soigner parce que je cite, il a mangé "comme un cochon"... Il arrive donc, et se fait accaparer par un chat particulièrement idiot, qui passe d'ailleurs du statut de patient à celui de docteur...

Ca se laisse volontiers regarder, et si l'animation ne recèle aucun tour de force, l'atmosphère de dinguerie généralisée nous laisse en, disons, très bonne compagnie... Et on y décèle aussi une allusion à Jean Hersholt, le fabuleux acteur qui sous l'identité du Dr Christian, avait trouvé une seconde carrière dans les films MGM. Il est ici élégamment parodié sous le nom de Dr Chris Chun.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett Bugs Bunny
17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 14:13

Lo Dorman est un métis, comme le titre l'indique ("half-breed") et le film, tourné pourtant la même année que Manhattan madness, His picture in the papers, The mystery of the leaping fish ou d'autres comédies avec Douglas Fairbanks, est un western dramatique, pas éloigné du ton de certains films de William S. Hart avec ses figures de marginaux, rejetés par "les braves gens"... 

Le personnage interprété par Fairbanks est donc le fils d'une indienne Cherokee, qu'elle a eu avec un mystérieux homme blanc, qui a bien sûr abusé d'elle (Il l'a "trahie", comme on disait à l'époque). Cet homme, nous aurons le privilège de le connaître, mais Lo Dorman (Ou Sleeping Water, l'anglicisation du nom Français donné au petit, L'eau Dormante), lui, n'en saura rien. Il vit dans les bois, élevé "comme un homme blanc" par un ermite selon le désir de sa mère qui s'est suicidée après avoir confié son fils. Mais il va surtout grandir au milieu des séquoias, dans la forêt, bien à l'écart de la petite communauté tranquille. Et dès le départ, Dwan se fait lyrique en opposant la nature, merveilleuse, et la ville à travers son lieu le plus emblématique: le saloon... On y joue, on y boit, et la présence de nombreuses femmes assises là, ne laisse aucun doute.

Pourtant, dans cette ville, le pasteur Wynn (Frank Brownlee) s'est installé, bien déterminé à faire revenir les brebis égarées dans le droit chemin. Il nous serait presque sympathique, d'autant q'il prend le taureau par les cornes en allant chercher les pêcheurs là où ils sont. Et s'avisant pendant un service de la présence de Lo Dorman à l'écart, il l'invite à rejoindre la congrégation... Mais il sera aussi le premier à s'offusquer lorsque le métis osera s'afficher aux côtés de Nellie Wynn (Jewel Carmen), la propre fille du pasteur.

Dwan a réservé à Jewel Carmen une impressionnante arrivée de star, bien qu'elle n'est pas vraiment la principale actrice du film: on la voit arriver en gros plan, d'abord sur ses chaussures, puis sur sa robe de Belle du Sud, et enfin sur sa coiffe, avant qu'elle ne relève la tête. Mais cette entrée en matière n'est là que pour annoncer la vanité, voire la suffisance du personnage de péronnelle qui n'aime rien tant que jouer avec ses prétendants... Et avec le feu. Lo Dorman se met au ban de la société parce que lui, le métis, a cru pouvoir développer une amitié avec la belle jeune femme. Et on ne lui pardonne pas d'oser vouloir "sortir de sa race". 

Le film n'est pourtant pas qu'un plaidoyer contre le racisme, on est en 1916, et ça ne se fait pas encore. Lo Dorman trouvera une autre âme soeur, en la présence d'une autre femme, Teresa (Alma Reubens) elle aussi de sang-mêlé, Anglo-Mexicaine cette fois, qui d'ailleurs est impulsive, et plus aventureuse que ne le sera jamais la fille à papa citée plus haut. Quand elle rencontre Lo Dorman, elle est en fuite après avoir poignardé un homme qui l'avait trahie. Mais là où Dwan réussit, c'est dans le fait de nous montrer la division sociale de la petite communauté qui tente d'établir des règles Victoriennes de bonne conduite, tout en pratiquant un ostracisme flagrant, et en confiant par-dessus le marché le bon fonctionnement de la loi à Dunn (Sam De Grasse), un salaud qui a violé une femme.

Oui, c'est le père...

Alors, entre l'hypocrisie de la petite ville en devenir, et la beauté majestueuse des séquoias, comment s'étonner que Lo Dorman, Douglas Fairbanks, ait choisi de rester un homme des bois? Il se condamne à rester à l'écart, flanqué d'une femme qui l'aime sans doute parce qu'elle est bien obligée de se contenter de lui. Le film est très amer, et passe facilement, du début à la fin, du lyrisme naïf associé à Fairbanks (Doux comme un agneau, et aussi dénué de mauvais sentiment qu'un enfant qui vient de naître, il fallait un Douglas pour qu'on puisse y croire!), à l'hypocrisie et au cynisme.

Ce film dur, essentiel dans la longue liste des oeuvres de l'acteur (et qui porte en lui des thèmes très personnels, et qui reviendront souvent, autour de la notion d'illégitimité), est un des produits de la pêche miraculeuse de Dawson City, dans les années 70, lorsqu'on a retrouvé un certain nombre de films muets perdus, conservés dans les glaces de cette farouche cité du nord canadien. Deux bobines 35 mm ont été retrouvées, auxquelles on a pu ajouter divers matériaux conservés un peu partout, et qui aujourd'hui nous permettent de posséder un film très important, aussi bien pour Fairbanks que pour le metteur en scène: Dwan, on le sait, s'impliquait beaucoup dans ses films, et cette préfiguration de nombreux de ses westerns le prouve de manière éclatante.

Et pourtant, il sera un flop sans appel, qui va décider l'acteur à ne jamais ou presque sortir de sa formule (Telle qu'il l'avait peaufinée avec The good bad man, quelques mois avant ce film) qu'il adaptera ensuite à ses intrigues, puis à ses héros.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Allan Dwan 1916 Western Douglas Fairbanks **
16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 08:57

The last performance, le film qui a suivi le célèbre Lonesome dans la carrière de Fejos, est une oeuvre bien différente de ce dernier. Si les premières scènes montrent les mêmes tentations de donner à voir un kaléidocope d'images pour présenter le monde dans lequel les acteurs vont évoluer, la mise en scène en est ensuite plus traditionnelle. Mais si Fejos a toujours admis avoir accepté la commande de l'Universal afin de travailler avec Conrad veidt, l'univers de l'acteur l'a singulièrement inspiré...

Pour son dernier film muet Américain, Veidt ("Erik le Grand", surnom auto-proclamé) est un illusionniste-hypnotiseur, vedette d'un show européen dont a célébrité dépasse les frontières. Il est fou amoureux de Julie, son assistante (Mary Philbin, la partenaire de Veidt dans le magnifique The man who laughs de Paul Leni, en 1928), et n'a jamais vraiment envisagé que celle-ci puisse ne pas l'aimer. Le trio se complète d'un assistant, Buffo (Leslie Fenton), au comportement distant et vaguement cynique. Un jour, Erik surprend chez lui un cambrioleur qu'il décide d'engager plutôt que de le dénoncer à la police: Mark Royce (Fred Mckaye) va tomber amoureux de Julie, et le drame de la jalousie sera inévitable...

 

Le film est un show entièrement dédié à Veidt, qui trône au milieu d'un monde dont il est persuadé d'être le monarque absolu, objets, foule et aussi êtres, à commencer par Julie qu'il emprisonne symboliquement en l'inondant de messages d'amour et de portraits de lui. Dans sa loge, le magicien a des masques de lui-même, et tout est tout en lui revient à sa propre certitude de sa supériorité... Mais si le film devient un drame de la jalousie lorsque Erik est amené par Buffo à voir Mark et Julie enlacés, et à enfin comprendre qu'il n'a aucune chance de pouvoir vivre heureux avec la jeune femme, c'est autant de la jalousie du héros que de celle de Buffo dont il est question. Devant un patron aussi énorme, aussi imposant (Voir l'ombre gigantesque qu'il projette sur les amants lorsqu'il les surprend) Buffo est lui aussi un amoureux rejeté, qui ne va chercher de secours que dans le dépit, et qui va provoquer sa propre perte en trahissant le secret de Julie et de Mark. La légende de l'acteur Veidt avait déjà, d'une façon scandaleuse, été associée à l'homosexualité dans le film militant Anders als die Anderen de Richard Oswald en 1919, mais ici, c'est en contrebande que Fejos introduit le sujet, permettant d'enrichir considérablement le portrait baroque d'un narcissique, sans pour autant faire de Buffo un monstre, comme on le fera dans le portrait des homosexuels jusqu'aux années 70.

Ces deux derniers films muets d'un auteur fascinant et trop rare sont une redécouverte essentielle, même si on admettra aisément la supériorité évidente de Lonesome sur le suivant, réalisé à une époque ou le touche-à-tout Fejos (Etudiant en médecine, metteur en scène, anthropologue et ethnologue!!) commençait déja sérieusement à s'ennuyer à Hollywood...

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Published by François Massarelli - dans Muet 1929 Paul Fejos **
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 12:21

Après quelques années passées loin de "Termite Terrace", le studio de Leon Schlesinger, Freleng est revenu, et est-ce sa façon de célébrer sa joie de revenir au bercail, ou une manière de flatter le patron? Il va en tout cas mettre Leon en scène dans ce film, l'un des plus longs parmi les films de la série des Looney Tunes, avec 9 mn et 40 secondes, et aussi l'un des rares à mélanger prises de vues réelles et dessin animé...

Porky Pig est las de n'être qu'une créature de papier, et manipulé par Daffy Duck (qui souhaite être LA star des Looney Tunes), demande à son patron Leon Schlesinger de déchirer son contrat. Puis il se rend vers les studios de la WB, les vrais, où il ne sera pas accueilli à bras ouverts...

C'est formidable, car le film, bien que reposant pour une grande partie sur des images de prises de vues réelles, a été traité exactement comme l'aurait été un pur dessin animé! Et on s'amusera de voir les animateurs, metteurs en scène, et scénaristes se prêter au jeu, sans parler de la qualité des inserts. Et on peut aussi voir, avec cette première mise en scène de Freleng impliquant Daffy Duck, le début de la mutation pour un personnage dont on peut quand même souligner qu'il avait tout à perdre à abandonner la folie, et comme dans ce film, à devenir juste un minable opportuniste...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 12:14

Avec le retour de Freleng, la série des looney tunes en noir et blanc se trouve comme re-dynamisée, d'autant que le style du vétéran qu'était Isadore Freleng est particulièrement en contraste avec celui de Clampett. Ce film, qui anticipe beaucoup sur Baseball Bugs sans en posséder la rigueur, nous montre aussi que Freleng n'a pas grand chose à faire du héros-cochon, le reléguant dans le rôle passe-partout du commentateur aperçu ça et là...

On assiste donc à des gags variés, certains incompréhensibles (Moi et le sport, décidément), d'autres amusants, certains très pointus, durant un match de base-ball, et tout au long du film, un monsieur très digne (mais qui ressemble à une préfiguration de Droopy, c'est frappant), tente de trouver la meilleure place. Ce fil rouge trouvera une résolution digne du metteur en scène le plus colérique de la galaxie WB.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 12:03

Porky Pig est cette fois un enfant, fasciné par les histoires que lui raconte un "old-timer" das sa cabane de chasseur. Et cette fois, le conte est lié à un trophée particulier, celui d'un impressionnant grizzli, dont le vieux vantard raconte qu'il était d'une espèce rare: fasciné parle tabac à chiquer. Puis, bien sûr, l'histoire qu'il raconte nous est montrée en flash-back...

C'est bien sûr un prétexte à une série de gags visuels liés à l'intrigue, un style que Bob Clampett n'utilisait qu'avec parcimonie, mais dans lequel il excelle. Et bien sur, on peut voir que la chasse, ce passe-temps pour sous-développés, était décidément une manne pour les dessins animés de la Warner. Pour résumer, ce film est routinier, mais parfaitement distrayant... Et riche en images hallucinantes, dont voici (hélas, en couleurs, certes sympathiques, mais ce n'est pas comme ça que le film a été conçu) un échantillon:

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 11:46

Plusieurs styles se télescopent, avec une grande efficacité, dans cet excellent film; on s'étonnera d'abord qu'un film intitulé Poor fish commence par la vision d'une souris en promenade, suivie par un chat. On n'est évidemment pas encore dans l'univers de Sylvester, même si on sait que c'est Clampett qui initiera les mésaventures de ce félin malchanceux, et dans la foule de misères subies par le chat anonyme de ce film, on reconnaît le type de traitement qui sera souvent réservé à l'ennemi à moustaches de Tweety Bird.

Mais après une courte exposition montrant que décidément, il n'est pas facile d'attraper une souris dans un dessin animé, on passe sans transition à une boutique, dans laquelle Porky Pig vend des poissons d'aquarium; c'est bien sûr l'occasion d'une batterie de gags visuels et d'abominables jeux de mots (Goldfish, 14 karats), et de variations inventives ou absurdes, comme les "filets de sole" qui ont tous une semelle ("Sole" en anglais), avant de se mettre à une démonstration de claquettes. Puis Porky part manger son déjeuner, prouvant une fois de plus que le personnage ne sert à rien. 

C'est à ce moment qu'attiré par toute la nourriture potentielle, le chat apparaît, et va se retrouver aux prises avec des animaux marins qui refusent le destin... Mais ce qui me frappe le plus, c'st le final, qui voit le chat renouer avec son idée initiale: bouffer une souris. Comme Clampett est Clampett et qu'il fait à peu près ce qu'il veut, ça va se résoudre de cette façon:

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 09:41

Un Porky Pig agricole de plus? Pas vraiment, car ce film, qu'il est assez étonnant de pouvoir voir (L'auto-censure de la Warner qui tendait jusqu'à présent à pousser ses dessins animés gênants sous le tapis est-elle finie?) est en réalité surchargé en provocations, et va même faire d'un sous-entendu graveleux le sujet même du film...

On passera sur le fait qu'un lapin (Jack Bunny, allusion à Jack Benny bien sûr) manque d'y casser un oeuf tout noir et puant, qui renferme en réalité un poussin noir qui parle avec l'accent de Eddie 'Rochester' Anderson, vedette Afro-Américaine du vaudeville à l'époque (On peut le voir dans Cabin in the sky de Minnelli)... Pas du meilleur goût, donc.

On constate que Porky est présent environ sur une minute de film, confirmant le fait qu'il n'est plus qu'un prétexte... Mais le véritable héros est Eddie Cackler, le coq: il attend désespérément un poussin, un garçon insiste-t-il, et son épouse Ida ne sait lui donner que des filles. Jusqu'au jour ou son copain, le coq Bing, lui donne un secret: il suffit de chanter comme un crooner, et les oeufs de poussins mâles affluent! 

C'est idiot, me direz-vous. En effet. Mais l'intérêt est ailleurs: Bing est bien sûr le crooner Bing Crosby, et Eddie Cackler est une caricature de Eddie Cantor, chansonnier des années 20 et 30, qui était, tout le monde le savait, gay. Alors cette histoire d'un coq efféminé qui attend, avec insistance, un poussin mâle, en mettant des panneaux "Boy wanted", sur son poulailler, c'ets, comment dire, un peu gonflé...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 09:35

Et c'est reparti pour le Mayflower! Dans une énième variation sur le mythe des premiers pèlerins, Bob Clampett choisit de donner à Porky Pig la barre du vaisseau qui part de Plymouth. On s'amuse beaucoup des anachronismes et absurdités diverses, on baille un peu devant le gag récurrent d'un cuisinier noir pas vraiment futé, et l'arrivée aux Amériques est bien dans l'esprit montré en 1938 par Tex Avery dans Johnny Smith and Poker-Huntas...

Mais le film n'est absolument pas un remake de ce dernier: d'une part parce que contrairement au personnage de Egghead dans le Tex, Porky est ici totalement décoratif, et aussi parce que la narration y est confiée une fois de plus à une voix off didactique, qui nous présente les gags les uns à la suite des autres avec une dignité jamais prise en défaut...

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Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Animation Looney Tunes
8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 09:28

C'était inévitable: avec la raréfaction des unités noir et blanc, Clampett était devenu quasiment le seul metteur en scène de l'équipe Schlesinger a continuer à sortir des Porky Pig, à la chaîne. Et parfois, la qualité s'en ressent, d'où ce film qui n'ajoute pas grand chose, et qui recycle plusieurs idées déjà vues ou revues (Cette obsession pour les chameaux!), sur un mode 'Porky dans le désert', qui finit par lasser. Et le petit chameau est repoussant. Bref: ce petit film n'est pas un chef d'oeuvre, loin de là!

Ma seule indulgence sera pour le titre, un abominable jeu de mot entre Ali-Baba et Alabama bound, une expression qui là encore, provient du creuset culturel contemporain.

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Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Looney Tunes Animation