Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:54

Je donnerais volontiers toute l'oeuvre muette de Tod Browning contre ce film admirable, qui est d'une certaine façon la matrice des personnages que jouera Lon Chaney pour son ami Browning à la MGM entre 1925 et 1929... L'invention, la rigueur narrative, et les audaces baroques y sont incroyables, et les personnages y ont le temps d'exister au-delà d'une dimension vaguement feuilletonesque, qui reste malgré tout la principale source du film. Il est adapté de Gouverneur Morris, un écrivain spécialisé dans une certaine forme de "pulp fiction", et qui fournissait beaucoup d'intrigues à Goldwyn en ce début des années 20. Avec sept bobines, il est ambitieux, et a fourni un rôle de premier plan pour Lon Chaney, ce qui était une opportunité nouvelle pour l'acteur, enfin reconnu après son interprétation puissante d'un faux infirme dans The miracle man.

L'infirme "Blizzard" (Lon Chaney), amputé des deux jambes quand il était enfant, est devenu un homme sans foi ni loi, qui règne sur San Francisco par la terreur. Il projette quelque chose, mais quoi? La police souhaite en savoir plus, et retarde la capture de ce danger public afin de mettre la main sur toute son organisation. Une détective douée, Rose (Ethel Grey Terry), va infiltrer le repaire du bandit, et lui devenir indispensable. Elle découvre bien vite qu'il a planifié non seulement de lancer un assaut sur la ville de San Francisco pour y déclencher une révolution avec l'aide de toute la pègre, mais aussi qu'il a préparé une vengeance contre l'homme qui est responsable de son amputation...

Je parlais plus haut des films de Tod Browning, dont on a parfois le sentiment qu'ils sont aisément réductibles à la particularité physique du personnage interprété par Chaney: faux estropié (The blackbird); borgne (The road to Mandalay); faux manchot (The unknown)... Mais la recette en est née avec ce film: une fois que Chaney a obtenu le rôle, il l'a façonné, et a transformé ce qui aurait pu être une caractérisation classique demandant un acte de foi particulièrement important de la part du public, en un véritable calvaire: afin de pouvoir aussi souvent que possible tourner des images de l'acteur en action, avec un handicap crédible, il a imaginé un costume qui lui permet de replier ses jambes contre l'arrière de ses cuisses, et de fonctionner exactement comme l'estropié qu'il interprète l'aurait fait. Le décor de son repaire a été pensé entièrement en fonction de sa condition... C'est un tour de force, et on oublie instantanément qu'il s'agit d'un acteur "entier" qui fait semblant...

Chaney a soigné tous les aspects de sa composition, et rend son Blizzard inoubliable en en faisant un nouveau Satan! Pour commencer, il joue son bandit comme un maître de la manipulation, et une personnalité qui séduit et fascine tous ceux qui l'approchent, un criminel qui tient à se réserver des moments de presque solitude avec la musique, comptant sur ses employées subjuguées pour fournir de l'aide: elles actionnent les pédales du piano. La chose est bien sur la métaphore maline d'une certaine soumission sexuelle (Comme dirait Pepe le putois de Chuck Jones: "We will make such beautiful music together"!), mais aussi une sophistication inédite pour le portrait d'un fou meurtrier. Car Blizzard est bien un fou furieux, qui projette une sorte de révolution délirante, en confectionnant des chapeaux par milliers pour donner une sorte d'uniforme à tous ses sbires... Le film nous offre un aperçu de ce que désire faire Blizzard dans une séquence de flash-forward impressionnante, avec incendies, explosions dans San Francisco, et assassinats dans les rues... Il a aussi prévu de récupérer des jambes tout en faisant pression sur le chirurgien responsable de son état, dont il envisage de kidnapper la fille pour qu'elle se marie avec lui... Et il approche la belle, qui fait de la sculpture, avec un projet inattendu: elle souhaite sculpter un Satan, il sera son modèle. D'ailleurs, dans son repaire, il se rend au coeur des opérations par un passage secret et souterrain qui débouche dans la cheminée, comme s'il se rendait droit aux enfers.

Plus encore, en nous montrant les projections folles du cerveau malade de Blizzard (Dont on apprendra à la fin que l'accident qui allait provoquer son amputation avait aussi endommagé sa raison), on nous le montre avec des jambes. De fait, le film nous montre le crime comme une expression de toute-puissance du désir le plus ultime. Comment s'étonner après que Blizzard fonctionne justement comme un homme qui laisse ses désirs mener le monde? Un homme sadique (Une illustration inévitable du film, cette photo qui montre Chaney s'en prenant à une de ses ouvrières. Une scène dont on s'attendrait à ce qu'elle ait été coupée, tant sa violence est aussi forte dans le film que sur ce document de plateau... il n'en est rien, elle est bien dans le film!), dont les employées semblent devoir de temps à autre servir aussi ses instincts sexuels (Rose va succomber, par exemple, ce qui rendra son devoir de policière assez difficile à assumer), et Barbara, la fille du Dr Ferris (Claire Adams) est fascinée par le visage du bandit alors qu'elle en reproduit les contours. Une fascination dont Blizzard pense qu'il arrivera à terme à la transformer en amour ou en désir. Pour lui, de toute façon, l'amour est remplacé par le désir: désir des femmes, désir de possession, désir du chaos, désir de prendre le contrôle de tout... une fois qu'il aura assumé son désir de posséder de nouveau des jambes.

Constamment étonnant et baroque, le film est aussi tourné pour une large part dans les rues de San Francisco, une ville qu'on sait photogénique (Greed, Vertigo, Zodiac sont tous là pour en témoigner!), et où Worsley montre le crime d'une façon directe et inédite: les prostituées en action qui lèvent des clients sur la fameuse Barbary Coast, le meurtre d'une gagneuse par un junkie, mis en scène comme une flambée de violence dans un bar louche plus vrai que nature, et bien sûr les méfaits imaginés par Blizzard, tournés en peine rue, avec l'extravagante attaque des chapeaux de paille, l'incendie provoqué, les tireurs embusqués depuis les étages des immeubles... Le chaos a l'air réel, prenant sur le rythme et le côté sordide du serial alors en vogue. Le ton global du film aidant, on est bien sûr face à un long métrage qui a subi les attaques de la censure, mais dont le pouvoir vénéneux reste intact. On comprend l'attachement que portait Chaney à Wallace Worsley, avec lequel il tournera en tout cinq films (Les autres sont The ace of hearts et Voices of the city en 1921, A blind bargain en 1922 et The Hunchback of Notre-dame en 1923. C'est Chaney qui avait insisté pour que la direction de ce dernier soit confiée à Worsley. Voices of the city et A blind bargain sont tous deux perdus): le metteur en scène a su donner à Chaney exactement la direction qu'il préférait, c'est-à-dire s'occuper du film, mais pas du personnage ni de son apparence, chasse gardée de Lon Chaney. Mission accomplie...

 

The penalty (Wallace Worsley, 1920)
The penalty (Wallace Worsley, 1920)
The penalty (Wallace Worsley, 1920)
The penalty (Wallace Worsley, 1920)
Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Lon Chaney Muet 1920 **
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:46

Max Linder et son style vestimentaire, c'est un des atouts majeurs du comédien. Comme tous les comiques qui le suivront, Chaplin le premier, Linder a su construire une image liée au moins pour moitié à une apparence qui n'est pas que physique, passant par une élégance rare, et qui saura d'ailleurs se réadapter discrètement durant les vingt années de sa carrière. Même dans un film "en costumes", comme le génial et parodique The three must get theres (1922), ou Le roi du cirque (1925), l'homme joue avec cet aspect de lui-même, quitte à s'en moquer. Donc on a droit dans ses oeuvres à des films entiers construits sur des déboires vestimentaires. C'est le cas de celui-ci, dans lequel Max, le jour de son mariage, se trouve obligé d'emprunter des chaussures à un clochard, ce qui va forcément avoir des conséquences sociales. Un test intéressant pour l'amour, semble-t-il...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:35

Linder, durant toute sa carrière, a été intéressé par les possibilités du tournage en extérieurs, en particulier pour appuyer son portrait permanent d'une classe oisive. Comme beaucoup des artistes qui travaillaient chez Pathé, la conscience sociale n'était pas un vain mot pour lui. Non que je souhaite comparer ce petit, tout petit film de Linder avec, disons, Germinal de Capellani. Mais l'intention de Linder était bien de rendre compte de certaines vérités de la bourgeoisie, d'une façon dont ne rendraient jamais compte les films Gaumont... Et c'est donc ce que nous avons ici: Linder, en villégiature sur la côte d'Azur, y a emmené une équipe, et semble improviser un film dont il va faire une bobine entière... pour pas grand chose hélas. Le prétexte en fait long feu:

Max est sur les rochers, sur le bord de la méditerranée, et se prend d'envie de faire des photos. Mais il croise une beauté qui s'apprête à prendre un bain, et elle n'a pas envie du tout de se faire tirer le portrait. Elle négocie avec Max afin que celui-ci prenne ses photos ailleurs, mais il va tout faire pour contourner l'interdiction. Exaspérée, elle disparaît sous les flots...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:29

Mise en abyme superbe, le film commence par l'arrivée de Max Linder, timide, chez Charles Pathé, qui le regarde à peine! C'est d'autant plus inattendu que Linder était vraiment à cette époque LA grande vedette de chez Pathé... La suite est inévitable: on essaie max devant la caméra, et celui-ci ne sait pas vraiment comment se placer, et s'en remet à ses réalisateurs (Lucien Nonguet et George Monca jouent ici leur propre rôle, pendant que Gasnier assure la mise en scène effective du film lui-même. Le "cinéma dans le cinéma" n'a pas attendu les années 20). Max Linder interprète un vaudeville comme il en avait l'habitude, mais ici se fait humilier en direct par l'utilisation d'un tuyau d'arrosage, pendant que les réalisateurs imperturbables continuent à assurer leur métier avec un flegme rare...

C'est un classique, bien sur, et le premier d'une longue série de films dans lesquels Max Linder revient avec humour sur sa propre situation. Non seulement il le fait avec humour mais il sait aussi se moquer assez méchamment de sa propre image. Et ce court métrage est émouvant, quand on pense qu'il s'agit d'une des premières manifestations des coulisses du 7e art, pour un public qui devait découvrir ce monde avec une certaine curiosité...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:24

Un jeune ménage a tout pour le bonheur, sauf un enfant... Mais les mois passent, et toujours rien, du coup les amoureux commencent à se quereller pour un rien. Jusqu'à ce que Monsieur tombe sur une publicité inattendue: un laboratoire a créé une technique de reproduction assistée, infaillible... Une potion à avaler pour madame, et hop: un gosse! Ils se rendent sur place, payent la somme convenue, et... une, deux, trois, quatre... les naissances s'accumulent. Le dernier plan, effrayant, montre Max Linder en proie à une crise de larmes, au milieu de dix bébés qui ne sont pas en reste non plus... Image traumatisante s'il en est, je pense que ce film serait sans doute réalisé avec un peu plus de délicatesse aujourd'hui...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:18

Ce petit vaudeville de rien du tout est-il vraiment le film sorti en 1909 sous ce titre? On va dire que sans doute, mais rien n'est moins sûr: le film est aujourd'hui disponible en Anglais sous le titre Love's surprises, et confondu avec un film nettement plus long, sorti plus tard, Le hasard et l'amour! Comme d'habitude, on constate que la filmographie de Linder est un dédale sans fin. Quant au film, c'est loin d'être intéressant: des maris bourgeois qui se pressent de finir le dîner, afin de filer chez leur maîtresse, qui s'avèrent être... la même pour tous! Seul idée intéressante: la maîtresse et l'une des épouses se retrouvent complices de la révélation pour les trois hommes qu'ils sont en vadrouille chez la même femme.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:10

On a trop peu de connaissance de l'histoire et des faits des premiers temps de la vie chez Pathé, et ce film me parait être sorti bien tôt pour que Linder en ait été le réalisateur (D'autant que la plupart des crédits de cette même année 1908 ui nous sont parvenus tendent à montrer que d'autres réalisateurs, dont Gasnier et Nonguet, ont mis en scène les courts métrages de l'acteur), mais en l'absence de tout autre renseignement, on peut au moins lui en attribuer l'argument, et constater que dans cette histoire d'épouse qui rentre chez sa mère, Linder développe son style de manière évidente: tout y est dans la précision du geste, dans l'expression du visage, dans l'utilisation entière du corps pour y exprimer la solitude d'un homme laissé seul pour accomplir ce qu'il ne sait pas faire: les tâches ménagères... Autres temps, autres valeurs.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 08:57

Gorilla my dreams

Après les départs de Bob Clampett et Frank Tashlin, le studio de Leon Schlesinger va essentiellement tourner autour de trois réalisateurs vedettes. Arthur Davis, qui reprend l'unité de Bob Clampett, ne va pas beaucoup tourner, et donc la plupart des films sont réalisés par Friz Freleng, Chuck Jones et Bob McKimson. Celui-ci a repris l'unité de Tashlin, mais leurs styles sont totalement dissemblables. En particulier, McKimson, qui était un animateur doué, va réaliser des films statiques, souvent ennuyeux. Freleng commence à s'enfoncer dans la routine, en dépit de la qualité globale de son travail. Seul Chuck Jones va véritablement s'imposer comme un auteur encore en quête de nouveauté, et ses films seront les plus importants classiques à venir du studio... En attendant, cette année 47, seuls quatre cartoons de Bugs Bunny sorten, aucun de Jonest:

A hare grows in Manhattan (Friz Freleng):

Bugs est une vedette installée à Hollywood, et une journaliste vient l'interviewer. Il se lance dans le récit de ses jeunes années à Manhattan... Un peu de claquettes, et une intrigue ramassée autour de la litte (inégale) de Bugs avec une bande de chiens voyous... Ce qui occasionne l'inévitable "What's up dogs?"...

Easter yeggs (Bob McKimson)

Bugs Bunny vient en aide au lapin de Pâques, une insupportable créature qui a l'air de manquer de motivation... On comprendra vite pourquoi... Ce court métrage contient un personnage fascinant, un gamin mal élevé, qui est graphiquement très intéressant...

Slick hare (Friz Freleng)

Dans un restaurant dont le maître d'hôtel est Elmer Fudd, Humphrey Bogart veut manger du lapin... Routinier, mais drôle, et on appréciera la façon dont Lauren Bacall est amenée...

Gorilla my dreams (Bob McKimson)

Le meilleur film de McKimson, à des années lumières de son insupportable Foghorn Leghorn, voit Bugs Bunny aux prises avec une famille de gorille. Maman gorille ne peut pas avoir de petits, et elle voit l'arrivée d'un lapin naufragé sur son île comme une sérieuse opportunité. Papa gorille ("Gruesome", il s'appelle. Ca lui va bien), quant à lui, est, disons, plus mitigé... McKimson adorait mettre en scène des gros costauds brutaux, ce gorille en est l'exemple ultime...

Slick hare

Slick hare

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:30

Des soldats de l'Union dont l'officier Kerry Bradford s'évadent d'un pénitencier Sudiste, avec une nouvelle qui intéressera beaucoup leur état-major: le colonel Vance Irby, qui dirigeait leur lieu de détention, va partir pour Virginia City, Nevada, une ville nouvelle à l'écart des Etats, mais qui a la réputation d'être une place forte Sudiste; Irby, avec l'aide de la belle Julia Hayne, y prendrait en charge une cargaison d'or qui pourrai bien sauver la mise du Sud agonisant... L'or devient l'obsession de chacun: Irby et Hayne pour le Sud, Bradford pour le Nord, et le bandit Murrell pour lui-même... Pour tout compliquer, Bradford et la belle Julia ne sont pas indifférents l'un envers l'autre...

A la fin de Dodge City (1939), Errol Flynn et Olivia de Havilland se rendaient à Virginia City afin d'y faire régner l'ordre... Je ne sais pas s'il y a eu un moment une intention à la Warner de réaliser une suite de ce premier film, mais en tout cas, un an plus tard on est bien face à une toute nouvelle intrigue... Ou du moins un nouvel assemblage, car l'art du recyclage façon Warner n'est pas un vain mot: ce n'est pas tant une intrigue ici qui est répliquée, c'est plus une impression de redistribution de choses déjà vues. L'intrigue compliquée n'a pas grand chose à envier à celle, parfois délirante, de The sea hawk (1940); les personnages, particulièrement Flynn (Bradford) et Randolph Scott (Irby), renvoient à la coupure fondamentale entre le Nord et le Sud telle qu'elle apparaît en filigrane dans The santa Fe Trail (1940); la présence d'une bande organisée (Avec Bogart à leur tête) qui met la pagaille dans la ville, mais aussi une série de scènes liées à une complicité entre Flynn et un gamin, renvoient à Dodge City. Pourtant, la sauce ne prend pas aussi bien qu'on l'aurait espéré... Trop riche? Trop compliqué? Trop de redites? Pas de Olivia De Havilland, qui est ici supplantée par Miriam Hopkins pour ce qui a tout du come-back?

Reste le plaisir, ou la curiosité, de voir Bogart en méchant de western...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Michael Curtiz Western Errol Flynn
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 11:01

Max veut faire a fête avec un ami, mais ils vont devoir renoncer faite d'argent. En demandant à son père, le jeune homme se heurte à un refus catégorique et motivé par des préoccupations morales. Lorsque les parents de Max sortent pour se rendre à une soirée, ils sont agressés par un voyou, qu'un gendarme met en fuite... Celui-ci est récompensé par les parents reconnaissants, et... il s'agit en fait des deux amis du début, déguisés, qui peuvent se partager la récompense et aller faire la bringue.

Direct, lisible, le film bénéficie dune direction assurée par Linder lui-même, qui aime à varier les décors et les situations, même en cinq minutes. Il aime jouer avec la culture contemporaine: lorsque les parents sortent, ils se redent à une représentation intime de Chantecler d'Edmond... Roustand! Apparaît ici aussi le thème du déguisement, une constante de son oeuvre, chez un auteur qui n'hésite pas le cas échéant à tromper ses personnages, mais aussi les spectateurs, puisque rien ne vient nous prévenir ici que l'Apache qui attaque les parents dans cette intrigue, est en fait Max lui-même.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Linder