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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 16:31

Côté pile, David Lynch est tout ragaillardi par le succès (Essentiellement européen) de son film Mulholland Dr., pourtant fortement teinté de rêve, de surréalisme, et de cet onirisme Lynchien qui vient en droite ligne de Twin Peaks. Il a des idées, et décide de les mettre en oeuvre, via un film monumental, situé une fois de plus à Hollywood, dans les milieux du cinéma... Mais pas que. Le tournage est hautement expérimental, sans script complet, et les acteurs (Laura Dern, Justin Theroux, Jeremy Irons) ne savent pas nécessairement où ils vont: Nikki est une épouse comblée d'un homme richissime, et elle décroche un rôle dans la nouvelle production d'un metteur en scène très en vue. Mais les choses vont très vite se gâter, après que le réalisateur avouera à ses stars qu'il vient d'apprendre que le projet est en réalité le remake d'un film polonais inachevé, dont le tournage avait été marqué par un double meurtre... Et la prude actrice se sent tomber amoureuse de sa co-star... à moins que ce ne soit son personnage?

Le film enchaîne les décrochages, les mises en abyme aussi: est-on dans le film de Lynch, ou dans le film dans le film? Est-on dans l'original Polonais, ou dans le re-make Américain? Et quand on croise Laura Harring, Naomi Watts, ou sommes-nous exactement? Dans Inland Empire, ou dans Mulholand Dr.?

Parce que...

Côté face, Lynch sans doute inspiré par la nouvelle liberté dont les séries télévisées disposent actuellement (Il comptait au départ présenter Mulholland Dr. pour une chaîne, comme il l'avait fait pour son pilote de Twin Peaks), se laisse aller: trois heures de décrochages, de déstabilisation du spectateur, de vision hallucinées de gens-lapins dans des décors qui semblent être ceux de maisons de poupées, de gens qui se mettent à parler intempestivement polonais, de Laura Dern qui hurle en gros plan, et de prostituées qui comparent la taille de leurs seins, sans oublier le fait que le film est tourné en vidéo numérique, volontairement peu soignée.

Bref... moi qui aime beaucoup en temps normal les films loooooooooooooooongs, je vous le dis, j'ai perdu trois heures de mon temps. Tout simplement.

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Published by François Massarelli - dans David Lynch
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:38

Si vous vous souvenez des films respectifs de Avery (Tortoise beats hare) et Clampett (Tortoise wins by a hare), on sait que Bugs Bunny, ce grand vaniteux, a toujours mal digéré d'être la victime de Jean De La Fontaine. Les deux variations précitées se suivaient et se répondaient, mais quelques années plus tard, Friz Freleng, le vétéran "gardien du temple" de Leon Schlesinger, a apporté sa pierre à l'édifice. Moins enlevé que ses deux prédécesseurs, mais tout à fait dans la lignée (Bugs défie la tortue, qui triche, et bien sur gagne), avec une animation parfaitement adéquate, ce court métrage nous prouve qu'il fut un temps ou Freleng pouvait s'occuper de Bugs Bunny sans nécessairement lui adjoindre ce bon vieux Sam, qu'il soit pirate, mercenaire ou outlaw.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:29

Ce film splendide est un classique, et en prime permet de renouveler de façon inattendue une des plus vieilles recettes des courts métrages de Bugs Bunny: la chasse au lapin. Lorsqu'il s'attelle avec le scénariste Michael Maltese à ce film, Jones n'a pas réalisé de film avec Elmer Fudd depuis Hare tonic en 1945, et n'a en réalité jamais fait un seul film dans lequel la dynamique chasseur/lapin était la base. C'est donc une grande première! Mais il choisit de tout casser d'emblée, en commençant le film par la vision du Hollywood Bowl, dans lequel on s'apprête à voir un opéra. Dans les collines environnantes, des bruits: des coups de feu retentissent, ils se rapprochent, et... Bugs poursuivi par Elmer se réfugie dans les coulisses. Puis le rideau se lève sur la scène pour une représentation du Barbier de Séville, et les deux protagonistes sont alors obligés de s'exécuter.

Stalling a donc repris l'ouverture du Barbier de Séville, mise en paroles par Maltese: c'est drôle, enlevé, mais ce n'est rien à coté de l'animation et des gags superbes qui émaillent le film. Fort bien construit sur un crescendo global, avec quelques pauses, il intègre l'absurde le plus loufoque, tout en obéissant à la loi du genre: mettez Elmer et Bugs dans un environnement aussi peu approprié, et le chasseur est forcément le perdant!

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:09

Durant l'année 1950, dix films sont sortis avec en vedette Bugs Bunny, désormais star incontournable du studio de Leon Schlesinger. Comme les années précédentes, comme les années suivantes, les trois seuls metteurs en scène de ces films sont Friz Freleng, Chuck Jones et Bob McKimson, et chacun se conforme finalement à son univers.

Le plus prolixe, hélas, est McKimson, qui déçoit, à l'exception de What's up doc: c'est un retour en arrière avec mise en abyme (Oui, un McKimson qui tente de faire dans la subtilité, le concept est osé) dans lequel Bugs Bunny devenu star répond à ses intervieweurs en revenant sur son partenariat avec Elmer Fudd. Pour le reste, les trois autres films (Hurdy-gurdy hare, Hillbilly hare et Bushy hare) sont sans intérêt, à moins qu'on ait envie de revoir le personnage de Gruesome gorilla (Hurdy-gurdy hare), ou qu'on aime vraiment les films à stéréotypes raciaux et culturels limites: Hillbilly hare est comme d'habitude mal animé de bout en bout, et raconte une visite de Bugs dans les monts Ozark, avec des hillbillies tellement peu évolués qu'on se demande comment le film n'a pas été censuré. De même, Bushy hare remplace-t-il le personnage typique de McKimson (Un gros animal baraqué et grossier, par exemple gorille, lion ou bien sur diable de Tasmanie) par un aborigène qui est vaguement plus cousin de l'animal qu'être humain. C'est nul, infect, et encore une fois statique et moche.

De son côté, Freleng continue son style minimaliste, consistant en réalité en une confrontation entre Bugs et Sam. Tout y dépend bien sur de l'univers choisi: la prison dans Big house Bunny (Sam y est le gardien, et Bugs l'unique détenu, destiné donc à s'évader), un bateau dans Mutiny on the Bunny (Sam y est le capitaine solitaire d'un voilier, et engage le lapin de force pour être l'unique équipage), et la Nouvelle Angleterre de 1776, avec la lutte entre les Américains (Bugs Bunny) et les Anglais (Sam) dans Bunker hill Bunny. Ca marche tout seul, la légende des personnages est bien calée, rien de nouveau n'apparaît, mais le contrat, au moins, est rempli.

On ne s'étonnera en revanche pas de trouver dans les films de Chuck Jones plus d'invention de nouveauté voire de mise en danger. Jones (Qui jouera avec un minimalisme réjouissant proche de la lutte Sam-Bugs vue par Freleng, quelques années plus tard dans la fameuse "trilogie") imagine donc des histoires fortement dissemblables, et des situations constamment renouvelées. On retrouve le Bugs apte à défendre son territoire dans Homeless hare, avec la lutte contre un ouvrier qui tente de déloger le lapin pour construire un immeuble en lieu et place de son terrier. Oui, la lutte est forcément inégale... Le petit pingouin "Playboy" revient dans 8 ball Bunny, et à nouveau Bugs doit l'aider à retrouver son chemin. Enfin, The rabbit of Seville est un chef d'oeuvre, avec une façon totalement novatrice pour Jones de retourner, lui aussi, à Elmer Fudd...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 18:26

Les films de P.T. Anderson sont malaisés, à la fois fascinants et irritants dans leur rigueur, mais aussi dans leur jusqu'au-boutisme. On y rentre parfois à reculons, et les zones d'inconfort sont nombreuses. Rien de nouveau de ce côté, le film est long, et repose pour une large part sur des plans étirés, magnifiquement rendus (C'est du 65 mm, vous vous rappelez, la pellicule?), et qui reproduisent une époque dans ses moindres détails:ceux qu'on a vus et revus au cinéma (Les coiffures, les vêtements, les voitures...) et ceux qu'on n'a pas l'habitude de voir: toute une vie intime, l'alcool, la violence, le sexe, la folie. Et l'époque choisie, après les années 70 de Boogie nights, et la fin du XIXe siècle dans There will be blood, est cette fois les années qui ont suivi la guerre et la capitulation du Japon.

Fredie Quell (Joaquin Phoenix) est un marin démobilisé, qui tente un retour chaotique à la vie civile. A-t-il laissé une part de son humanité au combat? Ou bien est-il comme ça dès le départ? Quoiqu'il en soit, il est violent, incontrôlable, querelleur, direct avec les femmes... Il va croiser le chemin d'un homme pas ordinaire, Lancaster Dodd (Philip Seymour Hoffmann), un philosophe/charlatan, qui est le "maître" auto-proclamé d'un mouvement spirituel intitulé "La Cause", qui tente de se substituer aux autres religions, en imposant une introspection à ses membres. Le but avoué est de les débarrasser de tout lien à l'animal. Inutile de dire que pour "Le maître", Quell est une recrue de choix, et pour Quell, la cause va lui donner une mission, quelque chose en quoi croire... cela va-t-il l'aider pour autant?

Le film a beau suivre le parcours de Quell, gueule cassée interprété par un acteur habité, génial de bout en bout, on a le sentiment que tout repose dans la confrontation entre l'homme sur-cultivé, l'intellectuel flamboyant (Philip Seymour Hoffmann en gourou, ça vaut bien sur le détour) et la brute épaisse. Une scène, filmée en plan fixe les montre tous les deux jetés en prison dans deux cellules voisines, et pendant que Dodd, calmement, évalue la situation, Quell détruit, en donnant coups de pieds et coups de tête partout, sa cellule. L'un pulvérise ses toilettes, l'autre les utilise en attendant d'y voir plus clair... Preuve que si on le veut bien, on trouvera un humour d'une grande subtilité chez Anderson, entre deux scènes inconfortables... Néanmoins, les parti-pris ne sont pas toujours faciles à admettre, et sans jamais être rébarbatif, The master reste un objet assez unique. Il faut dire aussi que Quell, l'homme-animal violent et impulsif, n'est pas le plus glamour des héros de cinéma. Malgré tout, cette plongée dans la société des jeunes années 50, ouverte à toute nouvelle possibilité, et qui tente d'étouffer la violence qui l'a construite durant quatre années de guerre, vaut le détour.

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Published by François Massarelli - dans Paul Thomas Anderson
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:28

Suivant le très controversé Which is witch (Friz Freleng), que la Warner n'est pas prête d'éditer, à mon avis d'après les images que j'ai vues, ce film est donc le dernier de 1949 pour Bugs Bunny, et c'est un tel classique, qu'on se demande si ça aut la peine de le présenter. C'est une merveille de mélange parfait entre exploitation des personnages, absurde et histoire. Il conte la confrontation entre Bugs Bunny, désireux de manger des carottes bien entendu, et le shériff de Nottingham souhaitant protéger le jardin du roi, le tout ponctué d'intrusions idiotes de Petit Jean, annonçant à plusieurs reprises que "Don't worry, never fear, Robin Hood will soon be here!" avant de constater que tiens, non.

Le film coule tout seul, avec ses trahisons à l'intrigue (Le roi, au lieu du prince, le costume du shériff qui renverrait à une époque plus proche de la renaissance qu'au moyen-âge, etc) et ses situations qu'il vaut mieux ne pas disséquer: ainsi lorsque Bugs embobine le shériff, celui-ci se met à construire une maison quasiment entière avant de constater qu'il y a eu embrouille. Soit un temps approximatif de six mois; et tout en Petit Jean est absurde... Enfin, Bugs y incarne un personnage hautement royal, avec le décorum poussé jusqu'aux limites de l'absurde. Mel Blanc, mais ce n'est pas nouveau, fait un boulot superbe avec les voix, et une star inattendue fait un détour surprise à la fin.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:18

C'est bien la première fois que Jones applique ses recettes sentimentales au personnage de Bugs Bunny. Le metteur en scène de Sniffles takes a trip, et de l'admirable Feed the kitty confronte ici le lapin voyageur à un pingouin de petite taille: arrivé par erreur (Il n'a pas tourné à gauche à Albuquerque) au pole nord, Bugs est témoin d'une scène de chasse, avec un inuit costaud qui pourchasse un tout petit pingouin.

En gros, la dynamique du film tourne autour de deux éléments simples: d'une part, sauver le pingouin, d'autre part s'en débarrasser, parce qu'il est extrêmement collant, et que Bugs n'a que cinq jours de vacances à passer et qu'il aimerait bien se rendre à Miami...

C'est un classique, qui se suffit à lui-même, avec son mélange assez fin de sucreries (Le tout petit, tout petit pingouin est effectivement assez mignon, ce qui nous change des étranges créatures en baskets habituellement proposées par Chuck Jones) et d'un certain mauvais esprit: après tout, Bugs Bunny tente un moment de se débarrasser du petit pot de colle d'un coup de pied en traître... Mais on voit bien que sa conscience prend le dessus, cette fois c'est fait, les films d'animation de la Warner commencent à viser un public de plus en plus enfantin. Cette tendance va être de plus en en plus évidente au fil des années. Ce qui ne nous empêche pas de prendre du plaisir avec ce film fort bien mené.

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:12

Comme quoi, tout arrive! Ce film est splendide (Bon admettons que Bugs est moche, mais ça...), drôle, enlevé et surprenant! Si ce n'était le design des personnages qui trahit la patte de McKimson, on l'attribuerait volontiers à Freleng ou Davis! Bugs Bunny y accepte d'acheter à trois petits cochons une maison en paille, avant de constater que son destin est d'être soufflée par un loup soucieux d'accomplir la prophétie du conte. Logiquement, une fois la maison détruite, Bugs achète donc aux trois escrocs une maison en bois, et va vite non seulement s'allier avec le loup, il va également lui filer un coup de main pour la destruction de la maison en brique.

Ce qui prouve que même McKimson pouvait le faire: se glisser dans un conte de fées classique, le dynamiter (Littéralement d'ailleurs) de l'intérieur et prendre du plaisir avec les personnages: le loup est délicieusement idiot, les cochons sont horriblement répugnants, pour une fois.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:07

J'ai déjà suffisamment dit à quel point je pensais qu'il était illusoire d'attendre grand chose des films de McKimson, ses personnages mal foutus (A commencer par la caricature de Bugs Bunny qui est le héros de ce court métrage), son animation erratique, son rythme mou du genou... J'ai donc, en essence, déjà parlé de ce film qui est exactement la description que je viens de livrer. Bugs Bunny est à un stade de course de chiens, et s'intéresse au destin du faux lapin que poursuivent les lévriers. Rien, absolument rien, n'a d'intérêt ici.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:45

To go haywire: se dit d'une situation, ou d'une personne, qui part complètement en vrille, vers le chaos. C'est déjà fait pour Mallory Kane (Gina Carano) au moment où commence ce film, alors qu'on la voit entrer dans un bar situé manifestement au nord des Etats-Unis en hiver, habillée de vêtements sales, et manifestement sur ses gardes. Et quelques minutes après son arrivée, un homme (Channing Tatum) la rejoint. Ils discutent quelques instants, avant que tout à coup elle ne l'attaque, violemment, avant de le maîtriser, de prendre de façon autoritaire un client en otage, avec sa voiture en prime. Et comme elle est assez bonne fille, elle lui raconte, tout en conduisant, son aventure... La façon dont, détective privée, elle a été amenée dans un piège: on l'a engagée pour deux missions, l'une pour permettre à un milliardaire véreux de mettre la main sur un de ses ennemis (Le job étant pour Mallory déguisé en mission de sauvetage), l'autre... pour se débarrasser d'elle. Trahie par ses employeurs, traquée par ses amis, elle va faire la preuve qu'elle vaut bien cinq à six Jason Bourne.

Steven Soderbergh (L'homme qui a dit il y a cinq ou six ans cesser toute activité cinématographique alors qu'il travaillait à la finition de quatre ou cinq projets en même temps...) a choisi de tourner ce film à l'économie: on sent la patte du bricoleur de génie, qui tourne en priorité dans des lieux authentiques, sans décors construits expressément, et avec des acteurs rompus à la guerilla cinématographique. Le metteur en scène a aussi choisi de réserver les mystères de la manipulation, l'un de ses thèmes de prédilection, aux supérieurs de Mallory, qui va malgré tout déjouer tous leurs trucs avec une intelligence rare. Car, mais ce n'est en rien un mystère, on le devine lorsque en un impressionnant jeu de jambes Gina Carano ne fait qu'une bouchée de Channing Tatum, qui rappelons-le, ressemble au Plomb du cantal à l'époque de sa jeunesse virile... Gina Carano est lutteuse, douée, et bien sur jamais doublée, ce qui autorise le metteur en scène gourmand à filmer aussi frontalement que possible les scènes de bagarre. Ajoutons la présence d'un casting de luxe pour les espions et autres truands (Kassovitz, Fassbender, Michael Douglas, Antonio Banderas, Ewan mcGregor!) et pour jouer le seul allié de Mallory, son papa (Bill Paxton). Chaudement recommandé, si vous avez 92 minutes pour passer du temps en compagnie d'un film d'action féministe, elles ne seront pas perdues.

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Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh