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15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 12:17

Le film est réduit à 2 minutes environ, qui nous montrent Cunégonde se rendre chez un commerçant pour acheter le lapin qu'il allait tuer, puis recueillir tout une troupe d'animaux... Au-delà du grotesque de la situation et de l'exagération physique du personnage principal, ni contexte ni gag ne sont ici palpables.

Comme le monde est décidément mal fait, ces deux minutes sont donc tout ce qui reste d'un film qui autrement nous est inconnu, mais elles sont aussi, en elles-mêmes, d'une exceptionnelle qualité de préservation (contrairement aux autres films "Cunégonde"), permettant de voir Little Chrysia dans une photographie claire, nuancée, et chaleureuse...

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Published by François Massarelli - dans Muet
15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 12:09

Donnant l'impression d'alterner dans son personnage les emplois de femme mariée et ceux de domestique, Little Chrysia incarne une Cunégonde "bourgeoise" ici, qui comme l'indique le titre, fait une crise de jalousie à son mari, tentant de l'empêcher de sortir...

Elle va le suivre, et le comique ici est lié d'abord à une situation classique de décalage, puisqu'elle souhaite le suivre dans un restaurant, mais on lui en refuse l'accès à cause de sa mise... Elle va donc forcer une passante à échanger ses vêtements avec les siens! Ensuite, elle prend une initiative et commet une méprise: voyant un couple sortir du restaurant, elle se persuade qu'il s'agit de son mari et d'ne hypothétique maîtresse, et elle prend la place du cocher de leur voiture pour les brutaliser en conduisant comme un démon... 

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Published by François Massarelli - dans Muet
15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 12:03

Le contexte prend du temps à s'établir: un couple marié et bourgeois se déchire, parce que Monsieur a pris l'habitude d'être particulièrement prévenant avec les domestiques qu'ils engagent. Madame décide donc de se charger du recrutement, et écarte toutes celles qui sont jolies... Elle engage donc Cunégonde. 

Mais au vu du titre, vous savez où ça ira...

Little Chrysia s'est donc fagotée pour être à son plus atroce, et le film nous montre, quand on la voit en adoration devant le portrait de son maître, qu'elle a conscience justement de sa laideur... Du coup, le court métrage se finit un peu abruptement, par une scène d'une incroyable cruauté... 

Il y aurait, à propos, une étude à faire au sujet de la présence des domestiques dans la comédie cinématographique. C'est un vaste sujet qui mérite qu'on s'y intéresse...

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Published by François Massarelli - dans Muet
15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 11:55

Cunégonde (Little Chrysia) est cette fois mariée, et habillée presque normalement, mais... Comme l'indique le titre elle s'accroche! Son mari veut sortir, mais elle essaie de le retenir, puis de le faire revenir de force (utilisant une corde comme d'autres en d'autres pays utiliseraient un lasso, au risque bien entendu de l'étrangler), ce qui fait que dès qu'il en aura l'occasion, il quittera le domicile conjugal, dans le seul but de respirer un peu!

Maintenant, de là à s'imaginer qu'elle se calme, il y a un pas qui est difficile à franchir.

La série des Cunégonde réalisés chez Lux a beau être réduite aujourd'hui à huit films, on y voit une versatilité qui empêche un peu d'attribuer un caractère unique à l'identification du personnage (et Little Chrysia jouera, de fait, d'autres personnages pour d'autres compagnies, pour ajouter à la confusion. Donc si "Cunégonde" reste le nom générique de ses personnages, elles sont diverses, uniquement semblables par les catastrophes qu'elles déclenchent, sciemment ou non...

Cette incarnation de Cunégonde est intéressante à cause de l'apparente normalité dans laquelle elle mble évoluer: un appartement probablement Parisien, bourgeois, un homme qui vit avec elle au quotidien, des toilettes qui sont la mode de 1912... Il n'y a pas d'effort pour s'enlaidir, juste une obsession assumée: empêcher son mari de partir, par n'importe quel moyen...

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Published by François Massarelli - dans Muet
15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 08:26

Le quatrième roman de la série des Harry Potter est celui du milieu, au centre d'un mouvement depuis l'enfance vers l'adolescence. Le moment où un adolescent plonge dans le conflit, la paranoïa, et souvent la rébellion. Un élément que n'ont pas manqué d'observer les gens qui ont travaillé en amont sur la confection de ce film... C'est qu'en 2005, la troupe qui produisait et (jusqu'alors du moins) sortait un film par an se trouve devant une situation inattendue: on n'est plus en structure d'adaptation stricte, puisque si le films prennent du temps à se monter, les romans eux aussi demandent une longue préparation à J. K. Rowling. 

Si on en vient, pourtant, à espérer que les adaptations se démarquent des romans adaptés, par contre, on en sera pour ses frais: le dernier mot n'est pas encore officiellement à l'auteur, mais on sent bien que Rowling et son univers sont ici fidèlement transposés. C'est juste que contrairement aux trois premiers films, les adaptateurs ont commencé à travailler sur les concepts d'un roman en cours d'achèvement, qu'évidemment ils n'avaient pas encore lu. Mais le résultat, je le disais, est très fidèle: donc, en plus de grandir, de découvrir toujours un peu plus le monde hallucinant de la magie, Harry et ses copains vont devoir commencer à gérer leur émotions, la naissance de l'amour, leurs hormones, tout en découvrant que le mal rode et s'installe. Le tout sur fond d'une compétition délirante, qui prend d'ailleurs toute la place en même temps qu'une position privilégiée dans le titre: la coupe de feu est le moyen magique de déterminer quels sont les candidats des trois écoles de magie qui vont s'affronter dans trois épreuves dangereuses, qui mettront leur vie en péril. L'occasion, d'ailleurs, est trop belle pour poser la question: pourquoi, et qui en a donc décidé ainsi? Qui a créé cette épreuve, t qui a décrété que les participants y risqueraient leur vie? Autant de questions qu'il est inutile de poser, d'une part parce qu'elles empêcheraient ainsi le bon déroulement de l'intrigue, mais surtout parce qu'elle participent de l'élément indispensable qu'est l'arbitraire dans Harry Potter. 

Le roman, très long, donne déjà l'impression qu'on met un peu de côté la partie scolaire de ce qui se passe à Hogwarts. Le film jette pratiquement tout, à l'exception d'une séance de défense contre les arts de la mort qui tue (je ne sais plus quelle est l'expression en français) permettant, comme d'habitude, de faire la connaissance d'un professeur qui ne restera qu'un an, et une courte séquence d'ailleurs très drôle où Severus Snape évolue en cours de potion parmi ses élèves qui papotent, en se focalisant sur Harry et Ron... Pour le reste, comme dans les universités Américaines vues dans les séries, on se concentre ici sur le sport et la compétition: le quidditch, d'abord, qui donne lieu à une fort belle séquence située au début, qui établit l'idée principale du roman, et du film: derrière tout plaisir, toute occasion, qu'elle soit sociale, familiale, scolaire ou autre, il y aura du danger et un rappel que la vie est fragile, et que le monde est cruel. Le film tend à tout survoler d'un roman très long, et ici c'est un plaisir, car le quidditch, c'est comme tous les sports de masse, ça ressemble toujours un peu à un congrès nazi à Nuremberg! Donc moins on en voit, mieux on se porte...

Puisqu'on en parle, le film comme le roman sont très proches sur un point, qui va devenir une règle absolue, et qui plombe absolument tous les films qui suivront, comme elle alourdit les romans, d'ailleurs: chaque personnage tombe dans une case, et tout en devient binaire. Même si le doute reste permis (Viktor Krum, le compétiteur Bulgare, ressemble physiquement à un lutteur qui pratiquerait la boucherie à ses heures perdues, et pourtant il a l'air d'un brave gars, juste un peu bas du front), c'est irritant de voir dans le film que les cases sont toutes cochées dans l'ordre, et que chacun est soit un gentil, soit un méchant. Pour reconnaître un méchant, c'est simple: attitude de psychopathe, diction empruntée et hautaine, et regard torve... Donc quand le grand méchant Loup Voldemort revient, on assiste à une séquence de name-dropping du plus grand lourdingue: "ah, mes fidèles compagnons, Crabbe, Goyle, toi aussi, Lucius Malfoy!" Donc il st programmé aussi que ce brave jeune homme, gendre parfait présenté au début, Cedric Diggory (Roert Pattinson) sera nécessairement l'un des compétiteurs... 

Mais le film, surtout, réussit à faire la part belle au spectaculaire, sans oublier de continuer à creuser ses personnages: Harry, Hermione et Ron surtout, sans oublier de donner un peu de temps visible à Neville, toujours aussi touchant; Brendan Gleeson compose un vétéran complètement frappé, qui est un festival de magie bricolo à lui tout seul, et on limite au maximum les nouveaux personnages pour se consacrer à l'intrigue, en respectant le cahier des charges: c'est drôle, enjoué, merveilleux, et ça e va pas le rester, car cette Coupe de feu est l'épisode durant lequel le monde change, comme Harry, Ron, et Hermione, tellement qu'il en devient invivable. ...Bienvenue dans les prémices de l'âge adulte, vous verrez, ça devient pire en vieillissant.

Et donc pour finir, j'en viens à l'intrigue autour de Voldemort, ici interprété (enfin) par Ralph Fiennes... J'aimais bien que ce personnage mythique soit privé de vraie manifestation physique, qu'il soit comme une émanation d'un corps (dans le premier tome), ou d'un souvenir (le deuxième tome), et qu'il vive, en quelque sorte, comme un criminel insaisissable, derrière ses lieutenants... Un mélange entre le diable, Keyzer Söze et Oussama Ben Laden, en quelque sorte! C'était pertinent, car on sait tous, aujourd'hui, que ces idées du mal, et ces tentations politiques de la dictature, de l'intolérance, etc, sont diffusées dans la société: virez un Orban, un Trump, un Bolsonaro, et il y en a aura bientôt un autre pour relever le gant. Mais ici, Voldemort renaît, et si Fiennes est excellent, le personnage devient un méchant de carnaval de plus. Dès le film suivant, d'ailleurs, ces braves gens vont devenir une troupe de maniaques (au regard torve) qui pète un plomb dès qu'on leur dit "Harry Potter" à l'oreille, et ça ne va pas améliorer les choses, la mécanique bien huilée des romans finissant par prendre le pas sur l'imagination cinématographique. 

Et sinon, il y a des dragons, et Jonny Greenwood à la guitare, mais il ne faut pas cligner de l'oeil à ce moment là...

 

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Published by François Massarelli - dans Mike Newell Harry Potter
14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 18:11

J'ai dit ailleurs que Little Chrysia, l'actrice qui jouait Cunégonde, était d'une "plastique peu avantageuse", ce qui peut paraître comme de la goujaterie. Mais en l'occurrence, c'était généralement un atout intéressant (et plus près de nous, comment ne pas évoquer le cas d'un Rossy de Palma, ou la trogne de Dominique Pinon?) pour des acteurs et actrices, que de sortir du moule justement... Et c'est un peu le sujet de ce film, mais pas sur le physique, non: sur le vêtement, et la façon dont il influence le comportement. C'est un élément essentiel, un rouage fondamental de la comédie.

Cunégonde est donc seule dans la maison de sa maîtresse et décide de profiter de l'aubaine pour lui emprunter une tenue. Déguisée en "femme du monde", elle sort et séduit un homme avenant, apparemment de la haute lui aussi. Sauf que c'est un domestique déguisé, comme elle...

Un acteur déguisé dans la comédie, c'est la porte ouverte à une foule de choses... C'est Some like it hot, c'est (parfois) Chaplin, c'est Peter Sellers, bref: c'est drôle. Mais quand la transformation semble s'accomplir en profondeur (ce qui est par exemple le cas de Jerry/Daphne dans Some like it hot), c'est du grand art... Et Little Chrysia n'a aucun mal à être convaincante quand elle se glisse dans la peau d'une Cunégonde qui elle même se glisse dans la peau d'une grande dame et est convaincante! Bref... c'est vertigineux.

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Published by François Massarelli - dans Muet
14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 18:02

Je l'ai appris il y a peu en effectuant un compte-rendu sur un autre film, mais je sais désormais que les femmes cochères ont existé lors des premières décennies du XXe siècle, avant la disparition quasi totale des voitures à chevaux... Ce film reprend donc le schéma d'un film Pathé, dans lequel une femme remplace son mari qui est empêché d'effectuer son travail...

Ici, Cunégonde se dévoue pour conduire la voiture à la place de son mari, qu'on menace de licenciement alors qu'un accident l'a rendu invalide. On constate donc que l'héroïne a ce qu'on peut aisément identifier comme une bonne raison!

...Mais le sort s'acharne, et la magie du cinéma aussi: car sur son chemin Cunégonde tombe sur un mystérieux étranger ( avec les habits exotiques pour prouver son étrangeté), se comporte de façon assez cavalière avec lui, et va subir des avanies magiques, car le quidam était fakir... Pour le reste, on peut dire merci à Méliès d'avoir mis sur la table d'authentiques effets spéciaux qui sont utilisés ici à bon escient.

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Published by François Massarelli - dans Muet
14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 17:51

Cunégonde (Little Chrysia) était généralement identifiée comme domestique, permettant une comédie classique et grotesque avec un arrière-plan timidement social... mais ici, elle est engagée comme cuisinière. Le titre? Si je vous dit qu'en cuisine, la cheminée tire mal, vous pouvez imaginer ce qu'il se passe dans le film... 

Comme dans le film précédent de cette même série que j'ai pu voir, le personnage de Cunégonde, révélateur social autant que gaffeuse impénitente, fait des bêtises qui empoisonnent tout son quartier, et ici, c'est très salissant, entraînant une épidémie de blackface pour absolument tout le monde...

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Published by François Massarelli - dans Muet
14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 17:44

Cunégonde (Little Chrysia) habite dans un immeuble, où les habitants sont lassés de sa tendance à toujours vouloir faire la curieuse; ils imaginent un stratagème: on trafique ses volets pour lui tendre un piège au cas où elle mettrait la tête à sa fenêtre...

On connaît l'actrice qui interprète dans une poignée de films le personnage de Cunégonde: Little Chrysia était une actrice et artiste de music-hall de nationalité Anglaise, qui a interprété des films non seulement en France, mais aussi en Italie et en Grande-Bretagne (et je n'ai aucune hésitation à ajouter: entre autres). Elle a ce qu'on appellera pudiquement une plastique peu avantageuse, et sait en jouer en s'enlaidissant à volonté pour donner vie à une personnage de petite peste...

Ici, Cunégonde devient le centre de la vindicte de tout son quartier, et le châtiment qui lui est réservé nous en rappelle un autre, celui du pilori... Histoire de dire que ça ne fait quand même pas dans la dentelle...

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Published by François Massarelli - dans Muet
14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 17:39

Ca commence par un plan qui nous montre une plage des Landes, en plein été: des estivants en maillot qui sont au bain, et le plan s'incruste pour deux longues minutes. Puis on entre dans le détail, et cette fois on aperçoit des vignettes: un petit garçon qui se soulage allègrement dans l'eau dans le dos de ses parents, puis un chien qui se promène d'estivant vautré en serviette occupée, et l'espace d'un instant on se croirait chez Tati.

Par contre le chien a son importance, puisque c'est l'un des quatre personnages du drame: Ava (Noée Abita) est une jeune fille de treize ans qui prend ses vacances dans cette petite ville balnéaire, mais elle a un problème: elle perd irrémédiablement sa vue périphérique, et ça s'accélère... En attendant ce jour, elle a donc un été pour elle, et pour sa mère (Laure Calamy), mais celle-ci est trop occupée à pleurer sur SON sort de mère de jeune fille qui se dirige vers la cécité, et à avoir des aventures, pour vraiment s'occuper d'elle. Dans ce contexte, elle rencontre Juan, un jeune gitan, le propriétaire du chien: ça va être l'amour fou, et donc les complications...

C'est un premier film, avec ses qualités et ses défauts, et plus ça va plus je pense que ses qualités l'emportent... Le naturel de Noée Abita? le côté fantasmé des aventures de Juan et Ava, qui se couvrent d'argile pour faire peur aux naturistes et les braquer avec un fusil, à la Bonnie and Clyde? Ou tout simplement l'idée d'avoir donné à deux policiers le rôle de cavaliers de l'apocalypse, deux fonctionnaires à cheval qui rodent et menacent la volonté d'expériences de la jeune fille? 

Il y a un côté foncièrement onirique dans les films de Léa Mysius, ce que Les Cinq Diables vient spectaculairement renforcer... Mais sans glisser vers le fantastique, Ava, un film profondément solaire malgré la noirceur des sujets (la cécité, l'abandon des enfants par les parents, le choc des communautés, la fugue en avant d'une adolescente à l'avenir plus qu'incertain), est très attachant par ses ruptures de ton, par les incursions dans l'imaginaire d'une adolescente qui essaie de rationnaliser sa future cécité, par son mélange entre rêve et réalité (qui fait parfois se rejoindre Ava et la petite Vicky des Cinq diables), et par une photographie qui profite sans vergogne des beautés de la pellicule, car la cinéaste et Paul Guilhaume, le chef-opérateur, sont très attachés à l'argentique... Et puis comme chez un Borzage (et une scène des Cinq Diables m'encourage à tenter cette analogie), il y a ici un talent pour réussir à montrer sans aucune tendance au voyeurisme une intimité amoureuse présentée comme une évidence.

 

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Published by François Massarelli