Dans une école rurale, Edith (Blanche Sweet) est la maîtresse d'école, vénérée non seulement par ses élèves, dont le petit Billy (Edna Foster) mais aussi par son petit ami, et par un homme mentalement diminué. Un fermier, par ailleurs, a des soucis personnels, et fait une fixation sur elle... Un jour, Edith et son fiancé se sont disputés, et Billy décide de les rabibocher en repêchant une lettre écrite par la jeune femme, mais jetée à la poubelle. Entre temps, le fermier devenu fou, est venu menacer la jeune femme de son arme...
C'est un cas étrange de film, qui semble transposer le type de suspense avec secours de dernière minute, dans un cadre rural plus propre à la comédie (ce dont le réalisateur ne se privera d'ailleurs jamais dans ses longs métrages). Mais l'actrice qui ressort le plus de ce petit film n'est pas Blanche Sweet (même si cette dernière est parfaite en maîtresse d'école immaculée et adorée de tous), mais la petite Edna Foster, qui a onze ans avait déjà pris l'habitude d'incarner des garçons un peu voyous, et a un talent impressionnant pour l'expression par le visage...
On reconnaîtra sinon divers acteurs qui sont passés à la postérité par leur travail pour Griffith, dont l'inévitable Bobby Harron, ou encore Alfred Paget qui joue le fermier devenu fou. Incidemment, on lit parfois des commentaires qui confondent ce dernier avec l'élève adulte, que les intertitres baptisent 'the village half-wit', mais ce sont deux personnages -et acteurs- distincts. Et on pourrait aussi s'interroger sur l'opportunité de passer du temps à montrer l'idiot du village (sic) amoureux pour rien, se ridiculiser avec un bouquet de fleurs dans l'indifférence embarrassante de son institutrice. Autre temps... etc.
Lydia Tàr, chef d'orchestre internationalement reconnue, vit une période de surexposition médiatique: d'une part un livre va sortir, résultat d'entretiens basés sur sa personne, dont elle fait la promotion, et d'autre part elle s'apprête à finir d'enregistrer une somme qui est l'aboutissement de sa carrière: toutes les symphonies de Mahler, pour la prestigieuse compagnie Deutsche Grammophon, à la tête de l'Orchestre Berlinois qu'elle a l'honneur de diriger depuis quelques temps.
Le revers de la médaille, c'est qu'en coulisses, les nombreuses affaires et frasques auxquelles son statut de star intouchable semblait lui donner droit, lui reviennent en pleine poire: une difficile succession à la tête de l'administration de l'orchestre, le suicide louche d'une jeune femme qu'elle a tout fait pour étouffer, des rumeurs de promotions canapé de la part de jeunes femmes dont elle aurait abusé, et des remontées insistantes d'étudiants outragés par son comportement de provocation permanente...
D'autant plus qu'elle a commis une faute: attirée par une jeune violoncelliste Russe aussi jolie que prometteuse, elle va tout faire pour l'attirer vers elle, au vu et au su de tous y compris et surtout de sa compagne Sharon, qui est, justement, premier violon de l'orchestre, donc directement sous son pupitre...
On va le dire une fois pour toutes, du reste Todd Field l'a dit et redit, c'est un film tourné autour de, et à la gloire de, Cate Blanchett; l'actrice, qui a repris des leçons d'allemand, a intégré les rudiments de la direction (énergique) d'orchestre, a interprété Bach au piano, et mène son monde d'un pas étourdissant, à la fois fascinante dans son volontarisme et redoutable dans son approche agressive du monde en général et de la musique en particulier. Ce film, c'est le récit d'un dérapage généralisé d'une femme qui a cru pouvoir adopter la fuite comme unique stratégie sociale, et a surtout cru préserver son pré-carré, la conduction d'orchestre, un domaine dans lequel elle a, il est vrai, une vraie compétence... Mais aussi un certain aveuglement, car Lydia Tàr, qui occupe un poste de direction élevé, et se comporte de façon un peu trop libre, aurait du voir les signes annonciateurs de sa chute...
Le film est entièrement habité d'une impressionnante recréation de ce qu'est le monde de la musique, de façon intime: Lydia Tàr ne vit que pour et par la musique, se voyant d'ailleurs reprocher par sa compagne d'avoir conservé un appartement à l'écart de chez elles, où elle peut se consacrer à la musique, et aussi accessoirement à des invitations, par exemple d'une soliste afin de se rapprocher d'elle. On n'a qu'un seul exemple dans le film, mais de toute évidence c'est une habitude ancrée... Mais si elle se permet des écarts de conduite, c'est plus de par son statut hiérarchique qu'elle le fait: la musique, on le voit bien, prime sur tout, tout le temps. Au point qu'au fur et à mesure du film, on voit l'agacement dans lequel des parasites sonores la précipitent... une scène la voit même se réveiller parce qu'elle entend un battement régulier, d'abord presque indistinct dans la bande-son, puis de plus en plus fort. C'est un métronome dans un placard. Qui l'a placé là et l'a mis en route? Nous ne le saurons pas... Même sa fille, Petra, qui est de l'aveu même de Sharon la seule personne que Lydia aime vraiment, semble vouloir la rejoindre en jouant au chef d'orchestre: c'est donc sur le terrain de la mère qu'elles se rejoignent...
Le récit de cette chute est effectué par une mise en scène enlevée, habitée, au plus près des acteurs et surtout de celle qui est, omniprésente et tumultueuse, à la fois sujet et point de vue. Mais pour donner encore plus de substance à son sujet, Field a enveloppé le film des atours d'une certaine véracité: allusions à la pandémie comme une halte définissant de nouveaux comportements, conflit éditorial sur les formats de publication, entre le LP Vinyl et les formats numériques, Tàr étant plutôt en faveur du premier, contre un label qui souhaite contrôler le marché du streaming en priorité, et une magistrale plongée dans le monde de la musique, qui passe par des dialogues où les allusions à d'autres chefs d'orchestre (Leonard Bernstein, Claudio Abbado, ou le cas de James Levine, souligné dans le film à cause de sa chute assez proche de celle de Lydia Tàr), ou encore des rappels pertinents de l'histoire de la musique, pour lesquels on n'aura pas besoin d'une licence de musicologie ou d'un master d'histoire de l'art, tellement le film les rend à la fois pertinents et surtout clairs y compris pour ceux qui ne connaitraient pas le sujet...
Et c'est rendu possible par deux choses,
d'une part une exposition qui nous donne à croire que le film sera presque un biopic ronronnant, avec Tàr en maîtresse de cérémonie imbue de sa personne, dans le rôle à la fois de la cheffe d'orchestre habitée, de l'enseignante odieuse et provocatrice, de l'interviewée qui en jette, et de la bête médiatique courtisée et crainte par tous et toutes. Une entrée en matière qui nous place au coeur de la tempête, en quelque sorte... Une impression de véracité entretenue par le fait que tous les musiciens de premier plan dans le film sont incarnés par des acteurs qui jouent pour de vrai.
et d'autre part, un générique de début qui ressemble fort à un générique de fin (tous les techniciens du film, les lieux de tournage, etc), une façon comme une autre de nous faire comprendre qu'au moment où commence ce long et beau film, tout est déjà consommé.
Mais magouilleuse en froid avec la justice, prédatrice sexuelle, manipulatrice, et même, dans une scène terrible, apparaissant comme une maniaque s'accrochant agressivement et désespérément à son pupitre, comment Lydia Tàr, fascinée et habitée par son art, réussira-t-elle à survivre à cette tempête? La réponse est dans le film.
Le professeur Illington, hélléniste distingué, a appelé sa fille Damophilia, ce qui n'est pas un prénom très facile à porter, c'est la raison qu'elle invoque pour se faire surnommer Phil... Et Phil est un vrai garçon manqué. Ce qui scandalise d'ailleurs l'entourage, en particulier un couple de vieux notables rigoristes. Quand le professeur Illington décède, ces braves gens sont désignés tuteurs... Mais Phil qui n'entend pas subir leur méthodes éducatives, s'enfuit déguisée en homme. Elle rencontre alors un autre professeur de Grec, qui est revenu de tout et en particulier des femmes: ils sympathisent, et «Phil» prétend avoir une sœur jumelle qui pourrait devenir l'assistante du professeur...
C'est un film étonnant, d'abord par la façon qu'il a de poser les jalons de plusieurs genres et de passer sans effort de l'un à l'autre: à la comédie, il emprunte l'intrigue sentimentale entre deux personnes, dont l'un reste à conquérir, et un certain penchant pour la caricature, sans parler de la réjouissante différence entre les deux humeurs des personnages principaux... Au mélodrame, on part ici d'une situation dramatique, quand Phil perd son père, et écope de deux tuteurs infects! Et une intrigue secondaire fait intervenir quelques clichés du genre aussi...
Et puis tout le film tient par la grâce d'Evelyn Greeley, qui interprète le rôle de Damophilia, véritable électron libre dans une société qui ne peut que se méfier de sa liberté de penser. Le personnage ose défier l'ordre établi (une scène la voit défendre fièrement le costume dans lequel elle danse, typique de la danse progressive de l'époque autour de Ruth St-Denis), et les bien-pensants un poil trop hypocrites, et surtout n'a aucun complexe à se déguiser en homme. C'est d'ailleurs en se déguisant en homme qu'elle trouvera l'âme sœur, un professeur devenu méfiant à l'égard des femmes... Tiens tiens...
Jack (Mack Sennett) et Jim (Barry O'Moore) aiment tous les deux la même femme (Marion Leonard), et elle hésite, elle hésite. Mais elle finit par se décider et par choisir Jim.
...D'où le titre? Sans doute, car tout est vu du point de vue de Jack, l'infortuné rival, qui se meurt d'amour pour la belle dame sans cœur. Jusqu'au jour où on apprend la mort de Jim: dans une scène si grinçante qu'on a du mal à imaginer que ce foit bien un film de Griffith, une domestique en pleurs annonce la nouvelle à son patron Jack, qui lui se met à rire sans pouvoir s'arrêter...
Il va donc pouvoir accomplir son destin et se marier avec la jeune femme, et... il semblerait que ce qui ait tué Jim, ce soit la méchanceté, voire le sadisme de son épouse. Bref, il ne nous reste plus qu'à émettre une hypothèse: peut-être, maintenant qu'il a compris à qui il avait à faire, Jack pourra dire à nouveau «Lucky Jim» en pensant à son copain qui n'a plus à subir l'infect caractère de son épouse...
Une famille arrive dans un appartement qu'ils ont loué en Californie, et leur objectif évident, c'est de sortir et de profiter d'un parc d'attractions très proche... Mais il pleut, alors ils vont prendre leur mal en patience: ce sera dur, très dur, pour les parents qui doivent supporter des enfants enfermés et frustrés, et fortement destructeurs; pour toute la famille, l'attente sera insupportable, et la déconvenue de toute tentative de sortie sera à la hauteur de cette attente, justement. Et comme le voisin immédiat joue du piano toute la journée, les nerfs seront vite à fleur de peau...
Etrange film, vraiment... D'une part parce qu'il promet quelque chose qui n'arrivera jamais, et semble raconter une autre histoire que celle permise par la comédie. L'isolement, l'enfermement de cette famille dont tous les membres finissent par devenir agressifs les uns envers les autres pourraient vite devenir des métaphores de la condition humaine si on n'y prenait garde. Mais comme avec Buster Keaton, dont l'humour très noir a souvent poussé les intellectuels à en rajouter plus que de raison, le style de Lupino Lane est plus physique et absurde, que métaphysique et surréaliste. Il conditionne d'ailleurs tout son film à un pétage de plombs qui passe par un certain nombre de défenestrations!
Mais comme avec Keaton, justement, parfois le rire stoppe, et la fascination un poil morbide pour cette impressionnante mécanique humaine qu'est l'acteur-acrobate et ses gags de précision chorégraphiés prend le dessus. Incidemment, pour l'avoir expérimenté, je dois dire que voir ce film le même jour qu'Un chien andalou et Delicatessen est particulièrement approprié! Et c'est pourtant un hasard total.
Dans la famille aisée de John Wheeler (Warren Cook), la fille Loris (Mabel Taliaferro) vit une vie aussi rangée que possible de jeune femme sans soucis, souvent auprès du playboy Bruce Mitchell (James Cruze). Wheeler, pourtant, a besoin de ce dernier et de sa fortune: il lui propose de racheter ses parts sur un titre de propriété située au Canada, qui pourrait rapporter gros. Mitchell accepte, mais le co-gérant de la propriété, apprenant que Wheeler n'a pas conservé de papier prouvant qu'il est co-propriétaire, refuse d'envoyer une preuve. Menaçant de dénoncer Wheeler qui lui a soutiré de l'argent sans raison valable ni tangible, Mitchell tente d'effectuer un chantage au mariage aux dépens de Loris. Pour échapper à cette éventualité, cette dernière se rend au Canada où elle a un plan pour approcher Corteau (Edwin Carewe), le co-propriétaire irascible...
Pas facile à résumer, ce film repose sur un certain nombre de ficelles propres au mélodrame, et on craindrait le pire, s'il n'y avait d'une part Mabel Taliaferro, qui tend à illuminer les scènes dans lesquelles elle joue, et qui fait partie d'un groupe assez restreint d'actrices qui utilisaient le stratagème du déguisement en homme, pour justement questionner la notion de genre. Ca n'ira pas très loin, car le film n'a pas vraiment vocation qu'à ça, mais la façon dont le personnage va jouer de sa masculinité (bien fragile, j'en conviens) pour approcher un type tellement revenu de tout qu'il déteste les femmes, est assez intéressante pour être soulignée. Et lors de la révélation de son identité, une scène d'essayage de robe (sans aucune connotation érotique extravagante) est absolument superbe, avec un sens du détail qui doit autant à la mise en scène qu'au jeu tout en fascination de l'actrice...
Et sinon, le film été tourné dans un environnement enneigé, et c'est toujours joli. Je doute que ce soit au Canada même, mais ce serait donc plutôt dans le Nord de la Californie, où Chaplin allait tourner quelques scènes de The Gold Rush, et où deux années plus tôt, DeMille avait également pu capter quelques séquences de The Squaw Man, son premier film. Puisqu'on en est au name-dropping, il y a dans ce film deux cinéastes: Edwin Carewe lui-même bien sûr, qui avait commencé sa carrière d'estimable tâcheron en 1914, et surtout James Cruze, qui était alors acteur pour Thanhouser, et qui mettrait en scène quelques films parfois surestimés dans les années 20, mais aussi deux classiques solides: The covered wagon, et surtout le splendide Old Ironsides.
Réalisé par Lane lui-même sous le pseudonyme de Henry W. George, ce court métrage de deux bobines, dont quelques minutes situées au milieu manquent hélas à l'appel, est basé sur un sport qui, décidément, a souvent montré sa compatibilité forte avec le cinéma: la boxe...
Dans un village anglais, au milieu du XIXe siècle, on s'apprête à assister à un match de boxe entre un apprenti forgeron et un homme du noble qui fait la loi sur le comté... Mais le noble en question (il a une moustache, c'est un signe) triche et envisage de tirer profit des paris, et surtout si son poulain gagne il sera en position de force pour épouser la fille du forgeron. Quand l'apprenti ne peut combattre, c'est un autre employé (Lupino Lane) qui va devoir le remplacer: ça tombe mal, il n'est pas très bien entraîné...
C'est un euphémisme, du coup Lupino Lane est à la fête: son style comique basé sur la chorégraphie minutieuse d'acrobaties et autres prouesses de souplesse est constamment sollicitée, et on hallucine devant le match de boxe le plus glorieusement idiot jamais vu... Ce film est une rareté, mais on devrait en imposer la vision une fois par semaine.
A l'époque de Louis XIII, un soldat de fortune s'égare dans une petite bourgade où il souhaite manger... Mais n'a pas d'argent. Il devra payer sa pitance en travaillant, mais va déclencher une série de catastrophes, et sera témoin d'un complot impliquant un duc et une mystérieuse inconnue...
C'est donc une adaptation des Trois mousquetaires, mais sans D'Artagnan, sans Richelieu, sans ferrets, sans intrigue... mais avec deux atouts considérables: d'une part, le gentilhomme de fortune est interprété par Lupino Lane, et lui aussi se débarrasse bien vite de son cheval; il est aussi un acrobate sensationnel, et utilise son corps pour une série de gags physiques et spectaculaires, dans un comique de précision qui laisse absolument pantois. D'autre part, on y a imaginé une auberge remplie de portes secrètes, qui nous donne droit à un ballet fabuleux, qui en rappelle un autre, d'ailleurs: The caretaker's daughter, de Leo McCarey avec Charley Chase, sorti deux années plus tôt.
Quoi qu'il en soit, ce film assez glorieusement idiot, mais profondément réjouissant dans la rigueur méthodique de son style comique, mérite bien de figurer en bonne place au milieu des 14526 adaptations connues de l'oeuvre de Dumas, qu'elles aient été glorieuses (Fairbanks, Sydney), miteuses (Diamant-Berger), drôles volontairement (le génial The Three-must-get-theres de Max Linder) ou involontairement (le diptyque crétinissime de Richard Lester).
Alyce (Alyce Ardell) ne souhaite qu'une chose, rejoindre une société secrète de flappers, ces jeunes femmes si totalement à la page, mais elle appréhende: on lui a dit que l'initiation était compliquée... C'est en soi un canular, mais que les jeunes femmes déjà initiées perpétuent en faisant très peur aux postulantes. Mais très vite, le canular passe à la vitesse supérieure: déguisée en homme, Alyce a pour mission de se rendre à un hôtel, d'y réserver la chambre 108, et d'attendre. Là, il est prévu de l'accueillir et de fêter son intronisation... Mais tout ça se goupille mal: Alyce accumule les ennuis, et par-dessus le marché se trompe de sens pour lire le message secret, demandant donc la chambre 801. Et cette chambre est réservée pour un noble de passage, le Prince Ferdinany, attendu de pied ferme par le personnel de l'hôtel et par la presse...
On voit où va le quiproquo, mais ce serait trop simple si on se contentait de confondre l'élégante jeune femme déguisée en homme, avec un prince. Non, car en plus d'une autre confusion (le prince, le vrai, va passer par tout un tas d'avanies et de vexations et bien sûr on le prendre, avec insistance, pour l jeune initiée), il y aura aussi de loufoques conséquences, notamment les petites habitudes féminines du fau prince (corset, maquillage) qui seront prises pour le dernier chic par tous les hommes de presse présents, et les mésaventures d'un journaliste minable poursuivi de sa haine par un portier d'hôtel à l'humour très modéré. En 26 minutes et sans temps morts, un film de haute volée sur un terrain qui pourrait glisser en permanence...
Dans ce qui reste une comédie très, très, très basique, un coiffeur se voit proposer une sortie crapuleuse par un copain, et réussit à se libérer malgré le contrôle ferme de son épouse... Qui voit rouge quand elle découvre le message écrit qui avait servi d'invitation. Elle va donc employer les grands moyens...
Et les grands moyens en question, c'est un déguisement, car elle va se grimer en homme pour se rendre incognito au lieu de rendez-vous, et défier son mari en duel, puis triompher haut la main. Les symboles féministes ou transgressifs du film sont beaucoup plus intéressants que son déroulement...