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31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 10:47

Bugs Bunny est poursuivi par Elmer Fudd, et trouve un trésor dans une caverne: une capsule temporelle des temps préhistoriques dans laquelle subsiste un film (!) en parfait état... Il le visionne et constate qu'il a un ancètre, un lapin à dents de sabre, qui avait la même vie et la même malice que lui...

On touche le fond du terrier? C'est mauvais, poussif, moche, mal animé (Bugs court et parle, mais sa bouche reste désespérément immobile); le design d'Elmer a considérablement changé, sa voix n'est plus la même... On accepterait je pense les gags basés sur l'anachronisme plus facilement s'ils étaient proposés dans un cadre plus maîtrisé... Mais là, c'est mission impossible: tout, aboslument tout, tombe à plat.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Bugs Bunny Animation
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 10:37

Une fois n'est pas coutume, ce court métrage (deux bobines) de comédie est Britannique, interprété par l'acteur Walter Forde, qui ambitionnait d'être la réponse Anglaise aux Américains Harold LMloyd et Charley Chase. On ne sera donc pas étonné de trouver ici du comique de situation, lié à une condition économique, et un emploi à préserver!

Et justement, Forde est l'employé d'un assureur, qui annonce à son personnel qu'une position importante est réservée à celui qui décrochera un contrat avec un client difficile à convaincre, propriétaire d'une collection de vases précieux... Dans le cours des tentatives pour placer la police d'assurance, Walter ira jusqu'à un faux cambriolage...

Forde n'est pas un acteur très engageant, mais le film est très soigné, et surtout, bien construit. Le clou du spectacle est évidemment le cambriolage, rendu plus confus et idiot par le fait qu'au moment où Forde et son complice arrivent sur les lieux de leur faux cambriolage, il se trouve qu'un authentique voleur est dans la place! On appréciera l'effort aussi pour qu'aucun vase ne tombe jamais (alors qu'on se les lance parfois d'un coin de la pièce à l'autre), et dans l'ensemble ces quelques 22 minutes sont bien enlevées...

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Published by François Massarelli - dans Muet
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 10:29

Ce film est extrait d'une série de courts métrages réalisés autour de deux cow-boyw amis et complémentaires, interprétés par Ben Corbett et Gilbert "Peewee" Holmes (Ainsi nommé en raison de sa taille: il était tout petit)...

Dans une petite ville de l'ouest, deux cow-boys sont concurrents pour le coeur d'une jeune femme, Susie Harper (Nancy Drexel); celle-ci a un ours apprivoisé qui sème la pagaille; le village se retrouve autour d'un bal costumé; enfin, une autre jeune femme tente par tous les moyens de séduire l'un des garçons mais c'est peiine perdue, car en ces temps héroïques on était impitoyable avec le physque...

Oui, ça sonne comme un catalogue désorganisé de situations un peu limites. C'est exactement ça... Et on a l'impression avec ce film grossier et mal foutu de retourner en arrière, et c'est là encore exactment ça. Très anecdotique...

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Published by François Massarelli - dans Western Muet
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 23:03

On n'attend pas forcément Dave Fleischer en réalisateur de comédies en "livre-action", lui qui si souvent porté haut, et dans des directions bien différentes de celles choisies aussi bien par Disney que Warner, l'étendard du cartoon...Mais voilà, avec ou sans son frère Max, Dave Fleischer faisait du cinéma, ce qui l'a amené à lancer longtemps avant que le succès de Betty Boop n'emporte tout sur son passage une série de comédies de slapstick, sous haute inspiration des films de Mack Sennett...

Dans ce film préservé par miracle (et parla grâce de Pathéscope, qui éditait des versions réduites en 9,5mm de films divers), on voit en effet que l'influence de la Keystone des premiers temps est très forte: l'intrigue tourne autour d'une troupe de chorus-girls qui sont dans le collimateur de la mère-la pudeur locale (Flora Finch)... Mais le fils de la dame en question en pince pour l'une des fillles de la troupe, ce qui va compliquer les choses. En prime de cette intrigue très peu originale, un bandit évadé et une troupe de policiers-pompiers vont semer un peu plus de désordre... 

Honnêtement, c'est peu concluant: ce type d'histoire qui oppose une héroïne supposée sexy, à une vieille dame forcément mal fagotée, c'est du Mack Sennett en effet, mais pas de la meilleure eau... Mais il y a un aspect qui ne trompe pas, par contre: Fleischer demande beaucoup de discipline à ses comédiens, et en particulier il les fait réagir avec une rigueur exemplaire. Mais l'effet devient plus mécanique qu'autre chose. Ce qui marche dans l'animation n'est pas forcément fait pour êytre joué par des acteurs. Sinon, le film offre un rôle en or à Flora Finch, une actrice somme toute distinguée qui a aussi bien sur briller dans la comédie que dans des films plus traditionnels. Elle s'est illustrée chez Grffith, à la Vitagraph (aux côtés de John Bunny) et à fini sa carrière dans The women de Cukor...

 

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Published by François Massarelli - dans Dave Fleischer Muet
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 22:27

Une poule, Miss Prissy se désole de ne pas être mariée ni, bien sûr, mère... Les autres locataires du poulailler la tiennent à l'écart, et on ne veut pas qu'elle s'approche des enfants. Elle tente de mettre fin à ses jours, et il se trouve que Foghorn Leghorn, le coq, la sauve... Elle tombe instantanément amoureuse de lui... Mais lui bien sûr la rejette. Le chien local, voyant un moyen de se débarrasser de son pire ennemi, concocte un plan pour faire tomber le coq dans les bras de Prissy...

Le personnage de la poule est vraiment intéressant, et visuellement assez juteux. ...ce que je dirais rarement des personnages de McKimson! Quel dommage que ce poulailler soit habité par un personnage sentencieux, aux tics verbaux insupportables, et dont je continue à ne pas comprendre le succès...

Je m'en voudrais de ne pas signaler l'épatant jeu de mots (car lamentable, admettons-le: tout bon jeu de mots est par essence lamentable) autour du riz d'une part, cet ingrédient indispensable (?) des mariages et de la blanquette, et du titre d'un des livres les plus célèbres d'Hemingway... Of Mice and Men, of course.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 22:17

Voici un film de Freleng qui ressemble furieusement à une Silly Symphony de Disney... de quoi alimenter l'idée d'une connection entre le vétéran des Looney Tunes (ou plutôt des Merrie Melodies), et l'autre firme de Burbank, dans laquelle il avait brièvement fait ses classes d'animateur. S'il fait trouver des différences entre ce film et une silly symphony, disons qu'ici, il y a un certain esprit un peu plus canaille, mais à peine, que dans les filmssouvent bien rangés des équipes de Disney. 

Mais pour le reste, cette mini-comédie musicale avec sirènes topless (mais non conforme à l'anatomie, ouf!) reste assez anecdotique, si ce n'est pas son utilisation de couleurs chatoyantes, ce que les films des unités de Leon Schlesinger expérimentaient depuis peu, ou sa gentille énergie. Et Freleng y rend hommage à Charlie Chaplin...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Friz Freleng
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 21:59

Tout est parti d'un gag anecdotique: une souris qui s'est introduite dans la vitrine d'un pâtissier, et a traversé un gateau au rhum... Sorti complètement rond, le petit animal a donc du se réveiller le lendemain avec la gueule de bois du siècle... Pour soulager ça, ayant besoin de glace, il a commis l'erreur de se tromper de boutique, et de prendre un diamant dans la vitrine d'une bijouterie... Deux policiers (dont une andouille absolue) vont s'occuper de l'affaire)...

C'est un film deChuck Jones, moins connu que d'autres, mais qui partage une qualité certaine: le réalisateur se repose ici sur une situation unique et ça l'inspire généralement, hors des sentiers battus et des personnages un peu trop récurrents. Le personnage de la souris (au fait, chez Jones, la souris, c'est tout un univers! Comment, avec son attirance pour ces petites bestioles, a-t-il fait pour rater tous ses Tom & Jerry quand il a repris les personnages?) est particulièrement attacant, et on remarque une fois de plus le talent de Jones pour camper les imbéciles... Je parle bien sûr de l'un des policiers.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
29 mars 2024 5 29 /03 /mars /2024 21:41

Daffy Duck se rend au Mexique, pour y faire du tourisme, et il commence par un petit passage dans un débit de boisson, où son premier contact avec la culture locale passe par une boisson tellement épicée, qu'il en perd connaissance... Ensuite, il se rend dans une corrida, dont il ne comprend pas les règles ("ce taurau est un nul, il a raté le toréador"); ayant vexé la bête, il est réduit à le combattre...

C'est un étrange film, une sorte d'anachronisme concernant Daffu Duck, dont les différents réalisateurs de la WB étaient en train de changer considérablement l'ADN! Pendant que McLimson l'assagissait tout en l'affadissant, Friz Freleng le transformait en un personnage falot, aigri et mesquin, alors qe Chuck Jones en faisait un éternel insatisfait, victime de la malice de Bugs Bunny notamment, ou faut protagoniste (dont le faire-valoir Porky Pig avait souvent plus de jugeotte et de valeur...)... Pas Arthur Davis qui restait relativement fidèle au taitement initial: Daffy Duck, chez lui, reste donc (sans atteindre la folie manifestée chez Tex Avery, Frank Tashlin et Bob Clampett) un personnage fou, parfois furieux, souvent incontrôlable et dont la mesquinerie n'est qu'une manifestation de son hyperactivité...

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Arthur Davis Looney Tunes Animation
23 mars 2024 6 23 /03 /mars /2024 23:31

Glenn Tryon apprend à conduire et décide de louer une Ford avant de retrouver sa petite amie (Blanche Mehaffey). Il se rend donc dans un garage qui met des voitures à la disposition des clients, dont le patron est Noah Young... Tryon récupère Blanche et arrivera ce qui doit arriver à toute Ford T dans le studio de Hal Roach dans les années 20...

Glenn Tryon n'a jamais vraiment percé dans les crts métrages d'une et deux bobines qu'il a tourné chez Roach, il a fallu attendre qu'il passe chez Universal pour se faire remarquer... Un peu: par exemple dans le formidable Lonesome de Paul Fejos. Un film de long métrage qui rejoint au moins celui-ci sur un point, le personnage principal est un Monsieur Tout-le-monde, qui n'aspire pas comme le ferait Harold Lloyd à beaucoup mieu et l'obtient encore moins, ou qui nest pas déjà arrivé comme souvent Charley Chase, qui a souvent joué les numéros deux dans ses courts métrages!

Mais Tryon avait quand même un tempérament comique, et plus qu'un visage, il avait une trogne. On comprend qu'il ait été tentant de vouloir construire un univers burlesque autour de lui!

Mais pour ce qui est de la Ford T, c'est sans appel, elle finira en poussière, comme dans les films de Laurel et Hardy... C'était fatal.

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Muet
23 mars 2024 6 23 /03 /mars /2024 18:30

Une sauterelle saute, saute, saute... Et dans on indolence repère deux oiseaux qui la regardent. Elle décide de s'en amuser...

Le titre est un abominable jeu de mot entre une phrase à l'impératif contenant trois versions de l'action de sauter, et le mot chump qui désignerait ce qu'en français un rien surranné on appelait une andouille... Voir à ce sujet le film de Laurel et Hardy, A chump at Oxford.

C'est un film dans lequel Friz Freleng raffine son système, d'opposer une victime potentielle qui aura toujours le dessus sur des prédateurs trop malchanceux (Sylvester), bêtes (Yosemite Sam), ou disons, "différents". Ici, c'est plutôt la dernière version, avec deux corbeaux qui, sans vraiment de bonne raison d'ailleurs, font furieusment penser à Laurel et Hardy, en poarticulier ce dernier, dont la façon de parler est souvent subtilement parodiée...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation