Ce long métrage montre, en sept chapitres, un petit historique des avancées de la science en matière de connaissances de la physique élémentaire, et des forces de la nature. Le titre peut se traduire assez aisément par Les merveilles de la création...
Hanns-Walter Kornblum avait déjà réalisé un film du même genre, consacré à la théorie de la relativité d'Einstein, en 1922, qui est aujourd'hui quasiment intégralement perdu: Die Grundlagen der Einstein-Relativitäts Theorie. Il y avait expérimenté, de façon gourmande j'imagine, un mélange rigoureux et très esthétique d'animation, d'effets spéciaux, avec des planètes en volume et des maquettes très "lisibles", et de prises de vues réelles, sensées illustrer le propos...
Le film se situerait presque du côté de la science-fiction, quand il essaie de nous entrainer avec lui vers Mars! Le ton est surprenant, le film d'une grande beauté plastique, et parfois, notamment les scènes qui représentent (et expliquent) la gravité, vous laisse sans voix! Et tout cela ne manque en prime pas d'humour, convoquant même Gulliver chez les Lilliputiens...
Un petit film (deux bobines), mélange d'animation et d'ingénierie assez efficace, montre au spectateur les traces de la théorie de la relativité d'Einstein, et tente d'en expliquer les contours à partir d'exemples concrets, pris dans les technologies en vigueur en 1923.
Les Fleischer étaient des touche-à-tout, et non seulement bien sûr ils ont appliqué leur talent pour l'animation, avec les résultats que l'on sait, mais ils ont aussi tenté (san trop insister) l'aventure du court métrage burlesque. Ils ont aussi, comme en témoigne ce film, tenté une approche de la vulgarisation scientifique par le cinéma...
Disons que cette fois, ils n'ont sans doute pas été si inspirés que ça, puisqu'une partie de ce film est en fait une réappropriation par Dave Flesicher, de matériel tiré d'un film allemand, Die Grundlagen der Einstein-Relativitäts Theorie (également connu sous le titre de Einstein Film) réalisé par le specialiste de la vulgarisation scientifique, Hanns Walter Kornblum. Impossible de savoir, à l'heure actuelle, ce qui est importé de ce long métrage, ou s'il n'a été qu'une vague inspiration...
Kihachi (Takeshi Sakamoto) et Jiro (Den Obinata) sont deux amis, des ouvriers d'une distillerie. Kihachi vit avec son fils, Tomio, qui est probablement plus mûr que lui! Les deux amis rencontrent une jeune femme, Harue (Nobuko Fushimi), et commencent donc à développer une rivalité amoureuse. Si Kihach a tendance à jouer à fond la carte du père célibataire, il se le voit aussi beaucoup reprocher...
Le personnage de Kihachi reviendra dans un certain nombre des dernières comédies muettes d'Ozu, interprétées par le même acteur. Le metteur en scène, qui a pourtant toujours été assez versatile dans cette période, commence à stabiliser son art autour de la comédie familiale, douce-amère, et le personnage bourru, mal dégrossi, même vulgaire (il préfigure presque le paysan devenu soit-disant amouraï par dépit, incarné par Toshiro Mifune dans Les sept Samouraïs de Kurosawa...) incarne parfaitement son idéal comique: un personnage de rustre, interdit de sophistication, mais pour lequel la famille est la plus importante chose du monde, et son fils en est le centre...
Mais la comédie, justement, est saupoudrée dans le film, grâce évidemment au comportement grossier mais lunaire de Kahichi, qui est assez clairement inspiré de Chaplin; et Ozu multiplie les gags, comme ces merveilleuses séquences au début du film, qui nous montre des contagions de comportements (un type d'humour qu'adoraient Chaplin, Stan Laurel et Jacques Tati): trois amis pendant une soirée théâtrale se refilent un porte-monnaire vide comme un sparadrap dont on n'arrive pas à se débarrasser, puis l'un d'entre eux, qui se gratte en permanence, semble semer ses bestioles à toute l'assemblée!
La vie de Daniel Kim, un Californien qui vient de perdre son épouse, est bouleversée: sa fille Margot ne répond plus. Perturbée par la perte de sa mère, la jeune fille vient en plus d'intégrer le lycée. Mais un jour elle ne revient pas, et son père qui s'inquiète va mettre à son service toutes les ressources de l'infirmatique et des technologies de communication... et apprendre des choses bien perturbantes.
C'est, paraît-il, un genre à part entière: un film qui est fait à partir d'images qui sont autant de captures d'écrans... Tout se passe sur un écran d'ordinateur en quelque sorte, et non seulement c'est étouffant, mais je suppose qu'il y a une intention derrière ce choix. Je le suppose, car au final, une fois la fin bien sage (et bien évidemment située derrière une pirouette du plus haut ridicule) du film, on en viendrait presque à croire que toutça n'a servi à rien. Mais bon, ce père prêt à hacker la terre entière me semble quand même un peu malsain, non?
Un film qui est à la fois une prouesse de montage, et... rigoureusement creux, inutile, et oubliable. J'ai déjà oublié.
Le film majeur d'Ozu, en cette année 1933, est sans doute le plus représentatif des qualités, du style et peut-être aussi des limitations, largement liées à la censure Japonaise, des films muets du metteur en scène...
Sa fascination du film de gangsters, clairement, est le plus important aspect de son amour du cinéma américain, et ce n'a jamais été aussi évident que dans ce film, situé dans un Tokyo contemporain (pour l'époque du tournage évidemment), entre le monde de la journée (le travail des employés de bureau, dont la secrétaire Tokiko interprétée par Kinuyo Tanaka), et le monde de la nuit, qui est dominé par la pègre, et notamment Joji (Joji Oka), un chef de gang: c'est le petit ami de Tokiko, et s'il est évident qu'il est le leader d'un groupe de malfaiteurs, il dirige aussi un club de boxe. On le verra peu dans l'action d'un gangster: il fait attendre la dernière bobine pour le voir en action...
L'intrigue tourne autour de la jalousie de Tokiko, qui surveille de près son Joji, peu enclin à se modérer quand il croise une jolie fille. Lorsque Joji engage un étudiant, Hiroshi (Koji Mitsui), la soeur de celui-ci, une jeune femme très comme il faut Kazuko (Sumiko Mizukubo) l'attire de façon évidente... Tokiko, elle même à cheval entre les deux mondes, est tiraillée entre sa sympathie pour le sacrifice de Kazuko qui voit son frère glisser vers la criminalité, et sa jalousie à l'égard de la jeune femme...
Une bonne part du film se situe dans les bars, les clubs de billard et les clubs de boxe et bien sûr la nuit. On y verra un monde dont les traditions du Japon semblent absentes, et les vêtements, les attitudes, le décor (les affiches de films occidentaux sont partout, comme d'habitude), tout renvoie à une image sublimée d'une certaine idée du cinéma occidental... A côté, Kazuko, avec ses kimonos, incarne un type de personnage courant chez Ozu à cette époque, la jeune femme virginale et effacée derrière un homme, ici en l'occurrence ce sera son frère...
C'est par ce dernier, décidément une erreur de casting pour le gangster Joji, que le film se précipitera dans une action criminelle, d'une part, et c'ets aussi lui qui révélera qui et le centre de ce film, en l'occurrence Tokiko, une figure tragique pour son amour sans fin.
Totalemet irréaliste, probablement, inspiré d'une vision du monde située clairement uniquement dans l'esprit de son metteur en scène (un peu à la façon décalée dont Sergio Leone voyait la conquête de l'ouest dans ses westerns), le film est aussi très différent de son cinéma austère des années 50, avec des idées stylistiques constantes, des angles de caméra notables, des mouvements de caméra aussi, qui renvoient une fois de plus à ce cinéma de 1927/ 1928 dont le cinéaste s'abreuvait...
Et une fois de plus, Ozu questionne ici les valeurs Japonaises traditionnelles, à travers ces personnages de femmes qui doivent choisir entre deux voies contradictoires, ces gangsters à l'Américaine qui passent finalement plus de temps à paraître être des gangsters, qu'à commettre de mauvaises actions... Fasciné, il oppose le cheminement à petits pas de Kazuko, et les robes élégantes de Tokiko, mais ce sont deux femmes Japonaises, prises au piège des hommes et de leur morale conquérante, qu'ils soient gangsters, étudiants... ou chef d'entreprise.
C'est le début de l'année au lycée John Hughes, en Californie du Sud: les lycéens arrivent et développent leurs stratégies pour l'année... Priscilla, cheerleader, se sépare de son petit ami pour se laisser séduire par un type très bizarre; Janey, qui a des lunettes, est donc officiellement moche, et comme elle aime les arts, elle est officiellement bizarre aussi... Mais étant secrètement belle (elle peut très bien enlever ses lunettes), elle va faire l'objet d'un étrange pari entre deux garçons; les garçons se divisent en deux catégories: les losers d'un côté, et les néandertaliens: riches, sportifs, avec un QI d'huître... Enfin les juniors vont tout faire pour perdre leur virginité...
C'est une parodie. Je le dis, des fois que... Mais il faudrait avoir le QI d'un Jock moyen pour ne pas s'en rendre compte, puisque le film le signale tout le temps... C'est son pire défaut d'ailleurs: si je trouve très saine la capacité qu'a le cinéma américain à se moquer de lui-même (voir à ce sujet les films des Zucker et Abraham), le fait est qu'il semble interdit de le faire en soignant sa copie... j'ai horreur de mettre en avant "notre" cinématographie nationale, qui est souvent indigente (surtout en matière de comédie) quand on la compare aux films américains, mais cette fois comment l'éviter? Michel Hazanavicius a tout compris de la parodie, quitte d'ailleurs à avoir plutôt recours au pastiche: subtil, léger, profond... Ici, ce n'est pas subtil, mais alors pas du tout; ce n'est jamais léger, puisque les personnages parlent souvent en méta: comment voulez-vous rendre léger un dialogue dans lequel le personnage dira "je vais dire 'Damn!', car je suis un lycéen Afro-Américain, et c'est ma fonction de ne dire que ça"?
Et au-delà du fait qu'on rit parfois (la première scène, qui est sans doute la toute meilleure du film), et qu'il y a un certain nombre (impressionnant du reste) d'allusions et clins d'yeux au genre de la comédie lycéenne (le nom du lycée, ou encore la boutique Spicoli aperçue en ville), d'ailleurs remontant parfois près de vingt années en arrière (ce qu'on ne ferait plus dans notre monde amnésique), le film se vautre occasionnellement dans l'exploitation pure et simple... Le fait d'imaginer une étudiante d'un échange culturel, naturiste, et qui donc est nue du matin au soir, permet effectivement sans aucune gène aux auteurs d'avoir une actrice nue dans toutes ses scènes... L'introduction de l'inceste militant chez certains personnages est un facteur de grincement de dents extrême... Et si on observe bien de quelle façon les films présentent les codes de fonctionnement d'un lycée Américains, les catégories (filles belles/filles moches, minorités, "geeks", "jocks", etc) il n'en reste pas moins que le constat relève surtout d'une observation des réalités de toute une société. Si ces films ont tendance à être si manichéens, c'est que l'école Américaine l'est, justement...
Et comme le titre français (qui n'y va pas de main morte, ça non: Sex Academy) semble avoir gommé toute prétention de parodie, je me demande si les spectateurs d'aujourd'hui sont conscients de cet aspect... Bref: je n'aurais jamais imaginé le dire ou l'écrire, mais finalement, ce film est bien moins intéressant que certains des films du genre qu'il parodie. Je pense bien sûr à Fast times at Ridgemont high (qui en est probablement le prototype), voire à Eurotrip (qui prend les choses frontalement, même si avec un humour franchement balourd... mais totalement assumé)...
Sorti en février 1918, c'est un cas d'école: un film de guerre, certes patriotique et réalisé puis sorti alors même que les conflits faisaient rage, c'est donc assurément l'un des premiers films d'un genre nouveau, ceux qui depuis ls Etats-Unis, observaient les combats sur les fronts Européens, et dans des intrigues plus ou moins mélodramatiques, opposaient d'un côté les alliés, principalement les Américains bien entendu, et de l'autre les Allemands... Un genre à part entière, dont font partie des films comme Hearts of the world de Griffith, The hearts of humanity d'Allen Holubar, mais aussi sorti plus tardivement, The four horsemen of the Apocalypse, de Rex Ingram. Tous ces films ont en commun une vision férocement binaire, dans laquelle les Allemands sont présentés comme des monstres...
Ici, le point de vue est celui d'une famille Américaine, dont le fils est parti se battre parce que l'attraction et le glamour des marines l'avaient attiré... Les parents, inquiets, voient partir un garçon immature, qui ne croit pas en Dieu, et a une attitude de dédain pour les classes qu'il considère comme inférieures. C'est lui, le non-croyant du titre... Mais le front, nous dit un intertitre, c'est la forge dans laquelle on va tester un homme... Sur le front en Belgique, il va se conduire en héros, constater que la fraternité ignore les classes, et apprendre à croire en des valeurs plus importantes que celles qui l'ont jusqu'à présent motivé...
En même temps, nous verrons dans le film les exactions de certains officiers Allemands, dont Erich Von Stroheim dans son premier rôle du genre: un sadique, attaché à son décorum, et qui exige d'un peloton d'exécution réticent et dégoûté l'assassinat pur et simple d'une grand-mère et de son petit-fils... Quand le héros se réveille sur un lit d'hôpital, et constate que le lit à côté de lui est occupé par un Allemand, il s'emporte... avant de constater que le soldat n'est finalement qu'un homme blessé qui a peur de la mort. D'ailleurs, dans le prologue du film, le jardinier d'origine Allemande, qui vient d'apprendre la mort de son fils sur le front, est confronté par la mère du héros.
Bref: ce film tranche particulièrement sur l'absurde sentiment cocardier et chauvin des autres films de la même période. Il est riche, et jamis excessivement démonstratif. Le metteur en scène (qui n'est pas n'importe qui, même s'il a parfois été amené à tourner n'importe quoi, c'est le paradoxe du système des studios) s'est même plu à utiliser de façon innovante le montage ultra-rapide lors de la scène de l'exécution mentionnée plus haut. Gance n'a pourtant tourné ni j'accuse, ni La roue, dont les sorties Américaines seront relativement condidentielles, de toute façon. Ce film de grande qualité, avec bien sûr un esprit exalté, bien typique d'un film de la décennie qui a vu les sorties de Civilization, Intolerance et Joan the Woman, est sans doute le dernier film sorti par Edison, qui s'est lassé de faire du cinéma.
Dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
Bon, c'est fortement sympathique, et ça ne dure que 80 minutes... Mais ces 80 minutes sont souvent par trop démonstratives, et répétitives... Ce n'est pas de l'ironie. Cette agitation dans un bocal irrite parfois. La musique très 2022 est répugnante (je sais, cela va sans dire), le montage parfois horripilant...
Mais dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
Bon, c'est fortement sympathique, et ça ne dure que 80 minutes... Mais ces 80 minutes sont souvent par trop démonstratives, et répétitives... Ce n'est pas de l'ironie. Cette agitation dans un bocal irrite parfois. La musique très 2022 est répugnante (je sais, cela va sans dire), le montage parfois horripilant...
D'autant plus que dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
Bon, c'est fortement sympathique, et ça ne dure que 80 minutes... Mais ces 80 minutes sont souvent par trop démonstratives, et répétitives... Ce n'est pas de l'ironie. Cette agitation dans un bocal irrite parfois. La musique très 2022 est répugnante (je sais, cela va sans dire), le montage parfois horripilant...
Ajoutons que dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
si vous lisez encore, sachez que dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
Bon, c'est fortement sympathique, et ça ne dure que 80 minutes... Mais ces 80 minutes sont souvent par trop démonstratives, et répétitives... Ce n'est pas de l'ironie. Cette agitation dans un bocal irrite parfois. La musique très 2022 est répugnante (je sais, cela va sans dire), le montage parfois horripilant...
Je ne m'en lasse pas, donc dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
Bon, c'est fortement sympathique, et ça ne dure que 80 minutes... Mais ces 80 minutes sont souvent par trop démonstratives, et répétitives... Ce n'est pas de l'ironie. Cette agitation dans un bocal irrite parfois. La musique très 2022 est répugnante (je sais, cela va sans dire), le montage parfois horripilant...
Encore? Dans un petit bureau de publicité, c'est lundi matin et les employés ont passé la nuit sur place: c'est qu'il y a une commande à honorer, et ce n'est pas facile. Les incidents insignifiants vont se succéder toute la semaine, un pigeon qui se prend la fenêtre, une panne de courant, et la plus dynamique des employés qui prend un taxi, pour se rendre à un rendez-vous, mais le taxi a un accident.
La jeune femme en question, Akemi Yoshikawa, est en plein chamboulement: son travail lui prend beaucoup de temps et elle a du mal à le concilier avec une vie sentimental en pleine crise. Et elle s'apprête à accepter une offre prestigieuse de travail pour une autre compagnie... Elle aura du mal à se faire à l'idée, quand on la lui soumet, qu'elle est comme les autres employés, coincée dans une boucle temporelle. La semaine se répète à l'infini. Les deux employés qui l'ont repéré se basent sur l'incident du pigeon. La nouvelle se répand, et les liens se créent entre les membres de l'équipe...
C'est une idée maline, exploitée occasionnellement avec bonheur: Groundhog days d'Harold Ramis est un exemple exceptionnel bien sûr, mais il y a aussi un épisode intrigant de X-Files, Palm Springs de Max Barbakow, qui tentaient tous de trouver de nouvelles idées...
Ici, ce qui frappe c'est l'idée que la boucle temporelle est aussi liée à un endroit dont les héros ont bien du mal à partir. Non qu'ils en aient l'impossibilité matérielle, ou l'impossibilité physique (un argument de Palm Springs), mais tout simplement ils ont un travail à accomplir, qui justement les éloigne leur domicile... Même Seiko, la secrétaire du patron, et le patron lui-même, qui tous deux rentrent chez eux durant la semaine, sont pris dans la boucle.
La solution viendra des employés eux-mêmes, qui s'évertueront à mettre la semaine à profit pour trouver un moyen de s'échapper. La solution viendra de l'art: la fiction, à travers un mystérieux manga inachevé...
Bon, c'est fortement sympathique, et ça ne dure que 80 minutes... Mais ces 80 minutes sont souvent par trop démonstratives, et répétitives... Ce n'est pas de l'ironie. Cette agitation dans un bocal irrite parfois. La musique très 2022 est répugnante (je sais, cela va sans dire), le montage parfois horripilant...
Il y a souvent eu, au cinéma, des compagnies qui se consacraient à des films qui présentaient des histoires interprétées par des enfants, quelques décennies avant l'étrange Bugsy Malone... Les deux frères Sidney et Chester Franklin étaient justement à la tête d'une petite structure qui produisait des courts métrages de ce genre, généralement en deux bobines, j'ai vu passer un Aladdin qui était basé sur ce principe. Le public visé était bien sûr les enfants eux-mêmes...
Madeline Brandeis a créé à Chicago une petite compagnie entièrement dédiée à ce genre de production, avec des différences notables: d'une part elle était l'autrice complète, inventant des contes, qu'elle publiait sous forme de romans; ensuite, elle faisait du cinéma dans un cadre amateur: le film a survécu en 16mm, probablement parce qu'il avait été produit dans ce format un peu plus démocratique...
C'est, on s'en doute, plus une curiosité qu'autre chose. L'excès n'est pas le moindre de es défauts, et l'abondance d'intertitres qui accompagnent la chose, tend à trahir une obsession littéraire qui prend toute la place. Mais on voit ici deux choses: d'une part, une réappropration de nombreuses techniques narrayives cinématographiques qui résument à elles seules les apports des années 10: utilisation de caches, ombres, silhouettes, et à quelques reprises, un mouvement de caméra qui nous fera penser à Cabiria et à Griffith. D'où une deuxième chose à dire: Madame Brandeis aimait profondément le cinéma, et ça se voit...
A noter que si la tentation de vouloir faire jouer des enfants a toujours existé, on a eu aussi droit dans les années 20 à... des films joué par des animaux, vivants je le précise, par opposition aux marionnettes de Starewicz... Une autre paire de manches.
Le cinéma selon Edison professait un besoin d'élévation des masses... Une tendance qui évidemment ne transparaissai pas trop dans les années 10, comparée à l'écrasante part de la fiction d'évasion, dans tous les genres possibles... Mais ce film montre qu'il était encore possible d'attendre d'Edison des films didactiques autant qu'intéressants...
Il y est question de tuberculose, qui rappelons le est à cette période une grave menace de santé, sociale avant tout. Trois personnes, liées par l'intrigue contractent la maladie, et ont des comportements différents: deux survivront, mais le troisième qui ne cherchera aucune aide (d'où le titre) mourra...
De toutes les maladies importantes, le cinéma, surtout à cette époque a toujours privilégié la tuberculose... Pas que le cinéma d'ailleurs: La bohême, par exemple... ou bien sûr LaDame aux Camélias nous en montrent l'exemple. Les films Edison se font souvent l'écho à cette époque des ravages d'une épidémie qui touche en particulier les pauvres. Une maladie, qui d'une certaine façon pouvait devenir l'étendard d'une réfprme sociale à part entière, voire permettre d'alerter sur d'autres fronts. De fait, les maladies vénériennes faisaient aussi des ravages à l'époque! Mais en parler dans un film... hum!