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23 juillet 2026 4 23 /07 /juillet /2026 11:46

Letty Lynton, une jeune Américaine (Joan Crawford) réside en Amérique du Sud, et peine à quitter son amant Emile Renaul (Nils Asther). Sa seule solution est de partir et de quitter le pays... Elle embarque en compagnie de sa fidèle domestique Miranda (Louise Closser Hale), direction New York... Sans savoir qu'Emile l'a suivie et s'est, lui aussi, embarqué. Sur le bateau elle rencontre Jerry Darrow (Robert Montgomery), un riche héritier, et c'est le coup de foudre... Mais à l'arrivée, elle croise Emile...

Pour commencer, situons les choses, car on dit beaucoup de bêtises sur ce film: non, il n'a pas été censuré pendant 90 ans! Il a fait l'objet d'un procès en plagiat. Le script du film, bien que tiré d'un roman de Marie Belloc Lowndes (The Lodger, c'est à l'origine un de ses romans), était jugé trop proche de l'argument de la pièce Dishonored lady (1930) d'Edward Sheldon et Margaret Ayer Barnes. Un tribunal a fini par trancher en 1936 que le film devait être interdit de diffusion pendant 9 décennies... La sortie cette année d'un blu-ray d'une très belle copie restaurée chez Warner Archive est donc la fin d'un tunnel judiciaire embarrassant, et non comme on le dit parfois la restitution d'un film perdu. Il n'était pas perdu, il était rangé...

C'est un "véhicule" pour Joan Crawford, soit un film entièrement taillé à sa mesure et sa démesure, celle d'une actrice concurrente de Greta Garbo, dont les rôles étaient souvent l'occasion de composer des personnages de jeunes femmes de la classe ouvrière qui pouvaient s'élever par les rencontres avec les hommes. Dans Rain, de Lewis Milestone, elle allait d'ailleurs jusqu'à incarner une prostituée.

Ce n'est absolument pas le cas ici, mais omme souvent dans les films de Clarence Brown, le sous-texte est là et bien là. Il était très fort pour montrer avec une incroyable élégance des situations dont les coulisses étaient totlement scabreuses... On sait que Emile "tient" Letty en son pouvoir, sans pour autant savoir exactement de quelle manière il pourrait bien la faire chanter le moment venu... C'est un odieux personnage, qui est capable de lui dire "Tu ne me quittes pas, c'est moi qui te dis quand tu peux partir"... Nils Asther le joue avec toute l'onctuosité du parfait hypocrite... de cinéma! A côté, Robert Montgomery est un parfait Américain moyen, sain et plein d'humour.

Reste que le film, sous ses dehors élégants (et bien sûr, comme c'est souligné un peu partout, le costumier Adrian a particulièrement soigné la garde-robe de la star, voir la photo), est quand même consacré à de bien vilaines turpitudes. La possession sexuelle de Letty Lynton par Emile va aller jusqu'à un meurtre...

Pour finir, c'est amusant de constater les parallèles entre ce film maudit et le film pré-code mineur Mandalay de Michael Curtiz, avec Kay Francis hantée par le malfrat Ricardo Cortez, qui la suivait jusque sur un bateau...

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Published by François Massarelli - dans Clarence Brown Pre-code
19 juillet 2026 7 19 /07 /juillet /2026 16:45

Mickey Grogan (Frankie Darro) a beau navoir que neuf ans, les responsabilités s'accumulent: pour commencer, il lui faut veiller sur la petite Susan (Lassie Lou Lahern), comme lui une enfant des rues. Le principal risque qu'ils courent est de tomber dans les pattes d'un des sbires de la protection de l'enfance, qui recueillent les enfants pour les mettre dans des "institooshuns"! Il fait la rencontre d'une jeune femme, Winnie (Jobyna Ralston), qui travaille comme secrétaire, et le recueille. Il rencontre aussi Jeffrey (Carrol Nye), un architecte au chômage parce qu'il perd la vue... Il va agir en bonne fée autour de tous ces personnages, en particulier quand un affreux, le contremaître Al Nevers (William Scott), va décider que Winnie est pour lui et pour personne d'autre...

Ne nous méprenons pas: ce film n'est pas un conte pour enfant, même s'il obéit à certaines lois du genre (en les pervertissant: Mickey n'est pas, ici, la personne à sauver, mais bien le bon génie dont les initiatives seront appréciées de tous, enfants comme adultes!). Mieux: c'est un film pour les grands dont les héros sont des petits! Car Winnie, "working girl" (un rôle qui tranche sérieusement dans la filmographie de Jobyna Ralston, plus habituée à jouer les sages jeunes femmes évanescentes et les jeunes héritières), vit seule et se débrouille, mais elle doit aussi se défendre contre les tentations des hommes autour d'elle.

L'énergie des enfants dans ce film est fantastique et communicative. Ce sont tous des enfants de la balle comme en témoigne une formidable scène de danse, dans la rue, jouée par Darro, la petite Lassie Lou, et d'autres de leurs congénères... Et dès le départ, le film s'attache à eux en nous montrant l'improbable rencontre de Susan avec Mickey, sur un terrain vague, où d'emblée ils affichent une complicité qui passepar une saine et rigolote chamaillerie. Darro n'est pas un inconnu pour ceux qui aiment le cinéma classique: une fois adulte, il allait devenir un acteur secondaire important, ainsi que doublure voix et cascadeur. On l'a vu en éternel adolescent (sa petite taille et son visage lui ont permis de tricher assez longtemps sur son âge à l'écran) l'ont souvent conduit à jouer auprès de stars de la Warner dans les années 30, à commencer par James Cagney! Et il est intéressant de comparer ce film avec Wild Boys of the Road, de William Wellman, où Darro jouerait une version "vieillie" de son personnage de petit vagabond.

Quant à Jobyna Ralston, elle est une fois de plus excellente, et solaire. Ce n'est sans doute pas le meilleur film de tous les temps, mais il est sain de se dire qu'un film même mineur (produit par F.B.O., un petit studio qui s'affiche même avec humour dans une scène: on y voit une affiche géante d'une production maison avec Virginia Valli... et Frankie Darro) ait pu survivre et arriver jusqu'à nous, restauré et complet.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1927 ** Jobyna Ralston
15 juillet 2026 3 15 /07 /juillet /2026 23:00

Gustave Flaubert (James Mason) comparait devant une cour de justice, pour avoir, par la parution de son roman Madame Bovary, atteint aux bonnes moeurs... On lui donne la parole. Afin de prouver ses intentions, il remonte jusqu'au début de l'intrigue, on fait donc la connaissance, en Normandie, de la jeune Emma Rouaut (Jennifer Jones) au moment où elle rencontre le jeune docteur Charles Bovary (Van Heflin) venu soigner son père. Puis ils se marient, et c'est la désillusion pour la jeune femme éprise de romantisme, et elle va s'abîmer dans deux adultères avec des hommes qui ne l'auront pas aimée... 

On n'attendait sans doute pas Vincente Minnelli, en 1949, soit l'auteur des comédies musicales Yolanda and the thief, The pirate, Meet me in St Louis, et Cabin in the sky, pour un tel film... Nous savons maintenant, au vu de son oeuvre globale, et de la splendeur de ses mélodrames, à quel point c'était pertinent, et même par bien des aspects novateur... Minnelli, d'emblée, utilise l'idée d'inscrire ladaptation du roman dans la narration de Gustave Flaubert lui-même, qui après tout a d'une phrase célèbre admis le lien avec son héroïne! L'ironie de Flaubert infuse, sans jamais pousser le spectateur à mépriser le personnage. Et la narration, jamais intrusive, permet de faire passer des éléments essentiels du roman (le romantisme enfantin de l'héroïne, le manque cruel d'envergure de son mari), d'une façon très efficace. Le metteur en scène, chorégraphe toujours, a su aussi d'une façon impressionnante jongler vec les points de vue: car dans ses films, aucun protagoniste ne l'emporte jamais, les personnages ont, tous, leur importance. Cela ait de lui un candidat plus qu'adéquat pour s'attaquer à un tel roman...

L'insuccès du film, qui est pourtant si soigné, n'est sans doute ps si étonnant. La noirceur de l'intrigue, le destin tragique du personnage, le choix délibéré de ne pas édulcorer la mort si absurdément sombre d'Emma Bovary, la complexité psychologique (en aucun cas il ne s'agit ici de diaboliser ou simplifier Emma, ni de représenter Charles comme un benêt, ou un simple d'esprit manipulé), l'absence de vraie romance (le seul homme à avoir aimé Emma est celui qui l'a le moins comprise)... C'étaitsans doute trop pour le public d'après-guerre... N'empêche, les acteurs sont tous excellents, même Jennifer Jones, loin de son mentor. La mise en scène, virevoltante, est étonnante d'invention, et les décors, costumes, la photographie et la musique de Miklos Rozsa sont égalment splendides.

J'ai parlé des aspects pratiques d'avoir encadré le film dans des moments du procès, justifiant ainsi la narration. C'est aussi un moyen, certes malin, de s'approprier un roman réputé (à juste titre) difficile à adapter. Le génie littéraire de Flaubert passe ici par un filtre intéressant, le film se permettant d'intégrer son auteur et de lui rendre hommage. Le déroulant final (chantant ses louanges), au vu du flop du film, résonne aujourd'hui assez ironiquement... Sans pour autant enlever sa beauté au film.

C'était le neuvième film de Minnelli, plus connu pour ses comédies musicales. C'est aussi son troisième film grave, après The clock (Comédie, oui, ...mais aux accents dramatiques), et Undercurrent (film noir). Ce ne serait définitivement pas son dernier.

 

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Published by François Massarelli - dans Vincente Minnelli
13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 11:38

En 1922, ce court métrage promotionnel entendait donner à voir à travers quelques exemples de productions en cours, l'état des lieux du studio le plus important du moment... C'est simple, et c'est aussi remarquable: plutôt que de se contenter d'enchainer les extraits de films, le court métrage tourne autour et livre quelques séquences gags en rapport (Blood and sand) ou pas, avec des films en cours de tournage.

Ici ou là, les acteurs et metteurs en scène se sont prêtés assez facilement au jeu, avec une évidente bonne humeur... L'occasion de voir un certain nombre de stars, qui étaient la fierté du studio (Wallace Reid, Gloria Swanson, Rudolf Valentino, Dorothy Dalton, sont tous parmi les invités qui cabotinent - avec retenue - devant la caméra); l'occasion aussi de pomouvoir les metteurs en scène, on verra d'ailleurs Sam Wood, George Fitzmaurice, William de Mille et bien sûr le petit frère de ce dernier...

L'heure était à la promotion, bien sûr... Mais aussi le studio se mobilisait pour préparer l'après: c'est qu'après le scandale de l'affaire Arbuckle (le comédien, accusé à tort de viol, faisait partie des acteurs en contrat au studio), sans doute fallait-il détourner l'attention. En tout cas ce film plein de bonne humeur a eu une impressionnante descendance...

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Published by François Massarelli - dans Muet Rudolf Valentino Gloria Swanson
13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 08:34

La construction d'une niche: l'un des avantages de faire intervenir un protagoniste extérieur dans un court métrage de Tom & Jerry, est qu'on se retrouve avec une mission à accomplir... Qui s'avère évidemment impossible. Ici, Spike aura bien du mal, en raison de l'envahissante et permanente lutte entre Tom et Jerry, à terminer son travail. Mais fondamentalement, le sentiment est que ça aurait très bien pu se passer sans heurts, comme une sorte de routine entre voisins...

C'est bien sûr d'une architecture tranquillement croissante, les violences entre le chien et le chat devenant de plus en plus importantes au fur et à mesure. Avec le chien Spike, Hanna et Barbera avaient trouvé un antagoniste formidable pour Tom, et pour cause: il fait immédiatement partie de son univers... Et on remarquera l'abnégation du chien, qui s'acharne avec plus d'inventivité que de désespoir.

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 08:21

Dans le Pacifique, le commandant du bateau S.S. Aloha prévient son équipage, réduit à un membre, la mascotte Tom, que s'il venait à subsister une souris, une seule sur le bateau, il serait jeté à la mer... Et c'est le moment que choisit Jerry pour se montrer. 

C'est plaisant, la rivalité transposée sur un navire change un peu la donne sans trop bouleverser l'univers de Tom et Jerry. Ce dernier est l'élément pertubateur, bien sûr, mais il garde une espièglerie manifeste. Pourtant de nombreux gags au début le montrent en échec. Sinon, sa motivation est claire, il a fait une croisière pour se rendre sur une $ile paradisiaque, le cliché des années 50!

A noter: les films mettant en scène Tom et Jerry en mer sont finalement assez peu nombreux. Mais y a aussi les aventures à la plage (Salt water tabby et la fin de Southbound duckling), sous l'eau (The cat and the mermouse) ou encore une recréation loufoque de l'aventure de Robinson Crusoe (His mouse friday)

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
12 juillet 2026 7 12 /07 /juillet /2026 21:47

Pour commencer, on pourrait prendre la plus légère des deux options, et dire que tout a commencé par un gâteau, un de ces gâteaux trop beaux pour être vrais, que Stephen Neale (Ray Milland), un brave homme qui sort tout juste d'un sanatorium, a gagné lors d'un jeu organisé à une fête de village. Il s'était rendu là en attendant un train, et ça ne lui a rapporté que des ennuis. Pourtant à le voir déambuler au milieu des gens, petits et grands, qui se retrouvent pour une aimable petite soirée festive de charité, il ressemble au plus heureux des hommes...

Sauf qu'il y a une autre option, plus lourde et plus riche en analyses de toutes sortes... M. Neale sort en effet de deux années de repos, mais c'était aux frais de l'état, suite à un drame auquel il a participé bien malgré lui: marié à une femme atteinte d'une maladie grave, il n'a pas pu l'empêcher de se tuer, avec le poison qu'il avait lui-même stocké au cas où... C'est un coupable, déjà jugé, et déjà condamné... Par lui même. Il est autant un de ces hommes au destin tourmenté qu'affectionnait Fritz Lang, qu'un parfait candidat à la rédemption...

Et c'est la guerre, et en Grande-Bretagne, le blitz fait rage et avec lui, ses soudaines alertes, ses abris. Et ses espions, bien sûr: Neale, qui vient de se reposer deux années, ne sait pas qu'en se contentant de répondre à des questions que des gens un peu trop polis pour être honnêtes lui posaient, il allait mettre les pieds dans un panier de crabes qui trafiquent des secrets du haut-commandement pour les transmettre aux nazis. 

Comme dans tous les films de Lang, la mise en scène, menée tambour battant, et à hauteur de point de vue d'homme naïf, passe par des signes en tous genres et des étranges contrefaçons: un gâteau qui contient des microfilms, des vestes minées, une valise de livres qui est une bombe, des braves gens qui sont des nazis, un étrange et menaçant petit homme qui pourrait être aussi bien Dieu que le diable, une séance de spiritisme, un réfugié Autrichien et sa jolie soeur qui cachent sans doute des secrets inavouables , un aveugle qui voit, une voyante qui ment, et... J'en passe, tellement il y a de détails réjouissants, dans ce film qui représente à la fois une somme de motifs propres au metteur en scène, et une collection de scènes qui font largement penser à un film Anglais d' Hitchcock: bref, c'est un régal, propagande ou pas!

Un régal qui n'oublie pas de nous montrer un monde dans lequel la corruption, celle du crime ou du mal, celle de la trahison, est à touzs les coins de rue. Neale, juste sorti de son asile, est un homme qui s'estime guéri, il est surtout un homme tout neuf. Confronté malgré lui aux pires horreurs, il est comme un enfant qui veut se mesurer au monde... Jusqu'à ce qu'au hasard des questions, des aléas de son retour à la vie, il commence à montrer des signes de nervosité: refus d'aller se plaindre à la police, une tendance à être chatouilleux sur son passé... Sans grand effort apparent, l'élégant Ray Milland est un escellent héros Langien.

 

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Published by François Massarelli - dans Noir Fritz Lang Criterion
12 juillet 2026 7 12 /07 /juillet /2026 11:37

Le chef de la Sûreté, Dreyfus (Herbert Lom), est interné dans une institution psychiatrique. Le psychiâtre en charge du dossier sait bien quelle est la source et l'obsession du patient: sa haine viscérale, absolue, et maladive pour l'inspecteur Clouseau (Peter Sellers). Ce dernier a été nommé chef de la Sûreté à sa place, et alors que Dreyfus montrait de sérieux progrès dans son comportement, la visite de son successeur va précipiter une rechute. Evadé, Dreyfus va déclencher un bras de fer avec les autorités du monde entier, déclenchant un chantage terroriste dans lequel il exige la tête de l'inspecteur...

Cette fois, l'équipe a décidé de s'abstenir de faire la moindre référence au diamant du film de 1963. Désormais, l'appellation générique "The Pink Panther" étant systématiquement attribuée à tout film consacé à l'inspecteur Clouseau. La motivation principale, j'imagine, pour Sellers comme pour Edwards, c'est de capitaliser sur l'énorme succès de la suite parue en 1975 (The return of the Pink Panther), qui était un bon film d'ailleurs...

Mais le problème, c'est que le renouvellement de la franchise est totalement impossible. D'une part, Peter Sellers a fait évoluer, entre le deuxième (A shot in the dark) et le troisième film (Return), son personnage vers des traditions et routines qui se répètent avec insistance: les interventions intempestives du domestique Cato, les mauvaises prononciations absurdes des mots Room, Bomb, Bump (un humour verbal qui déjà n'était pas particulièrement drôle la première fois), d'autre part, Sellers se perd dans la tenation de tout délayer, au point où on s'impatiente... Et on sent que l'équipe est à la peine pour trouver des gags visuels, sans un script qui tienne la route. Parce qu'on sait ce qui va suivre (à savoir, pire, bien pire puis carrément le pire possible), on va se contenter de dire que ce film qui ne s'imposait nullement, est quand même pour le moins médiocre.

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Published by François Massarelli - dans Blake Edwards
10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 09:55

Ca commence de façon inattendue: non seulement Tom est affalé sur le sol à ne rien, mais alors vraiment rien, faire, pendant que Mammy Two-shoes s'agite... En prime, Jerry sort de son trou, quasiment sous le museau du chat, et vit sa vie sans que ce dernier ne bouge l'ombre d'un coussinet. C'est que la dame a tout précu: elle a acheté Mechano, un chat robot à l'efficacité impressionnante, qui en deux temps trois mouvements, se débarrasse de Jerry... Tom n'a plus qu'à démissionner et décamper...

Dans un premier temps, le film devient presque un court métrage solo de Jerry, qui multiplie les tentatives pour tenter de contrer le robot, mais c'est peine perdue. La narration devient une efficace et hilarante suite d'anecdotes... L'influence du Coyote? Tom finira, une fois que Jerry aura trouvé la faille, par être rappelé.

Quoi qu'il en soit, si comme moi on ressent une certaine irritation, voire de la gêne, devant les dessins animés avec animaux-robots, eh bien, c'est l'exception inespérée!

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry
10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 09:47

L'intrigue de ce film comporte quelques similarités avec le dessin animé de Tex Avery Bad Luck Blackie, de 1949: l'idée d'un personnage qui apparait pour en sauver un plus petit, à la demande... Mais ça reste un film bien différent quad même:

Jerry vient en aide à Spike, le bull-dog, qui s'est enfoncé un clou dans la patte (et fait, quand même, sa diva!): reconnaissant, le chien lui confie une clochette; en cas de problème, Jerry n'aura qu'à la faire tinter et Spike accourra... Ce dont Tom, bien sûr, va faire les frais.

C'est un excellent film, méthodiquement construit, et qui bénéficie en moins de 8 minutes d'un rebondissement de taille: un décret soudain, annoncé à la radio, qui stipule que tous les chiens doivent être attachés, relance l'action au profit de Tom... mais pas pour longtemps.

Enfin, la violence physique coutumière est illustrée ici par de nouvelles idées... On n'oubliera pas de sitôt les dents trouées de Spike.

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation