La Western Union, basée à Omaha, Nebraska, vient de recevoir le feu vert de la Maison Blanche (alors que le président Lincoln, engagé dans la guerre civile, devrait avoir d'autres chats à fouetter) pour partir et construire jusqu'à Salt Lake City une ligne de télégraphe... Edward Creighton (Dean Jagger) est l'homme qui va conduire l'entreprise. Il engage alors plusieurs personnes, dont le mystérieux Shaw (Randolph Scott), qu'il connaît parce que ce dernier lui a sauvé la vie, et le pied-tendre Blake (Robert Young), un dandy, qui a plus d'un tour dans son sac. Les deux hommes deviennent alors à la fois amis et rivaux pour les yeux de la belle Sue (Virginia Gilmore), la soeur de Creighton.
C'est un western très traditionnel, avec un parcours de civilisation, ses hors-la-loi repentis et ses outlaws durs-à-cuire, ses Indiens, ses dilemmes... Lang semble à la fois avoir soigné sa copie (peut-être que Zanuck avait fait peser une menace sur son projet suivant, Man Hunt, qui devait d'autant plus l'enthousiasmer) et s'être mis en pilotage automatique du début à la fin. De beaux décors, de bons sentiments, tout au plus peut-on constater qu'entre le télégraphe et sa mission civilisatrice, et Shaw, un homme moral, juste mais endurci et condamné, Lang s'est sans doute plus intéressé au sort tragique du second, un homme qui a une vengeance et un sacrifice à accomplir... Le reste est traité de façon polie, légère, efficace, mais sans excès...
De prime abord, bien sûr, ça ne colle pas: le metteur en scène est un relativement nouveau venu aux Etats-unis, pour commencer, et la tâche qui lui incombe est largement imposée; le film de Henry King (Jesse James, 1939) a beaucoup eu de succès, et la Fox entend bien capitaliser sur cette bonne fortune en produisant une suite qui leur permettra en prime d’utiliser les talents de henry Fonda, très remarqué dans son rôle de Lincoln l’année précédente pour John Ford (Young Mr Lincoln, 1939)… On l’a compris, le film échappe aux préoccupations de Lang qui depuis 1930 n’a pas réalisé beaucoup d’autres films que des thrillers, ou d’un genre approchant. Et cette histoire lui est imposée, avec j’imagine un cahier des charges dans lequel le metteur en scène ne pouvait pas vraiment se projeter.
Et puis on a presque envie de continuer à faire la fine bouche en remarquant que Lang a, après tout, toujours délaissé le prestige pour s’intéresser aux genres les plus populaires, dans la lignée de son maître Louis Feuillade! Et en 1939, Stagecoach, Jesse James et Dodge City ont sérieusement redoré le blason du western, et l’ont enfin sorti de l’ornière dans laquelle le genre végétait, entre séries Z et cow-boys chantants…
Oui, mais voilà: d’une part Lang na pas attendu 1939 pour tâter du western. Il a inclus dans son film Die Spinnen (1919) un hommage appuyé au genre, qu’il fréquentait comme tout le monde dans les salles de cinéma populaires… Et il s’y est probablement, au moins partiellement retrouvé, devant la geste de Frank James, le frère moins flamboyant de Jesse, qui a quitté le droit chemin dans lequel il s’était clandestinement installé pour mener une vengeance, personnelle, absurde, morale … et inachevée. Henry Fonda interprète ici un type bien, mû par une certaine idée (apocryphe, on n’y reviendra pas, je vous renvoie à mes commentaires sur le film de Henry King) de la justice, et qui manquera de se perdre dans les conséquences un thème pour l’auteur de Fury en somme, dans lequel Lang fait, finalement, bien, voire très bien son travail: c’est très distrayant, et pour une première expérience en couleurs, surprenant d’efficacité.
Après deux films à message, Lang persiste et signe, une dernière fois, dans une relative indépendance. You and me, moins apprécié que Fury et relativement peu montré, est un étrange film dans sa filmographie, mais après tout, pas plus que, au hasard, Hangmen also die ou Cloak and dagger... Une expérience, en quelque sorte, dans laquelle il poursuit son exploration de la notion de culpabilité et de l'implacabilité du destin, dans un cadre fortement inattendu pour lui: la comédie!
Joe (George Raft) et Helen (Sylvia Sidney) travaillent tous les deux dans le grand magasin de M. Morris. Ce dernier s'est fait une spécialité d'ouvrir les portes de son établissement à tous les repris de justice, ex-taulards et brebis égarées qu'il a pu trouver, et la plupart d'entre eux lui sont reconnaissants. Mais tous ne savent pas forcément qu'absolument tous les employés ont un casier judiciaire, et de fait Joe, s'il n'a pas caché la vérité à Helen (il fut un redoutable braqueur de banques), ignore que cette dernière a un casier, et qu'elle doit encore voir son officier de probation toutes les semaines... Quand ils se marient, elle n'ose toujours pas lui dire. Pendant ce temps, un malfrat rode autour du magasin, et essaie de monter tous les anciens prisonniers contre leur patron. Joe résiste, mais jusqu'à quand?
C'est un sujet formidable, mais aussi propice à monter un drame édifiant, qu'une comédie légère. De façon étonnante, c'est cette dernière option que Lang a prise, en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour que le drame "conjugal" prenne le plus de place possible. Si George Raft est surtout sobre dans ce rôle inattendu (il n'a jamais eu la réputation d'être un acteur surdoué), il est au moins parfaitement convenable, et même touchant face à la grande Sylvia Sidney. Pour une fois, celle-ci qui tournait pour la troisième fois consécutive, et la dernière hélas, pour Lang, est dès le départ de l'autre côté de la barrière de la loi, et on n'est pas près d'oublier la scène fabuleuse qui la montre expliquer à un tableau noir, craie en pogne, à huit truands endurcis l'exact pourcentage de misère auquel ils auront droit une fois le partage effectué à l'avantage du commanditaire d'un casse! Et l'actrice, qui avait de la répartie, est intégralement crédible aussi bien en épouse inquiète du lendemain, qu'en criminelle endurcie qui se rappelle le bon vieux temps, sans jamais se placer du mauvais côté du Code Hays... Du grand art, quoi.
Mais une fois gratté le vernis de la comédie, le film offre une fois de plus une réflexion sur le bien-fondé du crime, non pas d'un point de vue moral, mais bien d'un côté pratique. C'est inattendu, mais cela n'empêche pas Lang d'avoir doté ses personnages d'un code éthique réel. A ce titre, c'est le principal moteur de l'action et la source des retournements de situation... Comédie oblige, ceux-ci sont généralement un brin trop roses, et certainement bien trop optimistes pour Lang...
Mais celui-ci a su signer ce film d'une autre façon, en confiant de façon étrange à Kurt Weill la bande originale. Celui-ci, probablement sous l'influence du metteur en scène, a donc non seulement signé la musique, mais il a aussi fourni deux chansons "en situation", à la manière de Brecht! Une scène éminemment théâtrale reprend le style du dramaturge Allemand en mettant en scène, lors d'une réunion nostalgique d'anciens truands, les impressions que le destin judiciaires leur inspirent...
Voilà qui fait effectivement un curieux mélange, mais en dépit de ces bizarreries, le film conserve un caractère très proche des thèmes de Lang, de son humanité profonde, et de son obsession de la culpabilité personnelle, qui nous aide à comprendre, non seulement que Joe en veuille à Helen de dissimuler son passé, mais aussi et surtout que celle-ci souhaite s'en affranchir en le cachant. Et comment ne pas se souvenir de M en voyant ces rendez-vous secrets de la pègre? Si ce n'est pas le meilleur film de Lang, il a au moins le mérite, convenons-en, de provoquer la réflexion!
Ca commence par un fait divers: un café brûle, sous les yeux impassibles, presque hypnotisés, des habitants du quartier. Un homme sort, les habits brûlés, c'est Alain, le propriétaire de l'établissement (Serge Riaboukine): il se rend à la police, et s'accuse d'avoir tué un homme.
Tout a commencé, dit-il, quand une jeune femme est arrivée dans le quartier. Marie (Marina Golvine) sort de prison, et cherche son frère Antoine (Mathieu Demy). Il est dealer, et les affaires ne sont pas flroissantes: il accepte un coup proposé par un petit truand, Xavier (Patrick Lizana), neveu du parrain local, Damien (Robert Castel)... Mais l'affaire tourne mal, très très mal...
Cest une surprise: le quatrième film de Pierre Salvadori, après ses trois comédies, est une rupture de ton à lui tout seul! Un film noir à l'ancienne, situé dans un microcosme Parisien, gangréné par le milieu. Le point de vue d'Alain, un homme laconique, atterré de ce qu'il voit tous les jours, mais qui encaisse plutôt que d'intervenir, permet à la mise en scène d'adopter une économie rare. En dépit de dialogues qui se veulent parois très naturalistes (jamais une bonne nouvelle dans le cinéma français), on apprécie justement la retenue, presque Melvillienne d'un film qui se pose en témoin d'une certaine réalité, plus que d'adopter une posture de jugement moral... Bien sûr, ce film qui nous montre la vie peu reluisante d'un quartier colonisé par la drogue et ses travailleurs, se situe malgré tout dans la thématique à travers des personnages (Antoine, qui tente de doubler ses complices, puis Xavier qui prétend être un autre pour approcher Marie) qui dissimulent, mentent, manipulent... Cette fois, pour le pire! Et Antoine et Marie, les deux frêres et soeurs, ne seront pas souvent à l'écran ensemble, mais leur relation est plus qu'équivoque...
Venu en ville pour participer à un concours de volaille, Daffy Duck est en pétard: il vient d'apprendre qu'alors que les poulets de concours peuvent gagner un prix de $5000, les canards sont plafonnés à $5. Pour éviter que le voyage ne tourne au fiasco, une seule solution: se faire passer pour un poulet.
C'est le moment qu'a choisi le petit Henery Hawk, faucon en devenir, pour venir se servir et ramener un beau poulet pour que son papa soit fier de lui...
C'est l'un des derniers films dans lesquels le personnage d'Henery sera animé par un autre réalisateur que Bob McKimson. Ce n'est pas souvent que je le dis, mais cette version du personnage est justement bien plus fade que la lecture de McKimson! Ca reste un court métrage réussi, grâce à la loufoquerie de l'ensemble. Daffy Duck ici, est en pleine transition entre son personnage d'animal cinglé (tel qu'il a été créé par Clampett et Avery), et son incarnation en minable qui tente désespérément de survivre... Avec les moyens du bord.
C'est un remake d'Injun trouble, un film de la série Looney Tunes de 1938, réalisé par Clampett et dont la majeure partie de l'animation, incidemment, était créditée à un certain Charles M. Jones...
Porky participe à une caravane vers l'ouest, qui s'apprête à passer à travers le territoire du dangereux Injun Joe (Le super-chef)! Mais sloppy Moe, un trappeur local à demi fou...
Non, je ne peux pas dire ça.
Donc Sloppy Moe, untrappeur local complètement cinglé, dit à qui veut l'entendre qu'il connait un secret, mais il ne le révèlera pas.
C'est de la folie furieuse, hors concours. Le film initial était déjà frappé, mais ce remake va tellement plus loin. Quelques cellos ont été réutilisés, mais le film est essentiellement composé de séquences flambant neuves, qui bénéficient en prime de l'ajout de la couleur. Et la bande-son, retravaillée, ajoute la présence de Mel Blanc (ainsi qu'un gag récurrent supplémentaire, à chaque fois qu'un personnage parle de Injun Joe, the super-chief, on ajoute un "Whoo woo"...
Quant à Injun Joe (The super-chief, whoo whoo), le personnage a été amélioré au-delà de toute espérance. Bref: un chef d'oeuvre, fiévreux, idiot, malade mais vital.
Daffy Duck rencontre Elmer, qui est en corstume ( et d'humeur) pour la chasse au canard. Afin de se sortir de ce mauvais pas, il prend une décision radicale: proposer ses services comme esclave.
Le reste est inévitable, bien sûr: beaucoup de gags liés à la servitude, notamment un rasage hilarant, un repas qui tourne au fiasco, parce que l'esclave-canard goûte littéralement chaque bouchée et forcément ça ne va pas nourrir le maître. C'est enlevé, et c'est énergique d'autant que Freleng utilise le Daffy d'avant, celui qui méritait son patronyme. Et le dernier mot appartient à Abraham Lincoln...
Mais bon, ça fait un peu froid dans le dos quand après avoir utilisé le mot "slave", Daffy Duck se réfugie immédiatement dans l'humour verbal ethnique... le rappel est clair: la cicatrice de l'esclavage n'a jamais disparu.
L'avant-dernier film de Jones mettant en scène les aventures désastreuses du coyote le plus malchanceux de l'histoire du cinéma, est également une exception dans les années 60: il ne se contente absolument pas d'enquiller de façon plus ou moins convaincante les gags qui sont de toute façon tous des variations plus ou moins changeantes des mêmes routines: il le fait, mais à la perfection...
Si l'animation reste hélas fonctionnelle, pas plus (une malédiction des années 60, décidément), il faut voir ce film pour la maitrise incroyable du rythme, d'une part... Et pour une inventivité devenue rare: parmi les nombreux gags (tous ramifiés avec plus ou moins de toppers, soit des gags dans les gags sur les gags), il y en a un qui utilise la fameuse chute vertigineuse, avec de surprenantes variations incluant des cactus...
Susan (Corinne Griffith) est une aspirante actrice, qui met du coeur à l'ouvrage: son appartement est le lieu où elle répète, prépare des auditions, et mobilise généralement son entourage: son petit ami, mais aussi ses voisins... Un jour, une audition tourne court, et le retour chez elle est difficile... Pour donner le change, elle raconte à son petit ami qu'elle a été fantastique...
Le reste du film, semble-t-il, racontait la reconversion de la jeune femme vers le jazz... Le titre est typique de l'époque. Il ne reste, apparemment, que trois scènes de ce film, réduit à une seule bobine. C'est dommage, d'une part parce que Corinne Griffith, aujourd'hui, est précisément oubliée en raison de l'absence dans les archives de la plupart de ses films, d'autre part parce que ça m'a tout l'air d'être une jolie comédie, et ensuite et surtout parce que la perte de tant de films est insupportable...
La comédie, disais-je, est plaisante: en effet, ici, la farce n'est pas trop loin dans le sujet, mais dans l'exécution, on est sur un terrain bien plus subtil. Corinne Griffith ne sur-joue pas l'incompétence, on est finalement aussi surpris qu'elle de son rejet... Et le retour chez elle passe par une jolie séquence, qui offre une belle transition: d'abord on la voit sur scène après son limogeage, dans un théâtre vide que les éclairagistes plongent tout à coup dans le noir, puis on la retrouve chez elle, une silhouette dans la pénombre...
Pour finir, le film est pour l'instant officiellement perdu, il n'en est rien puisqu'il nous reste une bobine. Mais c'est tout comme: ces 13 minutes sont bien alléchantes...
Corinne Griffith est une actrice qui a eu sa petite heure de gloire dans les années 20, en particulier grâce à son mari, Walter Morosco : il produisait ses films un peu à la façon de William Randolph Hearst produisant Marion Davies. Miss Griffith n'avait peut-être pas le talent de cette dernière, mais entre des mains expertes, elle pouvait se révéler une actrice intéressante. En particulier dans ce film...
Toni Lebrun, orpheline Autrichienne recueillie par son oncle et sa tante pâtissiers, ne se voit pas faire des bretzels toute sa vie, et ambitionne de chanter à l'opéra. Elle a même un diplôme authentique, qui lui a ouvert les portes d'un théâtre Viennois... Auquel elle se rend, sans savoir que c'est un établissement un peu plus leste que ses désirs lui font miroiter. Tenu par la solide entremetteuse Mme Bauer (Maude George), on y vient pour voir, plutôt que pour écouter, et Toni ne tarde pas à s'en apercevoir. Tombée dans le piège de M. D'avril (Lowell Sherman), un vil séducteur à la recherche de chair fraîche, elle fuit en compagnie de l'habilleuse Rosa (Louise Dresser), sans savoir que celle-ci est une authentique baronne, qui va l'amener avec elle à Monte-Carlo... Et tant qu'à faire, elle l'adopte!
On retrouve dans cette comédie, le canevas d'un conte de fées légèrement détourné, et passé au travers du filtre de la comédie légère, plutôt du genre de celles dans lesquelles évoluait Colleen Moore, que Marion Davies : un certain glamour, plutôt que du slapstick, affleure volontiers dans le film. Il faut dire que les acteurs n'y sont pas pour rien, surtout Lowell Sherman, qui y reprend à peu près son rôle de Way Down East avec une justesse confondante. Mais Lewis Milestone, qui a sans doute conscience de tourner une bluette, laisse poindre assez souvent une certaine ironie, et dirige constamment Corinne Griffith en appuyant sur le côté naïf du personnage. De fait, le film en bénéficie souvent. Et surtout, le metteur en scène se place en maître du cadre et du champ, en utilisant toutes les ressources de décors mobiles et particulièrement bien rendus. il utilise aussi à merveille le montage, pour livrer une comédie qui trouve en permanence le rythme parfait.
On est bien sûr bien loin des autres films contemporains du metteur en scène et je pense qu'il fait considérer ce Garden of eden comme une halte bienvenue dans la carrière du prodige qu'était Milestone au temps de sa splendeur, entre Two Arabian Knights et The Racket, dont ce film ne possède ni les audaces, ni la verdeur... Au moins il ne manque ni de verve, ni d'énergie, ni de charme. Et il est une de ces gâteries dont le cinéma muet Américain avait le secret, faisant parfois penser à Lubitsch et son talent pour la suggestion légère... Il est vrai que le script du film est du à son complice Hanns Kräly.
Pour finir, la restauration récente du film, finalisée en 2026, met en lumière la présence d'un fantôme de séquence: dans la première bobine de cette charmante comédie venait, un temps, s'insérer une série de rêveries en Technicolor, selon l'habitude de l'époque d'utiliser les nuances particulières du procédé pour relever un peu certaines images d'un film. Parfois à la fin (The merry Widow, Annie Laurie), parfois au début (Seven Chances), parfois au début ET à la fin (Stagestruck), parfois au milieu (The phantom of the opera), parfois un peu partout (Ben Hur) et parfois sur tout le film (The black Pirate)! Hélas, le film qui nous occupe n'en bénéficie plus, car de cette séquence, seuls 8 images ont survécu, et à 24 i/s, ça nous fait donc un tiers de seconde. Une reconstitution, qui utilise symboliquement les huit photogrammes survivants, et pour le reste qui tente de recréer une hypothèse de ces scènes, en utilisant des photos de plateau de ces moments du film, colorisées à la manière du Technicolor, est disponible désormais, pour rappeler au moins la présence de cette petite cerise sur le gâteau.