Tout commence par l'envie forte, pour Tom, de manger un canari: en l'occurrence, un oiseau en cage qui se nomme Cuckoo. Jerry intervient, et les deux animaux font alliance... Pour commencer, ils s'installent dans un refuge pour oiseaux... Mais Tom qui a trouvé un corset l'utilise pour en faire une combinaison volante...
Comme si souvent, le film est complètement linéaire et d'une grande lisibilité. C'est drôle, simple et efficace. L'oiseau porte un peu la marque des petits animaux souvent utilisés pour être des alliés de Jerry: il est un peu trop gnan-gnan... Mais ça se laisse gentiment voir, et le gros des gags jouent avec une belle énergie sur les transformations physiques de Tom, soumis à très rude épreuve.
A la base, une mission toute simple: Tom décide de profiter du beau temps, pour s'installer sur le hamac et faire une sieste. Mais il y a déjà quelqu'un: Jerry, qui n'est pas disposé à laisser la place...
C'est un film brillant, entièrement consacré, avec une évolution riche et constellée de gags hilarants, à cette sieste qui n'aura pas lieu. Comme à l'habitude, la narration est d'une grande clarté et d'une grande fluidité, la violence aussi stylisée que profonde, et la tendance est à l'escalade: parmi les protagonistes invités, on commence avec une innocente grenouille, on finit sur un imposant bull-dog...
En 1938, Alan Thorndike (Walter Pidgeon), un chasseur Anglais s'apprête à réaliser le frisson de sa vie: il est en pleine montagne, à Berchtesgaden, face à la propriété d'hitler, et son fusil (qui n'est pas chargé) est pointé sur le führer. Le frisson d'avoir réussi à venir jusque là et à s'être rendu capable de tuer le dictateur, n'est pourtant pas suffisant: il met donc une balle dans son fusil, et là, il est surpris par un SS. Appréhendé, amené dans la forteresse, il est interrogé par l'élégant Quive-Smith (George Sanders), un noble Allemand qui parle un Anglais parfait (trop parfait même) et qui ne pouvant le faire exécuter puisque on est encore en drôle de paix, simule un accident dans lequel Thorndike est supposé perdre la vie, mais il s'en sort... Il va retourner vers l'Angleterre, et ne va pas tarder à avoir tous les nazis à ses trousses, et un gouvernement bien incapable de l'aider puisque la paix entre les deux pays n'a pas encore été brisée...
Lang a beaucoup souffert de son passage aux Etats-Unis, où il a dû réapprendre le compromis: celui qui faisait en artiste tout-puissant des films où chaque image, chaque association, chaque intertitre devait passer par son assentiment, a désormais des comptes à rendre. Si Fury (qui n'est pas conforme à son idée initiale) est malgré tout un film formidable, combien de déceptions, de westerns quelconques ou de films noirs un peu répétitifs...?
Man hunt aussi pourtant est un film de compromis, notamment avec le directeur de production de la Fox, Darryl F. Zanuck. Mais c'est aussi et surtout une oeuvre dans laquelle le metteur en scène va apprendre justement à faire avec, et doser ses compromis de manière à rendre le film très personnel. D'une part il lui permet de toucher à un sujet qui le passionne: forcément. Et il va aussi y retrouver les ambiances particulières de ses derniers films Allemands, Le testament et M en tête: des scènes de suspense à la fois oniriques et réalistes, tournées dans des rues inquiétantes et poisseuses. Il y retrouve aussi tout une galerie de motifs, de personnages, de situations, qui le mettent à l'aise: un parcours dangereux pour un héros à la fois valeureux et transparent, qui est l'homme à abattre pour les uns et une évidente gène pour les autres (Car Thorndike est un risque pour les démocraties qui hésitent à s'engager dans la guerre); parmi les nazis qui suivent le héros, un mystérieux tueur maigre; la fuite de Thorndike passe par des souterrains, des grottes et des galeries de plus en plus sordides; Lang, qui n'oublie pas de laisser un ensemble de signes au spectateur (le plus important étant une petite broche en forme de flèche) se sent très à l'aise dans tout ça...
Et puis il touche enfin à un sujet qui lui permet de retrouver ses réflexions provocatrices sur l'homme. En Walter Pidgeon, il trouve un acteur formidable qu'il va utiliser contre lui-même, en en faisant un Anglais imbu de sa respectabilité, qui prétend (et croit même) ne pas être venu en Allemagne pour tuer Hitler, mais pour le geste sportif de se mettre en position de le tuer. De même a-t-il parmi les amis qui l'aident une jeune femme, jouée par Joan Bennett, qui est folle amoureuse de lui, prête à se donner lors de la première nuit, mais il refuse de le voir. Thorndike, désireux d'éviter la guerre, est finalement aussi timoré que son frère diplomate est soucieux de ne pas faire de vagues avec l'Allemagne. Le parcours de cet homme dans le film va le pousser, enfin, à prendre conscience de la nécessité de s'engager...
Mais aussi, et ce dès le début, Lang explore une nouvelle fois, et ce brillamment, les sentiers de la culpabilité... Car bien qu'il se mente à lui-même concernant ses motifs d'approcher hitler, les premières minutes nous permettent de le voir batailler avec sa conscience, avant de placer une balle dans son fusil. Et une fois admise l'intention, Thorndike devient autant un tueur que s'il avait appuyé sur la gâchette et tué sa cible. Le film reviendra de façon spectaculaire sur cette notion de culpabilité, lors d'un échange final magistral entre Thorndike et Quive-Smith: au premier qui clame l'innocence de son amie qui a été assassinée par les nazis, le second affirme de façon péremptoire que son patron à moustache était innocent lui aussi... La clé du film est dans cet étonnant échange, qui nous rappelle l'obsession tortueuse de Lang pour la responsabilité d'une mort.
C'est dire si le film se place à l'avant-garde de son oeuvre... Et Lang, qui n'est pas le seul maître à bord, mais qui est sacrément bien servi, peut compter sur des acteurs de génie: Joan Bennett et Walter Pidgeon, je le disais, sont excellents, mais le choix de confier des rôles de nazis à John Carradine ("l'homme maigre") et surtout George Sanders (le major à monocle), est particulièrement judicieux... Le film est une réussite, un de ces dédales Langiens, à la fois majeur (on y fustige la guerre et on appelle l'homme à prendre ses responsabilités face à la barbarie) et délicieusement mineur (suspense, poursuite, ambiance de film noir, ça trépide, les coups de théâtre abondent...): c'est l'un des meilleurs films Américains de Fritz Lang. Sur un sujet ô combien grave, il a réussi une étonnante course poursuite doublée d'un intrigant jeu de pistes...
La Western Union, basée à Omaha, Nebraska, vient de recevoir le feu vert de la Maison Blanche (alors que le président Lincoln, engagé dans la guerre civile, devrait avoir d'autres chats à fouetter) pour partir et construire jusqu'à Salt Lake City une ligne de télégraphe... Edward Creighton (Dean Jagger) est l'homme qui va conduire l'entreprise. Il engage alors plusieurs personnes, dont le mystérieux Shaw (Randolph Scott), qu'il connaît parce que ce dernier lui a sauvé la vie, et le pied-tendre Blake (Robert Young), un dandy, qui a plus d'un tour dans son sac. Les deux hommes deviennent alors à la fois amis et rivaux pour les yeux de la belle Sue (Virginia Gilmore), la soeur de Creighton.
C'est un western très traditionnel, avec un parcours de civilisation, ses hors-la-loi repentis et ses outlaws durs-à-cuire, ses Indiens, ses dilemmes... Lang semble à la fois avoir soigné sa copie (peut-être que Zanuck avait fait peser une menace sur son projet suivant, Man Hunt, qui devait d'autant plus l'enthousiasmer) et s'être mis en pilotage automatique du début à la fin. De beaux décors, de bons sentiments, tout au plus peut-on constater qu'entre le télégraphe et sa mission civilisatrice, et Shaw, un homme moral, juste mais endurci et condamné, Lang s'est sans doute plus intéressé au sort tragique du second, un homme qui a une vengeance et un sacrifice à accomplir... Le reste est traité de façon polie, légère, efficace, mais sans excès...
De prime abord, bien sûr, ça ne colle pas: le metteur en scène est un relativement nouveau venu aux Etats-unis, pour commencer, et la tâche qui lui incombe est largement imposée; le film de Henry King (Jesse James, 1939) a beaucoup eu de succès, et la Fox entend bien capitaliser sur cette bonne fortune en produisant une suite qui leur permettra en prime d’utiliser les talents de henry Fonda, très remarqué dans son rôle de Lincoln l’année précédente pour John Ford (Young Mr Lincoln, 1939)… On l’a compris, le film échappe aux préoccupations de Lang qui depuis 1930 n’a pas réalisé beaucoup d’autres films que des thrillers, ou d’un genre approchant. Et cette histoire lui est imposée, avec j’imagine un cahier des charges dans lequel le metteur en scène ne pouvait pas vraiment se projeter.
Et puis on a presque envie de continuer à faire la fine bouche en remarquant que Lang a, après tout, toujours délaissé le prestige pour s’intéresser aux genres les plus populaires, dans la lignée de son maître Louis Feuillade! Et en 1939, Stagecoach, Jesse James et Dodge City ont sérieusement redoré le blason du western, et l’ont enfin sorti de l’ornière dans laquelle le genre végétait, entre séries Z et cow-boys chantants…
Oui, mais voilà: d’une part Lang na pas attendu 1939 pour tâter du western. Il a inclus dans son film Die Spinnen (1919) un hommage appuyé au genre, qu’il fréquentait comme tout le monde dans les salles de cinéma populaires… Et il s’y est probablement, au moins partiellement retrouvé, devant la geste de Frank James, le frère moins flamboyant de Jesse, qui a quitté le droit chemin dans lequel il s’était clandestinement installé pour mener une vengeance, personnelle, absurde, morale … et inachevée. Henry Fonda interprète ici un type bien, mû par une certaine idée (apocryphe, on n’y reviendra pas, je vous renvoie à mes commentaires sur le film de Henry King) de la justice, et qui manquera de se perdre dans les conséquences un thème pour l’auteur de Fury en somme, dans lequel Lang fait, finalement, bien, voire très bien son travail: c’est très distrayant, et pour une première expérience en couleurs, surprenant d’efficacité.
Après deux films à message, Lang persiste et signe, une dernière fois, dans une relative indépendance. You and me, moins apprécié que Fury et relativement peu montré, est un étrange film dans sa filmographie, mais après tout, pas plus que, au hasard, Hangmen also die ou Cloak and dagger... Une expérience, en quelque sorte, dans laquelle il poursuit son exploration de la notion de culpabilité et de l'implacabilité du destin, dans un cadre fortement inattendu pour lui: la comédie!
Joe (George Raft) et Helen (Sylvia Sidney) travaillent tous les deux dans le grand magasin de M. Morris. Ce dernier s'est fait une spécialité d'ouvrir les portes de son établissement à tous les repris de justice, ex-taulards et brebis égarées qu'il a pu trouver, et la plupart d'entre eux lui sont reconnaissants. Mais tous ne savent pas forcément qu'absolument tous les employés ont un casier judiciaire, et de fait Joe, s'il n'a pas caché la vérité à Helen (il fut un redoutable braqueur de banques), ignore que cette dernière a un casier, et qu'elle doit encore voir son officier de probation toutes les semaines... Quand ils se marient, elle n'ose toujours pas lui dire. Pendant ce temps, un malfrat rode autour du magasin, et essaie de monter tous les anciens prisonniers contre leur patron. Joe résiste, mais jusqu'à quand?
C'est un sujet formidable, mais aussi propice à monter un drame édifiant, qu'une comédie légère. De façon étonnante, c'est cette dernière option que Lang a prise, en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour que le drame "conjugal" prenne le plus de place possible. Si George Raft est surtout sobre dans ce rôle inattendu (il n'a jamais eu la réputation d'être un acteur surdoué), il est au moins parfaitement convenable, et même touchant face à la grande Sylvia Sidney. Pour une fois, celle-ci qui tournait pour la troisième fois consécutive, et la dernière hélas, pour Lang, est dès le départ de l'autre côté de la barrière de la loi, et on n'est pas près d'oublier la scène fabuleuse qui la montre expliquer à un tableau noir, craie en pogne, à huit truands endurcis l'exact pourcentage de misère auquel ils auront droit une fois le partage effectué à l'avantage du commanditaire d'un casse! Et l'actrice, qui avait de la répartie, est intégralement crédible aussi bien en épouse inquiète du lendemain, qu'en criminelle endurcie qui se rappelle le bon vieux temps, sans jamais se placer du mauvais côté du Code Hays... Du grand art, quoi.
Mais une fois gratté le vernis de la comédie, le film offre une fois de plus une réflexion sur le bien-fondé du crime, non pas d'un point de vue moral, mais bien d'un côté pratique. C'est inattendu, mais cela n'empêche pas Lang d'avoir doté ses personnages d'un code éthique réel. A ce titre, c'est le principal moteur de l'action et la source des retournements de situation... Comédie oblige, ceux-ci sont généralement un brin trop roses, et certainement bien trop optimistes pour Lang...
Mais celui-ci a su signer ce film d'une autre façon, en confiant de façon étrange à Kurt Weill la bande originale. Celui-ci, probablement sous l'influence du metteur en scène, a donc non seulement signé la musique, mais il a aussi fourni deux chansons "en situation", à la manière de Brecht! Une scène éminemment théâtrale reprend le style du dramaturge Allemand en mettant en scène, lors d'une réunion nostalgique d'anciens truands, les impressions que le destin judiciaires leur inspirent...
Voilà qui fait effectivement un curieux mélange, mais en dépit de ces bizarreries, le film conserve un caractère très proche des thèmes de Lang, de son humanité profonde, et de son obsession de la culpabilité personnelle, qui nous aide à comprendre, non seulement que Joe en veuille à Helen de dissimuler son passé, mais aussi et surtout que celle-ci souhaite s'en affranchir en le cachant. Et comment ne pas se souvenir de M en voyant ces rendez-vous secrets de la pègre? Si ce n'est pas le meilleur film de Lang, il a au moins le mérite, convenons-en, de provoquer la réflexion!
Ca commence par un fait divers: un café brûle, sous les yeux impassibles, presque hypnotisés, des habitants du quartier. Un homme sort, les habits brûlés, c'est Alain, le propriétaire de l'établissement (Serge Riaboukine): il se rend à la police, et s'accuse d'avoir tué un homme.
Tout a commencé, dit-il, quand une jeune femme est arrivée dans le quartier. Marie (Marina Golvine) sort de prison, et cherche son frère Antoine (Mathieu Demy). Il est dealer, et les affaires ne sont pas flroissantes: il accepte un coup proposé par un petit truand, Xavier (Patrick Lizana), neveu du parrain local, Damien (Robert Castel)... Mais l'affaire tourne mal, très très mal...
Cest une surprise: le quatrième film de Pierre Salvadori, après ses trois comédies, est une rupture de ton à lui tout seul! Un film noir à l'ancienne, situé dans un microcosme Parisien, gangréné par le milieu. Le point de vue d'Alain, un homme laconique, atterré de ce qu'il voit tous les jours, mais qui encaisse plutôt que d'intervenir, permet à la mise en scène d'adopter une économie rare. En dépit de dialogues qui se veulent parois très naturalistes (jamais une bonne nouvelle dans le cinéma français), on apprécie justement la retenue, presque Melvillienne d'un film qui se pose en témoin d'une certaine réalité, plus que d'adopter une posture de jugement moral... Bien sûr, ce film qui nous montre la vie peu reluisante d'un quartier colonisé par la drogue et ses travailleurs, se situe malgré tout dans la thématique à travers des personnages (Antoine, qui tente de doubler ses complices, puis Xavier qui prétend être un autre pour approcher Marie) qui dissimulent, mentent, manipulent... Cette fois, pour le pire! Et Antoine et Marie, les deux frêres et soeurs, ne seront pas souvent à l'écran ensemble, mais leur relation est plus qu'équivoque...
Venu en ville pour participer à un concours de volaille, Daffy Duck est en pétard: il vient d'apprendre qu'alors que les poulets de concours peuvent gagner un prix de $5000, les canards sont plafonnés à $5. Pour éviter que le voyage ne tourne au fiasco, une seule solution: se faire passer pour un poulet.
C'est le moment qu'a choisi le petit Henery Hawk, faucon en devenir, pour venir se servir et ramener un beau poulet pour que son papa soit fier de lui...
C'est l'un des derniers films dans lesquels le personnage d'Henery sera animé par un autre réalisateur que Bob McKimson. Ce n'est pas souvent que je le dis, mais cette version du personnage est justement bien plus fade que la lecture de McKimson! Ca reste un court métrage réussi, grâce à la loufoquerie de l'ensemble. Daffy Duck ici, est en pleine transition entre son personnage d'animal cinglé (tel qu'il a été créé par Clampett et Avery), et son incarnation en minable qui tente désespérément de survivre... Avec les moyens du bord.
C'est un remake d'Injun trouble, un film de la série Looney Tunes de 1938, réalisé par Clampett et dont la majeure partie de l'animation, incidemment, était créditée à un certain Charles M. Jones...
Porky participe à une caravane vers l'ouest, qui s'apprête à passer à travers le territoire du dangereux Injun Joe (Le super-chef)! Mais sloppy Moe, un trappeur local à demi fou...
Non, je ne peux pas dire ça.
Donc Sloppy Moe, untrappeur local complètement cinglé, dit à qui veut l'entendre qu'il connait un secret, mais il ne le révèlera pas.
C'est de la folie furieuse, hors concours. Le film initial était déjà frappé, mais ce remake va tellement plus loin. Quelques cellos ont été réutilisés, mais le film est essentiellement composé de séquences flambant neuves, qui bénéficient en prime de l'ajout de la couleur. Et la bande-son, retravaillée, ajoute la présence de Mel Blanc (ainsi qu'un gag récurrent supplémentaire, à chaque fois qu'un personnage parle de Injun Joe, the super-chief, on ajoute un "Whoo woo"...
Quant à Injun Joe (The super-chief, whoo whoo), le personnage a été amélioré au-delà de toute espérance. Bref: un chef d'oeuvre, fiévreux, idiot, malade mais vital.
Daffy Duck rencontre Elmer, qui est en corstume ( et d'humeur) pour la chasse au canard. Afin de se sortir de ce mauvais pas, il prend une décision radicale: proposer ses services comme esclave.
Le reste est inévitable, bien sûr: beaucoup de gags liés à la servitude, notamment un rasage hilarant, un repas qui tourne au fiasco, parce que l'esclave-canard goûte littéralement chaque bouchée et forcément ça ne va pas nourrir le maître. C'est enlevé, et c'est énergique d'autant que Freleng utilise le Daffy d'avant, celui qui méritait son patronyme. Et le dernier mot appartient à Abraham Lincoln...
Mais bon, ça fait un peu froid dans le dos quand après avoir utilisé le mot "slave", Daffy Duck se réfugie immédiatement dans l'humour verbal ethnique... le rappel est clair: la cicatrice de l'esclavage n'a jamais disparu.