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25 juillet 2026 6 25 /07 /juillet /2026 14:40

Ce film fait partie des oeuvres réalisées par (et avec) Roscoe Arbuckle entre 1918 et 1919, alors que son complice Buster Keaton était encore mobilisé en France. Pour le remplacer, Arbuckle avait engagé Monty Banks, dont les apparitions n'étaient pas toujours très substantielles. Ici, on le verra vers la fin, dans le rôle d'un épicier très énervé, qu'on devine Italien. Ca tombe bien, le vrai nom du comédien était Mario Bianchi...

Roscoe interprète un mari frustré, victime de la cuisine de son épouse: il a décidé de se rendre sur l'ïle de Catalina pour y camper et apprendre à cuisiner. Sur le bateau, il croise Al St-John et sa fiancée, et comme Al est malade, Roscoe en profite pour draguer la jeune femme. Pendant tous ces événements, l'épouse légitime se met en route pour récupérer son mari...

C'est assez clairement improvisé, avec le ton qui caractérise les productions d'Arbuckle: aucune tentation de la moindre subtilité autre que celle qui fait dévier vers l'absurde, des gags corporels, et une certaine tendance à se vautrer dans la scatologie; beaucoup de gags liés au mal de mer et aux vomissements. C'est loufoque, mineur et par contre c'est aussi un film miraculé, suite à sa redécouverte inopinée dans deux copies toutes deux incomplètes, en 2002.

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Published by François Massarelli - dans Muet Roscoe Arbuckle Monty Banks
24 juillet 2026 5 24 /07 /juillet /2026 16:40

Dans ce film, Monty Banks est encore crédité Frenchie Bianchi, et interprète l'un des protagonistes, pas forcément le principal. C'est, comment dire, irracontable... Le comédien est supposé y séduire l'une des deux jeunes femmes interprétées par Eva Novak et Caroline Wright. 

Comme A blind pig, un autre film L-KO ayant survécu, également attribué à Davis, c'est une salade de poursuites et de situations esquissées, dans lesquelles seul le gag compte: comme un film Sennett avec moins de logique... C'est le type de film dans lesquels Monty Banks a fait ses classes.

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Published by François Massarelli - dans Monty Banks Muet
24 juillet 2026 5 24 /07 /juillet /2026 16:30

Dans une petite bourgade, disons, rurale, un vendeur français de parfums est pris pour un trafiquant d'alcool par la population locale... Des poursuites infernales à répétition s'engagent...

C'est un petit film réalisé pour la L-KO, une petite compagnie qui avait compris la leçon de Sennett, et c'est , outre le fait que cette agitation est finalement bien plaisante en soi, notable pour la présence d'un acteur qui est promis à une assez belle carrière: ici sous le pseudonyme de Frenchie Bianchi, mais de son vrai nom Mario Bianchi, cet émigré Italien se fera connaître plus tard sous le nom de Monty Banks... En attendant il joue les utilités, que sa moustache noire identifie souvent comme étant des français, dans des comédies...

Quant à ce film qui va très vite, et qui ne restera pas dans l'histoire comme un modèle de subtilité, il est, de deux bobines à l'origine, réduit à une dizaine de minutes, principalement des poursuites, des chutes et des cascades...

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Published by François Massarelli - dans Monty Banks Muet
23 juillet 2026 4 23 /07 /juillet /2026 22:05

Le professeur Wanley (Edward G. Robinson) est maître de conférences à l'université, département psychologie, et il s'intéresse particulièrement au crime. Un jour, son épouse part pour un séjour avec les enfants, mais Wanley reste en ville pour y donner des cours. Avec ses deux meilleurs amis (Edmund Breon et Raymond Massey), il vient à la conclusion que même laissé seul et face à la tentation, il ne céderait de toutes façons à aucune sorte de désir inavouable... 

Le soir même, en sortant du club, il se rend face à la vitrine de la galerie située à deux pas, et y admire comme il en a l'habitude le mystérieux portrait d'une très belle femme, et a la surprise d'apercevoir se reflétant dans la vitrine le modèle du tableau (Joan Bennett), une jeune femme particulièrement amusée de sa réaction.

Quelques heures plus tard, il tuera un homme chez elle, et s'engouffrera dans la spirale du mensonge, du crime et de la culpabilité, d'autant plus que le procureur chargé de l'affaire (Raymond Massey) est l'un de ses meilleurs amis...

Attention, révélation: c'est un rêve, bien sûr, mais le dire ne gâche en rien le plaisir qu'on prend au film, dont la réalisation justement cultive à loisir l'ambiguité en permanence: certes, si c'est un rêve, Wanley n'a pas de souci à se faire et il s'en sort parfaitement indemne... Mais le film commence justement par un cours du professeur qui questionne la validité de la question de la légitime défense, donc la notion de droit dans le crime, et bien entendu, le crime du rêve est précisément un cas de légitime défense... Et si chaque geste, comme dans un rêve mais aussi comme dans la vie, mène à un autre geste, l'histoire implacable qui nous est contée nous montre comment de fil en aiguille, un homme qui tente froidement d'analyser la situation et de ne pas paniquer, en viendra immanquablement à vouloir tuer, cette fois de sang-froid. Bien sûr, rien chez Lang n'échappe à l'inconscient d'une part, au destin d'autre part: du reste les deux sont liés. Et si déjà, le chasseur de Man Hunt manifestait son inconscient en armant son fusil face à la forteresse de Berchtesgaden, Wanley rêve certes, mais il va se révéler un homme à la vie intérieure effrayante sitôt parti le train qui emporte sa famille... 

Pour mettre en scène son premier vrai film noir chimiquement pur, Lang va utiliser une réalisation de précision, profondément nocturne bien évidemment, dans laquelle le cadre sera particulièrement sollicité... Sans jeu de mots intentionnel bien sûr: le cadre, c'est d'abord celui du portrait, mais justement; autant que le modèle Joan Bennett, c'est Edward G. Robinson qu'on retrouvera dans le cadre des fenêtres, et souvent aussi dans des pièces vues depuis d'autres pièces, comme enfermé ou pris au piège d'une situation qui se complexifie: un plan pris d'une pièce le voit passer deux portes, avant d'allumer la lumière de la salle de bain au fin fond du champ... Nocturne, disais-je: Milton Krasner, le chef-opérateur du film, a composé des images d'une grande beauté dans lesquelles le clair-obscur est souvent porté à l'extrême, comme cette extraordinaire séquence durant laquelle le professeur doit amener le cadavre de l'homme qu'il a tué par légitime défense dans les bois... l'homme a gardé les yeux ouverts et... fixe le public. Seul son masque est vu dans la pénombre... Enfin, Lang s'ingénie à demander à ses acteurs de ne pas forcer le rythme: une façon de souligner aussi bien le côté méthodique de Robinson, dont le professeur criminologue se dépasse dans l'adversité, mais aussi parce que, encore une fois, c'est un rêve!

D'ailleurs la porte de sortie du film est aussi une prouesse: un truquage photographique simple, qui permet au professeur de s'endormir sur un fauteuil chez lui, sous l'effet d'une drogue qu'il vient d'absorber dans l'intention d'en finir... Et se réveille apparemment dans le même plan, sur un autre fauteuil, avec un autre costume. On n'y voit que du feu: bien évidemment, Lang nous livre la clé du rêve contenu dans le film à l'intérieur de ce plan... Mais il souligne aussi et surtout une continuité entre la vie criminelle fantasmée par le bon professeur, et sa bonhomie coutumière... et probablement trompeuse. En d'autres termes, un film crucial pour la carrière de Lang, qui fut un triomphe mérité, et dont tout le reste de sa carrière ou presque descend en droite ligne.

Une petite notation personnelle, futile, mais quand on connait Lang, rien n'est jamais gratuit: cet acteur, Edmund Breon, qui incarne l'un des sympathiques amis de Robinson, c'est lui qui incarnait Juve, LE Juve, dans les films de Louis Feuillade consacrés à Fantômas... Sous le nom d'Emond Bréon, l'acteur Ecossais a en effet débuté son travail cinématographique à la Gaumont... Quand on connait la dette de Lang à l'égard de Feuillade, on n'est pas surpris!

 

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Published by François Massarelli - dans Fritz Lang Noir
23 juillet 2026 4 23 /07 /juillet /2026 11:46

Letty Lynton, une jeune Américaine (Joan Crawford) réside en Amérique du Sud, et peine à quitter son amant Emile Renaul (Nils Asther). Sa seule solution est de partir et de quitter le pays... Elle embarque en compagnie de sa fidèle domestique Miranda (Louise Closser Hale), direction New York... Sans savoir qu'Emile l'a suivie et s'est, lui aussi, embarqué. Sur le bateau elle rencontre Jerry Darrow (Robert Montgomery), un riche héritier, et c'est le coup de foudre... Mais à l'arrivée, elle croise Emile...

Pour commencer, situons les choses, car on dit beaucoup de bêtises sur ce film: non, il n'a pas été censuré pendant 90 ans! Il a fait l'objet d'un procès en plagiat. Le script du film, bien que tiré d'un roman de Marie Belloc Lowndes (The Lodger, c'est à l'origine un de ses romans), était jugé trop proche de l'argument de la pièce Dishonored lady (1930) d'Edward Sheldon et Margaret Ayer Barnes. Un tribunal a fini par trancher en 1936 que le film devait être interdit de diffusion pendant 9 décennies... La sortie cette année d'un blu-ray d'une très belle copie restaurée chez Warner Archive est donc la fin d'un tunnel judiciaire embarrassant, et non comme on le dit parfois la restitution d'un film perdu. Il n'était pas perdu, il était rangé...

C'est un "véhicule" pour Joan Crawford, soit un film entièrement taillé à sa mesure et sa démesure, celle d'une actrice concurrente de Greta Garbo, dont les rôles étaient souvent l'occasion de composer des personnages de jeunes femmes de la classe ouvrière qui pouvaient s'élever par les rencontres avec les hommes. Dans Rain, de Lewis Milestone, elle allait d'ailleurs jusqu'à incarner une prostituée.

Ce n'est absolument pas le cas ici, mais omme souvent dans les films de Clarence Brown, le sous-texte est là et bien là. Il était très fort pour montrer avec une incroyable élégance des situations dont les coulisses étaient totlement scabreuses... On sait que Emile "tient" Letty en son pouvoir, sans pour autant savoir exactement de quelle manière il pourrait bien la faire chanter le moment venu... C'est un odieux personnage, qui est capable de lui dire "Tu ne me quittes pas, c'est moi qui te dis quand tu peux partir"... Nils Asther le joue avec toute l'onctuosité du parfait hypocrite... de cinéma! A côté, Robert Montgomery est un parfait Américain moyen, sain et plein d'humour.

Reste que le film, sous ses dehors élégants (et bien sûr, comme c'est souligné un peu partout, le costumier Adrian a particulièrement soigné la garde-robe de la star, voir la photo), est quand même consacré à de bien vilaines turpitudes. La possession sexuelle de Letty Lynton par Emile va aller jusqu'à un meurtre...

Pour finir, c'est amusant de constater les parallèles entre ce film maudit et le film pré-code mineur Mandalay de Michael Curtiz, avec Kay Francis hantée par le malfrat Ricardo Cortez, qui la suivait jusque sur un bateau...

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Published by François Massarelli - dans Clarence Brown Pre-code
19 juillet 2026 7 19 /07 /juillet /2026 16:45

Mickey Grogan (Frankie Darro) a beau navoir que neuf ans, les responsabilités s'accumulent: pour commencer, il lui faut veiller sur la petite Susan (Lassie Lou Lahern), comme lui une enfant des rues. Le principal risque qu'ils courent est de tomber dans les pattes d'un des sbires de la protection de l'enfance, qui recueillent les enfants pour les mettre dans des "institooshuns"! Il fait la rencontre d'une jeune femme, Winnie (Jobyna Ralston), qui travaille comme secrétaire, et le recueille. Il rencontre aussi Jeffrey (Carrol Nye), un architecte au chômage parce qu'il perd la vue... Il va agir en bonne fée autour de tous ces personnages, en particulier quand un affreux, le contremaître Al Nevers (William Scott), va décider que Winnie est pour lui et pour personne d'autre...

Ne nous méprenons pas: ce film n'est pas un conte pour enfant, même s'il obéit à certaines lois du genre (en les pervertissant: Mickey n'est pas, ici, la personne à sauver, mais bien le bon génie dont les initiatives seront appréciées de tous, enfants comme adultes!). Mieux: c'est un film pour les grands dont les héros sont des petits! Car Winnie, "working girl" (un rôle qui tranche sérieusement dans la filmographie de Jobyna Ralston, plus habituée à jouer les sages jeunes femmes évanescentes et les jeunes héritières), vit seule et se débrouille, mais elle doit aussi se défendre contre les tentations des hommes autour d'elle.

L'énergie des enfants dans ce film est fantastique et communicative. Ce sont tous des enfants de la balle comme en témoigne une formidable scène de danse, dans la rue, jouée par Darro, la petite Lassie Lou, et d'autres de leurs congénères... Et dès le départ, le film s'attache à eux en nous montrant l'improbable rencontre de Susan avec Mickey, sur un terrain vague, où d'emblée ils affichent une complicité qui passepar une saine et rigolote chamaillerie. Darro n'est pas un inconnu pour ceux qui aiment le cinéma classique: une fois adulte, il allait devenir un acteur secondaire important, ainsi que doublure voix et cascadeur. On l'a vu en éternel adolescent (sa petite taille et son visage lui ont permis de tricher assez longtemps sur son âge à l'écran) l'ont souvent conduit à jouer auprès de stars de la Warner dans les années 30, à commencer par James Cagney! Et il est intéressant de comparer ce film avec Wild Boys of the Road, de William Wellman, où Darro jouerait une version "vieillie" de son personnage de petit vagabond.

Quant à Jobyna Ralston, elle est une fois de plus excellente, et solaire. Ce n'est sans doute pas le meilleur film de tous les temps, mais il est sain de se dire qu'un film même mineur (produit par F.B.O., un petit studio qui s'affiche même avec humour dans une scène: on y voit une affiche géante d'une production maison avec Virginia Valli... et Frankie Darro) ait pu survivre et arriver jusqu'à nous, restauré et complet.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1927 ** Jobyna Ralston
15 juillet 2026 3 15 /07 /juillet /2026 23:00

Gustave Flaubert (James Mason) comparait devant une cour de justice, pour avoir, par la parution de son roman Madame Bovary, atteint aux bonnes moeurs... On lui donne la parole. Afin de prouver ses intentions, il remonte jusqu'au début de l'intrigue, on fait donc la connaissance, en Normandie, de la jeune Emma Rouaut (Jennifer Jones) au moment où elle rencontre le jeune docteur Charles Bovary (Van Heflin) venu soigner son père. Puis ils se marient, et c'est la désillusion pour la jeune femme éprise de romantisme, et elle va s'abîmer dans deux adultères avec des hommes qui ne l'auront pas aimée... 

On n'attendait sans doute pas Vincente Minnelli, en 1949, soit l'auteur des comédies musicales Yolanda and the thief, The pirate, Meet me in St Louis, et Cabin in the sky, pour un tel film... Nous savons maintenant, au vu de son oeuvre globale, et de la splendeur de ses mélodrames, à quel point c'était pertinent, et même par bien des aspects novateur... Minnelli, d'emblée, utilise l'idée d'inscrire ladaptation du roman dans la narration de Gustave Flaubert lui-même, qui après tout a d'une phrase célèbre admis le lien avec son héroïne! L'ironie de Flaubert infuse, sans jamais pousser le spectateur à mépriser le personnage. Et la narration, jamais intrusive, permet de faire passer des éléments essentiels du roman (le romantisme enfantin de l'héroïne, le manque cruel d'envergure de son mari), d'une façon très efficace. Le metteur en scène, chorégraphe toujours, a su aussi d'une façon impressionnante jongler vec les points de vue: car dans ses films, aucun protagoniste ne l'emporte jamais, les personnages ont, tous, leur importance. Cela ait de lui un candidat plus qu'adéquat pour s'attaquer à un tel roman...

L'insuccès du film, qui est pourtant si soigné, n'est sans doute ps si étonnant. La noirceur de l'intrigue, le destin tragique du personnage, le choix délibéré de ne pas édulcorer la mort si absurdément sombre d'Emma Bovary, la complexité psychologique (en aucun cas il ne s'agit ici de diaboliser ou simplifier Emma, ni de représenter Charles comme un benêt, ou un simple d'esprit manipulé), l'absence de vraie romance (le seul homme à avoir aimé Emma est celui qui l'a le moins comprise)... C'étaitsans doute trop pour le public d'après-guerre... N'empêche, les acteurs sont tous excellents, même Jennifer Jones, loin de son mentor. La mise en scène, virevoltante, est étonnante d'invention, et les décors, costumes, la photographie et la musique de Miklos Rozsa sont égalment splendides.

J'ai parlé des aspects pratiques d'avoir encadré le film dans des moments du procès, justifiant ainsi la narration. C'est aussi un moyen, certes malin, de s'approprier un roman réputé (à juste titre) difficile à adapter. Le génie littéraire de Flaubert passe ici par un filtre intéressant, le film se permettant d'intégrer son auteur et de lui rendre hommage. Le déroulant final (chantant ses louanges), au vu du flop du film, résonne aujourd'hui assez ironiquement... Sans pour autant enlever sa beauté au film.

C'était le neuvième film de Minnelli, plus connu pour ses comédies musicales. C'est aussi son troisième film grave, après The clock (Comédie, oui, ...mais aux accents dramatiques), et Undercurrent (film noir). Ce ne serait définitivement pas son dernier.

 

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Published by François Massarelli - dans Vincente Minnelli
13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 11:38

En 1922, ce court métrage promotionnel entendait donner à voir à travers quelques exemples de productions en cours, l'état des lieux du studio le plus important du moment... C'est simple, et c'est aussi remarquable: plutôt que de se contenter d'enchainer les extraits de films, le court métrage tourne autour et livre quelques séquences gags en rapport (Blood and sand) ou pas, avec des films en cours de tournage.

Ici ou là, les acteurs et metteurs en scène se sont prêtés assez facilement au jeu, avec une évidente bonne humeur... L'occasion de voir un certain nombre de stars, qui étaient la fierté du studio (Wallace Reid, Gloria Swanson, Rudolf Valentino, Dorothy Dalton, sont tous parmi les invités qui cabotinent - avec retenue - devant la caméra); l'occasion aussi de pomouvoir les metteurs en scène, on verra d'ailleurs Sam Wood, George Fitzmaurice, William de Mille et bien sûr le petit frère de ce dernier...

L'heure était à la promotion, bien sûr... Mais aussi le studio se mobilisait pour préparer l'après: c'est qu'après le scandale de l'affaire Arbuckle (le comédien, accusé à tort de viol, faisait partie des acteurs en contrat au studio), sans doute fallait-il détourner l'attention. En tout cas ce film plein de bonne humeur a eu une impressionnante descendance...

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Published by François Massarelli - dans Muet Rudolf Valentino Gloria Swanson
13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 08:34

La construction d'une niche: l'un des avantages de faire intervenir un protagoniste extérieur dans un court métrage de Tom & Jerry, est qu'on se retrouve avec une mission à accomplir... Qui s'avère évidemment impossible. Ici, Spike aura bien du mal, en raison de l'envahissante et permanente lutte entre Tom et Jerry, à terminer son travail. Mais fondamentalement, le sentiment est que ça aurait très bien pu se passer sans heurts, comme une sorte de routine entre voisins...

C'est bien sûr d'une architecture tranquillement croissante, les violences entre le chien et le chat devenant de plus en plus importantes au fur et à mesure. Avec le chien Spike, Hanna et Barbera avaient trouvé un antagoniste formidable pour Tom, et pour cause: il fait immédiatement partie de son univers... Et on remarquera l'abnégation du chien, qui s'acharne avec plus d'inventivité que de désespoir.

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 08:21

Dans le Pacifique, le commandant du bateau S.S. Aloha prévient son équipage, réduit à un membre, la mascotte Tom, que s'il venait à subsister une souris, une seule sur le bateau, il serait jeté à la mer... Et c'est le moment que choisit Jerry pour se montrer. 

C'est plaisant, la rivalité transposée sur un navire change un peu la donne sans trop bouleverser l'univers de Tom et Jerry. Ce dernier est l'élément pertubateur, bien sûr, mais il garde une espièglerie manifeste. Pourtant de nombreux gags au début le montrent en échec. Sinon, sa motivation est claire, il a fait une croisière pour se rendre sur une $ile paradisiaque, le cliché des années 50!

A noter: les films mettant en scène Tom et Jerry en mer sont finalement assez peu nombreux. Mais y a aussi les aventures à la plage (Salt water tabby et la fin de Southbound duckling), sous l'eau (The cat and the mermouse) ou encore une recréation loufoque de l'aventure de Robinson Crusoe (His mouse friday)

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation