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30 août 2025 6 30 /08 /août /2025 18:13

A Hollywood, un producteur très en vue (David Duchovny) va célébrer son 40e anniversaire... Nous suivons les protagonistes de cette fête à venir dans leurs occupations ou leur métier: Carl (David Hyde Pierce) écrit pour un petit magazine local, et il essaie de placer des scénarios. Sa femme Lee (Catherine Keener) n'est pas heureuse, et a un amant. Calvin (Blair Underwood), un petit acteur de télévision, a du mal à négocier un virage dans sa carrière, car il tourne un film en compagnie d'une grande vedette (Julia Roberts). La belle-soeur de Carl (Mary McCormack) est masseuse, et souffre de la solitude, et enfin un acteur (Nicky Katt) interprète, pour sa première pièce en vedette, le rôle d'adolf hitler (l'absence de majuscules, ici, est un acte volontaire de ma part)... Mais la fête sera ternie par un drame inattendu.

Inattendu, un adjectif qui convient parfaitement à ce petit film, tourné par Soderbergh entre Ocean's eleven et Solaris; rappelons qu'à cette époque, le metteur en scène a sorti, entre 1998 et 2002, sept longs métrages en cinq ans... Selon lui, tourner un film comme Ocean's eleven ne pouvait se faire que s'il pouvait à côté effectuer cet étrange exercice de style. Un film tourné avec très peu de moyens, et pour 70% de sa durée, de la vidéo légère et franchement sale! Beaucoup de règles ont été imposées aux acteurs, parmi lesquels Julia Roberts, et même Brad Pitt qui est (presque) un figurant dans le film... Ils étaient soumis à des conditions de tournage complètement aux antipodes de ce à quoi ils étaient confrontés, et étaient encouragés à improviser... Le résultat, un mélange malaisé entre du cinéma-vérité et une comédie grinçante, est étrange et pour tout dire mal fichu, ne débouchant pas sur grand chose...

On s'y amusera peut-être devant les expérimentations formelles (l'utilisation du flou dans une scène de fesse, les décalages entre certaines scènes et leur bande-son, le fait que le 35 mm ait été utilisé pour les extraits de film dans le film, la mise en abyme des acteurs qui jouent des acteurs, et le générique de début qui est celui du film tourné par les acteurs fictifs, pas celui de Soderbergh!), et les caméos discrets de Brad Pitt et David Fincher... Mais on se gratte volontiers l'occiput quant aux intentions de l'auteur et de sa troupe de francs-tireurs, sans parler de cet acteur grimé en hitler.

Il en va ainsi de tous les films du metteur en scène: l'expérimentation est toujours a rendez-vous, et débouche parfois sur des résultats impeccables (Traffic, Sex lies and videotape...), et parfois, eh bien ça débouche sur Full Frontal. Un film dont on se demande quand même un peu ce qu'il a voulu dire...

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Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh
28 août 2025 4 28 /08 /août /2025 21:45

Deux souris, Hubie et Bertie, se rendent dans une maison de démonstration de la "maison de demain", crée par Frank Lloyd Wrong... Tout y est mécanisé,et les deux animaux sont confrontés à des gadgets technologiques délirants. Il s'attellent méthodiquement à la tâche de tout saboter...

C'est une reprise d'une situation déjà explorée dans un court métrage de 1938, Dog gone modern, mais avec deux chiens plutôt mignons, les "two curious puppies"; mais a la naïveté des deux chiots, le nouveau film oppose deux souris irresponsables... Les deux souris et leur dynamique permettent de maintenir l'intérêt...

On pense aussi a un court Disney avec Donald, Modern inventions...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
28 août 2025 4 28 /08 /août /2025 20:44

Hubie et Bertie, les deux souris de The Aristo-Cat, reprennent du service: ils sont nettement mieux définis, et la dynamique entre eux est très laire: Hubie est le malin, et Bertie l'idiot de la paire... Hubie a les idées et son copain le suit aveuglément. Dans ce film, ils tentent de persuader un chat qu'il est un lion... Et qu'il lui fait s'attaquer à d'autres animaux, qui seront tous incarnés par un gros chien...

C'est profondément idiot, certes, mais ça défoule. Et l'animation est superbe, classique et très mobile... Chuck Jones est bien plus à l'aise dans l'absurde grinçant que dans la mièvrerie, de toute façon, ce film en est une preuve évidente...

Notons que le titre, un abominable jeu de mots comme souvent, est une parodie du titre d'un film de la Warner, cette fois Roughly speaking de Michael Curtiz...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
28 août 2025 4 28 /08 /août /2025 20:37

Les souris ont toujours influencé les dessins animés, et les influenceront toujours... Ici, pourtant, elles ne sont qu'un prétexte, qui disparait assez vite: Porky découvre, alors qu'il souhaite dormir, qu'il a des rongeurs chez lui... Il va donc chercher à s'en débarrasser, d'abord par un piège... Qui ne marche pas. Il se résoud donc à prendre un chat, qui règle le problème, mais... Comment s'en débarrasser quand la bête invite ses copains pour une beuverie?

C'est drôle, rythmé, inventif... Les deux souris sont vaguement, lointainement inspirés de Hubie et Bertie, mais on les verra assez peu. De son côté, le chat a des faux airs de Claude, le premier du nom, qui était un chat trop gâté dans The Aristo-Cat...

Le film possède ses moments fabuleux de virtuosité dans l'animation, notamment dans un réveil de Porky Pig qui fait diablement penser à Bob Clampett, offrant une variation sur la démultiplication du mouvement expérimentée par ce dernier en compagnie de l'animateur Rod Scribner.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
28 août 2025 4 28 /08 /août /2025 20:28

Cet "Aristo-cat"-là n'a pas de lien de parenté avec les chats de Disney, qui seront les héros d'un film de 1970... C'est le héros d'un unique film, dans lequel il croisera deux personnages qui en revanche auront droit à plusieurs apparitions: deux souris...

Le chat Claude (rien à voir avec l'autre chat du même nom, un filou roux qui apparaîtra dans quelques films du même Chuck Jones) est le chouchou de sa propriétaire, une bourgeoise assez excentrique, qui confie le cher ange à son majordome, Meadows. Mais le chat lui fait subir une telle série de malheurs qu'il donne sa démission: devant se débrouiller seul, Claude est bien mal parti, et il va recevoir des conseils d'une paire de souris, Hubie et Bertie, l'un plus malin et l'autre plus idiot, de vrais voyous en tout cas...

C'est un bon film, riche en gags et en caractères, avec une situation absurde qui est jouée jusqu'à ses dernières limites... En particulier, on conseille à Claude, qui ne connait rien, de s'attaquer à une souris, mais c'est en fait un gros, très gros bull-dog...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 22:39

Ce film fort distrayant est à cheval, dans la carrière d'Eastwood, entre ses films majeurs et ses petits films à faire bouillir la marmite. Il penche sans doute du côté le plus mineur, mais à cause de, ou grâce à son sujet, il est parfois considéré un peu à part. Ce qui ne m'empêche pas d'enfoncer une fois de plus le clou: ce film n'est en rien un plaidoyer contre la peine de mort. Il nous raconte une histoire dans laquelle un innocent condamné à mort va être exécuté, et même le plus à droite des partisans farouches de cette incompréhensible sale manie de tuer les gens avec l'autorisation judiciaire et gouvernementale aura toujours des réserves devant le fait que ce dispositif d'assassinat légal puisse être utilisé sciemment contre des gens innocents des crimes pour lesquels ils son supposés payer... Par contre, True crime s'intéresse à la peine de mort à travers son déroulement, les gens qui y travaillent, et le traitement médiatique qui en est fait...

Donc, première strate du film, on y raconte le dernier jour de Frank Beechum (Isaiah Washington), un brave type qui ne demandait rien à personne, et a été accusé d'un meurtre particulièrement sordide. Les preuves contre lui ne valent pas grand chose, mais on n'avait pas grand chose de plus, et aucune autre option. Deux témoignages lui ont été fatals. On assiste donc à ses préparatifs, à ses choix de dernière heure (Le repas final, par exemple). Du début à la fin, le personnage manifeste une évidente dignité, et surtout rappelle qu'il est innocent.

Parallèlement, le film nous montre une deuxième couche, faite d'une description minutieuse du métier des gens qui travaillent à l'exécution. Cette portion du film est volontiers (légèrement) forcée, franchement caricaturale. Mais elle contient des éléments quasi documentaires qui lui donnent un grand intérêt.

La troisième couche du film concerne la partie journalistique: Steve Everett (Clint Eastwood) est le journaliste désigné en dernière minute pour couvrir l'événement, la journaliste assignée à la base ayant trouvé la mort dans un accident la veille de l'exécution. Et Steve Everett est un vieux de la vieille, qui sent tout de suite qu'il y a dans l'affaire de quoi se poser des questions. Si vous voulez mon avis, d'ailleurs, un enfant de huit ans s'en serait posé aussi, et il y a fort à parier que même au plus profond du Texas, cette affaire n'aurait jamais mené un jury à aboutir à la conclusion que Beechum était coupable. Mais comme toujours avec Clint Eastwood, la vraisemblance, et la véracité de l'affaire n'est pas le propos... Et Eastwood s'intéresse justement au côté fâcheux d'une justice à plusieurs vitesses (Raciales comme sociales) qui débouche sur des erreurs judiciaires. Si le film, comme Eastwood lui-même, n'est pas contre la peine de mort a priori, il tend à vouloir démontrer qu'elle contredit sérieusement son souci d'efficacité...

Enfin, et je pense que c'est le meilleur aspect du film, Eastwood évite la pesanteur du pensum en interprétant son journaliste comme un coureur invétéré, alcoolique faussement repenti, éternel râleur, qui perd tout (son boulot, sa femme, sa fille, l'estime de tout un chacun) parce que sa cause lui prend tout. Et ses confrontations avec un patron au verbe virtuose (James Woods), sont du plus haut comique, achevant de renvoyer ce film au modèle revendiqué par Eastwood: Howard Hawks, qui lui aussi aurait probablement pu prendre la même option s'il avait voulu faire un tel film: montrer dans un film le travail d'une corporation, et le fonctionnement viscéral de la presse, avec une forte dose d'humour comportemental. Ce qui, avouons-le, est un peu ce qu'il a fait dans His girl friday...

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood
27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 22:25

Un gros client, le gangster E.G. Robincat, arrive à la taverne de Tuffy, spécialisé dans l'accueil des chats: il veut manger une souris. Tuffy est dans l'incapacité d'amener une souris, c'est donc au garçon (qui est particulièrement bête) de trouver une victime. C'est Sniffles qui va s'y coller...

C'est assez quelconque, on a l'impression que le film a été fait pour remplir un trou dans la progrmmation. Le personnage Sniffles a de toute façon bien vécu, il s'agit de son dernier film... Comme dans The unbearable bear, il manque de gâcher le film définitivement en parlant trop... On apprécie la tentative de caricaturer E.G. Robinson, même si Avery vait été plus efficace dans Thugs with dirty mugs en 1938...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 22:17

Sniffles a grandi... Un oeuf qui est tombé d'un nid de faucon se retrouve dans sa tanière, et quand il éclôt, la petite souris se décide à élever le poussin... Qui ne tarde pas à être 10 fois plus grand que lui... Sauf que quand il décide de se documenter sur l'animal qu'il a vu grandir, Sniffles en lisant un livre s'aperçoit que la bête mange des rongeurs...

L'ouverture du film, qui nous montre le périple de l'oeuf, est magistrale, avec un timing fantastique. On sent, à travers ce prologue qui prend son temps, que la production avait besoin de remplir un peu! C'est vrai que sinon, l'argument de ce film est mince comme une feuille de papier à cigarette... Sniffles, d'une certaine manière, a bien grandi, et au débit on entend même sa voix menacer de muer! Il reste désespérément naïf, mais le film est tendre, bien fait et plein de petites surprises... 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation
27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 22:05

Sniffles n'a pas été mis en valeur dans un court métrage depuis 1941, et sa série de cartoons pour enfants est désormais du passé: Chuck Jones le ravive pour un court métrage (il y en aura deux autres) où il devient juste un protagoniste secondaire... Le film a tou pour être excellent... Ou presque.

Un renard s'approche d'une maison qu'il désire cambrioler. Ce qu'il ne sait pas c'est que c'est la maison d'un policier, et que ce dernier, qui est sorti pour faire la fête, va revenir alors que le coup est en cours... Et par ailleurs l'affaire a un témoin: une souris inquisitive, naïve et très, très très énervante!

Le film nous montre Chuck Jones au sommet de son art: des personnages fabuleusement campés, admirablement esthétiques, et un timing fantastique! C'est la période durant laquelle il basait son style sur l'émulation d'avoir travaillé aux côtés de Bob Clampett et Tex Avery: l'animation se met au service d'idées délirantes, magistrales et souvent hilarantes... Les décors sont stylisés et maîtrisés à l'extrême. 

Alors pourquoi "presque" excellent? Sniffles, tout simplement, est un personnge qui n'a jamais pu être défini au-delà de son côté gentil, mignon, pour enfants. Ici, il reçoit la tendance à parler tout le temps, qui rendait la petite chauve-souris Batty très énervante dans le film précédent...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 14:52

Sniffles se réfugie dans un petit moulin, pour se protéger de la pluie, alors que sa petite voiture méanique est timbée spectaculairement en panne... Mais sur place il rencontre une petite chauve-souris, particulièrement bavarde (voir plus bas). Et ensemble ils doivent se protéger d'un chat...

C'est un étrange film, qui louche une fois de plus du côté de Disney, avec ce personnage de Sniffles qui manque décidément de caractère. Le décor de campagne à la nuit tombante est assez intéressante mais ne sert ici qu'à justifier l'idée de Sniffles de se réfugier dans le moulin. Et si je me suis souvent plaint de la tendance de Sniffles à parler trop pour ne pas dire grand chose, la chauve-souris qu'il rencontre est à ce niveau absolument insupportable...

Une étrange entrée en scène est d'ailleurs réservée à cet animal, qui ressemble dans un premier temps à une stylisation de vraie chauve souris, avant de ressembler à une improbable caricature de souris ailée, dotée de sabots (voir illustration)... L'expérience Sniffles est donc arrivée à son terme! Le personnage n'apparaitra plus aussi régulièrement, avant de disparaître...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes