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A Hollywood, un producteur très en vue (David Duchovny) va célébrer son 40e anniversaire... Nous suivons les protagonistes de cette fête à venir dans leurs occupations ou leur métier: Carl (David Hyde Pierce) écrit pour un petit magazine local, et il essaie de placer des scénarios. Sa femme Lee (Catherine Keener) n'est pas heureuse, et a un amant. Calvin (Blair Underwood), un petit acteur de télévision, a du mal à négocier un virage dans sa carrière, car il tourne un film en compagnie d'une grande vedette (Julia Roberts). La belle-soeur de Carl (Mary McCormack) est masseuse, et souffre de la solitude, et enfin un acteur (Nicky Katt) interprète, pour sa première pièce en vedette, le rôle d'adolf hitler (l'absence de majuscules, ici, est un acte volontaire de ma part)... Mais la fête sera ternie par un drame inattendu.
Inattendu, un adjectif qui convient parfaitement à ce petit film, tourné par Soderbergh entre Ocean's eleven et Solaris; rappelons qu'à cette époque, le metteur en scène a sorti, entre 1998 et 2002, sept longs métrages en cinq ans... Selon lui, tourner un film comme Ocean's eleven ne pouvait se faire que s'il pouvait à côté effectuer cet étrange exercice de style. Un film tourné avec très peu de moyens, et pour 70% de sa durée, de la vidéo légère et franchement sale! Beaucoup de règles ont été imposées aux acteurs, parmi lesquels Julia Roberts, et même Brad Pitt qui est (presque) un figurant dans le film... Ils étaient soumis à des conditions de tournage complètement aux antipodes de ce à quoi ils étaient confrontés, et étaient encouragés à improviser... Le résultat, un mélange malaisé entre du cinéma-vérité et une comédie grinçante, est étrange et pour tout dire mal fichu, ne débouchant pas sur grand chose...
On s'y amusera peut-être devant les expérimentations formelles (l'utilisation du flou dans une scène de fesse, les décalages entre certaines scènes et leur bande-son, le fait que le 35 mm ait été utilisé pour les extraits de film dans le film, la mise en abyme des acteurs qui jouent des acteurs, et le générique de début qui est celui du film tourné par les acteurs fictifs, pas celui de Soderbergh!), et les caméos discrets de Brad Pitt et David Fincher... Mais on se gratte volontiers l'occiput quant aux intentions de l'auteur et de sa troupe de francs-tireurs, sans parler de cet acteur grimé en hitler.
Il en va ainsi de tous les films du metteur en scène: l'expérimentation est toujours a rendez-vous, et débouche parfois sur des résultats impeccables (Traffic, Sex lies and videotape...), et parfois, eh bien ça débouche sur Full Frontal. Un film dont on se demande quand même un peu ce qu'il a voulu dire...
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