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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 10:42

Tout a une fin: avec ce film, Chaplin quitte la Keystone de Mack Sennett pour la compagnie Essanay, ou il avait enfin, et en étant mieux payé, la possibilité de faire ce qu'il voulait au lieu de faire ce qu'il pouvait. Le problème, il allait très vite s'en rendre compte, c'est qu'il fallait pour cela aller à Chicago, ou les conditions météorologiques n'étaient pas propices, mais n'anticipons pas.

Getting acquainted est, une énième fois, la bonne vieille formule "allons au parc, et tournons une histoire de marivaudage endiablé avec deux couples dont les maris sont de fieffés dragueurs". Chaplin et son rival Mack Swain sont mariés respectivement à Phillys Allen et Mabel Normand, et le lieu a déjà servi et resservira. Toutefois, on mesure à quel point la formule, aussi usée soit-elle, a été raffinée par Chaplin, qui a réussi à faire en sorte que la frénésie soit tempérée par un début de caractérisation, qui donne aux épouses un peu plus que le rôle de faire-valoir, qui donne au policier (Edgar Kennedy) un rôle beaucoup plus subtil d'arbitre, et qui structure justement le film autour du ballet des couples, de conciliabules entre les époux et les épouses, et pour finir qui évite comme le note justement Jeffrey Vance dans ses notes de se livrer au moindre jet de briques ou de tartes à la crème...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Mabel Normand Charles Chaplin
17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 10:41

A la fin de son contrat Keystone, Chaplin aspirait à pousser son expérience un peu plus loin en continuant sur la voie qu'il avait tracée avec, hélas, trop peu de films de qualité. La machine à rire de chez Mack Sennett ne lui permettait que peu souvent de vraiment investir le temps nécessaire à la sophistication dont il rêvait. D'où, sans doute, ce film en forme de farce, ou plutôt de rêve: Chaplin s'endort, et se voit à l'age de pierre, couvert de peaux de bêtes, et disputant à Mack Swain les clés du royaume de Wakiki Beach.

Coups de massue, jeunes femmes en peaux de bêtes sauvages (D'ailleurs for mal ajustées, à moins que ce ne soit volontaire... c'est l'actrice Helen Carruthers qui en fait les frais), et quelques anachronismes savamment choisis (notamment les chapeaux) sont la règle de ce genre de films. On sourit forcément, même si on dit que tout ce petit monde avait forcément mieux à faire. Mais après tout, Griffith qui tournait Man's genesis, un court métrage supposé sérieux sur le même sujet deux ans plus tôt, n'était pas forcément moins ridicule.

A noter que Lloyd, Keaton et Laurel & Hardy feront à leur tour le détour préhistorique: Respectivement avec When clubs are trump (1917), The three ages (1923), et Flying elephants (1927). Par contre, pas de Langdon en peaux de bêtes à ma connaissance...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Charles Chaplin Groumf
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 16:26

De plus en plus à l'aise avec la mise en scène, Chaplin se sent pousser des ailes, et tourne ainsi une nouvelle comédie en deux bobines, avec encore la participation du gratin de la Keystone: il y interprète le papa d'un ménage très moyen, dont la maman est Mabel Normand dans un rare rôle de femme plus mure, triste et pas vraiment couvée par son mari. Les autres protagonistes sont Mack Swain, en mari d'un couple heureux, dont l'épouse est jouée par Phillys Allen, future Mrs Chaplin dans Pay day tourné pour la First National en 1922 (Mack Swain y jouera aussi, d'ailleurs).

Le film est basé sur un quiproquo: les deux hommes passent un certain temps à déjeuner côte à côte, et vont échanger leur manteau. le problème, c'est que Swain va se retrouver avec un biberon dans son manteau, alors qu'il n'a pas d'enfant, et que Chaplin va quant à lui se promener avec une lettre que Swain a promis à une jeune femme de poster, et qui s'avère être un anonyme billet doux. L'une et l'autre des épouses vont donc sérieusement soupçonner les maris, et tout va (presque) rentrer dans l'ordre pour (presque) tout le monde.

Outre le temps d'écran dévolu à Mabel Normand, ainsi que l'attention que le public va pouvoir porter à sa tristesse (Chaplin lui a même réservé quelques gros plans), on notera dans ce film par ailleurs très moyen le début d'une longue histoire compliquée: Chaplin, qui finira Suisse et couvert d'enfants, n'a jamais manifesté avant sa rencontre avec Jackie Coogan autre chose que de l'antipathie vis-à-vis des enfants, et c'est avec ce film que cet aspect essentiel de sa personnalité est pour la première fois mis en lumière. L'interaction avec Mack Swain est aussi l'occasion d'une digression rare dans les courts métrages Sennett: repas avec une chorégraphie de gestes précis et très drôles, comme un arrêt dans la furie ambiante.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Charles Chaplin
15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 09:13

Une déception: quelles que soient les qualités de ce film, et il en a, on ne peut pourtant pas dire autre chose, devant ce qui est indéniablement la plus faible de quatre productions du metteur en scène pour Republic Pictures (Les trois autres sont I've always loved you, The magnificent doll et Moonrise, ce dernier étant tourné après le film qui nous occupe ici)... Un film qui mélange drame sentimental et... course de chevaux, avec suspense sportif de rigueur.

Si le sport ne m'intéresse absolument pas, bien au contraire, je ne suis pas contre l'idée sensée de jouer sur ce dernier ingrédient, propre à structurer une intrigue, ou créer une adhésion forte du spectateur. Et Borzage qui a évolué dans un monde d'amateurs de polo toute sa vie aurait très bien pu se tirer avec les honneurs d'une intrigue qui implique en effet les codes, le monde et les anecdotes d'une histoire de propriétaire d'un cheval de courses...

Et en plus, le film commence bien: dans un taxi que partagent deux clients, une jeune femme (Catherine McLeod et Don Ameche), la jeune femme a la surprise de se trouver nez à museau avec... un poulain de trois semaines! Joe Grange, son propriétaire, a été éjecté de son appartement, et pour cause, et comme il n'a aucun endroit où aller avec la bestiole, Connie va se sacrifier, et bien entendu, dans la mesure où nous sommes dans l'univers de Frank Borzage , la nuit va déboucher sur un coup de foudre, un vrai de vrai...

Mais la suite va tomber un peu trop dans le mécanisme et la convention, car Joe Grange (Au fait, Don Ameche remplace ici Henry Fonda, et le changement me parait au moins très pertinent) est un joueur invétéré, qui apparaît et disparaît au fur et à mesure des coups de chance et des coups de grisou... Et si les scènes "sacrées" typiques de Frank Borzage sont là et parfois bien là, le film manque de piquant, d'allant, et d'énergie...

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Published by François Massarelli - dans Frank Borzage
14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 17:31

Dans un film qui anticipe en de nombreux endroits sur le classique The music box (James Parrott, 1932), avec Laurel & Hardy, Chaplin et Mack Swain sont des livreurs de piano qui ont deux missions: aller chercher un piano chez deux personnes qui n'ont pas les moyens de le garder, et en amener un neuf chez une personne qui vient de l'acheter. Ils vivent tous deux dans la même rue, et c'est bien entendu propice à la confusion... Surtout quand l'un vit au 666, et l'autre au 999.

L'essentiel, ici, c'est Chaplin: sa gestuelle, et le ballet incessant de ses efforts les plus délirants pour remplir sa mission. La précision du geste, alliée à la sûreté de la direction, tout concourt à faire d'un film basique et burlesque un modèle de concision et de préciosité. Si on ajoute le fait que le film a été tourné pour une large part dans la rue, on se retrouve face à une impressionnante capsule temporelle. La qualité d'image des restaurations Lobster nous permet, cerise sur le gâteau, de reconnaître dans le rôle du marchand de pianos le propre frère du réalisateur du film de Laurel & Hardy de 1932, Charles Parrott dit Charley Chase. Le monde est petit.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Charles Chaplin Mack Sennett
14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 17:16

L'été 1959: à Newport, Rhode Island, le festival de jazz bat son plein pendant qu'un certain nombre de yachtmen s'amusent sur l'eau... Thelonious monk, le quintet de Chico Hamilton, le quartet de Gerry Mulligan avec Art Farmer, Louis Armstrong en compagnie de Jack Teagarden, Anita O'Day, Mahalia Jackson, Jimmy Giuffre, Sonny Stitt et plein d'autres, dont Chuck Berry (!) jouent devant un public aux anges...

En cet été 1959, le jazz est sans doute l'un des domaines les plus volontiers intégrés, au sens Américain du terme, de toute la société: certes, une grande majorité du public de ce festival mythique est blanche, mais les musiciens qui se succèdent sur scène, eux, sont de toutes les couleurs. Un musicien aussi blanc que Gerry Mulligan, avec sa tignasse rousse de géant Irlandais, peut désormais se produire en quartet avec un blanc et deux noirs, sans que quiconque y trouve à redire... Et la caméra est désormais autorisée à le capter sans qu'on y trouve quoi que ce soit de bizarre (pour info, quand en 1943 Duke Ellington était filmé par la MGM dans un long métrage, il fallait remplacer les quelques musiciens blancs de l'orchestre afin d'éviter d'envoyer le mauvais message de mixité aux masses de spectateurs!). De même, Louis Armstrong, ambassadeur de bonne volonté devant l'éternel, joue-t-il au sein d'une troupe bigarrée, dont le batteur d'origine Philippine Dany Barcelona n'est sans doute pas le moins exotique... 

...Et tout le monde prend, manifestement, du bon temps: c'est la leçon principale de ce long métrage commandité par George Avakian, des disques Columbia, dont le festival de Newport a souvent été une source non négligeable de "coups" publicitaires pour leur écurie phénoménale de jazzmen. 10 années avant Woodstock, c'est un peu la même impression d'échappée fabuleuse à l'écart du monde qui vous est proposée dans ce film aux séquences inégales (tout dépend si vous êtes fan de Mahalia Jackson ou de Chuck Berry!), mais dont les caméras qui vont partout, révèlent comme une idée très tangible d'un profond bonheur collectif. Et pendant certaines séquences, ce bonheur, doublé de l'humour très particulier de l'un ou l'autre des protagonistes musicaux, débouche sur une pépite absolue: Anita O'Day, pour deux chansons, en est un exemple frappant.

 

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Published by François Massarelli - dans Musical
13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 18:13

Venue assister aux courses de voitures, une jeune femme (Mabel Normand) doit faire avec la rivalité de deux moustachus (Chester Conklin et Mack Swain). Lorsqu'un troisième larron (Chaplin) plus malotru que les deux autres arrive pour compliquer les choses, la lutte devient serrée.

Cette comédie est finalement très partagée: elle ressemble à s'y méprendre à une concession faite par Chaplin à Sennett, avec son tournage vite fait sur les lieux d'un événement public, et ses intrigues basées peu ou prou sur la drague. Mais Chaplin a manifestement un script, des personnages précis, et ça sent moins l'improvisation que les exercices habituels. Sinon, bien sur, après avoir commencé à développer les cotés plus humains de son personnage (surtout dans The new janitor), on est de retour à l'odieux personnage que jouait souvent Chaplin chez Karno, opportuniste et grossier. Ca se regarde vite, et... ça s'oublie encore plus rapidement.
 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Charles Chaplin
13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 18:04

...Ou comment, quand un cinéaste se lasse de la franchise qu'il a contribué à créer, et qu'il refile le bébé à un subalterne (aguerri, ça oui), on en retire une plaisante surprise! Que Spielberg ait eu envie d'arrêter, on peut le comprendre tant l'univers de Jurassic Park, ses opportunités pour le suspense, et la thématique familiale omniprésente n'avaient plus le moindre intérêt pour lui. Et en dépit des grincheux de tout poil, le réalisateur avait rendu sa copie définitive sur le thème avec l'étrange mais si séduisant The lost world. 

La mission de Joe Johnston est donc essentiellement de distraire, de le faire efficacement et si possible sur peu de temps. Et l'intrigue ici ramenée justement à la thématique susdite (un couple séparé recherche leur fils perdu sur une île infestée des dinosaures du Dr Hammond, avec l'aide involontaire du grognon Dr Grant, amené sur les lieux avec un mensonge éhonté et la promesse d'une bourse qu'il ne verra probablement jamais) est simple comme bonjour, et permet toutes les figures imposées du suspense propre à la série. Le dosage est dans les mains d'un routier qui ne la ramène jamais et réussit à circonscrire son film en 90 minutes, et en prime le couple est joué par deux excellents acteurs de comédie, Téa Leoni et le grand William H. Macy. Donc la visite de l'enclos des spinosaures est recommandée.

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Published by François Massarelli - dans Science-fiction
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 17:36

1924: Né à la mi-novembre, Thomas Ince (Cary Elwes), producteur et réalisateur en difficultés financières, n'aurait sans doute pas dû accepter l'invitation de son ami William Randolph Hearst (Edward Herrmann), qui avait décidé de lui offrir une croisière et du bon temps pour ses 44 ans. En compagnie de Charles Chaplin (Eddie Izzard), Marion Davies bien sûr (Kirsten Dunst), de la romancière Elinor Glyn (Joanna Lumley), de l'actrice Margaret Livingston (Claudia Harrison), et de la journaliste Louella Parsons (Jennifer Tilly), qui travaille pour Hearst, l'auto-proclamé inventeur du western s'est finalement dit qu'il y avait du business à faire à partir d'une telle opportunité: afin de persuader le vieux magnat de la presse de faire alliance avec lui, Ince est prêt à commettre une vilenie spécifique: révéler à Hearst que sa petite amie Marion a des vues romantiques sur le serial lover Chaplin... 

Ce n'était pas une bonne idée, puisque Ince mourra trois jours plus tard: comment et pourquoi, c'est ce que ce film prétend nous dire, maintenant comme nous le fait remarquer Elinor Glyn, narratrice, les versions sur cet accident qui n'a jamais été élucidé, les rumeurs et les hypothèses sur la mort du producteur, sont nombreuses, et aucun des rares témoignages qui y font allusion ne semble en recouper totalement un autre. Alors un conseil, si vous voyez ce film: n'y accordez pas le moindre crédit... 

On connait Peter Bogdanovich l'expert qui n'a pas son pareil pour faire du name-dropping une discipline olympique: "la dernière fois que j'ai vu Orson, nous avons parlé de M. Ford avec lui, et...". Je pense que l'une des motivations pour lui dans ce tournage était de toucher du doigt l'ombre de Welles... Mais on ne va pas se mentir: Peter Bogdanovich n'est pas Orson Welles.

Alors ce film distrayant, sans plus, situé sur un bateau où de fort raisonnables comportements timidement orgiaques (on aperçoit, me semble-t-il, un joint et une poitrine ostensiblement dénudée) est surtout intéressant pour des bribes: le comportement de Hearts en effet, ou l'idée de faire de Marion Davies autre chose qu'une actrice sans talent (merci, Kirsten Dunst, enfin, de rendre à cette grande actrice un hommage appuyé) valent le détour. Le numéro impeccable de Joanna Lumley (sait-elle faire autre chose qu'être excellente?) est formidable... Mais Chaplin? Vraiment Chaplin? Et représenté en artiste déboussolé, moqué par tous, et consumé d'amour pour une femme qu'il n'aura pas eue, sans véritable idée de ce qui lui arrive... C'est douteux. Ca sert le film, remarquez, parce qu'il fait bien le dire: ces 109 minutes ont parfois bien besoin d'un remontant pour qu'on s'intéresse à elles.

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Published by François Massarelli - dans Comédie
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 17:31

Généralement bien vu, ce film en deux bobines, donc particulièrement ambitieux, est une façon intéressante de faire le point sur les progrès de Chaplin en cette année 1914: il y interprète l'un des boulangers d'un établissement, à la fois boutique et salon de thé. Le lieu, ou plutôt les lieux, sont définis, et servent à rythmer le film, qui déroule un montage impeccable, à la lisibilité accrue par des choix définitifs d'angle de caméra. Chaplin y est encore un employé zélé, mais pas modèle, la tentation de se distinguer passant par une tendance innée à la rébellion du geste. La rivalité avec l'autre boulanger, joué une fois de plus par Chester Conklin, agit en provocation constante à l'agressivité, mais on sent les personnages plus posés: ils ont, après tout, un métier, et donc des tâches à accomplir. Le décor, maintenant, ne sert plus de prétexte, il entre en compte dans la comédie même; voilà une autre conséquence de The new janitor.

La dynamite dont il est question tient au fait que d'une part, des boulangers en grève, frustrés par leurs patrons, vont vouloir se venger, et le film suit logiquement le cheminement de la mise en scène: c'est sur le décor qu'il vont se venger, par sur les gens... ne cherchons pas trop loin, le film n'est pas aussi revendicatif qu'un Sadoul voulait le dire, et on n'est en pleine agitation que parce que c'est un ingrédient intéressant pour l'histoire... Curieux film, qui ressemble souvent à du Sennett, mais dont l'architecture globale est du Chaplin pur, et qui restera, voir à ce sujet l'importance des lieux, mentionnés dans les titres comme une sorte de code générique, dans la plupart des films Essanay et Mutual: The bank, Easy Street, The rink, The Pawnshop, etc... Et en 1936, Modern times combinera de nouveau Chaplin et Conklin, travaillant ensemble à l'écart d'une grève qui ne les concernera que peu...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Charles Chaplin