Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 11:25

L'intrigue concerne une soirée de tirage au sort durant laquelle Chase sort gagnant de façon un peu trop systématique, et la foule finit par en concevoir des soupçons. ...a tel point que la presse s'en fait l'écho le lendemain.

Bien que sorti à la toute fin de son contrat, ce film est l'avant-dernier de Chase pour Roach, et a une bien curieuse histoire... Il a été planifié comme un long métrage de sept bobines, et intégralement tourné, avant que quelqu'un ne décide de le réduire... à 20 minutes. Il ne propose donc que l'ombre de ce qu'il fut, et peut-être le résultat du long métrage était-il désastre? ...Quoi qu'il en soit, le court métrage de deux bobines fonctionne très bien, et on va de toute façon devoir s'en contenter!

C'est évidemment entièrement basé sur le systématisme de la façon dont le sort périvilégie Chase, ou sa famille, voire son patron dans le tirage des lots, organisé par la banque locale dans un type de festivité dont je dois dire que je n'en suis pas familier... C'est le premier film dans lequel Charley Chase exhibe ses tempes argentées, qu'il portera désormais: avec les lunettes qu'il a adoptées depuis le début de la décennie, l'acteur assume désormais son âge... Et paraît d'ailleurs plus âgé que ses 43 ans.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 11:12

C'est l'un des derniers films de Chase pour Roach, et c'est un chef d'oeuvre... Il est d'ailleurs tentant d'imaginer, même si ce n'est probablement pas le cas, que ce court métrage est resté sur les étagères pendant deux ans, tellement son style et son ton font penser à ce que produisait le studio avant le renforcement du code de production en 1934!

Charley est le mari de Norma (Wilma Cox) qui s'évertue à rester dans le droit chemin d'une morne normalité... Pensant que Charley ne souhaite pas qu'il en fut autrement! Alors que sa mère (Zeffie Tilbury) qui est persuadée que la jeune femme doit provoquer un peu plus son mari l'a habillée d'une robe affriolante (ce qui n'est pas son habitude), Norma a la surprise de constater qu'à son arrivée, Charley la confond avec sa soeur jumelle, Louise, qui est beaucoup plus délurée. Elle décide de jouer le jeu...

A partir de là, c'est un fstival d'allusions et de situations toutes plus scabreuses les unes que les autres, et on n'aura que rarement entendu autant de fois des personnages d'unfilm dire qu'ils "allaient se coucher", avec un sens caché, particulièrement clair pourtant! Le film surfe sur les risques et le soupçon d'un adultère de haut vol, et nous montre une femme d'autant plus entreprenante que c'est l'épouse légitime! Wilma Cox, dans son double (...triple?) rôle, est excellente, le film est sans temps mort, et il atteint facilement l'excellent niveau de What price goofy (1926)...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 11:05

Le film commence par la vision d'une petite ville de l'ouest, dans laquelle on annonce l'arrivée d'une jeune femme, la première depuis tant d'années... On est presque en territoire de comédie, au départ, avec ces cow-boys qui s'apprêtent à recevoir une dame et sont tout sauf sophistiqués... 

Puis le film glisse vers le mélodrame, avec un quiproquo: la jeune femme reçoit des nouvelles et une photo de son père, ce qui fait croire à un prétendant qu'il sagit d'un fiancé resté à l'est..

Le court métrage va vite en besogne, et oscille entre ces deux atmosphères de façon assez plaisante. Il est un peu inspiré (on ne va pas dire qu'il s'agit d'un pillage, contentons-nous de le penser) de The girl of the golden west, une pièce de David Belasco de 1904, qui sera adaptée au cinéma par Cecil B. DeMille pour Paramount...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Western Muet
1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 10:55

Réalisé par Charles Brabin, un réalisateur d'origine Britannique dont la carrière ira jusqu'aux premières années du parlant, ce petit film nous ùmontre à nouveau l'acteur Marc McDermott dans un sombre rôle dramatique, avec lequel il évoque un peu Henry B. Walthall, qui à l'époque était souvent amené à interpréter des rôles tragiques similaires à la Biograph, pour le compte de David Wark Griffith...

Un jeune homme, la brebis galeuse de la famille, reçoit de son père mourant une injonction à améliorer son comportement... Qu'il va ignorer complètement, allant jusqu'au risque de mener sa famille à la ruine. Acculé par des dettes, il va décider d'imiter la signature de sa mère sur un chèque, mais sera "visité" en rêve lors d'une nuit de saoulerie, par ses ancêtres... Ceux-ci vont lui parler de leurs efforts pour garder au "bouclier" familial, toute sa dignité... D'où le titre de ce film.

On passera sur la vision d'un prêteur qui a le nez un peu trop crochu à mon goût, ce genre de saleté ayant ici l'avantage de ne pas être accompagnée d'un patronyme pour entériner le tout... Mais le film vaut surtout parsa scène de révélation, dans laquelle le héros, ivre, est visité par les personnages des trois tableaux, qui se lancent dans des flash-backs illustrés, c'est convenu, et ça débouchera sur un happy-ending, mais c'est une bonne idée effectuée simplement, mais de façon efficace.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Charles Brabin Muet Thomas Edison
1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 10:47

Un cas nous est présenté, d'une jeune mère de la classe ouvrière, qui souhaite faire en sorte que ses deux enfants soient pris en charge afin de lui permettre de travailler. De façon quasi-documentaire, le film s'attache à nous montrer les différences entre le placement chez une nourrice agréée, et un placement dans un orphelinat, montrant en particulier les risques de ce dernier système...

Au-delà de la charge d'un autre temps, qui attaquait probablement le modèle social de cette fin de mandat de Taft, le film montre comment la compagnie Edison envisageait que le cinéma devienne une arme d'éducation, d'un côté, mais aussi un moyen de faire passer l'idée des réformes. Malgré tout les images sont parfois dures, comme cette partie du film qui nous montre des cas de malnutrition, avec des présentations de bébés qui font froid dans le dos (ce n'est pas du tout le cas pour l'illustration que j'ai choisie!). C'est troublant, de constater que derrière ce quasi-documentaire, on a presque l'ancètre d'un clip de campagne!

Cet aspect du spectre du cinéma américain tendra malgré tout à disparaître, n'apparaissant généralement que chez Griffith, ou pendant le seconde guerre mondiale (qu'on se rappelle de Mission to Moscow, de Curtiz!)...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Thomas Edison
30 avril 2024 2 30 /04 /avril /2024 10:06

Dans la rédaction d'un journal, situé dans une petite localité, un accident va entrainer la perte de la première page de l'édition en cours d'accomplissement... Aidé par son assistant, une jeune garçon quirève de devenir reporter, le responsable de l'imprimerie va confectionner une nouvelle une, entièrement consacrée à des nouvelles locales, que le gamin aura été glaner dans le village...

C'est presque Griffithien, si ce n'est que les acteurs jouent pour la comédie... C'est un portrait charmant de l'Amérique des petits villages, avec beaucoup d'anecdotes: dans le cours de son périple, le jeune reporter en herbe sera témoin de trois petits "drames" qui tous auraient pu faire l'objet d'un film en ces temps reculés: un pasteur victime de l'esprit farceur d'un ivrogne, qui a versé du whisky dans sa limonade, et qui en résultat se comporte de façon erratique avec ses paroissiens; un couple qui s'engueule (le monsieur est interprété par Harry Beaumont); et un avare (Charle Ogle) qui coue les vivres à une veuve... Le journal va redresser les torts, et créer du lien...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Thomas Edison
30 avril 2024 2 30 /04 /avril /2024 09:47

Un propriétaire bourgeois a décidé de marier sa fille à un monsieur très comme il faut, de la bonne société danoise, mais sa fille éyant de son côté jeté son dévolu sur un peintre sans le sou, il y a un conflit en perspective... Lorsque le "monsieur" en question fait son apparition, les deux amoureux trouvent des idées pour gagner la confiance du père... Pendant que le monsieur de la ville se révèle être un séducteur de très bas niveau...

Quand Lau Lauritzen a commencé à travailler avec ses acteurs fétiches Carl Schenstrom et Harald Madsen, il a délaissé tout un pan de la comédie à la Danoise, dans lequel il s'illustrait auparavant: ce film d'un autre, metteur en scène de deux films sur la décennie uniquement, en reprend les contours, tout en faisant appel à Oscar Stribolt, un fidèle de Lauritzen, qu'on aperçoit aussi dans Häxan de Christensen... Une grande vedette de la comédie danoise à la rotondité impressionnante, Stribolt n'est pas ce qu'on pourrait appeler un acteur subtil. Le film n'est pas non plus très sophistiqué...

On y décèle des tendances qu'on retrouve dans les comédies de Lauritzen: diviser le monde entre les jeunes gens purs aux intentions probablement gentiment coquines, mais on leur pardonne (la première fois qu'on voit les amoureux, ils sont dans un pré, avec des habits blancs et sont en train de jouer avec des agneaux...), et d'autre part des gens aux intentions peu orthodoxes, comme ce bourgeois tellement laid et emprunté, qui devient carrément libidineux dès qu'il aperçoit la bonne... Mais quand Lauritzen utilise ces ficelles dans ses films des années 20, il n'en fait pas forcément l'argument prinipal, puisqu'il a ses deux acteurs fétiches pour capter l'attention...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet 1923
29 avril 2024 1 29 /04 /avril /2024 14:01

Un dîner va se tenir entre cinq étudiants, sous un portrait imposant, celui d'une femme que l'un des convives présente comme étant sa mère. Ils apprennent que le sixième copain qui devait les rejoindre sera absent, l'un d'entre eux suggère d'inviter le premier venu dans la rue à se joindre à eux... Ils invitent donc un homme assez âgé, qui a l'air fatigué, et semble se réjouir de l'aubaine: c'est Marc McDermott. Chacun des convives raconte une histoire de sa vie, et quand arrive son tour, le vieil homme se lance dans un édifiant récit de sa vie, trahi par la femme qu'il a aimée, et hanté par elle jusqu'à maintenant. Elle a ruiné sa vie, et tout ce qui a suivi lui est dû... 

Devinez qui est la dame du portrait...

C'est un petit film mélodramatique, à l'intrigue prenante précisément par son flash-back. Et la façon dont on ménage les surprises, aussi, car on jurerait quand le film commence, qu'il s'agit d'une comédie... Mais la prestation de l'Australien McDermott est sans aucune équivoque. Il est grand temp, d'ailleurs, de vanter le métier d'un comédien qui était un grand nom du théâtre, et a assisté les débuts du cinéma, avant que l'âge des studios ne sont formellement accompli.

Doué pour incarner des personnages plus vieux qu'il n'était, il a tourné pour Edison, mais aussi Solax (d'Alice Guy, qui aurait très bien pu signer ce film qui est dans sa manière), et a aussi eu une fin de carrière en composant des silhouettes de bourgeois qui tendaient à disparaître à la fin du premier acte, souvent à cause de Greta Garbo d'ailleurs: The Temptress, Flesh and the devil... Il est aussi identifié comme l'un des méchants de He Who Gets Slapped, de Victor Sjöström, aux côtés de Tully Marshall.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Oscar Apfel Muet Thomas Edison
29 avril 2024 1 29 /04 /avril /2024 13:53

Charles Parrott, également connu sous le nom de Charley Chase, adorait le comique loufoque et surréaliste... Mais jamais autant semble-t-il que lorsqu'en tant que réalisateur il présidait aux destinées de deux acteurs, son propre frère James (sous le pseudonyme de Paul, vous souvez toujours) et surtout Snub Pollard.

Ce dernier, Australien, n'était en rien un perdreau de la veille, ni un émigré de fraîche date; on le verra ici ou là à deux ou trois centimètres de Chapin dans certains films Keystone, et il a été engagé chez Hal Roach assez tôt avec pour principale mission d'être l'incontournable faire-valoir de Harold Loyd. En solo, son art est bien différent de celui de Lloyd, car Snub n'avait aucune prétention à être un jeune premier dans des histoires qui étaient des comédies mais auraient pu ne pas l'être... Au contraire, son terrain de prédilection, c'était la comédie sans scrupules, loufoque, absurde, et sans aucune inhibition...

Ici, il est un vagabond qui est "engagé" par une inconnue (Marie Mosquini) qui a pris peur parce que son mari a ingurgité le contenu d'une outeille qui l'a rendu particulièrement erratique... Une intrigue propice aux débordements, pourtant, c'est les à-côtés, et en particulier le rôle d'un policier totalement étrange, qui retiennent l'attention. Il est plus que temps de voir les films de cette fine équipe d'artistes. Celui-ci, partiellement conservé d'après une copie 35 mm de première génération, est en prime très beau à voir, et c'est assez rare...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Snub Pollard Muet Charley Chase
29 avril 2024 1 29 /04 /avril /2024 13:40

Une jeune femme vient dans un petit village pour y trouver du travail, et elle arrive avec un état d'esprit particulièrement inattendu: alors que la plupart des gens autour d'elle se font la tête, et passent leurs journées à se plaindre, elle se définit elle même comme une personne qui "répand des rayons de soleil"... Son employeur de fait (elle révolutionne son épicerie, même si il n'a pas été amené à l'engager de façon formelle!) va bougonner, mais très vite il lui sera redevable; elle va aussi empêcher le jeune homme de la maison de commettre une bêtise en partant avec une jeune femme qui en a après largent du commerce...

C'est un court métrage de deux bobines, d'une obscure compagnie, avec d'obscurs acteurs. Le film, extrêmement bien conservé, est passé complètement à côté des radars de l'IMDB, de Silent era.com, et de Wikipedia entre autres. On a repéré quelques noms dans le film, mais on n'est pas trop sûr... L'épicier serait charles Force, et la jeune femme Helen Foster (ce qui pourrait bien être le cas en raison de son âge, elle aurait eu 19 ans à l'époque -hypothétique- de sa sortie. Car oui, on n'est même pas sûr que le film soit sorti en 1924!)... C'est charmant, et on n'est pas éloigné d'un "à la manière de" Mary Pickford, ce qui me parait sensé au vu du jeu de la jeune actrice... 

En deux bobines, il se passe autant d'action que dans bien des comédies mélodramatiques de l'époque, et si le film (anonyme) n'est pas, loin s'en faut, une révolution ni une révélation, n'empêche: pour un OFNI, il est très soigné...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet