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10 avril 2024 3 10 /04 /avril /2024 17:34

Un jeune homme naïf (Monty Banks) se passionne pour les exploits des aviateurs... Il est décidé à suivre les pas de Lindbergh, mais son ineptitude lors du vol inaugural de son avion le condamne à l'échec. des recruteurs le persuadent de tenter sa chance dans l'armée de l'air où, lui dit-on, on lui offrira la chance de piloter un nouvel avionntous les jours...

Une fois sur place, sa naïveté en fait la risée de la garnison, et le colonel (Jack Johnston) ne sait pas trop quoi faire de lui: il devient même le souffre-douleur préféré du sergent (Kewpie Morgan). Heureusement, la fille du colonel (Jean Arthur) l'a à la bonne...

Admettons qu'on pourra toujours se demander ce qu'elle lui trouve... Mais bon, Monty Banks, ici, se glisse pour sa part dans les pas, non pas de Lindbergh ou de quelque autre aviateur que ce soit, mais bien dans ceux de Chaplin (un peu), Keaton et Lloyd (surtout ce dernier) et même Harry Langdon, par sa naïveté et son côté lunaire. Les quatre premières bobines sont vraiment axées sur le côté "comique militaire" (en France on dirait "comique troupier" et ce n'est généralement pas un compliment: je préfère l'éviter ici, car le film est sympathique). Cette partie concerne surtout l'inadaptation d'un héros qui n'a pas compris qu'il était complètement à côté de la plaque...

Les deux dernières bobines montrent comment, lors d'un concours de circonstance, il en vient à voler de façon (involontairement) spectaculaire, et à sauver la réputation de son bataillon, ce qui lui ouvre toutes grandes les portes du bonheur conjugal aux côtés de Jean Arthur. On se met à sa place...

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Published by François Massarelli - dans Monty Banks Muet 1927 *
9 avril 2024 2 09 /04 /avril /2024 18:29

Réalisé par Charles Parrott également connu sous le pseudonyme de Charley Chase, ce film met en valeur un comédien plus connu pour ses rôles de second plan, sa plus célèbre apparition étant assurément l'incarnation d'un boxeur sans aucune expressionface à Chaplin dans l'admirable City lights... C'était un pro de la comédie, et comme beaucoup d'autres, il a eu sa chance... mais on ne s'en rappelle pas, d'autant que la plupart de ses films sont perdus.

Ce n'est pas le cas de celui-ci, mais.. d'une part il est incomplet, il en manque au moins le tout début ce qui inclut le générique. D'autre part, il ne semble pas inclure tous ses intertitres. Mann y interprète un contrôleur de tramway, à Los Angeles, qui véhicule beaucoup de monde, mais surtout des jolies filles en maillot de bain. L'inspiration vient clairement de Sennett, et sous la direction de Parrott, sans aucune retenue face à la tentation de rire, on s'amuse gentiment... Malgré tout comme il fallait bien fournir dans ce qui au départ était un court métrage de deux bobines, une sous-intrigue 'criminelle' vient s'ajouter (avec des méchants à très grosse moustache, comme il sied). C'est d'ailleurs annoncé: un intertitre nous avertit: "the plot thickens" (l'intrigue s'épaissit)...

Le film est une découverte de la Bibliothèque du Congrès, qui a été expertisé dans une rencontre qui s'intitulait Mostly lost. D'où sa présence dans une anthologie de l'indispensable éditeur Undercrank productions, Found at mostly lost...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Muet
8 avril 2024 1 08 /04 /avril /2024 17:05

Maddie a une vie particulièrement difficile: attachée à sa ville de Montauk, sur Long Island, elle survit d'un petit boulot qui risque d elui filer entre les doigts, et craint de ne pouvoir conserver sa maison. Elle décide de tenter le tout pour le tout, et répond à une annonce inattendue: deux parents, TRES aisés, craignent pour l'avenir de leur fils qui n'est jamais "sorti de sa coquille". Ils ont décidé d'engager une jeune femme pour lui permettre, comme on dit, de "connaître la vie", mais il faudrait que ça pases pour une vraie rencontre...

Bon, dès le départ on a beau tourner le film dans tous les sens, le sujet est scabreux, et quoi qu'on fasse il le restera... Mais justement, on peut aussi se dmander si aux Etats-Unis, le scabreux ne deviendrait pas une échappatoire. Remarquez, depuis les films des frères Farelly (rappelez vous de Something about Mary et de son énorme succès), on sait que les Américains, si prompts à se cacher derrière la pruderie, ont tendance à utiliser le cinéma comme défouloir dans les grandes largeurs!

Mais ce film reste surprenant par sa capacité (et il faut évidemment y adhérer, c'est la seule solution) à développer une intrigue qui ne se vautre pas trop dans la sentimentalité et garde un semblant de dignité, tout en racontant la tentative de déniaisage programmée d'un adolescent attardé, et sensible, par une trentenaire n'ayant plus rien à perdre, mais qui ne souhaite absolument pas qu'on la traite de prostituée...

Le script, d'ailleurs, a bien fait attention à saupoudrer le film de balises qui renvoient à l'âme Américaine: le garçon pourrait bien rester à l'écart de la Prom, nous dit-on... Et justement, Maddie ne s'est pas non plus rendue à la fête. Les parents gênés par l'acte de donner de l'argent pour que quelqu'un couche avec leur fils, préfèrent lui donner une voiture (une Buick), encore un objet qui justement manque à Maddie: au début du film, sa voiture lui est confisquée par voie d'huissier...

Il ne s'agit pas de rêve Américain, donc, plus de la réussite d'un gosse de riche, qui va devoir passer par l'humiliation d'une jeune femme, qui n'en finit d'ailleurs pas de voir à quel point elle est considérée, autour delle, comme vieille: en témoigne une scène assez cruelle dans laquelle elle se trouve dans une fête de jeunes lycéens, où son décalage la place tout de suite à l'écart, et les réflexions des jeunes sont très dures.

Pas trop de drame pourtant, le film joue à fond la carte de la provocation, du décalage, du renversement de la différence d'âge, et bien sûr il joue aussi avec le feu: va-t-il, ou non, y avoir consommation?

Et le film possède aussi, à travers ses deux acteurs, des armes lourdes, qui non seulement font bien le travail, mais en prime vont au-delà des espérances. Andrew Barth feldman est parfait en ado prolongé, sensible et sûr de son échec; et Jennifer Lawrence est, décidément, incontournable. L'alchimie entre eux est impressionnante, avec des scènes qui en dépit de l'excès des intentions (la première rencontre qui est vécue comme un kidnapping par Percy, qui heureusement a une bombe lacrymogène!), font mouche...

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Published by François Massarelli - dans Jennifer Lawrence Comédie
7 avril 2024 7 07 /04 /avril /2024 16:28

Une comédie Britannique - pour beaucoup de gens, un genre à part entière, et pourquoi pas? Il a ses tendances, son rythme, et pour certains, ses ingrédients frelatés: une certaine capacité des acteurs Britanniques à se glisser dans la peau de personnages d'une autre époque avec un métier confondant (et toutes les performances du film le confirment, à commencer par celles de Timothy Spall et Olivia Colman), une tendance à ne jamais se priver d'un moment qui puisse rassurer le public pluôt que de le repousser, en utilisant l'humour, et surtout une tendance à la fausse provocation: car c'est assez facile, finalement, quand on raconte une histoire située dans l'Angleterre d'avant, de se lancer dans des pirouettes autour de lettres anonymes remplies d'un langage de charretier! et finalement, tout ça tourne souvent à la sale manie dans des films faussement provocateurs, aux dérapages fortement contrôlés. Mais ce serait trop simple de balayer le film d'un revers de la main, jugeons sur pièces:

Dans la petite ville de Littlehampton, au lendemain de la première guerre mondiale, le petit peuple a repris sa vie et dans une rue très populaire, deux maisons mitoyennes abritent deux familles qu'on n'aurait jamais imaginé mettre côte à côte! Les Swan, des Anglais pur jus, sont des Anglicans prudes dont le père (Timothy Spall) est de la vieille école, la mère (Gemma Jones) aux abonnés absents et fière de l'être ("qu'en pensez-vous?" "...rien, voyons!"), et la fille, Edith (Olivia Colman) est tellement conditionnée qu'elle est littéralement étouffée dans sa moindre vélléité d'amusement ou de joie. De son côté, Rose Gooding (Jessie Buckley) est arrivée d'Irlande après la guerre, avec sa fille Nancy (Alisha Weir). Se présentant comme une veuve de guerre, elle détonne avec les Swan, par son mode de vie d'une liberté absolue, et son phénoménal franc-parler. Si Rose et edith ont été amies, au désespoir de M. Swan, c'est bien fini... Car Edith reçoit désormais des lettres anonymes de la pire espèce et pour tout le monde ce ne peut être que de la part de Rose. Quand cette dernière est arrêtée, la police est d'ailleurs particulièrement satisfaite de l'avoir coincée, en raison de son caractère et de sa réputation...

Sauf pour l'officier Glady Moss (Anjana Vasan), qui est une femme (et donc on l'appelle "Agent Féminin Moss" du début à la fin, ce qui fait d'elle assez clairement un policier de seconde zone). Celle-ci a dès le début le soupçon que si tout semble accuser la jeune Irlandaise, il y a un manque de logique à imaginer qu'une jeune personne qui dit ce qu'elle pense, et vertement encore, puisse se réfugier derrière l'anonymat pour rédiger des missives à la vulgarité tellement alambiquée qu'elle en deviendrait poétique. Et elle commence à trouver des dissimilarités très claires entre l'écriture de Rose, et celle de l'anonymographe...

Mais ça c'est un peu un secret de polichinelle, car il ne faut pas 15 minutes avant qu'on ait compris QUI, dans le film, a écrit ces horreurs, et les écrira d'ailleurs jusque au bout. C'est que dans les circonstances des années 20, c'est tellement plus confortable pour les gens comme il faut d'accuser une jeune femme libre, à plus forte raison une Irlandaise...

Et c'est là qu'il est nécessaire de faire une digression: parce que depuis Bridgerton, notre sagacité historique sur ce qu'on sait de l'histoire de la Grande-Bretagne, est souvent mise au défi: car admettons-le, la Grande Angleterre de toujours, c'est quand mêmeun pays qui durant des siècles a assumé une tradition blanche, et si brièvement, ils se sont dotés d'un premier ministre issu de l'immigration, et conservateur de surcroît, ça reste un paradoxe! Bref, en 1920, les Anglais (comme les français, du reste, ces imbéciles) sont racistes. On s'étonnera donc ici de voir évoluer dans les mêmes strates sociales, dans une totale harmonie, des blancs, des noirs, des métis, et même des officiers d'origine Indienne ou assimilée, voire un juge d'origine caribéenne... On ne s'en plaindra pas, ça non: c'est juste que ce procédé appelle le spectateur à se demander dans ce cas ce qu'on est en train de lui raconter... 

Et derrière cette convention, de plus en plus établie dans la fiction Anglo-Saxonne, de balayer tout racisme quand il n'est pas le sujet (voir donc, à ce sujet, le monde des sorciers arc-en-ciel des Harry Potter, ou encore la société pluri-ethnique des années 1830 dans Bridgerton), se cache donc un plaidoyer pour l'émancipation des femmes, le vrai sujet de ce film. Et cette émancipation, il me semble, passe d'abord et avant tout par le langage... Même si le courageux et exemplaire comportement de l'agent Moss reste là aussi un cas d'école. Les policiers autour d'elles la traitent d'ailleurs comme une inférieure, une potiche, lui interdisant toute initiative. Mr Swan l'humilie en la traitant de complices des suffragettes ("this country has gone to the dogs") et il est très clair sur le fait que le destin de sa fille, aînée de 11 enfants dont tous les autres sont partis, restera chez ses parents jusqu'à ce qu'ils meurent, car elle n'a pas d'autre destin que l'insignifiance...

Mais voilà, dans le film Britannique moyen, le langage est parfois plus qu'une commodité comique, il peut aussi être un indicateur social ou philosophique: c'est précisément parce que Rose Gooding n'a pas le moindre problème à dire les pires horreurs, qu'on la voue à la prison et à l'exclusion. C'est parce que le langage peut paraître libérateur qu'un anonymographe va se jeter sur les pires interjections et les allusions sexuelles les plus immondes, derrière la rassurante obscurité de l'anonymat. Et la langue devient ici un tel facteur d'émancipation, qu'elle permet dans le film au personnage plus corseté des ces 100 minutes d'exploser dans une scène assez réjouissante. Bref, si vous vous sentez, brimé, un petit "fuck", un petit "shit" de temps à autre et le tour est joué... Le film joue cette carte à fond, dans un but essentiellement comique me semble-t-il.

Bon, justement, de voir ces nombreuses scènes de confrontation entre la réserve Britannique et le langage fleuri de Jessie Buckley (rappelons-le, à ce titre, Rose Gooding est quand même le seul personnage qui nous montre ses fesses dans le film, c'est un signe), rythmées de "Foxy arse of a rabbit fucker", c'est effectivement assez drôle aussi...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Foxy arse
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:42

C'est situé en 1999 et c'est compliqué... Un homme (Pedro Pascal) propriétaire d'une valise sur laquelle il veille comme sur la prunelle de ses yeux, se la fait subtiliser, tout en se faisant d'ailleurs massacrer et décapiter par la même occasion! Pendant ce temps, rien ne va plus pour Jamie (Margaret Qualley), lesbienne Texane, qui a trop de tentations, et subit une rupture car sa petite amie Sukie (Beanie Feldstein) est clairement excédée de ses frasques... Jamie rejoint donc son amie Marian (Geraldine Viswanathan), qui doit se rendre à Tallahasse, Floride, dans sa famille. Durant le voyage, Jamie décide qu'elle en profitera pour dévergonder un peu son amie qui se laisse aller...

Mais elle ne frappent pas à la bonne porte: elle vont louer une voiture chez un loueur qui attend précisément un duo de malfrats qui doivent se rendre... à Tallahassee, pour véhiculer la mystérieuse valise. Sans le savoir, Jamie et Marian ont mis les doigts dans un engrenage fatal, car à leur insu elles transportent une valise contenant des objets sensibles, qui prouvent qu'un sénateur de Floride (Matt Damon), visant la réélection sur une plateforme très Républicaine (en 1999, la vague conservatrice qui portera George Bush au pouvoir commence à se faire sentir), n'est pas l'homme au passé sans tâche qu'il prétend être...

Mais que contient donc la valise mystérieuse? ...Si on a vu The big Lebowski, qui parlait tant et tant de fois de ces petits objets tubulaires et pendouillatoires qui ont une taille et une consistance différentes suivant les circonstances, on le saura. Sinon, on aura une surprise, peut-être d'ailleurs un rien embarrassée, devant ce film qui ne se cache pas beaucoup derrière la pruderie. L'une des scénaristes, la monteuse Tricia Cooke, n'est pas que l'épouse d'Ethan Coen, elle a aussi un passé glorieux de militante lesbienne, et l'une des motivations pour faire le film était justement d'y aller franco. Margaret Qualley est donc hilarante en fille ultra-libérée... Au moment de la conception du scénario, qui ne devait pas être réalisé par Coen, le titre était d'ailleurs Drive-Away Dykes, soit "Les g.....s  en cavale". Mais l'époque est sans doute plus prude, et prudente, et le titre initialement prévu fait juste une discrète apparition vers la fin...

Mais sinon, on a le sentiment que Ethan Coen, qui revient à la réalisation de fiction pour la première fois depuis sa participation avec son frère à The Ballad of Buster Scruggs, a repris l'affaire familiale là où elle était rendue: une intrigue vaguement policière trempée dans le vitriol, un jeu des comédiens constamment outré, des digressions à n'en plus finir, des dialogues très travaillés et des accents poussés à l'extrême... Margaret Qualley prend ici la place de George Clooney, et le leitmotiv culturel n'est plus le bowling (Lebowski), ou le cinéma (Hail Caesar), le western (Buster Scruggs) ou l'espionnage (Burn after reading), mais bien le lesbianisme militant des deux actrices principales...

C'est donc un film gonflé, drôle, mais souvent inutile: contrairement à Lebowski, qui étalait avec savoir-faire une impressionnante palette pour faire semblant de pousser vers la grossièreté, tout en rendant un vibrant hommage au film noir, convoquait la sociologie, la linguistique et la cinéphilie, dans une pièce montée d'une grande cohérence, ce film se réfugie beaucoup dans le gag, et dans l'effet immédiat. Un truc de montage apparait souvent, qui irrite d'autant plus qu'on ne le comprend qu'assez tard: des images psychédéliques, accompagnées de musique dans le même ton (dont l'inénarrable Maggot Brain de Funkadelic exécuté par le trop méconnu guitariste Eddie Hazel, le seul Eddie guitariste qui pour moi ait du talent), qui semblent rompre le rythme sans raison. Bon, il y en a une, liée d'ailleurs à l'ntrigue, mais le mal est fait... Le film est vulgaire à souhait, mais avec un tel soin dans l'exécution que ça déclenche parfois des rires... Et parfois un peu de gêne. Car, mais oui, il manque un rien de rigueur dans l'exécution. Et surtout, un certain sens de la tragédie, qui est sinon omniprésent, mais en en tout cas très important dans les films des deux frères... Pas ici.

 

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Published by François Massarelli - dans Joel & Ethan Coen
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:13

Un Coyote de plus... Je pense qu'à un moment, quelque chose s'st mis à ne plus tourner rond chez Chuck Jones. Il a suivi les sirènes de la modernité, jusqu'à embrasser une carrière de producteur de dessin animé désincarné, et a fini par se prendre à son propre piège... Regardez ses films des années 40 et 50, ils sont animés...

Pas celui-ci, qui est paresseusement composé à l'économie, avec un minimum d'animation, et des situations répétitives privées de ce je-ne-sais-quoi qui avait fait leur prix: un âme, en quelque sorte. Les tentatives du malheureux coyote deviennent mécaniques, et finissent par ne plus être drôles...

Mais il y a pire: c'est épouvantablement laid. Et on a l'impression que c'est volontaire... Finalement, le meilleur atout de ce film? C'est le titre...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Wile E. Coyote
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:07

Le titre est un pur prétexte, car une fois la scène d'ouverture qui montre "Granny" à la barre de son bateau, elle disparait du cartoon au profit d'une lutte sans merci entre Sylvester et la créature la plus vile de tous les temps, le maléfique canari qui répond au nom trompeur de Tweety Bird.

On en redemande forcément puisque très vite le film se concentre uniquement sur le spectacle désastreux de la malchance d'un chat qui pour commencer est félin. Ensuite, il est inévitable qu'on regarde ses tentatives, tout en sachant qu'il ne parviendra pas à ses fins, et que l'univers entier est contre lui... A commencer par Friz Freleng lui-même, qui n'oublie jamais les lois de la réalité, y compris dans un cartoon. Son ingéniosité tourne donc à l'absurde, la glorieuse inutilité... Et le tout sans jamais, réellement, s'arrêter d'espérer. C'est magnifique.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 23:01

L'intrigue est simple, basique même: Bugs Bunny vit en pleine nature, dans une forêt montagneuse au Canada, et il aime à prendre ses douches sous la cascade... Mais un Québécis (avec le pire accent Franças du monde) l'en empêche, en construisant un barrage. La lutte sera inégale, car celui des deux qui n'est pas un lapin n'a aucune chance...

Les blagues les plus courtes sont les meilleures, dit-on... En ce qui concerne Bugs Bunny, on ne compte plus les classiques jusqu'au milieu des années 50, ce qui fait 15 bonnes années de bonheur. Après... Ca donne ce genre de film, mais je n'accablerai pas ce pauvre McKimson, il n'est pas seul en cause. Chuck Jones lui-même a réalisé des films avec le personnage dans les années 60, qui ne valent pas un clou... 

Ce qui incidemment, est le cas de celui-ci. A force d'étaler ma science avec suffisance j'avais oublié...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 22:01

Un loup a décidé de manger un agneau, et pense qu'il lui sera facile de se servir... Mais le chien qui garde le troupeau est très efficace en dépit d'un QI probablement assez peu élevé...

Ce court métrage servira sans doute de matrice à une série de cartoons de Chuck Jones dans lesquels il prolongera la dynamique de l'échec des aventures du coyote, transposée dans un conflit silencieux entre un loup malchanceux et un chien de berger laconique... Mais Freleng n'est pas Jones, et pour commencer, il fait les choses en musique: on retrouve cette admirable grâce des séquences qui ressemblent à du ballet, dans les scènes d'exposition, puis le loup et le choen parleront beaucoup, ne serait-ce que pour camper leur personnage... 

L'animation est superbe, très proche de celle en vigueur chez Disney, auquel on pense évidemment beaucoup, surtout en se rappelant le fameux Three little pigs. C'est un excellent film!

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 21:54

On assiste à un faux documentaire sur l'automobile et les développements récents, jusqu'à 1952. Le narrateur reste imperturbable alors que les images sont assez franchement loufoques...

Ce qui nous rappelle "l'ascendance" de McKimson, qui avait repris de Clampett l'unité auparavant dirigée par Tex Avery. ces deux réalisateurs étaient pécisément les spécialistes de ce genre de faux documentaire, poussé dans les derniers retranchements de l'absurde et du loufoque. C'est, dans cette version dirigée par le souvent trop sage McKimson, sympathique, mais l'esthtétique est plus intéressante, qui reprend certains designs aux angles aigus, dans une stylisation très novatrice.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation